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Full text of "Revue zoologique africaine"

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LIBRARY 

OF 

THE AMERICAN MUSEUM 

OF 

NATURAL HISTORY 





Revue Zoologique Africaine 



1920 = 1921. VOI,. VIII. 



Zooloiique 
Africaine 



(Avec Supplément Botanique) 



Publiée sous la direction 
du 

D"^ H. SCHOUTEDEN 

(Bruxelles) 



BRUXELLES 

HAYEZ, imprimeur de l'Académie royale 
Rue de Louvain, 112 

1920 



POISSONS DE LA MISSION STAPPERS, iqii-U)i3 



POUR 



LEXPLORATION HYDROGRAPIIIQIE ET BIOLOGIOIIE 



DhS 



LACS TANGAiNlKA ET MOERO 



Q.-A BOULENOER 



Dès les premiers mois de 1914 j'avais terminé l'étude de la très 
importante collection de Poissons rassemblée pour le Musée du 
Congo, à Tervueren, par le regretté D' L. Stappers, aidé de 
M. G. Dhont-De Bie. Je comptais voir paraître les descriptions 
des genres et espèces dans un rapport que devait préparer le 
D' Stappers. La guerre arrêta ce projet et coûta la vie à ce jeune 
zoologiste si distingué et auquel une brillante carrière semblait 
destinée ('). 

Privé de la collaboration du D' Stappers et n'ayant en fait de 
notes biologiques que le Répertoire général des échantillons 



jC) Mort à Calais, au service de la Patrie, le 30 décembre 1916. 



— 2 — 

recueillis, imprimé à Bruxelles en 1913, je me bornerai à une simple 
liste accompagnée de quelques observations et de la description 
des espèces découvertes par la Mission, indiquées par un asté- 
risque. De courtes diagnoses en ont déjà paru dans la Revue 
Zoologiqiie Africaine (R. Z. A.), vol. III, 1914, pp. 442-447, et 
vol. IV, 1915, pp. 162-171, et dans les Aiinals and Magazine 
Nat. Hist. (A. N. H.), sér. 8, vol. XX, 19 17, pp. 363-368. 

Cette liste est divisée en deux parties : la première traite du 
Sud du Katanga (bassins du Lac Moéro et des Rivières Luapula 
et Lualaba), la seconde du Lac Tanganika. 

Le nombre des individus recueillis s'élève à environ 5,000, dont 
3,850 pour le Sud-Katanga et 1,150 pour le Tanganika. Une série 
de doubles a été conservée pour le British Muséum. 



SUD-KATANGA 

En 1901, traitant de la distribution des Poissons dans le bassin 
du Congo, je donnais une liste des espèces alors connues de la 
région désignée comme le Katanga, la zone des hauts plateaux d'où 
sortent les sources du Congo (Lomami, Lualaba, Lufila, Luapula), 
avec les deux vastes lacs Bangwelo (altitude : 1,155 mètres) et 
Moéro (altitude : 869 mètres), ainsi que le petit lac Dilolo (alti- 
tude : 1,445 mètres) à l'extrême ouest. 

Cette région, qui combine, au point de vue ichthvologique, les 
caractères des deux grands bassins du Congo et du Zambèse, était 
à peine connue sous ce rapport. Le Bangwelo n'avait pas encore 
été exploré, et pour le reste, je ne pouvais dresser qu'une maigre 
liste de 26 espèces, dont 14 pour le Moéro. 

iVujourd'hui, grâce aux collections rassemblées par M. Mei.land 
dans le Bangwelo et à celles de l'expédition Stappers, le nombre 
des espèces s'élève à 92, dont la liste est donnée dans le tableau 
suivant ; 26 de ces espèces sont décrites comme nouvelles. 

La première colonne se rapporte au Bangwelo, la deuxième à la 



— 3 — 

Luapula et :\ ses affluents, la troisième au Moéro, la quatrième à la 
Lualaba et à ses affluents, la cinquième au Dilolo. 



polypterid.ï;. 

Polypterus Weeksii, Bl.CiR. 



+ 



MORMYRID.-E. 

Mormyrops deliciosus, Leach. . 
Petrocephalus simus, SauV. . . 
Marcusenius Stappersii, Bl.GR. *. . 
^> squalostoma, Blgr. * . 

discorhynchus, PetERS 
CJnathonemus Monteiri, CilHR 

^^ Stanleyanus, Blgr. 

» moeruensis, J3LGR. ' . 

» macrolepidotus, PeTERS 

Mormyrus asinus, Bl.GR. * . . . . 
» longirostris, PeterS. 

» proboscirostris, Blgr. . 



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CLUPEIDaE. 
Peilonula acutirostris, Bl.GR 



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KXERIID.E. 
Kneria Stappersii, Bl.GR. *. 



+ 



CHARACIXID^. 

Sarcodaces odoë, Bl 

Hydrocyon lineatus, Bl.KR. 
Alestes macrophtlialinus, GXHR. 

» Liebrechtsii, Blgr. . 

» lateralis, Blgr. . . . 

* imberi, Peters. . . . 

» humilis, Blgr 

» grandisquamis Bl.GR. 
Micralestes humilis, Blgr. . 
Nannocharax Luapulae, Blgr 
Distichodus maculatus, Blgr. 



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CYPRINID^. 



Labeo altivelis, Peters. . . 
» congoro, PeterS. . . 
Barbus trimaculatus, Peters 
» banguelensis, Bl.GR. . 
trachypterus, BlGR. * 
Stappersii, BlGR. ' . 
ciirtus, Blgr. * . . 
oxycephalus, Blgr. * 
caudovittatus, Blgr. 
paludinosuâ, PeTERS. 
Lukindae, Blgr. 
eutasnia, Bl.GR. 
Kessleri, SlDR. 
holoteenia, Blgr 
brachygramina, Blgr. * 
lineomaculatus, Blgr. 
pseudognathodon, Blgr 
brevidorsalis, BlGR. * 
Barilius intermedius, Blgr. * 

» ubangensis, Pellegr. 
Engraulicypris moeruensis, Blgr. 



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SILURID.E. 

Clarias gariepinus, A. Smith » 

» mossambicus, Peters -f- 

» Mellandi, BlgR 4- 

» liocephalus, Blgr » 

-> Stappersii, Blgr. * » 

» Fouloni, Blgr -f- 

» macrurus, Blgr * » 

Eutropius banguelensis, Blgr + 

» nasalis, Blgr. * » 

» depressirostris, PeTERS. . . » 

Schilbe mysttis, L -J- 

Chrysichthys mabusi, Blgr -f- 

» Sharpii, Blgr » 

Leptoglanis brevis, Blgr. * » 

Amphilius platychir, Gthr » 

Auchenoglanis occidentalis, C. et V. . . -j- 



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— 5 



Synodontis nigromaculatus, BlgR. 

» melanostictus, BlGR. 

» ornatipinnis, Blgr. 

» unicolor, Bl.GR. ' . 

» polystigma, Bl,GR. * . 

Chiloglanis Elisabethianus, BlgR. ' 



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CYPRIXODONTID.E. 



liaplochilus Hiitereaui, Blgr. 
» moeruensis, Bl.GR. 

» Katangae, Bl.GR. . 



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CICHLID^. 
Tilapia natalensis, M. Web, 



» nilotica, L 

» macrochir, Bl.GR. 
» Sparrmani, A. SmITH. 
» melanopleura, A. DUM, 
» polyacanthus, Bl.GR. . 

» ovalis, Stdr 

Maplochromis Moffati, CaST. . 

» moeruensis, Blgr 

Paratilapia macrocephala, Blgr 
» augtisticeps, Blgr. 

» Thumbergii, CasT. 

» Mellandi, Blgr. . 

Pelmatochromis lateralis, Blgr 



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AXABAXTID^. 

Anabas multispinis, PeTERS. 
» nanus, Gthr. 



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MASTACEMBELID^E. 

Mastacembelus moeruensis, Blgr. 
» Stappersii, Blgr. * 

» congicus, Blgr. . 

» signatus, Blgr. . 



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MOKMYRID^. 

1. — Mormyrops deliciosus, I.each. 

Liiapula à Kasenga ; Lac Moéro au Cap Kasengeneke. 

2. — Petrocephalus simus, Sauv. 
Luapula à Kasenga. 

3. — Marcusenius Stappersii *, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 162. 

Hauteur du corps 3 '/■' fois dans la longueur totale, longueur de 
la tète 3 '"/:; fois. Tête longue comme haute; museau court, arrondi, 
sa longueur 4 '/g fois dans celle de la tête, dépassant un peu la 
bouche, qui est subinfère et dont la largeur est comprise 3 ' j^ fois 
dans la longueur de la tête ; dents de moyenne grandeur, bicuspides, 
5 à la mâchoire supérieure, 6 à l'inférieure; narine postérieure 
plus bas que l'antérieure, tout près du bord inférieur de l'œil; 
celui-ci assez petit, plus court que le museau, 6 fois dans la lon- 
gueur de la tête, un peu plus de deux fois dans la largeur inter- 
oculaire. Dorsale à 17 ravons, commençant au-dessus du 4° rayon 
de l'anale, sa base mesurant un peu moins de la moitié de la 
distance qui la sépare de la tête. Anale à 22 ravons, plus rappro- 
chée de la caudale que de la base de la ventrale. Pectorale mesu- 
rant les 74 de la longueur de la tête, atteignant la base de la 
ventrale. Caudale à lobes arrondis. Pédicule caudal 2 fois plus 
long que haut, mesurant les "/a de la longueur de la tête. 43 écailles 
le long de la ligne latérale, - en série transversale sur le corps, 
g entre la dorsale et l'anale, 12 autour du pédicule caudal. Brun, 
plus foncé en dessus, tout pointillé de noirâtre. 

Longueur totale : 65 millimètres. 

Le spécimen unique provient d'un ruisseau affluent de la Lukinda. 

Cette espèce se rapproche surtout du M. hrevis, Blgr., décou- 
vert par M. HuTEREAU dans l'Uelé, mais elle s'en distingue surtout 



— 7 — 

par le corps moins élevé et par le nombre moindre de rayons à la 
dorsale et à l'anale. 



- Marcusenius squalostoma *, Bi.or., R. Z. A., t. IV, 

p. 162. 



Hauteur du corps 2 ^/^ à 3 '/s foi'* àixws, la longueur totale, lon- 
gueur de la tête 3 '/^ ^ 3 l^ ^o\'s,. Tête longue comme haute; 
museau très court, arrondi, sa longueur 6 fois dans celle de la 
tète, dépassant très fortement la bouche, qui est située sous le 
milieu de l'oeil et dont la largeur est comprise 4 fois dans la lon- 
gueur de la tète; dents assez petites, bicuspides, 7 à la mâchoire 
supérieure, 8 à l'inférieure; narines très rapprochées l'une de 
l'autre et du bord inférieur de l'œil; celui-ci assez grand, son 
diamètre 4 fois dans la longueur de la tête et i ' /.^ à i 'j^ fois dans 
la largeur interoculaire. Dorsale à 18-20 ravons, commençant au- 
dessus du 4" ou 5'" ravon de l'anale, sa base mesurant la moitié, ou 
un peu plus de la moitié, de la distance qui la sépare de la tête. 
Anale à 29-31 ravons, à égale distance de la caudale et de la base 
de la ventrale. Pectorale mesurant les ^/, ou les ~/o de la longueur 
de la tête, atteignant la base de la ventrale. Caudale à lobes obtu- 
sément pointus. Pédicule caudal 2 fois plus long que haut, mesu- 
rant les Y, ou les "/, de la longueur de la tête. 39-42 écailles le 
long de la ligne latérale, ^^^ en série transversale sur le corps, 
1^^ entre la dorsale et l'anale, 12 autour du pédicule caudal. 
Brun en dessus et sur les côtés, pointillé de noirâtre, blanc 
en dessous. 

Longueur totale : 80 millimètres. 

Cinq individus, recueillis, en même temps que le type de l'espèce 
précédente, dans un affluent de la Lukinda. 

Comme son nom l'exprime, cette espèce a la bouche très infère, 
ce qui la distingue de suite du M. adspersus, Gthr., avec lequel 
elle semble avoir le plus de rapports. Elle en diffère, en outre, 
par la bouche un peu plus large, la disproportion plus considérable 
entre la dorsale et l'anale, le pédicule caudal moins aminci, et le 
nombre moindre d'écaillés le long de la ligne latérale. 



— 8 — 
5- — Qnathonemus iVlonteiri, Gthr. 
Lac Moéro devant Lukonzolwa. 

6. — Qnathonemus moeruensis *, Blgk., R. Z. A., t. IV, 

p. 163. 

Hauteur du corps 3 7;^, fois dans la longueur totale, longueur de 
la tête 4 74 fois. Tête longue comme haute ; museau court, arrondi, 
sa longueur 4 7?, fois dans celle de la tête ; un renflement sphé- 
rique très développé au menton; dents petites, coniques, 5 à la 
mâchoire supérieure, 6 à l'inférieure; œil aussi long que le museau, 
égal aux '^/ , de la largeur interoculaire. Dorsale à 25 rayons, com- 
mençant au-dessus du 4* rayon de l'anale, sa base mesurant la 
moitié de sa distance de la tête. x\nale à 33 rayons, plus rappro- 
chée de la caudale que de la base de la ventrale. Pectorale obtuse, 
mesurant les "l^ de la longueur de la tête, près du double de la 
ventrale, et s'étendant un peu au delà de la base de celle-ci. Cau- 
dale à moitié couverte d'écaillés, à lobes obtus. Pédicule caudal 
2 fois plus long que haut, mesurant les ^\^ de la longueur de la 
tête. 57 écailles le long de la ligne latérale, — en série transver- 
sale sur le corps, |^ entre la dorsale et l'anale, 12 autour du pédi- 
cule caudal. Brun, plus clair en dessous, à grandes taches irrégu- 
lières noirâtres. 

Longueur totale : 135 millimètres. 

Un seul individu, du Lac Moéro devant Lukonzolwa. 

Très voisin du G. angolensis, Blgr., d'Angola, dont j'ai hésité 
à le séparer. Se distingue surtout par le menton très fortement 
renflé. 

7. — Qnathonemus macrolepidotus, Peters. 

Rivière Lubumbashi, à 20 mètres en aval de l'embouchure de la 
Karavia, près d'Elisabethville. 



— 9 — 

8. — Mormyrus asinus*, Blgr., A'. Z. A., t. IV, p. 163. 

Hauteur du corps 3 '"/., fois dans la longueur totale, longueur de 
la tête 3 ^/^ fois. Tête assez semblable à celle du M. caballiis, 
mais museau à diamètre vertical plus considérable, égal, au milieu 
de sa longueur, aux 74 de celle-ci, qui égale la longueur de la 
partie postoculaire de la tête et 3 fois le diamètre de l'oeil ; bouche 
petite; 2 dents obtuses à la mâchoire supérieure, 7 obtuses sub- 
tronquées à l'inférieure. Dorsale à 64 rayons, commençant très 
légèrement en avant de la base de la ventrale, 3 fois plus longue 
que l'anale. Celle-ci à 24 ravons, commençant à égale distance de 
la fente operculaire et de la caudale. Pectorale arrondie, mesurant 
les "/.. de la longueur de la tète, n'atteignant pas la ventrale. 
Caudale écailleuse, à lobes obtusément pointus. Pédicule caudal 
2 '/i fois aussi long que haut, mesurant la moitié de la longueur de 
la tête. 110 écailles le long de la ligne latérale, — en série trans- 
versale sur le corps, 42 entre la dorsale et l'anale, 18 autour du 
pédicule caudal. Brun, plus clair en dessous. 

Longueur totale : 353 millimètres. 

Le spécimen unique provient du Lac Moéro devant Lukonzolwa. 

La forme un peu différente du museau, les dents non bicuspides, 
les écailles plus nombreuses distinguent cette espèce du M. cnbal- 
lus, dont elle est très voisine. 

9. — Mormyrus proboscirostris, Blgr. 

Kasenga (Luapula). 

CLUPEID^. 

10. — Pellonula acutirostris, Blgr. 

Ce petit poisson, connu du Haut-Congo et de l'Ubanghi, est 
représenté par de nombreux individus du Lac Moéro, recueillis aux 
endroits suivants : Kilova, Pweto, Lukonzolwa. 



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KNERIID^. 

11. — Kneria Stappersii *, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 163. 

Corps cvlindrique en avant, sa hauteur b ^ j„ k j fois dans la 
longueur totale. Tête aussi large que haute, deux foi'^ aussi longue 
que large, sa longueur 5 à 5 7= fois dans la longueur totale; œil 
parfaitement latéral, son diamètre 3 à 3 74 fois dans la longueur 
de la tête ; largeur interorbitaire égale aux "/; de la longueur de la 
tête. Dorsale à III 7 ravons, commençant au-dessus de la base des 
ventrales, à égale distance du centre ou du bord antérieur de 
l'œil et de la caudale. Anale III 6, à égale distance de la base des 
ventrales et de la caudale. Pectorale mesurant les 'j-, de la lon- 
gueur de la tête. Caudale bifide, à lobes pointtis. Pédicule caudal 
deux fois aussi long que haut. Ecailles extrêmement petites, 125 à 
135 le long de la ligne latérale. Jaunâtre, le dos finement pointillé 
de noirâtre; une ligne noirâtre le long de la ligne latérale, à partir 
du milieu du corps. 

Longueur totale : iq à 34 millimètres. 

Cinq individus, de la Rivière Lubumbashi à 5 à 8 kilomètres en 
aval d'Elisabethville et d'un canal de dérivation de la même rivière 
à cette ville. 

Très voisine du K. Spekii, Gthr., de l'Usagara, Afrique orien- 
tale, cette espèce s'en distingue par l'œil plus grand et les écailles 
encore plus petites. 

CHARACINID^. 

12. — Sarcodaces odoë, Bloch. 
Rivière Luapula à Kasenga. 

13. — Hydrocyon lineatus, Blkr. 

Rivière Luapula à Kasenga. 



— II — 

14- — Alestes macrophthalmus, Gthk. 

Rivière Luapula à Kasenga; Lac Moéro devant Kilova. 

15. — Alestes Liebrechtsii, Blgr. 
Rivière Luapula à Kasenga. 

16. — Alestes lateralis, Bi.gr. 
Rivière Kafubo à Elisabetiiville. 

17. — Alestes imberi, Peters. 

Rivière Luapula à Kasenga; Lac Moéro à Lukonzolwa. 

iS. — Alestes humilis, Blgr. 
Rivière Luapula à Kasenga. 

19. — Micralestes humilis, Blgr. 

Rivière Lubumbashi à 5 kilomètres en aval d'Elisabethville; 
Lac Moéro à Lukonzolwa. 

20. — Nannocharax Luapulae*, Blgr., R.Z.A., t. IV, p. 164. 

Hauteur du corps 6 fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 4 fois. Tête à peine plus haute que large; museau un peu plus 
court que l'œil, qui est compris 3 fois dans la longueur de la tête 
et égale la largeur interorbitaire. Dorsale à III 9 rayons, commen- 
çant légèrement en avant des ventrales, sa base à égale distance 
du bout du museau et de la caudale. Anale III 5. Pectorale 
mesurant les "/^ de la longueur de la tête, n'atteignant pas la 
ventrale. Caudale fourchue, à lobes pointus. Pédicule caudal 2 fois 



aussi long que haut. Écailles 50 ^, 5 entre la ligne latérale et la 
ventrale. Jaunâtre: une série de taches brunes le long du dos et 
une autre, plutôt en forme de barres verticales, de chaque côté; 
une tache noirâtre à la racine de la caudale, une autre sur la 
dorsale ainsi que sur l'anale et sur la ventrale. 

Longueur totale : 33 millimètres. 

Le spécimen unique, assez mal conservé, provient de la Rivière 
Luapula à Kasenga. 

Voisin de Al. Ansorgii, Bi,gr. S'en distingue par le corps plus 
allongé et l'anale à rayons moins nombreux. 

21. — Distichodus maculatus, Bigr. 

Rivière Luapula à Kasenga; Lac Moéro, à Lukonzolwa et à la 
rive droite de la presqu'île Nkole. 



CYPRINID^. 

■2^. — Labeo altivelis, Peters. 
Lac Moéro devant Lukonzolwa. 

23. — Labeo congoro, Peters. 
Lac Moéro à Lukonzolwa. 

24. — Barbus trachypterus *, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 164. 

Hauteur du corps 3 'j^ fois dans la longueur totale ; longueur de 
la tête 4 fois. Museau arrondi, mesurant le tiers de la longueur de 
la tête; œil 4 '/c fois dans la longueur de la tête, largeur inter- 
orbitaire 3 fois; côtés du museau et bord inférieur de l'œil portant 
de petits tubercules nuptiaux; bouche infère; lèvres médiocrement 
développées, l'inférieure ne s'étendant pas en travers du menton; 



I"^ — 



une encoche de chaque côté du museau, au-dessus du barbillon 
antérieur; deux barbillons de chaque côté, l'antérieur égal au dia- 
mètre de l'œil, le postérieur un peu plus long. Dorsale à IV9 rayons, 
à égale distance de l'œil et de la caudale, à bord faiblement échan- 
cré; le dernier rayon simple fort, ossifié, non dentelé, presque 
droit, sa partie rigide mesurant environ les 74 de la longueur de la 
tête, que le ravon égale presque dans sa longueur totale. Anale 
à III 5 ravons, n'atteignant pas la caudale; une série de tubercules 
nuptiaux, semblables à ceux des côtés du museau, le long des 2% 
3° et 4"" ravons branchus. Pectorale aussi longue que la tête, lar- 
gement séparée de la ventrale; celle-ci insérée sous les rayons 
antérieurs de la dorsale. Pédicule caudal une demi-fois plus long 
que haut. Ecailles finement striées longitudinalement, 32 ^, 2 '/s 
entre la ligne latérale et la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. 
Brun foncé en dessus, blanchâtre en dessous. 

Longueur totale : 155 millimètres. 

Un seul individu, du Lac Moéro, au large. 

Cette espèce se rapproche des B. iiiiciinedius, Riipp. et voisins; 
la formule des écailles suffit à l'en séparer. La présence de tuber- 
cules nuptiaux sur la nageoire anale, si fréquente chez les Bariliiis, 
est un caractère exceptionnel chez les Barbus. 

25. — Barbus Stappersii *, Blgr., R. Z. A., t. IV^ p. 165. 

Hauteur du corps 3 fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 4 '/a io\^- Museau arrondi, mesurant le tiers de la longueur de 
la tête; œil 5 ^j„ fois dans la longueur de la tète, largeur interorbi- 
taire 2 '/s fois; côtés de la tête portant de nombreux et très petits 
tubercules nuptiaux, plus serrés sur le museau et sur les joues; 
bouche infère, le bord de la mâchoire inférieure formant une 
carène obtuse; lèvres peu développées, l'inférieure ne s'étendant 
pas en travers du menton; une encoche de chaque côté du museau, 
au-dessus du barbillon antérieur; deux barbillons de chaque côté, 
l'antérieur mesurant la moitié du diamètre de l'œil, le postérieur 
les//3. Dorsale à III 10 rayons, à égale distance de l'occiput et de 
la caudale, à bord faiblement concave; le dernier ravon simple 



— M — 

fort, ossifié, non dentelé, courbé, sa partie rigide mesurant environ 
les '"/j de la lons:ueur de la tète, sa longueur totale excédant 
celle-ci. Anale à III 5 ravons, atteignant la caudale. Pectorale 
aussi longue que la tête, largement séparée de la ventrale; celle-ci 
insérée sous le milieu de la dorsale. Pédicule caudal haut comme 
long. Ecailles finement striées longitudinalement, 2-]^-—, 2 '/z entre 
la ligne latérale et la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. Brun 
en dessus, blanchâtre en dessous. 
Longueur totale : 340 millimètres. 

Un seul individu, du Lac Moéro devant Lukonzolva. Un jeune 
individu, en mauvais état de conservation, de la Lubumbashi, paraît 
se rapporter à la même espèce. 

Très voisin du JL Diicroneina , Blgr., du Sud-Cameroun; en 
diffère par les barbillons plus développés, la dorsale moins 
échancrée. 

26. — Barbus curtus*, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 165. 

Hauteur du corps 2 "/., fois dans la longueur totale, longueur de 
la tète 4 74 fois. Museau arrondi, mesurant le tiers de la longueur 
de la tête; œil 5 fois dans la longueur de la tête, largeur inter- 
orbitaire 2 ^\^ fois; museau portant de nombreux petits tubercules 
nuptiaux, suivis de quelques-uns sous l'œil; bouche infère; lèvres 
modérément développées, l'inférieure s'étendant en travers du 
menton; deux barbillons de chaque côté, l'antérieur mesurant la 
moitié du diamètre de l'œil, le postérieur les "•"/;. Dorsale à III 
10 ravons, à égale distance de l'occiput et de la caudale, à bord 
fortement concave; le dernier ravon simple fort, ossifié, non den- 
telé, fortement courbé, sa partie rigide mesurant environ les ^\^ de 
la longueur de la tête, sa longueur totale excédant celle-ci. Anale 
à III 5 ravons, atteignant la caudale. Pectorale aussi longue que la 
tête, largement séparée de la ventrale; celle-ci insérée sous le 
milieu de la dorsale. Pédicule caudal haut comme long. Ecailles 
finement striées longitudinalement, 27 ^^, 3 entre la ligne latérale 
et la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. Brun en dessus; blan- 
châtre en dessous. 



— 15 — 

Longueur totale : 275 millimètres. 

Un seul individu, du Lac Moéro à Lukonzolwa. 

Diffère de l'espèce précédente principalement par le corps plus 
court par rapport à sa hauteur et par la lèvre inférieure non inter- 
rompue au milieu. 

27. — Barbus oxycephalus *, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 165. 

Hauteur du corps 3 '/s fois dans la longueur totale, longueur de 
la tète 4 fois. Museau pointu, mesurant les "/, de la longueur de la 
tète; oeil 6 fois dans la longueur de la tête, largeur interorbitaire 
2 '"/;^ fois; de très petits tubercules nuptiaux sur les côtés du 
museau et sous l'œil; bouche infère; lèvres assez développées, 
l'inférieure s'étendant en travers du menton, où elle forme un lobe 
arrondi; une encoche de chaque côté du museau, au-dessus du 
barbillon antérieur; deux barbillons de chaque côté, l'antérieur 
mesurant les "7, du diamètre de l'œil, le postérieur égal à celui-ci. 
Dorsale à III g ravons, à égale distance de l'œil et de la caudale, 
à bord fortement concave ; le dernier rayon simple fort, ossifié, non 
dentelé, sa partie rigide mesurant environ les "/ , de la longueur de 
la tête, sa longueur totale excédant celle-ci. Anale à III 5 rayons, 
atteignant la caudale. Pectorale mesurant les '/.^ de la longueur de 
la tête, largement séparée de la ventrale; celle-ci insérée sous le 
milieu de la dorsale. Pédicule caudal un peu plus long que haut. 
Écailles finement striées longitudinalement, 2g ^, 3 entre la ligne 
latérale et la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. Brun en des- 
sus, blanchâtre en dessous. 

Longueur totale : 320 millimètres. 

Un seul individu, du Lac Moéro devant Kilaw^a. 

Quoique appartenant au même groupe que les deux précédentes 
(section l, A, 2 du Svnopsis, Cat. Afr. F. Fishes, II, p. g), dont 
elle se distingue par le museau plus allongé, cette espèce établit 
une sorte de trait d'union entre ce groupe et un autre (I, C, i, U) 
bien représenté dans le bassin du Zambèse. 



— i6 — 

28. — Barbus caudovittatus, Bi.gr. 

Canal de dérivation de la Lubumbashi à Elisabethville. 
Cette espèce n'était connue que de l'Ubanghi. 

2q. — Barbus trimaculatus, Peters. 
Rivière Kafubo à Elisabethville. 

30. — Barbus paludinosus, Peters. 

Rivière Lubumbashi à Elisabethville ; Rivière Kafubo à Elisa- 
bethville; Rivière Lubumbashi à 20 mètres en aval de l'embou- 
chure de la Karavia. 

31. — Barbus Lukindae *, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 166. 

Hauteur du corps 3 "/, à 4 fois la longueur totale, longueur de 
de la tète 4 fois. Museau arrondi, aussi long que l'œil, qui est 
compris 4 fois dans la longueur de la tète; largeur interorbi- 
taire 2 ''l-, fois dans la longueur de la tête; bouche subinfère, à 
lèvres peu développées; deux barbillons de chaque côté, l'anté- 
rieur mesurant les ■'/_^ du diamètre de l'œil, le postérieur égal à ce 
diamètre. Dorsale à II 7 ravons, à égale distance de l'œil et de la 
caudale, à bord droit; le second rav^on simple fort, ossifié, à serra- 
ture postérieure très prononcée, sa longueur les "/g environ de 
celle de la tête. Anale à II 5 rayons, n'atteignant pas la caudale. 
Pectorale mesurant les "/;. de la longueur de la tête, largement 
séparée de la ventrale; celle-ci insérée sous les rayons antérieurs 
de la dorsale. Pédicule caudal une demi-fois plus long que haut. 
Ecailles striées en éventail, 29-30 ^rr, 3-3 72 entre la ligne latérale 
et la ventrale, 12 ou 14 autour du pédicule caudal. Brun en 
dessus, blanchâtre en dessous. 

Longueur totale : 65 à 75 millimètres. 

Deux individus, provenant d'un ruisseau aflBuent de la Lukinda. 



Très voisin du H. Porta/i\ Bi.ciK., du Ruwenzori et de l' Uganda; 
en diffère par les barbillons plus courts. 

32. — Barbus euteenia, Bi.gr. 
Ruisseau affluent de la Lukinda. 



j)ji- 



Barbus Kessieri, Stdr. 



Canal de dérivation de la Lubumbashi à Élisabethville; Lubum- 

r 

bashi près d'Elisabethville. 

34. — Barbus holotsenia, Blgr. 
Rivière Kafubo à Élisabethville. 

35. — Barbus brachygramma *, Blgr. R.Z.A., t. IV, p. 166. 

Hauteur du corps 3 74 fois dans la longueur totale, longueur de 
la tête 3 ^/^ à 4 fois. Museau arrondi, aussi long que l'œil, qui est 
compris 4 fois dans la longueur de la tête ; largeur interorbitaire 
3 fois dans la longueur de la tête; bouche petite, subinfère; lèvres 
faiblement développées; deux barbillons de chaque côté, l'anté- 
rieur aussi long que l'œil, le postérieur une demi-fois plus long. 
Dorsale à II 8 ravons, à égale distance du bord antérieur de l'œil 
et de la caudale, à bord droit; le second ravon simple flexible, 
articulé, un peu plus court que la tête. Anale à II 5 ravons, 
n'atteignant pas la caudale. Pectorale mesurant les "/^ de la lon- 
gueur de la tête, n'atteignant pas la ventrale; celle-ci insérée sous 
les ravons antérieurs de la dorsale. Pédicule caudal i "/ fois aussi 
long que haut. Ecailles striées en éventail, 27-28 ^, 3 entre la 
ligne latérale et la ventrale, 10 autour du pédicule caudal; ligne 
latérale incomplète, réduite aux 7 à 9 écailles antérieures. Une 
bande latérale noirâtre mal définie. 

Longueur totale : 52 millimètres. 

Deux individus, d'un ruisseau affluent de la Lukinda. 



i8 



Cette espèce est très voisine du B. hemipleiirogrniunia, Blgr., 
de la Colonie du Cap. Elle s'en distingue surtout par les barbillons 
un peu plus longs et par la présence de 8 rayons branchus à la 
dorsale. 



36, — Barbus banguelensis. Blgr. 

Rivière Kafubo à Élisabetbville ; Rivière Lubumbashi à 5 kilo- 
mètres en aval d'Elisabethville et à 20 mètres en aval de l'embou- 
chure de la Karavia. 

7 t)U 8 ravons branchus à la dorsale, 26 à 28 écailles à la ligne 
latérale. 

2,1- — Barbus lineomaculatus, Blgr. 

Rivières Lubumbashi et Kafubo à et près d'Elisabethville; 
canal de dérivation de la Lubumbashi à Elisabetbville. 

Spécimens très nombreux. Il est surprenant de retrouver dans 
le Katanga cette espèce, décrite de l'Afrique orientale (Kiliman- 
jaro et Masai). Il est vrai que sa présence a déjà été signalée dans 
la Rhodésie Nord (Gilchrist et Thompson, Ann. S. Afr. Mus., 
t. XI, 1913, p. 420). 

38. — Barbus pseudognathodon *, Blgr., R. Z. A., t. IV, 

p. 166. 

Hauteur du corps 3 '/„ à 4 fois dans la longueur totale, longueur 
de la tête 3 '/:; à 4 fois. Museau arrondi, aussi long ou un peu plus 
court que l'œil, qui est compris environ 3 fois dans la longueur de 
la tête et égale la largeur interorbitaire; bouche modérément 
grande, plutôt petite, subinfère, à lèvres peu développées; le bord 
de la mâchoire supérieure garni, chez certains individus (mâles) 
d'une série très régulière de 12 à 16 tubercules caducs, coniques, 
à pointe aiguë, à base renflée, ces tubercules bien visibles quand 
la bouche est close; en outre, sur les côtés, près de l'angle de la 



— 19 — 

bouche, 1 à 5 tubercules semblables en dehors de la série régu- 
lière ; des tubercules plus petits, au nombre de 4 ou 6, sur le bord 
de la mâchoire inférieure; deux barbillons de chaque côté, l'anté- 
rieur minuscule, le postérieur mesurant 74 ou '/;: du diamètre de 
l'œil. Dorsale à III 8 ravons, à éj^ale distance du centre ou du 
bord postérieur de l'œil et de la caudale, à bord faiblement 
échancré; 3* rayon simple flexible, articulé, presque aussi long que 
la tète. Anale à III 5 ravons, n'atteignant pas la caudale. Pectorale 
mesurant environ les "/;; de la longueur de la tète, n'atteignant pas 
la ventrale; celle-ci insérée sous les premiers rayons de la dorsale. 
Pédicule une fois plus long que haut. Ecailles à stries en éventail, 
26-20 . ^ ''- r- , i-i '/" entre la ligne latérale et la ventrale, 8 autour 

^ 2_'/2-3 '2' . . . 

du pédicule caudal; la partie exposée des écailles de la ligne laté- 
rale environ 3 fois aussi haute que longue. Jaunâtre, les écailles 
souvent bordées de brun foncé, surtout chez les mâles, qui se 
distinguent par la présence d'une barre foncée derrière l'ouverture 
operculaire et par la dorsale noirâtre. 

Longueur totale : 30 à 55 millimètres. 

Environ i,boo individus du Lac Moéro à Lukonzolwa et Kilova. 

Voisine des B. coiigicus, Blgr., et B. pleuropholis, Blgr., 
dont elle diffère surtout par le nombre plus élevé d'écaillés à la 
ligne latérale, cette espèce est remarquable parle caractère sexuel 
secondaire dont est dérivé son nom (mâchoires à fausses dents). 
Ces tubercules (propres aux mâles en noces), qui garnissent le bord 
de la bouche et simulent à s'v méprendre une rangée de dents, sont 
en tous points semblables, comme forme et comme structure, aux 
tubercules nuptiaux qu'on voit sur le museau de certaines espèces 
{^B. asper, Blgr., par exemple) et parfois sur les nageoires (voir 
plus haut B. trachypterus). Bien que les tubercules se rencontrent 
sur diverses parties du corps chez les Cyprinides, on n'en avait 
jamais signalé dans la position qu'ils occupent chez le petit Bar- 
beau, qui est une des découvertes les plus intéressantes de l'Expé- 
dition Stappers. 

Voir BouLENGER, Comptes rendus Acad. Se, t. CLXIV, 1907, 
p. 298. 



— 20 — 

39 —. Barbus brevidorsalis *, Blgr., A*. Z. A., t. IV, p. 167. 

Hauteur du corps 3 fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 3 7= à 3 '~/o fois. Museau arrondi, un peu plus long que l'œil, 
qui est compris 4 '/2 fois dans la longueur de la tête; largeur 
interorbitaire 2 '/a ^ ^ ''/i ^o'^ dans la longueur de la tête; bouche 
petite, subinfère; lèvres médiocrement développées; un seul bar- 
billon, minuscule, à l'angle de la bouche. Dorsale à II 6 ravons, à 
égale distance de l'œil et de la caudale, à bord droit; le second 
rayon simple flexible, articulé, plus court que la tête. Anale à II 
5 rayons, n'atteignant pas la caudale. Pectorale mesurant environ 
les '"/;. de la longueur de la tête, n'atteignant pas la ventrale; 
celle-ci sous les rayons antérieurs de la dorsale. Pédicule caudal 
une demi-fois plus long que haut. Ecailles striées en éventail, 
26-28 ^, 3 entre les lignes latérale et ventrale, 12 ou 14 autour du 
pédicule caudal; ligne latérale incomplète, réduite aux 7 ou 
8 écailles antérieures. Une ligne latérale noirâtre et une tache 
noire arrondie à la base de la caudale. 

Longueur totale : 45 millimètres. 

Deux individus, d'un ruisseau affluent de la Lukinda. Se dis- 
tingue facilement, parmi les espèces à un seul barbillon, par la 
dorsale plus courte et la ligne latérale incomplète. 

40. — Barilius intermedius *, Blgr., 7?. Z. A., t. IV, p. 167. 

Hauteur du corps 5 fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 4 74 fois. Tète 2 7^ fois aussi longue que large; museau 
pointu, dépassant très légèrement la mâchoire inférieure, i 7a fois 
le diamètre de l'œil, qui égale la largeur interorbitaire et est com- 
pris 4 fois dans la longueur de la tête; bouche s'étendant jusqu'au- 
dessous du centre de l'œil; espace nu entre la préopercule et le 
second sous-orbitaire égal à la moitié de la largeur de celui-ci. 
Branchiospines rudimentaires, peu nombreuses et très espacées. 
Dorsale à III 9 rayons, sa base correspondant exactement à l'espace 
entre les ventrales et l'anale, commençant à égale distance du bord 
antérieur de l'œil et de la caudale, le plus long rayon (antérieur) 



mesurant les '/^ de la longueur de la tête. Anale III 13, à bord 
fortement échancré. Pectorale pointue, mesurant les '"/, de la 
longueur de la tête, largement séparée de la ventrale. Caudale 
fourchue, à lobes longs. Pédicule caudal 2 ■/- fois aussi long que 
haut. Ecailles 4s — ^, 2 entre la ligne latérale et la ventrale. 
Argenté, à dos plus foncé; 13 bandelettes verticales noirâtres de 
chaque côté, au-dessus de la ligne latérale; bord de la dorsale 
noirâtre. 

Longueur totale : 130 millimètres. 

Un seul individu, de la rivière Luapula à Kasenga. 

Intermédiaire aux B. Weeksii, Blgr., et B. longirostris, Bi.gr. 



41. — BarJlius ubangensis, Pellegr. 
Rivière Kafubo à Elisabethville. 

42. — Engraulicypris moeruensis *, Blgr., R. Z. A. t IV, 

p. 168. 

Hauteur du corps 4 "/g à 5 fois dans la longueur totale, longueur 
de la tête 4 72 à 4 ~\?, fois. Tête une fois plus longue que large; 
museau arrondi, ne dépassant pas la mâchoire inférieure, plus court 
que l'œil, qui est compris 3 fois dans la longueur de la tête et égale 
la largeur interorbitaire ; bouche s'étendant jusque sous le tiers 
antérieur de l'œil; joue complètement couverte par les sous- 
orbitaires. Dorsale à II 7 ravons, son origine correspondant à celle 
de l'anale, sa distance du bout du museau un peu plus du double de 
sa distance de la caudale ; .le plus long ravon mesurant les "/o de la 
longueur de la tête. Anale à III 14 ravons. Pectorale pointue, 
aussi longue que la tête, atteignant, ou atteignant presque, la ven- 
trale. Caudale fourchue, à lobes longs. Pédicule caudal une fois 
plus long que haut. Écailles 40-41 ^^r, 1 entre la ligne latérale et 
la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. Jaunâtre, avec une bande 
latérale argentée, bordée de noirâtre. 

Longueur totale : 24 à 37 millimètres. 



— 22 — 



Trois individus, du Lac Moéro devant Kilova. 
Espèce très voisine de VE. liottegi, Vincig., mais museau plus 
arrondi et ravons moins nombreux à l'anale. 



SILUKID^. 

43. — Clarias gariepinus, A. Smith. 
Lac Moéro devant Lukonzolwa. 

44. — Clarias liocephalus, Blgr. 
Rivière Luburabashi à Elisabethville. 

45. — Clarias Stappersii *, Blgr., R. Z. A., t. \W p. 168. 

Hauteur du corps 6 fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 3 "jo fois. Tête i '/a fois longue comme large, lisse; processus 
occipital formant un angle aigu ; fontanelle occipitale petite, en 
avant du processus; œil très petit, 3 72 fois dans la longueur du 
museau, 7 fois dans la largeur interorbitaire, qui égale la largeur 
de la bouche; bande de dents prémaxillaires 4 72 fois aussi longue 
que large, un peu plus large que la bande de dents vomériennes; 
les dents toutes villiformes. Barbillon maxillaire mesurant un peu 
moins de la moitié de la longueur de la tête; barbillon nasal 
mesurant le tiers de celle-ci, comme le mandibulaire interne ; bar- 
billon mandibulaire externe de même longueur que le maxillaire. 
Branchiospines plutôt courtes, au nombre de 10 au premier arceau. 
Clavicules cachées sous les muscles. Dorsale à 71 rayons, sa dis- 
tance du processus occipital égale aux '"/; de la longueur de la tête. 
Anale à 47 ravons. Ces deux nageoires séparées de la caudale par 
un espace égal au diamètre de l'œil. Pectorale mesurant les '/^ de 
la longueur de la tête, et le double de son rayon épineux, dont le 
bord externe est fortement dentelé et le bord interne presque lisse. 
Ventrales un peu (7-) plus rapprochées du bout du museau que de 



_ 23 — 

la caudale. Caudale mesurant les -/,, de la longueur de la tête. 
Brun foncé, la ligne latérale blanchâtre; dessous de la tête et 
ventre blancs, pointillés de brun. 

Longueur totale : 245 millimètres. 

Le spécimen unique de cette espèceprovientd'un ruisseau affluent 
de la Lukinda. 

Ce Clarias se distingue entre tous par la brièveté de ses bar- 
billons maxillaires. 

46. — Clarias Fouloni, Blgk. 

Lac Moéro au Cap Kasengeneke; ruisseau affluent de la Lukinda. 

47. - Clarias macrurus*, Bi.gr., R. Z. A., t. IV, p. 168. 

Hauteur du corps q fois dans la longueur totale, longueur de la 
tète près de 6 fois. Tête i '/^ fois longue comme large, lisse; 
processus occipital formant un angle obtus ; fontanelle occipitale 
assez grande, en avant du processus; œil très petit, 3 fois dans la 
longueur du museau, 6 fois dans la largeur interorbitaire, qui égale 
la largeur de la bouche ; bande de dents prémaxillaires à peine 
4 fois aussi longue que large; dents vomériennes coniques, for- 
mant un croissant qui, au milieu, est une demi-fois plus large que 
la bande prémaxillaire. Barbillons maxillaire et mandibulaire 
externe mesurant la moitié de la longueur de la tête; barbillon 
nasal un peu plus court, ainsi que la mandibulaire interne. Bran- 
chiospines courtes, au nombre de 13 au premier arceau. Dorsale à 
85 rayons, sa distance du processus occipital égal à la moitié de la 
longueur de la tête. Anale à 70 rayons. Ces deux nageoires unies 
à la base de la caudale. Pectorale mesurant les "/ - de la longueur 
de la tête, un peu moins du double de son rayon épineux, qui est 
lisse au bord externe et assez faiblement dentelé au bord interne. 
V^entrales deux fois plus éloignées de la caudale que du bout du 
museau. Caudale mesurant la moitié de la longueur de la tête. 
Uniformément noirâtre. 

Longueur totale : 230 millimètres. 



— 24 — 

Un seul individu, provenant d'un ruisseau affluent de la Lukinda. 

Se rapproche surtout des (\ Theodorœ, M. Weber, et C. Fou- 
loni, Blgr.; s'en distingue par les barbillons plus courts et par la 
région caudale plus allongée. 

48. — Eutropius banguelensis, Blgr. 

Lac Moéro devant Lukonzohva; Rivière Luapula à Kasenga. 

Atteint une longueur de 380 millimètres. 54 rayons à l'anale; 
pectorale dépassant un peu l'origine de l'anale; barbillon nasal 
mesurant la moitié de la longueur de la tête. 

49. — Eutropius nasalis*, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 169. 

Hauteur du corps 3 ^ \„ fois dans la longueur totale, longueur de 
la tête 5 à 5 '/s fois. Tête i '/4 f°is aussi longue que large; 
museau large et arrondi, dépassant un peu la mâchoire inférieure, 
aussi long que l'œil, dont le diamètre est compris 3 '"/g à 4 fois 
dans la longueur de la tête; largeur de la bouche égale à la largeur 
interorbitaire ; dents voméro-palatines en une bande ininterrompue, 
un peu plus étroite que la bande prémaxillaire. Barbillon nasal 
I à I 7:^ fois la longueur de la tête, maxillaire i "/j à i 72 fois, 
mandibulaire externe i à i 7; fois. 8 ou 9 branchiospines à la 
branche inférieure du premier arceau. Dorsale 16, en partie en 
avant des ventrales, 2 fois plus éloignée de la caudale que du 
bout du museau; rayon épineux assez mince, non dentelé, mesu- 
rant la moitié de la longueur totale. Anale 53-54, quatrième rayon 
très prolongé, une demi-fois plus long que la tête. Rayon externe 
de la pectorale très prolongé, pouvant mesurer près de la moitié 
de la longueur totale. Ventrale à rayon externe également pro- 
longé, mesurant 74 à 73 de la longueur totale. Caudale profondé- 
ment fourchue. Pédicule caudal un peu plus long que haut. 
Argenté, rembrimi sur le dos; une grande tache noirâtre derrière 
l'épaule; nageoires orangées à la base. 

Longueur totale : 245 et 130 millimètres. 

Lac Moéro devant Lukonzohva. Deux individus. 



Voisine de la précédente, cette espèce s'en distingue par le 
barbillon nasal plus long et le premier ravon de la dorsale et de la 
pectorale plus prolongé. 

50. — Schilbe mystiis, L. 

Rivière Luapula à Kasenga ; Lac Moéro devant Lukonzolwa. 

51. — Chrysichthys mabusi, Bi.gr. 

Rivière Luapula à Kasenga; Lac Moéro à Nkole, Lukonzolwa 
et Kilova. 

Atteint une longueur de 450 millimètres. Chez de tels exem- 
plaires la hauteur du corps est comprise 4 fois dans la longueur 
totale, la longueur de la tête 3 '/s fois. Tête i '/•, fois longue 
comme large ; œil 2 "/ , fois dans la longueur du museau, 7 fois dans 
la longueur de la tête, près de 3 fois dans la largeur interoculaire; 
barbillon nasal mesurant les "/^ de l'œil, barbillon maxillaire la 
moitié de la longueur de la tête. Le troisième ravon mou de la 
dorsale aussi long que le second. 7 ou 8 ravons branchus à l'anale. 
Epine de la pectorale mesurant un peu moins de la moitié de la 
longueur de la tête. 

52. — Leptoglanis brevis*, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 169. 

Hauteur du corps 5 fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 4 fois. Tête à peine plus longue que large; museau largement 
arrondi, aussi long que la partie postoculaire de la tête ; œil 
4 72 fois dans la longueur de la tête, i '/s fois dans la largeur 
interoculaire; narine antérieure munie d'une papille triangulaire, 
simulant un court barbillon ; narine postérieure plus rapprochée 
de l'œil que du bout du museau; maxillaire atteignant le plomb de 
la narine postérieure. Barbillon maxillaire mesurant, ainsi que la 
mandibulaire externe, les "/j de la longueur de la tête. Processus 
occipital court, étroitement séparé de la plaque interneurale. Dor- 
sale I 5, très rapprochée de la tête; épine lisse, mesurant les "/;- 



— 26 — 

de la longueur de la tête. Dorsale adipeuse peu élevée, près de 
2 fois aussi longue que la base de la dorsale rayonnée, dont elle 
est séparée par un espace presque égal à sa base. Anale III 7-8. 
Pectorale mesurant les "/. de la longueur de la tète, n'atteignant 
pas la ventrale; épine forte, à 5 grandes dents au bord interne. 
Caudale arrondie subtronquée. Pédicule caudal près de 2 fois 
aussi long que haut. Jaunâtre, à grandes taches brunes irrégulières, 
les plus foncées formant une série latérale; une bande brune en 
croissant sur la nageoire candale. 

Longueur totale : 34 millimètres. 

Cette espèce, voisine du L. rotundiceps, Hilg., est représentée 
par deux individus de la Lubumbashi à Elisabethville. 

53. — Amphilius pJatychir, Gthr. 

Canal de dérivation de la Lubumbashi à Elisabethville. 

54. — Auchenoglanis occidentalis, C. et V. 

Lac Moéro à Lukonzolwa et Kilova. 

55.— Synodontis melanostictus, Blgr. 

Lac Moéro à Pweto et Lukonzolwa, et au Cap Kasengeneke. 

56. — Synodontis ornatipinnis, Blgr. 

Rivière Lubumbashi à Elisabethville; Lac Moéro à Lukonzolwa 
et au Cap Kasengeneke. 

57. — Synodontis unicoior *, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 170. 

Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 3 '/c fois dans 
la longueur totale. Tète un peu plus longue que large, granulée 
en dessus; fontanelle frontale étroite; museau arrondi, un peu 



plus court que la partie postoculaire de la tête; œil supéro-latéral, 
4 7„ à 5 fois dans la longueur de la tête, 2 à 2 '/c f^^s dans la 
largeur interoculaire ; bouche à lèvres médiocrement développées ; 
dents prémaxillaires formant une large et courte bande, mandibu- 
laires courtes, peu courbées, mesurant à peu près le quart du 
diamètre de l'œil, en une assez longue série simple, au nombre de 
50 à 55. Barbillon maxillaire étroitement bordé à la base, à peu 
près I '/, fois la longueur de la tête; barbillons mandibulaires 
insérés au même niveau, les externes mesurant les "j-, ou les ^/^ de 
la longueur de la tête, à branches minces non ramifiées et plus 
longs que les internes, dont les branches basilaires sont ramifiées 
et tuberculeuses. Fente operculaire ne s'étendant pas en dessous 
au delà de la base de la nageoire pectorale. Bouclier occipito- 
nuchal granulé, à carène très mousse, un peu plus long que large, 
à processus postérieurs arrondis ou tronqués. Prolongement hume- 
rai beaucoup plus long que haut, très pointu, granulé dans sa 
majeure partie, strié dans sa partie inférieure. Peau des côtés du 
corps villeuse. Dorsale I 7; épine forte, peu courbée, un peu plus 
courte que la tête, striée, faiblement dentée en arrière. Dorsale 
adipeuse 3 ' ., à 4 fois aussi longue que haute, 2 fois aussi longue 
que la distance qui la sépare de la dorsale rayonnée. Anale I V'7-8, 
arrondie. Épine pectorale de même longueur que la dorsale, à 
serrature forte. \^entrale n'atteignant pas l'anale. Caudale profon- 
dément échancrée. Pédicule caudal long comme haut. Entièrement 
d'un brun noirâtre. 

Longueur totale : 200 et 120 millimètres. 

Deux individus ; le plus grand provient de la Luapula à Kasenga, 
le second du Lac Moéro, à l'est de la presqu'île Nkole. 

V^oisine àv S. schall, Bl. Schn., cette espèce s'en distingue par 
les dents mandibulaires plus courtes et plus nombreuses, ainsi que 
par la teinte noirâtre des parties inférieures du corps. 

58. — Synodontispolystigma*, Blgr., R. Z. A., t. IV, p. 170. 

Hauteur du corps à peu près égale à la longueur de la tête, 
3 V-j à 3 'Ia fois dans la longueur totale. Tête i '/ . à i 7+ fois aussi 



— 28 — 

longue que large, granulée en dessus; fontanelle frontale étroite; 
museau arrondi, aussi long ou un peu plus court que la partie 
postoculaire de la tête; œil supéro-latéral, 4à4 ' „ fois dans la 
longueur de la tête, i '/^ à r "/;> fois dans la largeur interoculaire; 
bouche à lèvres assez développées; dents prémaxillaires formant 
une courte et large bande, mandibulaires assez fortement courbées, 
mesurant à peu près le tiers du diamètre de l'œil, en un petit 
fascicule, au nombre de 15 à 20. Barbillon maxillaire largement 
bordé, aussi long que la tête ou un peu plus long; barbillons 
mandibulaires insérés au même niveau, à branches ramifiées, 
obtuses, les externes mesurant environ les "/; de la longueur de 
la tête. Fente operculaire ne s'étendant pas en dessous au delà 
de la base de la nageoire pectorale. Bouclier occipito-nuchal gra- 
nulé, à carène obtuse, un peu plus long que large, à processus 
postérieurs pointus ou tronqués obliquement. Prolongement hume- 
rai à peu près aussi long que large, arrondi ou tronqué, granulé. 
Peau lisse. Dorsale I 7; épine forte, peu courbée, aussi longue que 
la tête ou un peu plus longue ou un peu plus courte, striée, assez 
fortement dentée en arrière. Dorsale adipeuse 3 à 3 \ „ fois aussi 
longue que haute, i '/, à i "/, fois aussi longue que la distance qui 
la sépare de la dorsale rayonnée. Anale III 6-7, arrondie. Epine 
pectorale un peu plus longue ou un peu plus courte que la dorsale, 
à serrature forte. Ventrale atteignant ou n'atteignant pas l'anale. 
Caudale profondément échancrée. Pédicule caudal long comme 
haut. Brun pâle, blanc en dessous; côtés du corps à grandes taches 
noires arrondies; toutes les nageoires blanchâtres, à grandes taches 
noires arrondies; bordure du barbillon maxillaire noire. 

Longueur totale : 80 à 175 millimètres. 

Cinq individus : Rivière Luapula à Kasenga ; Lac Moéro à 
Lukonzolwa. 

Se rapproche du 5. Siniti, Blgr. S'en distingue surtout par le 
museau plus court. 



— 29 — 

59- — Chiloglanis Elisabethianus *, Blgr., R. Z. A., t. IV, 



P- 



170. 



Corps cvlindiique en avant, comprimé en arrière, sa hauteur 
5 fois dans la lonjjueur totale. Tète déprimée, à peine plus longue 
que large, sa longueur 3 '/„ fois dans la longueur totale; œil 
supère, dans la seconde moitié de la tête, 6 fois dans la longueur 
de la tète, i ' .. fois dans la largeur interocuhiire, qui excède la 
distance entre l'œil et la narine postérieure; deux grands groupes 
ovales de dents prémaxillaires; 10 dents mandibulaires. Barbillon 
maxillaire mesurant '/•, de la longueur de la tête, plus long que 
les barbillons mandibulaires. Dorsale I 5; épine lisse, mesurant 
les '" j de la longueur de la tête. Dorsale adipeuse mesurant les '^/^ 
de sa distance de la dorsale ravonnée. Anale III 7. Epine pecto- 
rale un peu plus longue que la dorsale. Ventrale atteignant l'anale. 
Caudale profondément échancrée. Pédicule caudal i '/- fois aussi 
long que haut. Jaunâtre, pointillé de brun foncé, les points très 
rapprochés par places, formant de grandes marbrures foncées ; une 
grande tache blanchâtre arrondie sur chaque lobe de la caudale, 
dont la majeure partie est noirâtre. 

Longueur totale : 52 millimètres. 

Un seul individu, recueilli à Elisabethville dans la Rivière 
Lubumbashi. 

Très voisin du C. Neuiiuunii, Bi,gr., dont l'œil est relativement 
plus petit. 

CYPRINODONTID^. 

60. — Haplochilus Hutereaui, Blgr. 

Décrite tout récemment de l'Uelé, cette espèce a été retrouvée, 
en un exemplaire unique, dans le Lac Moéro à Kilwa. 

61. — Haplochilus moeruensis *, Blgr., R. Z. A., t. III, 

P- 447- 

Hauteur du corps 4 '/;{ à 4 '/q fois dans la longueur totale, Ion- 



— 3° — 

gueur de la tête 3 '/., à 3 "^ fois. Tête plate en dessus; museau très 
court, plus court que l'œil; bouche dirigée en haut, la mâchoire 
inférieure dépassant la supérieure; œil 2 '/^ à 2 '/.^ fois dans la lon- 
gueur de la tête, égal à la partie postoculaire de la tête, i '/;; fois 
dans la largeur interorbitaire ; préorbitaire, à sa partie la plus 
étroite, mesurant à peu près le quart du diamètre de l'œil. Dorsale 
7-8, son premier ravon à peu près i '/■.. f^^^ aussi éloigné de l'œil 
que de la base de la caudale et au-dessus du milieu de l'anale ; le 
plus long ravon mesurant la moitié de la longueur de la tête. 
Anale 14-16. Pectorale mesurant à peu près les "/; de la longueur 
de la tête, dépassant la base de la ventrale; celle-ci beaucoup plus 
rapprochée du bout du museau que de la base de la caudale. Cau- 
dale arrondie, un peu plus longue que la tête. Pédicule caudal 
deux fois aussi long que haut. 26-28 écailles en série longitudinale, 
16 autour du corps en avant des ventrales; pas d'impressions indi- 
quant la ligne latérale. Jaunâtre, dessus de la tête et dos, et bords 
des écailles latérales pointillés de brun foncé; nageoires blanchâtres. 

Ne dépasse pas 34 millimètres de longueur totale. 

De nombreux individus, du Lac Moéro à Kilwa. 



62. — Haplochilus Katangae, Blgr. 

Rivière Lubumbashi à Elisabethville et à 5 à 10 kilomètres en 
aval de cette station, ainsi qu'à 20 mètres en aval de l'embouchure 
de la Karavia. 

CICHLID^. 

63. — Tilapia nilotica, L. 

Rivière Luapula à Kasenga et à Kashiobwe ; Lac Moéro à 
Lukonzolwa et à Kisanzi. 



64. — Tilapia macrochir, Blgr. 
Lac Moéro devant Kilwa. 



— 3' — 

65. — Tiiapia Sparrmani, A. Smith. 

Rivière Luapula à Kasenga ; canal de dérivation de la Liibum- 
bashi à Élisabethville ; Lac Moéro à Lukon/olwa, à Pweto, à Kilwa 
et à Pakaliihva. 

66. — Tiiapia melanopleura, A. Dum. 

Rivière Luapula à Kasenga; Lac Moéro à la rive est de la pres- 
qu'île Nkole, à Lukonzolwa et à Kisanzi. 

67. — Tiiapia polyacanthus, Blgr. 
Lac Moéro au Cap Kasengeneke. 

68. — liaplochromis Moffati, Casteln. 

Rivière Lubunibashi à Élisabethville, et à 20 mètres en aval de 
l'embouchure de la Karavia; Rivière Luapula à Kasenga; Lac 
Moéro à la rive est de la presqu'île Nkole, à Lukonzolwa, dans 
une baie à 3 kilomètres au sud de Kilwa et devant Pekalulwa. 

69. — Haplochromis moeruensis, Bigr. 

Lac Moéro à la rive est de la presqu'île Nkole. à Lukonzolwa, 
et dans un ruisseau afHuent de la Lukinda. 

70. — Paratilapia macrocephala, Blgr. 

Rivière Kafubo à Élisabethville; Rivière Luapula à Kasenga, 
et à Kashiobwe; Lac Moéro à Lukonzolwa, à Kilwa et dans une 
baie à 3 kilomètres au sud de Kilvs'a. 

Cette espèce n'était connue que par le type unique, un jeune 
individu rapporté du Lac Moéro par la Mission Lemaire. Elle 
atteint une longueur de 330 millimètres. Chez les grands individus. 



J- 



l'œil est compris 4 ~l-, fois dans la longueur de la tête et les écailles 
peuvent être faiblement denticulées. D. XIV-XV 13-15; A. III 
8-10; Sq. 34-46 i^":^-L.lat.:|^. 

71. — Pelmatochromis lateralis, Blgr. 

Rivière Luapula à Kasenga; Lac Moéro à Lukonzolwa, au Cap 
Kasengeneke et à Kisanzi. 



ANABANTID^. 

72. — Anabas multispinis, Peters. 
Ruisseau affluent de la Lukinda. 

73. — Anabas nanus, Gthr. 
Ruisseau affluent de la Lukinda. 

MASÏACEMBELID^. 

74. — Mastacembelus moeruensis *, Bi.gr., A". Z. A., t. III, 

p. 446. 

Hauteur du corps 17 fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 8 fois. Orifice anal un peu plus rapproché du bout du museau 
que de la base de la caudale, sa distance de la tête 3 '/^ fois la lon- 
gueur de celle-ci. Museau 3 ^l„ fois la longueur de l'œil, prolongé 
en un appendice dont la longueur égale celle-ci; bouche s'éten- 
dant jusque sous le bord antérieur de l'œil ; pas d'épines au pré- 
orbitaire ni au préopercule. Dorsale XXX 75; épines courtes, la 
dernière à peine plus longue que l'œil; distance entre la première 
épine et la tête un peu moins de la moitié de la longueur de celle-ci. 
Anale II 75. Caudale aiTondie. Pectorale mesurant '/i de la Ion- 



— 33 — 

gueur de la tète. Ecailles très petites, )8 entre l'origine de la dor- 
sale molle et la ligne latérale. Brun foncé, ventre blancnâtre. 

Longueur totale : 265 millimètres. 

Un seul individu du I.ac IMoéro. 

Cette espèce vient se ranger à côté du M. Victoria', du Victoria 
Nvanza, dont elle diffère surtout par les ravons moins nombreux 
à la dorsale et à l'anale. 

75. — Mastacembelus Stappersii *, Blgr., R. Z. A., t. III, 

p. 446. 

Hauteur du corps 11 à 12 fois dans la longueur totale, longueur 
de la tête 6 à 7 fois. Orifice anal presque à égale distance de la 
tête et de la base de la caudale, sa distance de la tète 2 '/s à 2 "/., fois 
la longueur de celle-ci. Museau 2 à 2 ' „ fois la longueur de l'œil, 
prolongé en un appendice dont la longueur égale celle-ci; bouche 
s'étendant jusque sous le bord antérieur de l'œil; pas d'épines au 
préorbitaire ni au préopercule. Dorsale XXXII-XXXIII 80-83; 
épines courtes ; distance entre la première épine et la tête, 
à peu près les "/ , de la longueur de celle-ci. Anale III 85-88. Cau- 
dale arrondie. Pectorale mesurant à peu près le tiers de la longueur 
de la tête. Ecailles très petites, 22 ou 23 entre l'origine de la dor- 
sale molle et la ligne latérale, qui est très peu distincte. Dos brun 
pâle ou jaunâtre, avec ou sans une série de grandes taches d'un brun 
foncé; côtés du corps brun foncé, cette teinte nettement séparée 
de la teinte claire du dos, la ligne de démarcation s'étendant jus- 
qu'au bout du museau en traversant l'œil ; dorsale brune et anale 
blanchâtre avec une bande longitudinale brune, ou les deux 
nageoires blanchâtres avec une série de grandes taches brun foncé. 

Longueur totale : 70 à 155 millimètres. 

Plusieurs individus : Rivière Lubumbashi àÉlisabetville; Rivière 
Luapula à Kasenga; Lac Moéro à Lukonzolwa. 

Cette espèce paraît se rapprocher du M. trispinosus, Stdr., 
récemment décrit du Tanganika. Elle s'en distingue, entre autres 
caractères, par l'absence d'épines au préopercule. 

3 



— 34 — 

II 
LAC TANGANIKA 



LEPIDOSIRENIU^. 

1. — Protopterus aethiopicus, Heck. 
Embouchure de la rivière Lufuko. 

MORMYRIDyE. 

2. — Marcusenius discorhynchus, Peters. 
Moliro. 

CLUPEID.^. 

3. — Pellonula miodon, Blgr. 

Baie de Vua; baie de Kilewa; baie de Tembwe; Uvira; Rivière 
Moba; Kamamba; Pota, vers 1 embouchure de la Lunangwa; 
Rivière Vua, près de son embouchure. 

CHARACINID^. 

4. — Alestes vittatus *, Blgr., A. A^. H., t. XX. p. 363. 

Hauteur du corps 3 '/j à 3 "/, fois dans la longueur totale, lon- 
gueur de la tête 434'/^ fois. Tête deux fois longue comme large, 
un peu plus longue que haute; museau de même longueur que l'œil, 
qui est compris 3 fois dans la longueur de la tête ; membrane 
adipeuse de l'œil très peu développée; largeur interorbitaire 2 'j^ 



— 35 



à 2 "/j fois dans la longueur de la tête; maxillaire ne s'élendant 



,s\ 



pas jusque sous le bord antérieur de l'œil; i6 dents ('^\ à la 



mâchoire supérieure, lo f^) à l'inférieure; bord inférieur du 
second sous-orbitaire plus long que l'œil. Branchiospines minces 
et assez courtes, 12 ou 13 à la branche inférieure du premier 
arceau. Dorsale II 8, commençant au-dessus du rayon interne de 
la ventrale et à égale distance du bout du museau et de la base de 
la caudale; son plus long rayon presque aussi long que la tête. 
Anale III 15-16. Pectorale un peu plus courte que la tête, 
n'atteignant pas la ventrale. Caudale fourchue, à lobes pointus. 
Pédicule caudal un peu plus long que haut. Ecailles à canaux peu 
nombreux, 23-24 ^^-^ , 2 entre la ligne latérale et la ventrale. 
Argenté; une bande latérale noirâtre, s'élargissant depuis l'oper- 
cule jusqu'au-dessous de la dorsale. 

Longueur totale : So millimètres. 

Rivière I.ufuko à Pala. Quatre individus. 

Voisine de A. Kingshyœ, Gthr., cette espèce en diffère par la 
position un peu plus postérieure de la dorsale, le nombre moindre 
de branchiospines, la bande latérale complète. 

5. — Alestes rhodopleura, Blgr. 

Près de l'embouchure de la petite Ruzizi; Kamamba. 



CYPRINID.^. 

6. — Varicorhinus Tanganicae, Blgr. 

Rivière Sambala; près de l'embouchure de la petite Ruzizi; 
entre Moliro et Vua; baie de Kilewa; baie de Vua; Uvira. 

De très jeunes individus, que je rapporte provisoirement à cette 
espèce, ont deux paires de petits barbillons. 



- 36 - 

7- — Varicorhiniis Stappersii *, Bi.gr., A. A\ H., t. XX, 

p. 364. 

Hauteur du corps 3 '/^ ^ 3 7;î fois dans la longueur totale, 
longueur de la tête 4 72 à 4 fois. Museau arrondi, plus large que 
long, mesurant le tiers de la longueur de la tête; œil supéro- 
latéral, 5 fois dans la longueur de la tête, 2 à 2 '/■. fois dans la 
largeur inlerorbilaire ; bouche très faiblement courbée, large, sa 
largeur égale à la moitié de la longueur de la tête; deux barbillons 
de chaque côté, l'antérieur de la longueur de l'œil, le postérieur 
une demi-fois plus long. Dorsale III 9, à égale distance du centre 
de l'œil et de la caudale; dernier rayon simple fort, ossifié, sans 
serrature, sa partie rigide mesurant un peu plus de la moitié ou 
presque les '/;, de la longueur de la tête, premier ravon branchu 
presque aussi long que celle-ci; bord de la nageoire échancré. 
Anale II 5, atteignant ou n'atteignant pas la base de la caudale. 
Pectorale de la longueur de la tête, n'atteignant pas la ventrale, 
qui est insérée sous les premiers rayons mous de la dorsale. Pédi- 
cule caudal i "/ . à presque deux fois aussi long que haut. Ecailles 
30-31 ^-4|^, 2 '/„ entre la ligne latérale et la ventrale, 12 autour du 
pédicule caudal. Brun en dessus, blanchâtre en dessous, la ligne 
de démarcation très nette, passant par le milieu de la série 
d'écaillés au-dessous de la ligne latérale. 

Longueur totale : 115 millimètres. 

Rivière Lufuko à Nganza. Cinq individus. 

Espèce très voisine du V. Brucii, Blgr., du Transvaal, dont 
elle diflère par la bouche plus large et les barbillons plus longs. 

8. — Barbus tropidoîepis, Blgr. 

Baie de Kilewa; Uvira ; Rivière Lulufia; Rivière Lufuko à 
Nganza; ruisseau Kasarala à Gongwe. 

9. — Barbus serrifer, Blgr. 

Rivière Lufuko à Nganza; Rivière Lumbesi près de son embou- 
chure; Rivière Kobo à Moliro. 



— 37 — 

10. — Barbus tseniopleura *, Bi.gr., A. iV. //., t. XX, p. 364. 

Hauteur du corps 3 '/c^ 3 '/; fois dans la longueur totale, longueur 
de la tête 4 à 4 '/2 fois ('). Museau arrondi, aussi long que VœW, qui 
est compris 3 7:î à 3 '/„ fois dans la longueur de la tête; largeur 
interorbitaire 2 'j^ fois dans la longueur de la tête; bouche petite, 
subinfère; lèvres peu développées; deux barbillons de chaque 
côté, l'antérieur i '/a à i '/;; fois la longueur de l'œil, le postérieur 
I '/-. à 2 fois. Dorsale III 8, à égale distance du centre de l'œil et 
de la caudale, à bord très faiblement échancré; le dernier ravon 
simple articulé, flexible, aussi long que la tête. Anale III 5, 
n'atteignant pas la caudale. Pectorale aussi longue que la tête ou 
un peu plus courte, n'atteignant pas la ventrale, qui est insérée 
sous les ravons branchus antérieurs de la dorsale. Pédicule caudal 
I "/a à 2 fois aussi long que haut. Ecailles à nombreuses stries en 
éventail, 27-29 ^, 2 72 entre la ligne latérale et la ventrale, 
12 autour du pédicule caudal. Brunâtre en dessus, jaune en des- 
sous; une étroite bande latérale noire ou noirâtre de l'opercule à 
la racine de la caudale; nageoires blanchâtres. 

Longueur totale : 67 à 80 millimètres. 

Ruisseau Kasarala à Gongwe. Cette espèce est décrite d'après 
trois individus. J'y rapporte en outre, provisoirement, plusieurs 
jeunes recueillis dans la Lufuko à Nganza et à Pala. 

Très voisine du B. chlorotœnia, Blgr., cette espèce n'en diffère 
guère que par le pédicule caudal plus allongé. 

11. — Barbus urostigma *, Blgr., A. N. //., t. XX, p. 365. 

Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 3 '/a à 3 "\.^ fois 
dans la longueur totale. Museau arrondi, aussi long que l'œil, qui 
est compris 3 Va ^ 3 7j fois dans la longueur de la tête; largeur 
interorbitaire 2 '/s fois dans la longueur de la tête; bouche petite. 



('; Le corps est plus court et le barbillon postérieur dépasse peu le diamètre de l'œil chez 
de jeunes individus que je crois pouvoir rapporter à la même espèce. 



-38 - 

subinfère; lèvres peu développées; deux barbillons de chaque côté, 
l'antérieur aussi long que l'œil ou un peu plus long, le postérieur 
I '/., h i 7„ fois; les barbillons plus courts chez les jeunes. Dor- 
sale III 7, à égale distance du centre ou du bord postérieur de 
l'œil et de la caudale, à bord droit ou légèrement convexe; le 
dernier ravon simple articulé, Hexible, aussi long que la tête ou un 
peu plus court. Anale III 5, n'atteignant pas la caudale. Pectorale 
mesurant les '/, ou les 74 de la longueur de la tète, n'atteignant 
pas la ventrale, qui est insérée sous les ravons antérieurs de la 
dorsale. Pédicule caudal i 'j^ à 2 fois aussi long que haut. Ecailles 
à nombreuses stries en éventail, 25-307—^, 2 '/■-3 entre la ligne 
latérale et la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. Brun en des- 
sus, blanchâtre en dessous, les écailles des côtés du corps souvent 
bordées de brun foncé, ou noirâtres à la base; une tache noire 
arrondie à la base de la caudale ; nageoires blanchâtres. 

Longueur totale : 25 à 70 millimètres. 

Ruisseau Kampinda à Mazonde; ruisseau Kibondwe ; ruisseau 
Kasarala à Gongwe. De nombreux individus. 

Cette espèce se distingue de la précédente à la forme de la 
dorsale, dont les ravons branchus sont au nombre de 7 au lieu de 8, 
et par l'absence de la bande latérale noirâtre. 

12. - Barbus lufukiensis *, Blgr., A. M. H., t. XX, p. 365. 

Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 3 '/2 ^ 3 7;; ^o'^ 
dans la longueur de la tête. Museau arrondi, aussi long que l'œil, 
qui est compris 3 à 3 '/.! fois dans la longueur de la tête; largeur 
interorbitaire 2 '/o à 2 "/.^ fois dans la longueur de la tête; bouche 
petite, subinfère; lèvres peu développées; deux barbillons de 
chaque côté, l'antérieur mesurant à peine la moitié du diamètre de 
l'œil, le postérieur les "/g (encore moins chez le jeune). Dor- 
sale III 7, à égale distance de l'œil et de la caudale, à bord 
concave ; le dernier rayon simple articulé, flexible, aussi long que 
la tête. Anale II 5, n'atteignant pas la caudale. Pectorale mesurant 
près des "/g de la longueur de la tête, n'atteignant pas la ventrale, 
qui est insérée sous les rayons antérieurs de la dorsale. Pédicule 



— 39 — 

caudal une demi-fois plus long que haut. Ecailles à stries en 
éventail peu nombreuses, 24-25 fy^, 1 '/^ entre la ligne latérale et la 
ventrale, 8 autour du pédicule caudal; la partie exposée des 
écailles de la ligne latérale près de 3 fois aussi haute que longue. 
Brunâtre, les écailles des côtés du corps bordées de brun foncé; 
nageoires blanchâtres. 

Longueur totale : iio et 25 millimètres. 

Rivière Lufuko à Pala. Deux individus. 

Très voisin des B. congicus^ Blgr., et B. fnustcmbi, Blgr., 
mais à 7 rayons branchus à la dorsale au lieu de 8. 

13. — Barilius Moorii, Blgr. 

Uvira; ruisseau Kasarala à Gongwe; baie de Kilewa devant la 
Sambala; ruisseau Kise dans la plaine Saint-Louis; Kamamba ; 
Kapampa; baie de Vua. 



SILURID.^. 

14 — Clarias mossambicus, Peters. 
Rivière Lobozi près de son embouchure; baie de Kilewa. 

15. — Clarias liocephalus, Blgr. 

Uvira. 

16. — Dinotopterus Cunningtoni, Blgr. 

Baie de Kilewa, devant la Sambala et au large de la Lobozi. 

17. — Bagrus bayad, Forsk. 

Près de l'embouchure de la petite Ruzizi. 

Cette espèce, très répandue au Nord de l'Equateur, n'avait pas 
encore été signalée dans le Lac Tanganika. 



— 4° — 
i8. — Chrysichthys sianenna, Bi.gr. 
Baie de Kilewa devant la Sambala; Moliro. 

ig. — Chrysichthys Cranchii, Leach. 
Baie de Rilewa devant la Sambala; Moliro. 

20. — Chrysichthys Stappersii *, Blgr., A. N. //., t. XX., 

p. 366. 

Hauteur du corps 4 74 '^^^^ dans la longueur totale, longueur de 
la tête 3 ''I ; fois. Tête très aplatie, i '/s fois aussi longue que large, 
rugueuse en dessus; processus occipital en contact avec l'écusson 
interneural; museau largement arrondi, dépassant très peu la 
mâchoire inférieure, 2 '/•, fois le diamètre de l'œil, qui est compris 
6 '/_^ fois dans la longueur de la tête et 2 '/s fois dans la largeur 
interoculaire ; largeur de la bouche i "/;. fois dans la longueur de la 
tête ; bande de dents prémaxillaires courbée, 7 fois aussi longue 
que large; dents voméro-ptérvgoïdiennes forment une longue bande 
ininterrompue, très large sur les côtés. Barbillon nasal presque 
aussi long que l'œil; barbillon maxillaire i '/m fois la longueur de 
la tête; barbillon mandibulaire externe plus long que l'interne, 
mesurant les "/j de la longueur de la tète. Branchiospines modéré- 
ment longues, au nombre de 10 à la branche inférieure du premier 
arceau. Dorsale I 6, sa distance de la caudale i '/. fois sa distance 
du bout du museau; épine striée, un peu moins de la moitié de 
la longueur de la tête; second ravon branchu le plus long, un 
peu plus de la moitié de la longueur de la tête. Dorsale 
adipeuse 3 fois aussi longue que haute, sa base r '/a fois celle de la 
dorsale rayonnée, dont elle est séparée par un espace un peu supé- 
rieur à sa base. Anale IV q. Epine de la pectorale mesurant la 
moitié de la longueur de la tête, à forte serrature au bord interne. 
Caudale fourchue, ses plus longs ravons 3 '/a fois la longueur des 
médians. Pédicule caudal près de 2 fois aussi long que haut. Brun 
en dessus, blanc en dessous. 

Longueur totale : 430 millimètres. 



— 4' — 

Baie de Kilewa. Un seul individu. 

Espèce voisine du ('. Ciaiic/ni. En diffère par le barbillon nian- 
dibulaire plus long, la dorsale adipeuse plus grande, la caudale plus 
profondément écliancrée, etc. 

21. — Chrysichthys grandis *, Bigr., A. A'. H., t. XX, 

p. :4^7. 

Hauteur du corps 4 à 4 '/^ fois dans la longueur totale, longueur 
de la tête 3 à 2, ^1^ fois. Tète très aplatie, longue comme large, 
lisse; processus occipital en contact avec l'écusson interneural ; 
museau largement arrondi, dépassant très peu la mâchoire infé- 
rieure, 2 '/:; à 2 "/.; fois le diamètre de l'œil, qui est compris 8 '/2 ^ 
10 fois dans la longueur de la tête et 3 "/, à 5 fois dans la largeur 
interoculaire ; largeur de la bouche i ' /„ fois dans la longueur de la 
tête; bande de dents prémaxillaires faiblement courbée, 7'/.. à 
8 fois aussi longue que large ; dents voméro-ptérygoïdiennes 
formant une longue et assez large bande étroitement interrompue 
au milieu. Barbillon nasal ï 'l„ à ï "/;; fois le diamètre de l'œil; 
barbillon maxillaire la 72 ou les "/, de la longueur de la tête; bar- 
billon mandibulaire externe plus long que l'interne, mesurant le 74 
de la longueur de la tête. Branchiospines modérément longues, au 
nombre de 11 ou 12 à la branche inférieure du premier arceau. 
Dorsale I 6, à égale distance du bout du museau et de la caudale; 
épine petite, lisse, mesurant environ le 74 de la longueur de la 
tête; second ravon branchu le plus long, mesurant environ la 
moitié de la longueur de la tête. Dorsale adipeuse 2 fois aussi 
longue que haute, sa base égale à celle de la dorsale rayonnée ou 
un peu plus courte, séparée de celle-ci par un espace égal à 2 ^/^à. 
3 fois sa longueur. Anale IV 8. Epine de la pectorale mesurant le 
quart ou le tiers de la longueur de la tête, à faible serrature au 
bord interne. Caudale échancrée, à lobes arrondis, ses plus longs 
rayons environ le double de la longueur des médians. Pédicule 
caudal à peine une demi-fois plus long que haut. Brun foncé; 
ventre blanc. 

Longueur totale : 570 et 400 millimètres. 



— 42 — 

Baie de Kilewa. Deux individus. 

Cette espèce, 'a plus grande connue du genre, se rapproche du 
(\ niyriodon, Bi.gr., mais elle s'en écarte par la tête lisse, la 
bande de dents voméro-ptérygoïdiennes moins large sur les côtés, 
\ç barbillon nasal plus long, les épines dorsale et pectorale plus 
courtes, etc. 

Je rapporte à cette espèce de très jeunes individus (20 à 25 milli- 
mètres) pris au large à 3 74 milles E. de la Station hydrogr. T 16. 

22. — Chrysichthys brachynema, Blgr. 

Baie de Kilewa, devant l'embouchure de la Sambala. 

23. — Amphilius platychir, Gthr. 

Rivière Lobozi entre Misembe et Masonda; ruisseau Kibondwe. 

24. — Anchenoglanis occidentalis, C. et V. 

Près de l'embouchure de la petite Ruzizi ; baie de Vua. 

25. — Synodontis granulosus, Blgr. 
Baie de Kilewa. 

26. — Synodontis multipunctatus, Blgr. 
Moliro ; baie de Vua. 



27. — Synodontis Dhonti *, Blgr., A. N. H., t. XX, p. 367. 

Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 3 74 fois dans 
la longueur totale. Tête i 74 fois aussi longue que large, à aspé- 
rités granuleuses très prononcées sur la région interorbitaire et en 
arrière de celle-ci ; museau obtusément pointu, un peu plus long 



— 43 — 

que la partie postoculaire de la tète; œil supéro-latéral, q 7- fois 
dans la longueur de la tête, 3 '/s f<^is dans la largeur interorbitaire ; 
lèvres modérément développées, très papilleuses; dents préniaxil- 
laires formant une bande courbée 3 fois aussi longue que large; 
dents mandibulaires courbées, mesurant le tiers de l'œil, au nombre 
de 20, formant une série transversale. Barbillon maxillaire non 
bordé, près des "/;; de la longueur de la tête, atteignant la base de 
l'épine pectorale; barbillons mandibulaires à branches minces et 
peu nombreuses, l'interne mesurant les '/; de l'externe. Fente 
operculaire ne s'étendant pas en dessous au delà de la base de la 
nageoire pectorale. Bouclier nuchal tectiforme, très rugueux, 
granulé comme l'occiput, un peu plus long que large, à processus 
postérieurs obtus. Prolongement humerai couvert de rugosités 
granuleuses, non caréné, 2 fois aussi long que large, arrondi à 
l'extrémité. Peau du corps un peu granuleuse. Dorsale I 7; épine 
forte, finement striée, à dents réclinées en arrière. Dorsale adipeuse 
basse, 5 fois aussi longue que haute, environ 2 fois aussi longue que 
la distance qui la sépare de la dorsale rayonnée. Anale III 8, 
arrondie. Epine pectorale forte, mesurant à peu près les "/^ de la 
longueur de la tête, finement striée, à serrature assez forte au bord 
interne, le bord externe simplement tranchant. Ventrale arrondie, 
n'atteignant pas l'anale. Caudale échancrée en croissant. Pédicule 
caudal long comme haut. Brun foncé en dessus et en dessous ; cau- 
dale jaunâtre, noirâtre sur les ravons externes. 

Longueur totale : 360 millimètres. 

Baie de Kilewa. Un seul individu. 

Ce poisson, nommé en l'honneur de M. G. Dhont, attaché à la 
Mission du D' Stappers, occupe une position isolée dans le genre 
Syiiodoiitis, déjà si nombreux en espèces. Il offre une certaine res- 
semblance avec le S. granulosus sans en être très voisin ; plusieurs 
caractères importants l'en distinguent. 

28. — Malopterurus electricus, Gm. 

Baie de Kilewa, devant l'embouchure de la Sambala. 



44 



cyprinodontid.î:. 

29. — Haplochilus pumiius, Blgr. 

Rivière Lufuko à Pala. 

30. — Lamprichthys tanganicanus, Bi.gr. 
Tulo; Kamaniba; Songwe. 

SERRANID^. 

31. — Lates microlepis, Blgr. 

Baie de Kilewa; embouchure de la petite Ruzizi; Tulo. 

Luciolates*, Bi.gr., R. Z. A., t. III, 442. 

Voisin de Lates, C. et V., mais corps plus allongé, nageoires 
dorsales largement séparées l'une de l'autre, et ventrales insérées 
en arrière de la base des pectorales, qui sont très asymétriques, à 
ravons supérieurs les plus longs. 

32. — Luciolates Stappersii *, Blgr., R. Z. A., t. tll, p. 442. 

Hauteur du corps 4 "/:; ^ 5 fois dans la longueur totale, 
longueur de la tête 3 '/. à 3 74 fois. Tête fortement comprimée, 
3 '/e fo's aussi longue que large; museau pointu, 2 fois plus 
long que l'œil, qui est compris 5 à 5 '/a fois dans la longueur de la 
tête et égale la largeur interorbitaire; menton proéminent; maxil- 
laire n'atteignant pas le plomb du bord antérieur de l'œil, sa largeur 
à l'extrémité mesurant les "/., du diamètre de l'œil; 2 ou 3 épines à 
l'angle du préopercule, 2 à son bord inférieur, son bord postérieur 
denticulé ; une forte épine à l'opercule. Branchiospines longues et 



— 45 — 

minces, 22 à 24 à la branche inférieure du premier arceau. 1 )or- 
sales\'I, I-II q-io, l'espace qui les sépare supérieur à la lono;ueur 
de l'une d'elles: i'" et 6" épines extrêmement courtes, 2" la plus 
longue, mesurant la moitié de la longueur de la tète; le plus long 
ravon mou mesurant le tiers de la longueur de la tète. Anale III 9; 
épines très faibles. Caudale échancrée en croissant. Pédicule caudal 
3 à 3 '/, fois aussi long que haut. Ecailles faiblement denticulées, 

q^-ioo:^ ; ligne latérale non prolongée sur la caudale. Brun, 

ventre blanc; base de la pectorale noire. 

Longueur totale : 380 millimètres. 

Baie de Kilewa. Trois individus. 

La découverte d'un tvpe nouveau d'aussi grande taille et d'aspect 
aussi frappant montre combien l'exploration du Lac Tanganika 
était encore imparfaite au point de vue ichthvologique. 



JD- 



Luciolates brevior *, Blgr., H. Z. A., t. III, p. 443. 



Diffère du précédent par le corps moins allongé, la distance entre 
les nageoires dorsales égale à la longueur de l'une d'elles, et l'œil 
plus grand. Hauteiu" du corps 4 fois dans la longueur totale, lon- 
gueur de la tête 3 fois. Tête 3 fois aussi longue que large; œil 
I 7- fois la largeur du museau, 4 fois dans la longueur de la tête, 
près du double de la largeur interorbitaire. Dorsales VI, II q. 
Anale III 8. Pédicule caudal un peu moins de 3 fois aussi long que 
haut. Ecailles qo-^ . Coloration comme chez le précédent. 

Longueur totale : 310 millimètres. 
Baie de Kilewa. Un seul individu. 



CICHLID^. 

34. — Tilapia nilotica, L. 

Rivière Lobezi, près de son embouchure; plaine d'Uvira, dans 
un ruisseau; Uvira, dans un marigot de la plaine; Rivière Lulufia 
à Songwe, dans une lagune ; embouchure de la Lukuga. 



- 46 - 
35- — Tilapia Burtoni, Gthr. 

Rivière Lobozi, près de Kirungwe; étang de Tembwe; Uvira; 
plaine d'Uvira, dans un ruisseau; embouchure de la petite Ruzizi; 
Rivière Sambala dans la plaine Saint-Louis; Rivière Lufuko à Pala; 
baie de Kilewa, devant la Sambala; Rivière Mwerasi; Rivière 
Kobo à Moliro; embouchure de la Lukuga; Rivière Vua, près de 
son embouchure. 

36. — Tilapia Horii, Gthr. 

Baie de Kilewa; embouchure de la petite Ruzizi; Songwe ; 
Kapampa; baie de \"ua; Moliro; embouchure de la Lukuga; 
Rivière Vua, près de son embouchure. 

37. — Tilapia Dardennii, Bigr. 

Toa ; baie de Kilewa; Uvira; embouchure de la petite Ruzizi; 
Rivière Lufuko à Pala; Rivière Lulufia, près de son embouchure; 
Kapampa; baie de Vua; station hvdrographique T 10. 

38. — Tilapia grandoculis, Blgr. 

Uvira; Moliro; baie de Kilewa, au large de la Lobezi. 

39. — Lobochilotes labiatus, Blgr. 

Baie de Kilewa, devant la Sambala; Kapampa; baie de Vua. 

J'ai proposé le genre Lobocliilotes pour l'espèce décrite, d'après 
des spécimens encore ieunes, sous le nom de Tilapia lahiata. Chez 
l'adulte (jusqu'à 330 millimètres) les dents externes, au lieu d'être 
plus ou moins distinctement bicuspides, ont la couronne obtuse, 
sans échancrure. 



— 47 — 

40. — Petrochromis Tanganicae, G thk. 

Baie de Kilewa, devant la Sanibala; lagune à l'embouchure de 
la Lobezi. 

41. — Petrochromis polyodon, Blgr. 

Tulo; Moliro. 

42. — Petrochromis Andersonii, Blgr. 

Baie de Vua. 

Il est surprenant de retrouver dans le Lac Tanganika ce poisson 
décrit d'après un spécimen unique, reçu de M. J.-E.-S. Moore 
comme provenant du Lac Albert. Ce dernier lac n'a encore été 
que peu exploré au point de vue des poissons et il se peut qu'on v 
retrouve un jour ce Petrochromis. D'autre part, il est permis de se 
demander si M. Moore n'a pas fait erreur dans le triage de ses col- 
lections et si le type de l'espèce décrite par moi ne provient pas 
après tout du Tanganika. C'est une question qui ne pourra être 
tranchée que plus tard, quand les grands lacs d'Afrique auront été 
mieux explorés. 

43. — Petrochromis fasciolatus *, Blgr., R. Z. A., t. III, 

p. 446. 

Hauteur du corps 2 ^/^ à 3 74 fois dans la longueur totale, lon- 
gueur de la tête 3 à 3 74 fois- Tête i "/g à i "/^ fois aussi longue 
que large ; museau beaucoup plus large que long, peu ou point plus 
long que l'œil, dont le diamètre est compris 3 '/^ ^ 3 '/^ fois dans 
la longueur de la tète et i '/.: à i '/„ fois dans la largeur interorbi- 
taire; bouche s'étendant jusqu'au-dessous de la narine, ou entre la 
narine et l'œil; lèvres épaisses; 3 ou 4 séries d'écaillés sur la joue. 
12-16 branchiospines à la branche inférieure du premier arceau. 
Dorsale XVIII-XX 8-9; épines subégales à partir de la 7" ou de 
la 8% mesurant environ les "/. de la longueur de la tête; les plus 



- 48 - 

longs rayons mous environ la moitié de la longueur de la tète. 
Anale III 7-8; 3" épine de la longueur des plus longues épines 
dorsales. Pectorale de la longueur de la tête, n'atteignant pas tout 
à fait l'origine de l'anale. Ventrale atteignant l'orifice anal ou l'ori- 
gine de l'anale. Caudale tronquée. Pédicule caudal un peu plus 
long que haut. Ecailles faiblement denticulées, 32-34 y _'_^; lignes 
latérales 23-24/10-17. Brun foncé, avec de nombreuses bandelettes 
verticales noirâtres, plus ou moins nettes, sur le corps. 

Longueur totale : 115 millimètres. 

Kapampa et baie de Kilewa. Six individus. 

Voisine du P. Nyassœ, Blgr., cette espèce en diffère surtout 
par le museau plus court. 

44. — Simochromis diagramma, Gthr. 

Baie de ICilewa; Rivière Sambala dans la plaine Saint-Louis; 
Rivière Lulufia, près de son embouchure. 

45. — Cunningtonia longiventralis, Bi.gr. 
Baie de Kilewa; Tulo. 

46. — Tropheus Moorii, Blgr. 

Sur la grève à Tumpa. 

Un exemplaire de 115 millimètres. Par la formule de ses ravons 
(1). XX 7 ; A. V^I 6), il se rapproche du T. aniiectens, Blgr., encore 
davantage du T. Moorii, au point qu'on peut se demander si les 
deux espèces ne devront pas, un jour, être réunies. 

47. — Haplochromis Desfontainesii, Lacep. 

Baie de Kilewa, devant la Sambala. 

Cette espèce, si répandue au Nord de l'Equateur, n'avait pas 
encore été signalée du Lac Tanganika. 



— 49 — 

48. — Paratilapia microlepis, Blgr. 

Baie de Kilewa; Moliro. 

49. — Pelmatochromis polylepis, Bigr. 

Baie de Kilewa ; embouchure de la petite Ruzizi ; Kupampa ; 
Rivière Vua; baie de Vua. 

50. — Pelmatochromis frontosus, Blgr. 

Baie de Kilewa; devant l'embouchure de la Sambala; Moliro. 

Les beaux individus rapportés par M. Stappers montrent que 
cette espèce doit être transférée du genre Paratilapia au genre 
PehnatocliroDiis, tel que je l'ai défini. 

51. — Pelmatochromis macrops, Blgr. 

Baie de Kilewa; embouchure de la petite Ruzizi; baie de Vua; 
Moliro. 

52. — Pelmatochromis Stappersii *, Blgr., R. Z. A., t. III, 

p. 444. 

Hauteur du corps 3 % à 4 74 fois dans la longueur totale, lon- 
gueur de la tète 2 "/, à 3 fois. Tète 2 à 2 '/^ fois aussi longue que 
large; museau long comme large, à profil supérieur convexe, aussi 
long ou un peu plus long que l'œil, dont le diamètre est 2 '^/^ 
à 3 fois dans la longueur de la tête, près de i ^ \„ fois dans la largeur 
interorbitaire ; bouche assez petite, n'atteignant pas le plomb du 
bord antérieur de l'œil; dents très petites, en 4 ou 5 rangées, for- 
mant une bande étroite, au nombre de 64 à 80 à la rangée externe 
de la mâchoire supérieure; 2 séries d'écaillés sur la joue, la largeur 
de la bande écailleuse ne mesurant pas tout à fait la moitié du 
diamètre de l'œil. Branchiospines courtes, 13 à 16 à la branche 
inférieure du premier arceau. Dorsale XII-XIV 15-16; épines 



— 5° — 

minces, égales à partir de la 5" ou de la 6", mesurant à peu près 
les ^1^ de la longueur de la tête; rayons mous de même longueur 
que les épines, ou à peine plus longs. Anale III 8-9; 3' épine 
mesurant à peu près le tiers de la longueur de la tête. Pectorale 
aussi longue ou un peu plus courte que la tête, atteignant ou attei- 
gnant presque l'origine de l'anale. Ventrale atteignant ou dépassant 
un peu l'orifice anal. Caudale profondément échancrée en crois- 
sant. Pédicule caudal i '/„ à i "j^ fois aussi long que haut. Ecailles 
finement denticulées, 34-38 Tj^yf; lignes latérales 24-38/10-15. Bru- 
nâtre, avec une série latérale de taches foncées, parfois confluentes 
en une bande; une série dorsale de taches semblables; mâle avec 
une grande tache operculaire noire et une série de taches brunes 
le long de la dorsale, qui est finement bordée de noir; une grande 
tache noirâtre au milieu de la dorsale épineuse chez la femelle. 

Longueur totale : 95 millimètres. 

Tulo; baie de Kilewa; Kamamba. — Plusieurs individus. 

Cette espèce est très voisine des /-'. plciirospilus, Blgr., et 
rhodostigma, Blgr. Elle s'en distingue surtout par les dents plus 
nombreuses à la série externe de la mâchoire supérieure et à la 
bouche n'atteignant pas le plomb du bord antérieur de l'œil. 

53. — Pelmatochromis pleurospilus, Blgr. 

Embouchure de la petite Ruzizi. 

54. — Pelmatochromis rhodostigma, Blgr. 

Baie de Tembvve ; Uvira; Ruzizi. 

55. — Bathybates ferox, Blgr. 
Baie de Kilewa; Moliro. 

56. — Bathybates vittatus *, Blgr., R. Z. A., t. III, p. 445. 
Hauteur du corps 4 '/a fois dans la longueur totale, longueur de 



— 51 — 

la tête 3 fois. Tête 2 '/^ fo's aussi longue que large; museau à profil 
supérieur un peu convexe, beaucoup plus long que large, plus long 
que la partie postoculaire de la tête ; mâchoire inférieure dépassant 
le museau; œil 2 fois dans la longueur du museau, 4 '/„ fois dans la 
longueur de la tête, égal à la largeur interoculaire ; bouche n'attei- 
gnant pas le plomb du bord antérieur de l'œil; 4 ou 5 rangées de 
dents à la mâchoire supérieure, 3 à l'inférieure; 8 ou 9 séries 
d'écaillés sur la joue. Branchiospines courtes, 12 ou 13 à la branche 
inférieure du premier arceau. Dorsale X\^ 14; épines assez faibles, 
subégales à partir de la 5' ou de la 6«, mesurant à peu près le 
quart de la longueur de la tête, l'avant-dernière épine un peu plus 
courte que la dernière ; les plus longs rayons mous mesurant à peu 
près le tiers de la longueur de la tête. Anale III 14-15; épines 
faibles, la troisième mesurant à peine les "/, des épines dorsales. 
Pectorale mesurant les "/;> de la longueur de la tête, n'atteignant 
pas l'origine de l'anale. Ventrale inesurant les % de la distance 
qui sépare sa base de l'orifice anal. Caudale profondément échan- 
crée. Pédicule caudal deux fois aussi long que haut. Ecailles 
120-125 ttit! lignes latérales 76-80/44-45. Brunâtre en dessus, 
blanchâtre en dessous; 4 ou 5 bandes longitudinales foncées de 
chaque côté ; dorsale tachetée de noirâtre ; ventrale et anale jaunes. 

Longueur totale : 280 millimètres. 

Baie de Kilewa. Deux individus. 

Voisine du B. fasciatus, Blgr., cette espèce en diffère par les 
ravons moins nombreux à la dorsale et à l'anale, par les branchio- 
spines moins nombreuses, par les écailles plus grandes, ainsi que 
par le dessin. 

57- — Bathybates fasciatus, Blgr. 
Baie de Kilewa; Tulo. 

58. — Bathybates minor, Blgr. 
Baie de Kilewa. 



— 52 — 
59- — Haplotaxodon màcrolepis, Blgr. 
Tiilo. 

60. — Ectodus Descampsii, Bi.gr. 

Uvira; lagune à l'embouchure de la Lobozi ; Songwe. 

61. — Enantiopus melanogenys, Bi.gr. 
Tulo. 

62. — Enantiopus ochrogenys *, Bi.gr., R. Z. A., t. III, 

p. 444. 

Hauteur du corps 4 '/„ lois dans la longueur totale, longueur de 
la tête 3 ' jo à 3 '/^ fois. Tète 2 à 2 '/;î fois aussi longue que large ; 
museau à profil supérieur fortement courbé, long comme large, 
aussi long que l'œil, dont le diamètre est compris 3 fois dans la lon- 
gueur de la tête et fait les "/, de la largeur interorbitaire; maxillaire 
s'étendant jusqu'entre la narine et l'œil; 3 séries d'écaillés sur la 
joue. Branchiospines courtes, 10 ou 1 1 à la branche inférieure du 
premier arceau. Dorsale XIV 14-15; épines faibles, subégales à 
partir de la 8% qui mesure le tiers de la longueur de la tête; les 
plus longs rayons mous mesurant la '/„ ou les '/:; de la longueur de 
la tête. Anale III 13; 3" épine mesurant le '/^ de la longueur de 
la tête. Pectorale un peu plus courte que la tête, atteignant l'origine 
de l'anale. Rayons internes de la ventrale prolongés, dépassant 
l'origine de l'anale. Caudale profondément échancrée en croissant. 
Pédicule caudal deux fois aussi long que haut. Ecailles finement 

1 ^1 —A 

denticulées, 38-40 ^'-^; lignes latérales 26-28/17-18. Brunâtre en 
dessus, jaunâtre en dessous, gorge et poitrine blanches; lèvres et 
menton jaune vif ; deux séries de taches brunes allongées de chaque 
côté du corps; une tache operculaire noirâtre; une tache noirâtre 
à la base de la caudale ; dorsale blanche, à taches jaunes, avec une 
bande violacée près du bord ; anale avec une bande violacée entre 



— 53 — 

tknix batulcs jaunes; ventrale et caudale tachetées de jaune, 
celle-ci portant en outre deux bandes violacées en croissant. 

Longueur totale : 95 millimètres. 

Baie de Kilewa. Deux individus. 

Difl'ère de E. inclauos;eii\s principalement par le corps moins 
allongé et le museau plus convexe. 

Stappersia *, Bi.gr., R. Z. A., t. III, p. 445. 

\''oisin du genre Enaiitiopus, Bi.gr., mais dents en 4 ou 5 séries, 
les mandibulaires externes non dirigées en deiiors. 

63. — Stappersia singularis *, Blgr., R. Z. A., t. III, p. 445. 

Hauteur du corps 4 7;^ à 4 72 fois dans la longueur totale, lon- 
gueur de la tête 3 fois. Tête 2 fois aussi longue que large ; museau 
à profil supérieur fortement courbé, un peu plus long que l'œil, qui 
est ovale, compris 3 fois dans la longueur de la tête et excédant de 
beaucoup la largeur interorbitaire; maxillaire s'étendant jusqu'entre 
la narine et l'œil; 3 séries d'écaillés sur la joue. Branchiospines 
courtes et larges, arrondies, au nombre de lo-ii à la branche infé- 
rieure du premier arceau. Dorsale XIII-XV 13-14; épines minces, 
subégales à partir de la 6" ou de la 7% mesurant le tiers de la 
longueur de la tête; les plus longs ravons mous mesurant la '|„ ou 
les "'; de la longueur de la tête. Anale III 13-14; troisième épine 
plus courte que les plus longues dorsales. Pectorale aussi longue 
que la tête, dépassant l'origine de l'anale. Ventrale dépassant 
l'origine de l'anale. Caudale profondément échancrée en croissant. 
Pédicule caudal i ' '„ à i '/;. fois aussi long que haut. Écailles forte- 
ment denticulées, 37-38 ^; lignes latérales 25-29/17. Jaunâtre ou 
brunâtre en dessus, à petites taches brunes; une série de grandes 
taches brunes de chaque côté du corps; une tache operculaire 
noire; une bande violacée le long de la dorsale, près du bord, les 
lobules derrière les épines noirs; une bande violacée le long de 
l'anale et sur chaque lobe de la caudale. 



— 54 — 

Longueur totale : 90 millimètres. 
Baie de Kilewa; Tufo. Deux individus. 

64. — Xenotilapia sima, Bi gr. 

65. — Qrammatotria Lemairii, Blgr. 
Baie de Kilewa; Kapampa; Moliro. 

66. — Trematocara marginatum, Blgr. 
Baie de Kilewa. 

67. — Trematocara unimaculatum, Blgr. 
Rutuka. 

68. — Lamprologus marginatus *, Blgr., R. Z. A., t. III, 

P- 443- 

Hauteur du corps 3 '/^ à 4 fois dans la longueur totale, longueur 
de la tête 3 '/g fois. Museau à profil supérieur légèrement convexe, 
un peu plus long que l'œil, qui est compris 3 '/^ ^ 3 '/g fois dans la 
longueur de la tête et mesure i '/s ^ i '/, fois la largeur inter- 
orbitaire ; maxillaire s'étendant jusque sous le bord antérieur de 
l'œil; côtés de la tète nus, sauf quelques écailles sur l'opercule; 
de très grands pores sur la tète, correspondant aux canaux sen- 
soriels. Branchiospines courtes, 6 à 8 à la branche intérieure du 
premier arceau. Dorsale XX 11; épines croissant en longueur 
jusqu'à la dernière, qui mesure les '/- ou près de la moitié de la 
longueur de la tête et '/„ ^ "/a fois la longueur du plus long ravon 
mou. Anale IV 7-8. Pectorale mesurant les "/, de la longueur de 
la tête. Ventrale prolongée en filament atteignant l'origine de 
l'anale. Caudale arrondie. Pédicule caudal r '/j fois aussi long que 
haut. Ecailles 47-53 ' , très petites sur la nuque et le ventre; 



— 55 — 

lignes latérales 29-32/30-33. Brun, avec cinq bandes transversales 
plus foncées; une tache operculaire noire; nageoires brunes, 
dorsale bordée de blanc et avec les lobules derrière la pointe des 
épines parfois noirs; de petites taches claires arrondies sur la 
dorsale molle et sur la caudale, parfois aussi sur l'anale. 

Longfueur totale : los à 120 millimètres. 

Sonafwe et \'ua. Trois individus. 

Se distingue du L. tetracanthiis, Blgk., par les écailles plus 
nombreuses et la bouche s'étendant jusque sous le plomb du bord 
antérieur de l'oeil. 

6q. — Lamprologus Hecqui, Blgr. 

Baie de Kilewa ; Moliro; baie de Luvu; baie de Sumbu. 

70. — Lamprologus multifasciatus, Blgr. 
Baie de Luvu; baie de Sumbu. 

71. — Lamprologus pJeurostigma *, Blgr., R. Z. A., t. III, 

P- 443- 

Hauteur du corps 5 fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 3 '/g à 3 '/a fois. Tête 2 ','2 à 2 -j, fois aussi longue que large; 
museau à profil supérieur convexe, i '/s à i '/o fois le diamètre de 
l'œil, qui est compris 3 "/g à 4 fois dans la longueur de la tête et 
égale la largeur interorbitaire ; menton dépassant la mâchoire 
supérieure; maxillaire atteignant le plomb du bord antérieur de 
l'œil; 4 ou 6 grandes canines, largement séparées, en avant de 
chaque mâchoire, suivies d'une bande modérément large de dents 
minuscules. Branchiospines assez longues, 15 ou 16 à la branche 
inférieure du premier arceau. Dorsale XVIII-XIX 10; épines 
croissant en longueur jusqu'à la dernière, qui mesure les ^/^ ou près 
de la moitié de la longueur de la tète; les plus longs rayons mous 
mesurant la moitié ou les ^/_; de la longueur de la tête. Anale 



_ 56 - 

V-VI 8-9; la dernière épine mesure le tiers de la longueur de la 
tête. Pectorale mesurant les 7;^ de la longueur de la tête. Ventrale 
atteignant l'orifice anal. Caudale tronquée. Pédicule caudal deux 
fois aussi long que haut. Écailles 85-90 ,^; lignes latérales 
60-62/33-35. Brun, plus clair en dessous, varié de plus foncé; une 
tache noirâtre allongée, horizontale, de chaque côté du corps, en 
av^ant de la ligne latérale inférieure ; une petite tache operculaire 
noire ; nageoires impaires brunâtres, la dorsale molle et l'anale à 
petites taches foncées; pectorales jaunes, ventrales noirâtres. 

Longueur totale : 150 millimètres. 
Tulo et baie de Kilewa. Deux individus. 

Espèce voisine du L. elongatus, Blgr., mais museau plus court 
par rapport à l'œil et branchiospines plus nombreuses. 

72. — Lamprologus Cunniniçtoni, Blgr. 

Baie de Kilewa; lagune à l'embouchure de la Lobezi ; Kamamba. 

73. — Lamprologus Lemairsi, Blgr. 
Moliro; baie de Vua. 

74. — Lamprologus brevis, Blgr. 
Baie de Kilewa au larg-e de l'embouchure de la Lobezi. 



s^ 



75. — Lamprologus tseniurus *, Blgr., R.Z.A., t. III, p. 444. 

Hauteur du corps 2 "/^ à 2 '/,^ fois dans la longueur totale, lon- 
gueur de la tête 3"fois. Tête 2 fois aussi longue que large ; museau 
aussi long que l'œil ou un peu plus cotn-t ; diamètre de l'œil 
2 '^/g à 3 fois dans la longueur de la tète, égal à la largeur inter- 
orbitaire ; maxillaire atteignant le plomb du bord antérieur ou du 
quart antérieurde l'œil; 4 ou 6 canines, les externes les plus grandes, 
en avant de chaque mâchoire, suivies d'une bande étroite de dents 



— 57 — 

minuscules ; dents latérales petites ; joue nue. Branchiospines 
longues et minces, 23 à 25 à la branche inférieure du premier 
arceau. Dorsale XVIII-XIX 8; épines croissant en longueur jus- 
qu'à la dernière, qui mesure la moitié ou les "/- de la longueur de 
la tête; les. plus longs rayons mous mesurant les ^/;. ou les ^/^ de la 
longueur de la tête. Anale VII- VIII 7-8; la dernière épine aussi 
longue que la dernière dorsale. Pectorale mesurant les "j.. ou 
les ^/, de la longueur de la tête. Ventrale prolongée en filament, 
dépassant l'origine de l'anale. Caudale arrondie. Pédicule caudal 
plus haut que long. Écailles 35-38 ^^^ ; lignes latérales 12-23/2-8. 
Brunâtre; pédicule caudal et base de la nageoire caudale à bandes 
verticales foncées; une tache operculaire noire; dorsale et anale 
bordées de noirâtre. 

Longueur totale : 60 millimètres. 

Baie de Kilewa et Kapampa. Six individus. 

Cette espèce est remarquable par le nombre très élevé des 
branchiospines. 

76. — Telmatochromis temporalis, Blgr. 
Baie de Kilewa. 

77. — Pîecodus paradoxus, Blgr. 
Baie de Kilewa. 



MASTACEMBELID^. 

78. — Mastacembelus Moorii, Blgr. 
Grève inondable à Rutuku. 

79. — Mastacembelus Cunningtoni, Blgr. 
Baie de Kilewa. 



COMMENT DISTINGUER 

LES 

SERPENTS DANGEREUX DU CONGO BELGE? 

PAR 

Qaston-Fr. de WITTE 

(Suile) 



Ces tableaux synoptiques ne s'appliquent qu'aux Serpents de la 
région comprise dans le présent travail (Congo belge et portugais, 
Rhodésie du Nord et Angola). Pour assurer une identification 
facile et rapide des genres et des espèces, on a eu recours, dans la 
mesure du possible, à des caractères externes, insignifiants même, 
en apparence, afin d'éviter autant que faire se peut l'examen de la 
dentition, qui présente toujours de si grandes difficultés au 
débutant. 

Les figures qui accompagnent ce travail, et que M. Boulenger 
a bien voulu m'autoriser à copier ('), donnent, je pense, toutes les 
indications nécessaires quant à la terminologie employée. J'ajou- 
terai seulement que lorsque les sous-caudales sont doubles, chaque 
paire ne compte que pour une unité, et que la plaque conique ou 
épineuse qui encapuchonné l'extrémité de la queue, n'est pas com- 
prise dans ce nombre. 



(') « A List of the Snakes of the Belgian and Portuguese Congo; Northern Rhodesia 
and Angola. » Proc. Zool. Soc, 1915, pp. 194-195. 



59 — 




iv/S-otuliire foscrjiff 

prefrontol* j 
prçotulairt 



ro-jUale 
bus-ocuHife 
nasale 

^ronLalf-| 



labial* iup 
TYPHLOPS PUNCTATUS. 
pre frontale 




naialf 



roitralf i 




labiale iup 
GLAUCONIA EMINI. 



îrenale poilotulai'e 

naïaif-post , ; prfoculaire,-' 
nasale-ant- 



_. ttmporalf ant 
"■ temporale p«t. 
"■labiale Jup 




roslrjle 
Symphysiale 
"labiale mf 
rnentonniért: ant 
mentonnière post. 

labiale m' 
ventrale 



CAUSUS RHOMBE.ATUS. 



Écailiure de la panie antérieure du corps chez Typhlops punclattis, 
Glauconia Einini el Causui r kombeaUis . 



6o 




mn\\y / ^ 



B. 



ventrale* étai!le5(15''anqces) ventralei ec3illej(2.1 rangées) 

Écaillure de la partie la plus développée du corps. 

A. Giistrofiy.vis smuraudinu : écailles carénées, plaques ventrales bicarénées; 

B. Dipsa domor phiis litandingii : écailles obliques, écailles de la région vertébrale 

plus grandes. (D'après G. -A. Boui.enger.) 



TABLEAU SYNOPTIQUE DES FAMILLES. 

I. — Aspect vermiforme; bouche petite et située en dessous; 
veux cachés ou visibles sous les plaques de la tête; corps 
recouvert en dessus et en dessous d'écaillés uniformes et 
imbriquées. 

Plaque oculaire ne bordaut pas la bouche; queue pas 
plus longue ou seulement un peu plus longue que 
large Typhlopidés. 

Plaque oculaire bordant la bouche; queue au moins 
trois fois aussi longue que large Glauconiidés. 



II. — Bouche grande, yeux distincts, corps recouvert de grandes 
plaques en dessous. 

Plaques ventrales beaucoup plus étroites que le corps; 
sus-oculaire, si elle existe, divisée en deux plaques 
ou davantage Boidés. 

Plaques ventrales au moins à peu près aussi larges 
que le corps; sus-oculaire, si elle existe, unique; 
crochets à venin situés sous l'œil, précédés de petites 
dents Colubridés. 

Plaques ventrales au moins à peu près aussi larges que 
le corps; de grands crochets à venin, dans un repli 
• muqueux et situés sous l'œil Vipéridés. 



— 6i 



FAMILLE DES COLUBRIDES. 

Trois séries parallèles : 

Pas de crochets à venin; toutes les dents non sillon- 
nées Aglyphes. 

Des crochets à veuin, situés en arrière Opisthoglyphes. 

Des crochets à venin, situés en avant Protéroglyphes. 



A. — PROIEROGLYPHES. 

Tableau synoptique des genres. 
[Frênaie absente dans tous les genres.] 

L — Tête courte, museau plus large que long; corps cylindrique; 
moins de 95 sous-caudales. 

Ecailles non obliques; ventrales 192-221; sous-cau- 
dales 67-80 Boulengerina. 

Ecailles plus ou moins obliques, quelquefois très légè- 
rement ; ventrales 180-228; sous-caudales 50-92 . . Elapechis. 

Ecailles obliques; ventrales 180-228; sous-caudales 

50-92 ... Naia. 

IL — Tête allongée, étroite, museau pas plus long que large; 
corps légèrement comprimé. 

Ecailles très obliques; ventrales 202-270; sous-cau- 
dales 97-121 Dendraspis. 



I. — BOULENGERINA. 

Tableau synoptique des espèces. 

Ecailles en 23 ou 25 rangées; temporales i -f 2. . . B. annulata. 

Ecailles en 21 rangées; temporales 1+2 B. Stornisi. 

Écailles en 17 rangées; temporales 2 -f 2 ou 2 -]- 3. . B. Christyi. 



— 62 — 

2. — ELAPECHIS. 

Tableau synoptique des espèces. 

A. — Écailles en 13 rangées; sous-caudales 13-25. 

Première labiale inférieure en contact avec sa pareille 
derrière la sj^mphysiale ; internasales beaucoup plus 
courtes que les préfrontales . E. Quentheri. 

Première labiale inférieure en contact avec sa pareille 
derrière la svmphj'siale; internasales mesurant les 
trois quarts de la longueur des préfrontales . . . E. niger. 

Symphysiale en contact avec les mentonnières anté- 
rieures E. Herrii. 

B. — Ecailles en i5rangées; sous-caudales 31-36; première labiale 

inférieure en contact avec sa pareille derrière la sym- 
physiale. 

Pas de sous-oculaires; ventrales 150 E. Duttonii. 

Deux sous-oculaires; ventrales 172 E.multifasciatus. 

3. — NAIA. 

Tableau synoptique des espèces: 

I. — 19 a 29 écailles en travers du cou qui est dilatable. 

Sixième labiale supérieure la plus grande et la plus 
haute, en contact avec la postoculaire inférieure, 
temporales I -|- 2 ou 3 N. melanolenuca. 

Troisième labiale supérieure la plus haute, non en 
contact avec la postoculaire; temporales 2 ou 
3 + 4 ou 5 N. nigricollis. 



63 - 



II. — 15 ou 17 écailles en travers du cou, qui n'est pas dilatable. 

(Eil séparé des labiales par les sous-oculaires: écailles 
en 17 rangées eu travers du milieu du corps; sous- 
caudales 56-62 N. Anchietae. 

Quatrième ou troisième et quatrième labiales supé- 
rieures touchant l'œil; écailles en 13 ou 15 rangées 
en travers du milieu du corps; sous-caudales 88-92. N. Qoldii. 



4 — DENDRASPIS. 

Deux espèces. 

Uue grande temporale supérieure, en contact avec 
tout le bord externe de la pariétale; écailles en 15 
à 19 rangées D. Jamesonii. 

Deux temporales supérieures en contact avec le bord 
externe de la pariétale; écailles en 19 à 23 rangées. D. angusticeps. 



FAMILLE DES VIPERIDES. 



Tableau synol>iique des genres. 

— Œil moyen ou grand, séparé des labiales supérieures parles 
sous-oculaires; moins de 180 ventrales. 

Face supérieure de la tête recouverte de grandes 
plaques symétriques; pupille ronde Causus. 

Face supérieure de la tète recouverte d'écaillés ; 
pupille verticale ; sous-caudales en deux rangées . Bitis. 

Face supérieure de la tête recouverte d'écaillés ; 
pupille verticale; sous-caudales en deux rangées; 
queue préhensile Atheris. 



- 64 



II. — Œil petit, à pupilles rondes. 

Face supérieure de la tète recouverte de grandes 
plaques symétriques ; pas de frênaie ; habituelle- 
ment une petite préoculairc; ventrales 178-356 . . Atractaspis. 



I. — CAUSUS. 
Tableau svnoptiqiœ des espèces. 

I. — Écailles en 17 rangées ou plus; toutes les sous-caudales ou 
la plupart en deux rangées. 

Museau obtus, modérément proéminent ; ventrales 

120-155 ^- rhombeatus. 

Museau proéminent, souvent plus ou moins distincte- 
ment retroussé à l'extrémité; écailles en 19 à 22 
rangées; ventrales 134-152 C. resimus. 

Museau proéminent, plus ou moins distinctement 
retroussé à l'extrémité; écailles en 17 rangées; ven- 
trales 1 10-125 ^ Difilippii. 

II. — Ecailles en 15 rangées. 

Sous-caudales simples C. Lichtensteinii. 

2. — BITIS. 

Tableau synoptique des espèces. 
I. — Une ou deux séries d'écaillés entre la nasale et la rostrale. 

Narines entièrement dirigées en avant B. arietans. 

Narines dirigées vers le haut et vers l'extérieur ; 

écailles en 25 à 27 rangées B. Peringueyi. 

Narines dirigées vers le haut et vers l'extérieur ; 
écailles en 22 à 29 rangées; une corne écailleuse 
dressée au-dessus de l'œil (rarement absente). . . B. caudalis. 



65 



II. — Quatre ou cinq séries d'écaillés entre la nasale et la roslralc: 
écailles en 33 à 41 rangées. 

Une seule grande écaille ou quelquefois une corne 
écailleuse au-dessus de linternasale, en contact 
avec sa pareille B. gabonica. 

Deux ou trois grandes cornes écaiileuses au-dessus de 
l'internasale , habituellement séparées de leurs 
pareilles par de petites écailles B. nasicornis. 



3. — ATHERIS. 

Deux espèces : 

Ecailles en 15 à 25 rangées; écailles gulaires forte- 
ment carénées A. squamiger. 

Ecailles en 25 à 32 rangées; écailles gulaires lisses ou 
faiblement carénées A. Nitschei 



4. — ATRACTASPIS. 

Tableau synoptique des espèces. 

I. — Anale divisée; toutes ou la plupart des sous-caudales dou- 
bles; museau aiTondi. 

A. Seconde labiale inférieure séparée de sa pa- 

reille par les mentonnières. 

Ecailles en 19 à 21 rangées; ventrales 200-235 . . .A. congica. 
Écailles en 21 à 2-] rangées; ventrales 217-257 ... A. irregularis. 

B. Seconde labiale inférieure formant suture avec 

sa pareille; écailles en 21 à 23 rangées; ven- 
trales 336-359 A. heterochilus. 



66 



II. — Anale entière; toutes on la plupart des sous-caudales 
doubles. 

A Postoculaire en contact avec une grande tem- 
porale 

1. Première labiale inférieure formant 

suture avec sa pareille derrière la 
symphysiale. 

Museau très proéminent, cunéiforme; seconde labiale 
inférieure très grande, formant suture avec sa pa- 
reille; écailles en 23 à 27 rangées; ventrales 178- 
193 . . . , A. corpulenta. 

Museau proéminent, subcunéiforme: troisième labiale 

inférieure très grande; ventrales 221-260 .... A. Bibronii. 

2. Symphysiale en contact avec les men- 

tonnières; museau arrondi ; écailles 
en 2^ à 25 rangées; ventrales 240-242. 

Uiîe préoculaire A. katangae. 

Pas de préoculaire A. Coarti. 

B. Temporales petites 2 ou 3 superposées en 
avant ; museau proéminent, subcunéiforme ; 
écailles en 29 à ^y rangées; ventrales 212- 
245 A. microlepidota. 



(A suivre.) 



NOTES 



PALÉONTOLOGIE DU CONGO 



Maurice LHRICHE 

Professeur de Géologie à l'Université de Bruxelles. 
(Planches I-IV) 



SOMMAIRE 

Introduction. 
L — Deuxième Note sur les Poissons des Couches du Lualaba. 
II. — Sur les premiers fossiles rencontrés dans les Couches du Lubilash. 
III. — Note préliminaire sur des Poissons nouveaux du Paléocène et de 
l'Eocène de la région c<"jtière du Congo. 



INTRODUCTION 

Les grands traits de la géologie du Congo sont fort simples. Le 
bassin du Congo dessine une immense cuvette, formée par des ter- 
rains anciens, — primaires et probablement archéens, — redressés 
et plissés. Ces terrains affleurent à la périphérie du bassin, oîi ils 
forment les bords de la cuvette (voir la planche I). Sur le fond de 
cette cuvette s'étalent horizontalement un ensemble de formations, 
qui sont le prolongement septentrional des Couches du Karroo de 



— 68 — 

l'Afrique australe. Ces formations comprennent, à partir de la base : 

1° Les Couches du Kundelungu, qui débutent souvent par un 
conglomérat glaciaire, correspondant au Conglomérat de Dwyka, 
dans l'Afrique australe ; 

2° Les Couches du Lualaba et les Couches du Lubilash ('), que 
plusieurs auteurs considèrent aujourd'hui comme deux faciès d'une 
seule et même formation. 

De toutes ces formations horizontales, seules, les Couches du 
Lualaba avaient, jusque dans ces derniers temps, fourni des fos- 
siles ('■^), et ceux-ci indiquent, pour ces couches, un âge Triasique 
supérieur ou Rhétien (^). 

Pour se rendre à l'Océan, le Congo franchit, dans son cours 
inférieur, la bordure occidentale de la cuvette congolaise ; puis, il 
traverse une étroite bande côtière, recouverte par des formations 
paléocènes (') et éocènes ('). 



(') Nouvelle ordiographe de I.ubilache. 

(') M. Mercenier a signalé dans la formation, avec couches de houille, de la Haute- 
Lukuga, près du l'anganika, — formation qui a été rapportée aux Couches du Kundelungu, — 
des Végélaux mal conserves, difficilement déterminables, qu'il a néanmoins rapportés h des 
espèces connues de la formation du Karroo. Voir M. Mercenier, Le Bassin perinien de la 
Lukuga (Tanganika). [Anniz/cs de la Société géologique Je Belgique, t. XL (1912-1913), Publica- 
tions relalîj'es au Congo neige et aux régions voisines, pp. 165-174, pi. VI-VIII ; 1913]. 

(') Maurice Lekiche, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au Congo belge, 
dans le système du Lualaba. \_Coiiiptes reiidus hebdomadaires des séances de l' Académie des 
Sciences (Paris), t. (;L1, pp. 840-841 ; 7 novembre 1910.] 

— Maurice Leriche, Les Poissons des Couches du Lualaba (Congo belge). (Revue 
Zoologique Africaine, vol. I, pp 190-197, pi. IX, X; 1911.) 

— Ma'JRice Leriche, Les Entomostracés des Couches du Lualaba (Congo belge). [Revue 
Zoologique Africaine, vol. III, pp. i-ii, pi. I-III; 1913.) 

(4) L'existence de ces formations paléocènes est révélée par la faune recueillie dans les 
couches qui constituent la falaise de Landaua, dans l'enclave portugaise de Cabinda. Les 
l'oissons indiquent pour ces couches un âge Montien. [Voir .VIaj ;iCE Leriche, Les Poissons 
paléocèces de Landana (Congo). (Annales du Musée du Congo belge — Géologie. Paléontologie, 
Minéralogie, série lU, t. \. pp. 79-80; 1913).] L'étude des Mollusques a conduit à une con- 
clusion à peu près identique. [Voir F-M. Vincent, Contribution à la Paléontologie des 
ialaises de Landana (Bas Congo). (Ibidem série III, t. I, pp. 40-42.)] 

(5) Maurice Leriche, Sur des Poissons fossiles de la région côtière du Congo et sur la 
présence de l'Eocène dans cette région. \Comptes rendus hebdomadaires des sêaiiccs de 
l'Académie des Sciences (Paris), t. CLXIX, pp. 479-481 ; 8 septembre 1919.] 



REVUE ZOOLOG 

AFRICAINE A 1 -"^ ^' 
Vol. VIII. ..-^''^'■^'"^ 
PI. 1. 




REVUE ZOOLOGIQUE 

AFRICAINE. 

Vol. Vlll. 

PI. I. 

M. LERICHE. 

NOTES 

SUR LA 

PALÉONTOLOOIE 

DU 

CONGO. 



ESQUISSE DUNE 

CARTE GÉOLOGIQUE 

CONGO BELGE 

Faite daprès les documents publiés 

jusqu'ici , et indiquant lemplacemen^ 

des gisements fossiliFères. 




Série du 

Kôl rroo. 
horizonta/e 



Paléocène et Eocene 
Couches du iubiiash 

I I I I I Couches du luâ/à6s 
\\\\\ (Triasique-Rhétten) 



Couc/ies du Hufide/unau 

p/,ssée \ ;C i cj 

• ^ Gisement Fossilifère 



Hoches érupti^es. 
•ri sts/icpf'j /tiennes ^t ^éàimcnt^ir^^ 



— 69 - 

Les pages qui suivent sont consacrées : i" à l'étude de nouveaux 
restes de Poissons provenant des Couches du Lualaba; 2" à celle 
des premiers fossiles rencontrés dans les Couches du Lubilash ; 
3° à la description de quelques Poissons nouveaux du Paléocène 
et de l'Eocène de la région côtière du Congo. 



I. - DEUXIEME NOTE SUR LES POISSONS DES COUCHES 

DU LUALABA. 

Les Couches du Lualaba sont bien développées le long du 
Lualaba, ;i partir de Kongolo, puis le long du Congo jusqu'à Bun- 
gongo, à environ 225 kilomètres en aval de Stanlevville ('). Les 
gisements fossilifères connus sont échelonnés le long du Lualaba- 
Congo ; ils sont particulièrement nombreux entre Ponthierville et 
Stanlevville (voir la carte, pi. I). 

En aval de Stanlevville, les Couches du Lualaba renferment, 
dans leur partie inférieure, un niveau de marno-calcaires vert clair, 
qui affleurent à l'île Bertha ("), et qui apparaissent sur les rives du 
Congo, à l'époque des basses eaux. Des restes de Poissçns avaient 
été signalés dans ces marno-calcaires ('^"i ; d'autres avaient été rap- 
portés de Stanlevville, par le Commandant Delhaize ; mais l'état 
fragmentaire de tous ces restes n'autorisait aucune détermination 
précise. 

On doit donc savoir gré à M°' Grison, évêque de Stanleyville, 
d'avoir entrepris des recherches dans des roches analogues qui, à 



(') Les Couches du Lualaba semblent se poursuivre plus en aval. M. Passau les a 
retrouvées dans les collines des Upotos, près de Lisala. Voir G. Passau. Géologie du cours 
moyen du Congo et de la colline des Upotos {Annules de la Société géologique de Belgique, 
t. XXXVII, Bulletin, pp. 219-220; 1910.) 

r) Située à une vingtaine de kilomètres en aval de Stanleyville. 

(') G Passau, Note sur la Géologie de la zone des Stanley-Falls et de la zone de 
Ponthierville, Province orientale (Congo belge). [Annales de la Société géologique de Belgique, 
t. XXXVI, Mémoires, p 227; 1909.) 

— G. Passau, Géologie du cours moyen du Congo et de la colline des Upotos. (Ibidem. 
t. XXXVll, Bulletin, p. 221; 1910 i 



— 70 — 

la Mission Saint-Gabriel, un peu en aval de Stanleyville, découvrent 
aux basses eaux — et d'avoir ainsi réuni un grand nombre de restes 
de Poissons, qu'il a offerts au IMusée du Congo belge, à Tervueren. 
L'étude de ces restes venait àc m'être confiée par la Direction du 
Musée du Congo lorsque la gu rre éclata. 

Pendant la guerre, W-liuerican Museiun Congo Expédition rap- 
porta de la Mission Saint-Gabriel un certain nombre d'échantillons 
de la roche fossilifère, renfermant des restes de Poissons (écailles, 
os de la tête, ravons de nageoires). Ces restes ont été étudiés par 
M. HussAKOF et rapportés par lui à une espèce nouvelle du genre 
Lepidotiis (/,. congolensis) ('). 

La présence, dans les Couches du Lualaba, du genre Lepidotus 
ou d'un genre très voisin était déjà connue : favais, en effet, 
signalé, parmi les restes de Poissons trouvés à Kindu, une écaille 
que je ne pouvais distinguer de celles des Lepidottis ("). 

Les restes de Poissons recueillis par M°' Grison sont très 
nombreux. Malheureusement, ils ont presque toujours perdu leurs 
connexions; de plus, ils sont souvent fragmentaires. Ils se rap- 
portent presque tous à l'espèce décrite par M. Hussakof, mais, 
grâce à leur nombre, ils permettent de la mieux définir. 

Parmi ces restes dissociés se trouve un os ovalaire (fig. i dans 
le texte), apparemment svmétrique, que l'on ne peut identifier à 
aucun os du crâne. Par sa forme, il rappelle la plaque jugulaire 
des Dapcdiiis. Cette plaque n'a pas encore été signalée chez les 
Lepidotiis. Sa présence, dans ce dernier genre, rendrait plus 
étroites encore les affinités, déjà très grandes, qui existent entre 
les Dapedins et les Lepidotus. 

En même temps que les fossiles recueillis par M"' Grison, j'ai 
examiné deux écailles de Poissons qui m'ont été communiquées 
par la Compagnie des chemins de fer des Grands Lacs, et qui pro- 



(') L. Hussakof, Fossil Fishes coUected by the American Muséum Congo Expédition. 
{Bulletin of the American Muséum of Naiural History. vol. XXXV'II. pp. 761-765, 
pi. LXXXVIII, fig. 6-8; 1917.) 

(*) Maurice Leriche, Les loissons; des Couches du Lualaba (Congo belge). {Revue 
Zoologique Africaine, vol I, p. 196, pi. X, fig. 2; 191 1 ) 



REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. Vol. VIII. 



PI. II. 




Empreintes d'Estheria sp. 

dans une argillite rouge. — Echelle : j 

Gisement : Couches du Lubilash — Loc. : K'tari. 




Colobodus sp. 

Ecaille vue 
par la face interne. 

Gisement : Couches 
du Lualaba. 

Loc. : Bamanga. 



lop. Interopercule gauche 
Mx. Maxillaire droit. 
P. Préopercule gauch 
Po. Postorbitaires. 




Lepidotus congolensis, Hussakof. 
Squelette céphalique dissocié d'un individu jeune. — Gr. natur. 

Gisement : Couches du Lualaba. — Loc. : Mission St-Gabriel, près Stanleyville. 
Type : American Muséum of Natural History, à New- York. 



M. LERICHE. — FOSSILES DES COUCHES DU LUBILASH 
ET DES COUCHES DU LUALABA. 



— Il — 

viennent des schistes bitumineux que l'on trouve parfois intercalés 
dans les Couches du Lualaba. Les échantillons qui renfermaient 
ces écailles ont été prélevés par les agents de cette Compagnie le 
long de la petite rivière Oseugwé, près de Bamanga ('). L'une de 
ces écailles ne semble pas pouvoir être distinguée des écailles 
caudales de Lepidotus congoloisis. L'autre appartient vraisembla- 
blement au genre Colobodus. 



Famille des SEMIONOTlD/e. 
Genre LEPIDOTUS L. Agassiz. 

Lepidotus congolensis Hussakof (pi. II, fig. 3, pi. III; fig. 1-3 
dans le texte). 

Lepidotus (?) M. Lekiche, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au Congo 
belge, dans le système du Lualaba. [^Complcs rendus hebdomadaires des séances de 
l'Académie des Sciences (Paris), t. CLI. p. 841 ; 1910.] 

Lepidotus (?) sp. M. Lekiche, Les Poissons des Couches du Lualaba (Congo 
belgel. (Rej'ue /.nologiqxie Africaine, vol. I, p. 196, pi. X, fig. 2; 1911.1 

Lepidotus congolensis Hussakof. L. Hussakof, Fossil Fishes coUected by the 
American Muséum Congo Expédition. \ Bulletin of the American Muséum of 
Natural History, vol. XXXVII, p. 761, pi. LXXXVIII, fig. 6-8, fig. 1-7 dans 
le texte.) 

Crâne. — Les os de la voûte du crâne ne sont connus que par quelques 
fragments, dont la face externe est couverte de petits tubercules émaillés, 
peu nombreux et irrégulièrement espacés. 

Le parasphé7ioïde cç\. III, fig. i) est ?rand, élancé, ouvert k l'arrière par 
une large fente. Il est aminci immédiatement en arrière des apophyses 
latérales, qui ne sont que partiellement conservées. 

Mâchoires. — Le prémaxillaire, — que M. Hussakof a figuré (L. Hus- 
sakof, loc. cit., fig. I dans le texte), — a la forme caractéristique du pré- 



(•) Bamanga se trouve sur la rive gauche du Lualaba, à 14 kilomètres en aval de 
Ponthierville. 



— 72 — 

maxillaire des Lepidotus. De sa partie antérieure, s'élève verticalement une 
apophyse très forte et très longue. 

Le maxillaire (pi. II, (ig. 3, Mx) a la forme générale du maxillaire de 
Lepidotus latifrons A. -S. Woodward, de l'Oxford Clay, espèce dont la tète 
désarticulée, décrite par M. A. -Smith Woodward ('), montre bien les carac- 
tères ostéologiques du genre Lef)idotus. Il est étroit en avant, mais s'élargit 
subitement en arrière. 

Le dentaire (pi. III, fig. 2) se rétrécit assez brusquement en avant, au point 
où il se recourbe vers la symphyse. 

Le prémaxillaire, le maxillaire et le dentaire portent une rangée de dents 
coniques et pointues. Les dents du maxillaire paraissent être plus élancées 
que celles du prémaxillaire et du dentaire. 

Quelques rares dents, provenaut de l'intérieur de la gueule, se rencontrent, 
isolées, au milieu de restes fragmentaires du squelette. Elles ont les carac- 
tères des dents internes des premiers Lepidotus : elles sont relativement 
petites, pédonculées et terminées par un cône mousse. 

Appareil operculaire. — Le préopercule (pi. II, fig 3, P) est en forme 




Opercule droit d'un indi- 
vidu jeune (fragment 
vu par la f^ice] externe 
et empreinte). 




Placrue jugulaire (?). 



FiG. 1-3. - Lepidotus congolensis Hussakof. 
Grandeur naturelle. 

Gisement : Couches du Lualaba 
Localité : Mission Saint-Gabriel, près Stanleyville. 




Clavicule droite (contre-empreinte 
de la face externe). 



') A -Smith Woodward. On the Cranial Osteology of the Mesozoïc (ianoid Fishes, 
Lepidotus and Dapedius. (Proccedings of the Zoologicat Society of London, 1893, p. 562, 
pi. XLIX, fig. 2.) 



RErUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. Vol. VIII. 



PI. m. 





Dentaire droit. 




ï'r 




4 
5 


-5. Ecailles de la 

ligne médiane 

du dos. 



Parasphénoïde. 



Ecaille post-claviculaire. 






Ecailles de la partie antérieure des flancs. 







Ecailles antérieures. 



Ec. ant., face interne. 



13 



14 



15 



16 



i^ fm 



r 



itÉ^ 



"VX^. ■ >^ \ - ^ 



Ec. ventrale. Ecailles de la partie postérieure du corps. 



Fulcri 



Lepidotus congolensis, Hussakof. 

Os du squelette céphalique et écailles. — Grandeur naturelle. 

Gisemenl : Couches du Lualaba. — Loc. : Mission St-Gabriel, près StanleyviUe. 



M. LERICHE. - FOSSILES DES COUCHES DU LUALABA. 



— /^ — 

de croissant ; à la face externe, il piésentc, près du bord postérieur, (juelques 
rugosités et un petit nombre de tubercules émaillés. 

\Jopercule (fig. i dans le texte) est quadraugulaire, sensiblement plus haut 
que large. Sa face externe est ornée de granulations émaillées. 

Le sous-opercule, dont M. Hussakof a donné une figure (L. Hussakok, 
loc. cit., fîg. 4 dans le texte), est triangulaire et présente à l'angle antérieur 
du bord supérieur une apophyse montante bien développée. La partie décou- 
verte de sa face externe porte des rugosités peu marquées et une rangée de 
granulations le long du bord inférieur. 

U interopercule (pi. II, fig. 3, I op) est allongé et courbe. 

Plaque jugulaire Ci). — L'os qui semble devoir être interprété comme 
une plaque jugulaire (fig. 2 dans le texte) a une forme grossièrement ovalaire ; 
il est fortement rétréci et brusquement tronqué en avant. Sa face externe 
porte des granulations émaillées, analogues à celles qui ornent les os de la 
voûte crânienne et les pièces operculaires. 

Cf:in"Ture scapulaire. — La clavicule (fig. 3 dans le texte) est extrê- 
mement développée, courte et large. 

Ecailles. — Les matériaux étudiés renferment de très nombreuses 
écailles, presque toujours dissociées, comme les os de la tête. On y trouve 
des écailles des différentes parties du corps. 

Une plaque triangulaire (pi. III, fig. 3), très effilée à une extrémité et cou- 
verte extérieurement de granules émaillés, paraît devoir être considérée 
comme l'une des deux grandes écailles post-claviculaires, si remarquables 
dans le genre Lepidotus. 

Toutes les autres écailles sont parfaitement lisses. 

Les écailles de la partie antérieure du corps (pi. III, fig. 6-12) montrent 
les trois apophyses caractéristiques, qui servaient à l'articulation : une apo- 
physe, dirigée vers l'avant, à chaque extrémité du bord antérieur; une troi- 
sième apophyse, verticale, à l'extrémité antérieure du bord supérieur. 
L'écaillé figurée sous le n° 12 est vue par la face interne; elle montre, près 
du bord inférieur, la fossette dans laquelle s'encastrait rapoph3'se verticale 
de l'écaillé qui venait immédiatement au-dessous. 

Le bord postérieur des écailles antérieures porte généralement, dans sa 
partie inférieure, un à trois denticules épineux. 

Parmi ces. écailles, celles des flancs (pi. III, fig. 6-9, 12) sont sensiblement 
plus hautes que longues. Celles de la région dorsale (pi. III, fig. 11) sont, au 
contraire, légèrement plus longues que hautes. 

Les écailles de la partie postérieure du corps (pi. III, lig. 13-15) ont une 



— 74 — 

forme rhorabique; elles ne portent plus qu'une apophyse articulaire, celle 
de l'angle supérieur du bord antérieur. 

Les écailles de la ligne médiane du dos [pi. III, fig. 4 (l'écaillé inférieure), 
lig. 5 d'écaillé supérieure)] sont allongées et sub-hexagonales. 

Les fulcres (pi. III, tig. 16) sont très forts. 



Le Lepidotus congolensis est l'un des plus anciens Lepïdotiis 
connii.s. Il doit à son ancienneté certains de ses caractères : la 
terme sub-conique des dents de l'intérieur de îa gueule et peut-être 
la présence d'une plaque jugulaire. 

Gisement. — Le Lepidotus congolensis est une espèce très com- 
mune à la Mission Saint-Gabriel, près de Stanleyville, dans les 
marno-calcaires qui découvrent sur les rives du Congo, à l'époque 
des basses eaux. Il a été rencontré aux environs de Bamanga, — à 
14 kilomètres en aval de Ponthierville, ~ dans des schistes bitu- 
mineux. Il se trouve à Kindu, dans un calcaire blanc, qui a été 
exploité comme pierre à bâtir. 

La présence du genre Lepidotus a été signalée, en 1917, dans la 
« formation calcaire » du Bas-Congo, qui était considérée jusque-là 
comme antérieure au Permien. Dans la partie supérieure de cette 
formation, MM. Delhaye et Sluys avaient observé une brècb.e 
calcaire, passant au conglomérat, dont les éléments furent attri- 
bués par Priem à des dents de Poissons, et en particulier de 
Lepidotus ('). 

A l'issue de la guerre, MM. Delhaye et Si.uvs ont bien voulu 
me soumettre les échantillons qu'Us avaient rapportés. Ce sont des 
calcaires, dont la surface anciennement exposée à l'action des 
agents atmosphériques est couverte de sections plus ou moins 
circulaires, ne dépassant guère 15 millimètres de diamètre, et se 
détachant, par leur teinte sombre, sur le fond plus clair de la 
roche (pi. IV, fig. 2). Ce sont ces sections, dont la surface présente 



(') F. Delh.we et Sluys, La fcjrmation du Karoo dans le Congo occidenial. \_Coiiintis 
rendus des séajiccs de l'Académie des Sciences (Paris), t. CLXV, p. 315; 27 août 1917-] 



REl^UE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. Vol. VllI. 



PI. IV. 




Calcaire bréchoïde. L'effet de la corraslon est différent sur les cailloux et sur le ciment. 
Les cailloux sont sculptés et rappellent les plaques dermiques de certains Vertébrés 
(Voir p. 75). — Gisement : Couches du Kundelungu. ~ Localité : Sud de Kibwé, 
dans la vallée de la Lufira. 




Calcaire bréchoïde, dont les cailloux, sectionnés et sculptés par la corrasion, ont été 
pris pour des dents de Lepidotus (Voir p. 74). — Gisement : " Formation calcaire " 
du Bas-Congo. 



M. LERICHE. — EFFETS DE LA CORRASION SUR DES 
CALCAIRES BRÉCHOIDES DU CONGO. 



— 75 — 

parfois des scul[)tures irrégulières, qui furent prises pour des dents 
de Lepidotiis. L'abondance de ces prétendues dents de Lepidotns 
opposée à l'absence de toute autre partie du squelette suffit déjà à 
mettre en doute la détermination de Priem. Celle-ci est immédi;i ■ 
tement écartée par l'examdn d'une cassure fraîche de la roche (voir 
la partie supérieure gauche de la figure 2 de la planche IV). Cette 
cassure montre que les sections de la surface altérée sont celles de 
cailloux plus ou moins arrondis, formés d'un calcaire plus sombre, 
plus compact et, en général, plus résistant que le calcaire qui les 
cimente. 

Ces sections et les sculptures qui les ornent sont incontestable- 
ment l'œuvre de l'érosion éolienne, et l'on se trouve ici en présence 
d'un effet de la corrasion comparable à ceux que Foureau (') a 
observés dans le vSahara. 

Il est nécessaire de mettre les explorateurs congolais en garde 
contre les apparences trompeuses de certains efifets de la corrasion. 
Celle-ci engendre parfois, à la surface des calcaires, des sculptures 
qui rappellent, à s'v méprendre, celles des plaques dermiques et 
des os du crâne de certains Vertébrés. M. Delhaye m'a soumis 
des échantillons d'un calcaire qu'il avait prélevés, au Katanga, 
dans les Couches du Kundelungu, et sur lesquels des plages, nette^ 
ment délimitées et couvertes de vermiculations, ont l'apparence 
de fossiles (pi. IV, fig. i). Une cassure fraîche de la roche (voir la 
partie supérieure de la figure i de la planche IV) montre que l'on 
a affaire à un calcaire bréchoïde, dont les cailloux sont formés par 
un calcaire homogène, très fin et apparemment amorphe, tandis 
que le ciment est constitué par un calcaire cristallin et grenu. 
La corrasion a produit des effets différents sur ces deux parties de 
la roche : sur le ciment, elle a déterminé une surface rugueuse, 
chagrinée ; sur les cailloux, elle a engendré des ornements hiéro- 
glvphiques, qui leur donnent cjuelque ressemblance avec les os 



(') F. FouKKAU Quelques considéralions sur les dunes et sur les phénomènes éoliens. 
Documents scientifiques de la Mission saharienne, pp. 217-218, pi. XIX, (is;. 8-16; 1905. 



- 76 - 

sculptés du crâne de cet tains Stégocéphales, et qui sont identiques 
aux formes de l'usure éolienne que Foureau (') a observées sur 
les calcaires du Sahara. 



Genre COLORODUS L. Agassiz. 

Colobodus sp. (pi. II, fig. 2). 

La figure 2 de la planche II représente, vue par la face interne, une petite 
écaille qui provient des schistes bitumineux des environs de Ponthierville. 
Le bord postérieur de cette écaille est pectine. Le bord antérieur est droit; 
son extrémité supérieure, seule, se prolonge en une apophyse très courte et 
très aiguë, dirigée obliquement vers l'avant. Le bord supérieur présente, un 
peu en avant de sa partie médiane, une apophyse articulaire verticale, et la 
partie directement opposée du bord inférieur montre une fossette destinée à 
recevoir l'apophyse verticale de l'écaillé sous-jacente. 

Les fragments obtenus en essayant de dégager l'écaillé, pour en examiner 
la face externe, ont montré que celle-ci est complètement lisse. 

Rapports et différences. — Par sa forme généiale, l'écaillé 
qui vient d'être décrite rappelle celles des Gyrolepis et des 
Colobodus. Elle se distingue pourtant des écailles des Gyrolepis 
par sa face externe complètement lisse et par son bord postérieur 
nettement pectine. Par ces caractères, elle rappelle, an contraire, 
les écailles de certaines espèces de Colobobus (C. ficqueus Dames, 
C. gogolinensis Kunisch, C. ornatus L. Agassiz). 

Il semble donc que l'on doive compter le genre Colobodus parmi 
les éléments de la faune ichthvologique des Couches du Lualaba. 
L'espèce qui le représente dans ces couches est une forme de 
petite taille, qui est probablement nouvelle, mais dont les carac- 
tères ne peuvent être suffisamment définis au moven de l'unique 
écaille sur laquelle sa présence est établie. 

Le genre Colobodus n'est connu que dans le Trias et le Rhétien. 



(') F. FOUREAÙ, loc. cit. 



// 



Sa présence, dans les Couches du Lualaba, confirme donc les 
conclusions, sur l'âge de ces couches, auxquelles a conduit l'étude 
des premiers Poissons et des Entomostracés ('). 

Gisement. — Dans les schistes bitumineux de la rivière 
Oseugwé, près de Bamanga (14 kilomètres en aval de Ponthier- 

ville)^ 

* 
* * 

La présence d'une espèce du genre Colohodus dans les Couches 
du Lualaba porte à quatre le nombre des Poissons reconnus 
jusqu'ici dans cette formation; ce sont : 

Peltopleurus Maeseni Leriche ; 
Pholidophorus Corneti Leriche; 
Lepidotus congolensis Hussakof; 

Colohodus sp. 



IL — SUR LES PREMIERS FOSSILES RENCONTRÉS 
DANS LES COUCHES DU LUBiLASH. 



A l'ouest du Lomami, les Couches du Lualaba sont remplacées 
par les Couches du Lubilash, qui couvrent d'immenses étendues 
(voir la carte, pi. I). 

Jusque dans ces derniers temps, aucun fossile n'avait été signalé 
dans les Couches du Lubilash. Il y a quelques années, M. Manfroy, 
ingénieur de la Compagnie du Chemin de fer du Bas-Congo au 
Katanga, v a rencontré, à Sangula, — au confluent de la Bushimaïe 
et du Sankuru-Lubilash, — un fossile, dans lequel le D' E.-O. Ul- 
rich, du Geological Snrvcy des Etats-Unis, a reconnu un Crustacé 



(') Ante, page 68, note infrapaginale 3. 



- 78 - 

paraissant appartenir au genre Esthcria ('). Plus récemment, 
M. G. Passau y a trouvé un nouveau gisement fossilifère. Celui-ci 
est situé à Kitari, dans la vallée de l'Inzia, à environ 600 kilomètres 
à l'ouest du gisement de Sangula. La roche fossilifère est une 
argillite rouge, renfermant de nombreuses carapaces d'un Phyllo- 
pode ("). Ces carapaces sont assez mal conservées et plus ou moins 
écrasées, mais elles présentent encore fort nettement les caractères 
du genre Estheria. L'absence de côtes radiaires les éloigne des 
EsthericIIa, que l'on rencontre, parfois en grand nombre, dans les 
Couches du Lualaba. 



PHYLLOPODE. 

Genre ESTHERIA RiippELL et Straus-Durckheim. 

Estheria sp. (pi. II, fig. i). 

Les valves sont sub-ovalaires; leur crochet est antérieur et peu saillant. 
Le bord dorsal est à peu près rectiligne. Le bord antérieur, arrondi, passe 
insensiblement au bord ventral, avec lequel il forme une courbe très régulière. 
Le bord ventral est régulièrement convexe; il se relie, par un angle très 
obtus, au bord postérieur, lequel est oblique au bord dorsal. 

Les valves portent environ quatorze côtes concentriques. L'état de conser- 
vation des échantillons ne permet pas de constater la présence d'une orne- 
mentation intercostale. 



(') E.-O. Ulrich in Sydnev-H. Bali. et Mili,.ard-K. ShalEr, Contribution à l'élude 
géologique de la partie centrale du Congo belge, y compris la région du Kasaï. (Annales de 
la Société géologique de Belgique, t. XXXIX, Publtcalions relatives au Congobclgc, p. 219; 1913.) 

(^) Le gisement fossilifère de Kilari a été brièvement signalé à la Société géologique de 
Belgique dans les termes suivants : « M. (i. Pass.\u présente des échantillons d'argilite 
rouge intercalée dans les grès du Lubilash de l'Inzia (bassin de Kwango) et renfermant des 
Etheriella et des ostracodes rappelant Dar-j)inula globosa Duflf. » [^Société géologique de 
Belgique, Bulletin (Projet), Séance extraordinaire du 18 juillet 1919, p. 2]. Je n'ai pu déter- 
miner le corpuscule, — peut-être un Ostracode, — que M. Passau a comparé à Daruinultt 
globosa Dufï, dont on rencontre une variété (var. siricta R. Jones) dans les Couches du 
Lualaba. [Voir M. Leriche, Les Entomostracés des Couches du Lualaba. i^Revue Zoologique 
Africaine, vol. III, p. 7, pi. III, fig. 1-3.)] 



— 79 — 

Rapports et différences. — U Estheria des Couches du 
Lubilash appartient à un groupe à! Estheria caractérisées par une 
ornementation concentrique, régulière, formée de côtes saillantes 
et espacées. MM. Depérkt et Mazeran ont désigné ce groupe, 
qui est le plus riche en espèces, sous le nom à' Euestheria ('). 

Des espèces de ce groupe, V Estheria inangaliensis R. Jones ("), 
du Trias supérieur ou du Rhétien de l'Inde ("), semble être celle 
dont se rapproche le plus V Estheria congolaise. Celle-ci ne se 
distingue apparemment de l'espèce indienne que par sa forme un 
peu plus allongée et par une démarcation plus nette des bords 
postérieur et ventral. 

Des Couches du Karroo, R. [ones a décrit, sous le nom 
à' Est/ieria Greyi ("'^), une espèce qui, par son ornementation con- 
centrique, rappelle V Estheria des Couches du Lubilash, mais qui 
s'en éloigne par sa forme plus ovalaire, plus inéquilatérale. 

Pour préciser davantage les affinités de V Estheria congolaise 
avec les espèces déjà connues, il sera nécessaire d'attendre que des 
matériaux mieux conservés que ceux recueillis par M. Passau 
permettent d'apprécier la valeur de certains des caractères indiqués 
plus haut et fassent connaître un autre critérium, important pour 
la détermination des Estheria : celui qui est fourni par l'ornementa- 
tion intercostale. 

Gisement. — Le seul gisement actuellement connu est celui de 
Kitari, dans le canyon de l'Inzia, sous-afHuent de gauche du 
Kasaï. L'Esthe/'ia qui vient d'être décrite s'v trouve dans une 



(') Ch. DtPÉRET et p. Mazeran, Les Estheria du PL-rmien d'Autun. ^Mémoires de la 
Sociélé d'histoire naturelle d'Autun, t. XXV (1912), p. 171] 

(') T.-RuPERT Jones, A monograph of Ihe fossil Estheriic [Palceontcgraphical Society, 
vol. XIV (1860)], p. 78, pi. II, fig. 16-23; 1862. 

(3) Geixitz a rapporté à V E. inangaliensis une Estheria de grande taille, provenant des 
schistes bitumineux rhétiens de la République argentine. H.-B. Geinitz, Ueber Rhatische 
Pflanzen- und Thierreste in den argèntinischen Provinzen La Rioja, San Juan und Mendoza, 
p. 3, pi. I, fîg. 1-6. {Palaeontographica, Suppl. III. — Beitràge zur Géologie und Palaeonto- 
logie der argèntinischen Republik. Palaeontologischer Theil : II Abtheiluug. 1876.) 

(4) T.-RuPERT Jones, Notes on sonie Fossil Bivalved Entoniostraca. [Gcological Magazine, 
déc. II, vol. V, p. 100, pi. III, fig. I : 187S ,1 



— 8o — 

;ir2[illite rouge, qui forme une mince couche intercalée dans la 
puissante formation gréseuse du Lubilash. 

Il ne semble pas que le Crustacé trouvé à Sangula, dans les 
Couches du Lubilash^ soit le même que celui de Kitari. Si ce 
Crustacé de Sangula appartient bien au genre Esthen'n, ce serait, 
d'après M. Ulrich ('), la plus grande des espèces de ce genre 
actuellement connues. Or, \ Estherla de Kitari ne se fait pas 
remarquer par une taille anormale. 

La présence du genre Estheria dans les Couches du Lubilash 
montre que celles-ci ont dû se déposer sous un régime lagunaire 
ou lacustre, assez analogue à celui qui a présidé au dépôt des 
Couches du Lualaba ("). 



TIL — NOTE PRÉLIMINAIRE SUR DES POISSONS NOUVEAUX 

DU PALÉOCÈNE ET DE L'ÉOCÈNE 

DE LA RÉGION CÔTIÈRE DU CONGO. 

Les résultats obtenus par la mise en oeuvre des fossiles recueillis 
jadis, par M. Diderrich, dans la falaise de Landana (enclave 
portugaise de Cabinda) (^), déterminèrent la Direction du Musée 
du Congo belge, à Tervueren, à faire explorer ce gisement d'une 
façon méthodique. 

M. Bequaert fut chargé de cette mission. En 1914, il fit 
parvenir, au Musée de Tervueren, une partie importante des 
matériaux qu'il avait recueillis à Landana, ainsi qu'un certain 
nombre de restes de Poissons, provenant d'un nouveau gisement 



(') E.-O. Ulrich in Sydney-H. Bai-I, et Mili,ard-K. Shaler, loc. cit., p 219. 

(^) Maurice Lf.riche, Les Entoniostracés des Couches du Lualaba (Congo belge). (Rctiuc 
Zoologique Africaine, vol. III. p. II.) 

(3) La faune paléocène de Landana : Mollusques, par E. Vincent; Podocnemis congo- 
lensis, par L. Dollo; Poissons, par M. Leriche. {Annales du Musée du Congo belge. — 
Géologie, Paléontologie, Minéralogie, série III, t. I. fasc. I ; 1913 ) 



— 8i — 

qu'il avait découvert à Sasazao, à environ lo kilomètres de Landana, 
dans l'intérieur des terres (voir la carte, pi. I). 

l'ai fait connaître récemment, dans une note préliminaire ('), 
les résultats de l'étude des Poissons recueillis par M. Beouaekt, 
à Landana et à Sasazao. Cette étude confirme l'âge Paléocène 
ancien (Montien) du gisement de Landana, — âge que l'étude 
des restes de Poissons rapportés par M. Diderrich avait permis 
d'établir. Elle révèle, en outre, la présence, à Sasazao, de l'Eocène 
proprement dit. 

La détermination des restes de Poissons recueillis jusqu'ici dans 
les deux gisements fossilifères, actuellement connus, de la région 
côtière du Congo, -- Landana et Sasazao, — permet de dresser les 
listes suivantes : 



— Faune ichthyologioue du gisement de Landana 

(Montien). 

Hypolophites iiiayoïiibcnsis Leriche; 

Myliobatis dispar Leriche; 

Myliohatis Dixoni L. Agassiz; 

Ginglymostoma Thielensi Winkler, prémut. Bequaerti 
Leriche ; 

Odontaspis viacrota L. Agassiz, prémut. striata Win- 
kler; 

Odojitaspis cf. Winkleri Leriche ; 

Lamna appendiculata L. Agassiz; 

Carcharodon laiidanensis Leriche; 

Siluridé ; 

Scombridé. 



(') Maurice Lerichf.. Sur des Poissons fossiles de la région côtière du Congo et sur la 
présence de l'Eocène dans cette région. \_Coinftlcs rendus des séances de l' Académie des Sciences 
(Paris), t. CLXIX, pp. 479-481 ; 8 septembre 1919.] 

i(i-v-i9îo 6 



— Sa- 
li. — Faune ichthyologique du gisement de Sasazao 

(EOCÈNE PROPREMENT DIT). 

Myliobatis toliapims L. Agassiz (forme jeune = M. lati- 
dcns A. -S. Woodward); 

Myliobatis sp.; 

Aetobatis irregiilaris L. Agassiz ; 

Odontaspis aispidata L. Agassiz, prémut. Hopei 
L. Agassiz ; 

Cylindracanthus rectiis L. Agassiz; 

Triodon cabindensis Leriche. 

Un mémoire détaillé, comprenant : i° un supplément à l'étude 
de la faune ichthvologique de Landana; 2° la description de la 
faune ichthyologique de Sasazao, paraîtra ultérieurement dans les 
Annales du Musée du Congo belge. En attendant que cette 
publication puisse être reprise, je ferai connaître sommairement 
les caractères des formes nouvelles qui figurent dans les listes 
ci-dessus. 



Qinglymostoma Thielensi Winkler, prémut. Bequaerti 
Leriche (fig. 4, 5 dans le texte). 



Qiaglymostoma sp. M. Liceiche, Les Poissons paléocènes de Landana (Congo). 
(Anfuiies du Musée du Congobclge. — Géologie, Paléontologie, Minéralogie, sér. IIL 
t. I, p. 77, pL X, fig. i; iqi3.) 

Oinglymostoma Thielensi, prémut. Bequaerti. M. Leriche, Sur des Poissons 
fossiles de la région cùlière du Congo et sur la présence de l'Eocène dans cette 
région. \_Compies rendus des séances de l'Académie des Sciences (Paris), t. CLXIX, 
p. 4.80; 1919 (le nom seulement) ] 



Les dents ont la forme générale et les dimensions des dents de Gingly- 



- 83 - 

mostoma Tliicknsi Winklek ('), de l'Eocèue du Bassin franco-belge. Les 
deuticules de la crête de la couronne sont petits et acérés; leur taille décroit 
régulièrement à partir du denticule médian. Dans les dents antérieures 
(fig. 4), on compte cinq denticules de chaque côté du denticule médian. 
Dans les dents latérales, le nombre de denticules augmente du côté antérieur 
[six, dans les dents latérales-antérieures (lig. 5)], tandis qu'il diminue du 
côté postérieur (quatre, dans les mêmes dents latérales-antérieures). 

4 4« S S'î 







^ 



FacL' exleinc. Face basilaire. Face externe. Face basilaire. 
Dent antérieure Dont latérale 

FiG. 4, 5. — Ginglymostoma Thielensi Winkler, prémut. Bequaerti L^riche. 
Denis en grandeur naturelle. — Gisoncnt : Paléocène. — Localité : Landana. 



La face basilaire de la racine est assez fortement excavée. Le foramen 
nutritif, dont les bords se relèvent sous forme de bourrelets, est allongé, 
rétréci eu arrière, oii il se continue par un sillon superficiel, qui atteint 
l'extrémité du prolongement médian de la racine. 

Rapports et différences. — Cette forme nouvelle de Giii- 
glymostoina est très voisine de G. Thiehiisi, dont elle paraît n'être 
qu'une mutation ancestrale. Elle s'en distingue pourtant par son 
denticule médian, sensiblement plus fort, et surtout : 1° par son 
prolongement radicellaire antéro-postérieur, beaucoup plus étroit ; 
2° par son foramen nutritif plus allongé et plus grand, se continuant, 
vers l'arrière, par un étroit sillon. 

Gisement. — Paléocène ancien {= Montien) de Landana. 



(') Voir la description de cette espèce dans Maurice Leriche : i" Les Poissons éocènes 
de la Belgique {Mémoires du Musée royal d' Histoire naturelle de Belgique, t. III), p. 114, pi. V, 
fig. 5-13; 1905. — 2" Contribution à l'Étude des Poissons fossiles du Nord de la France et 
des régions voisines. {Thèse de Doctoral et Mémoires de la Société géologique du Nord, t. V 
p. 204, pi. VIII, fig. 5-13; 1906.) 




- 84 



Carcharodon landanensis Leriche (fig. 6 dans le texte). , 

Carcharodon landanensis. M. Leriche, Sur des Poissons fossiles de la région 
cùiicie du Cunyo et sur la présence de l'Eocène dans celte région. \Compies 
rendus des séances de l' Acirdémie des Sciences (Paris), t. CLXIX, p. 480; IQ19 (le 
nom seulement).] 

Cette espèce est établie sur une dent unique, — une dent latérale gauche 
de la mâchoire supérieure (fig. 6). Mais, cette dent présente des caractères 

si particuliers qu'il est impossible de la 
6 6a confondre avec celles des espèces décrites 

« iusqu'ici. Elle est fortement comprimée. 

I La couronne, très mince, est à peine plus 

C^ bombée à la face interne qu'à la face 

Face externe. Proiii. externe. Ses deux bords sout irrégulière- 

ment crénelés Les créne'.ures n'appa- 
Fir,. 6. — Carcharodon landa- raissent qu'à une certaine distance de la 
nensis Leriche. — Dent laié- base de la couronne ; elles s'effacent vers 
raie gauche de la mâchoire supè- ]a pointe. Elles sout peu nombreuses, 

rieure. Grandeur naturelle. <. 4. i j <. • • ^ 1 

— surtout au bord postérieur, — et rela- 

Giseineni : Paléocène. tivement grandes. Entre deux grandes 

Localité : Landana. crénelures s'observe parfois une créneliife 

plus petite. 
La face externe de la couronne présente, à la base, quelques petits plis 
verticaux très faibles. 

Les denticules latéraux, — le postérieur seul est conservé, — sont très 
développés; leurs bords, faiblement onduleux, ne présentent pas de créne- 
lures distinctes. 

La face interne de la racine est plate et fortement oblique par rapport à la 
couronne. Elle présente, au voisinage immédiat de celle-ci, un épaississe- 
ment qui est surtout bien marqué dans la partie médiane. A la face externe, 
un sillon accuse la limite entre la racine et la couronne, dont le bord est 
ainsi rendu quelque peu saillant. 

Rapports et différences. — On pourrait être tenté, an premier 
abord, de rapporter la dent qui vient d'être décrite à un Carchariidé. 
Une section pratiquée à travers cette dent permettrait d'être fixé 
immédiatement à cet égard ; mais la dent étant unique, cette section 
n'a pu être faite. Cependant, l'absence, à la face interne de la 
racine, du protond sillon médian que l'on observe chez les Carcha- 



- 85 - 

riidés donne à penser qu'il s'agit ici, non d'un Carchariidé, mais 
d'un Lamnidé. 

Le Carcharodon landanetisis se distingue de tous les Carcha- 
rodon connus par sa petite taille, par la faible épaisseur de ses 
dents et par ses crénelures peu nombreuses et irrégulières. 

Gisement. — Paléocène ancien {^= Montien) de Landana. 



Triodon cabindensis Leriche (fig. 7, 8 dans le texte). 

Triodon cabindensis. M. Leriche, Sur des Poissons fossiles de la région côtière 
du Congo et sur la présence de l'Eocène dans cette région. \Comptcs rendus des 
séances de l' Académie des Sciences (Paris), t. CLXIX, p. 480; 1919 (le nom seu- 
lement).] 

Le type de cette espèce est une mâchoire inférieure (fig. 7), qui est carac- 
térisée par sa forme très élargie et par les petites dents qui garnissent sa face 
externe. 



1" 




Faie orale. 



Face externe. 



Mâchoire intérieure. Grandeur naturelle. 
(ii.iement : Éoci^ne. — Localité : Sasazao. 

Fig. 7, 8. — Triodon cabindensis Leriche. 



rvYWX 



Spclion d'une dent 

de la face externe 

de la mâchoire 

inférieure, x 6. 



La face orale montre de petites dents lamelliformes, plus ou moins arron- 
dies et irrégulièrement réparties. 

A la f.ice externe, les dents, allongées transversalement, présentent une 
ornementation remarquable : elles portent une crête longitudinale, dirigée 
suivant le grand axe, et de laquelle partent des côtes transverses, séparées 
par d'étroits sillons Dans les sections que l'usure a taillées, ces côtes 
transverses apparaissent sous forme de denticules (fig. 8). 



Rapports et différences. 



Le Triodo7i cabindensis se dis- 



— 86 — 

tingiie du Triodon antiquus Leriche ('), - qui était la seule 
espèce fossile connue, et qui provient de l'Eocène de la Belgique 
et du Nuiiinnilitique de l'Aude, — par sa taille plus grande, par 
la forme plus élargie des mâc'.'.oires et par l'ornementation des dents 
externes. 

r 

Gisement. — Eocène de Sasazao. 



(■) Voir la description de cette espèce dans Maurice Leriche : i" Les Poissons éocènes 
de la Belgique {Mémoires du Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique, t. III i, p. 170, 
pi. XII, fig. 16-31; 1905. — 2» Contribution à l'Étude des Poissons fossiles du Nord de la 
France et des régions voisines. ( Thèse de Doctorat et Mémoires de la Société géologique du Nord, 
t. V, p. 266, pi. XV, fig. 16-31.) 



NOTES 



SUR 



OUELOUES APIDES DU CONGO BELGE 



EMBRIK STRAND 



Dans les pages suivantes, j'étudie un certain nombre d'Apides du 
Congo belge qui m'ont été communiqués par M. le D' H. Schou- 
TEDEN et font partie des collections du Musée du Congo. Parmi 
eux se trouvent diverses espèces fort intéressantes ; et, d'autre part, 
les indications relatives même à des espèces plus répandues ont 
aussi leur valeur tant que nos connaissances sur la faune des Apides 
d'Afrique seront encore aussi restreintes. 



Genre NOMIA Latr. 

Nomia atrinervis Vach. 

Un d de Congo da Lemba, V-1912 (R. Mayné). Espèce voisine 
de N. garua Strand mais s'en distinguant notamment par la ponc- 
tuation plus forte du premier segment abdominal. 



— 88 — 

N. tridentata Sm. 

Un d* de Congo da Lemba, T-II-rqi3 (R. Mayné). 

N. Schoutedenj Strand n. sp. 

Une 9 de Sankisia, IX- 191 1 (D' J. Beouaert). 

Ressemble à N. fulvohirta Sm. {Trans. Eut. Soc. Lond., 1875, 
p. 68) ; les ailes ne sont pas hyalines toutefois, mais enfumées de 
gris brunâtre et cela dans toute leur étendue ; les mandibules ne 
sont, de plus, pas « ferruginous at their hase » (ce dernier mot est 
souligné par moi), mais plutôt « at their apex » ; enfin, le premier 
segment présente également une bordure postérieure plus claire, 
bien que moins apparente que celle des autres segments. 

A en juger d'après des spécimens qui m'ont été soumis comme 
fulvohirta Sm., cette dernière espèce se distingue, en outre, parle 
fait que tout au moins en dessus le scape est plus clair que le fouet ; 
ici tous deux sont colorés de même, noirs, en dessus, tandis qu'en 
dessous le scape est noirâtre et le fouet d'un jaune rougeâtre. 

L'espèce présente ne peut être identifiée à N. pristis Vach. à 
cause de ses dimensions supérieures : tête et thorax 5 mm., abdo- 
men environ 6 mm. ; de plus, les « depressionibus segmentorum 
2-4» ne ■s,or\\. pas ^i. parce (souligné par moi) pilosis» (cf. la descrip- 
tion originale de Vachal in Ann. Soc. Eut. Fr.^ 72, p. 394, 1903). 
En outre, le stigma et la nervation sont bruns ou (le premier) brun 
jaunâtre et l'extrémité des tibias n'est pas rougeâtre. 

Dans ma table des Notnia africaines {Arch. f. Natiirg., 1913, 
A 10, p. 121-144), on arrive à « II. katonana Strand », qui est une 
espèce différente, les tibias et tarses postérieurs de l'exemplaire 
que je décris ici étant noirs ; mais IF ne convient également pas 
à cette espèce, les deux derniers articles des tarses III étant 
entièrement rouges et les deux précédents teintés de rouge au bout, 
en même temps que l'abdomen offre des fascies pileuses fort nettes. 
Sinon on pourrait à la rigueur être amené à N. iielleburgensis 



- 89 - 

Strand ; mais en vérifiant la description originale {Mitt.Zool.Mjis. 
Berl., 6, p. 274-275, 1912), on constate des différences. Chez Schotc- 
tedeni, les tégules ne sont pas spécialement grandes (pour une 
Nomi(i) et toutes deux sont arrondies en arrière et non pas tron- 
quées ; la pubescence du mésonotum est d'un jaune brunâtre 
rougeâtre au lieu de rouge ; la coloration claire du dessous du fouet 
des antennes est très marquée ; la pubescence du dos de l'abdomen 
est d'un brun jaunâtre et seules les bandes pileuses des segments II 
et III pourraient peut-être être appelées d'un jaune d'or ; le premier 
segment également offre une bande postérieure pubescente mais si 
mince qu'elle n'apparaît en tant que bande que parce que le tégument 
est de coloration plus claire en cette région ; la partie déclive du 
métathorax est en haut au milieu striée transversalement ; le des- 
sous des tibias III porte un pinceau de poils, le stigma est jaune, etc. 
Vu de face, le troisième article des antennes paraît de moitié 
plus long que le deuxième et celui-ci aussi long que le quatrième 
ou le cinquième; le dernier article d'un tiers plus long que l'avant- 
dernier. 



N. kinduna Strand n. sp. 

Une femelle provenant du kil. 245 de Kindu (L. Burgeon, 
9-VI-1912). 

Tête et thorax 7, abdomen 9, aile 11 mm. de longueur ; largeur 
de l'abdomen 5.5 mm. 

Ressemble à N. speciosa Fr., mais l'examen du type m'a montré 
qu'il s'agit d'une espèce différente. D'après la description originale 
(in Sjôstedt's Kilimandjaro- Expédition^ 8, p. 129, 1908), speciosa 
est plus petite, à scopa blanc en dessous (dans l'espèce nouvelle, il 
est d'un jaune brun en dessous comme en dessus) ; seul le fouet des 
antennes est d'un brun rouge en dessous et même pas jusqu'à sa 
base ; le segment V n'est pas à pubescence d'un noir pur, cette 
pubescence étant d'un jaune laiton au bord postérieur comme sur 
les côtés et noirâtre simplement sur le disque ; les franges termi- 
nales des segments ventraux sont d'un rougeâtre rouille, les ailes 



— 9° — 

teintées de jaunâtre sont enfumées à l'extrémité. Un caractère 
typique est que la moitié supérieure de la nervure basale de l'aile 
supérieure est épaissie, deux fois plus grosse que la moitié infé- 
rieure. 

Une autre espèce voisine, mais distincte, est N. elephas Strd., 
à laquelle mène ma table des Noinia africaines (1913). Mais 
N. kindiina en diffère par les caractères suivants (cf. la descrip- 
tion de A^. elephas mjahrb. Nass. Ver. Nattirk., 64, p. 131, 191 1) : 
taille plus grande, tégules jaune brunâtre, simplement un peu plus 
foncées au centre et en dedans ; nervation alaire et stigma d'un 
brun clair, toute l'aile teintée de brun jaunâtre, de telle sorte que 
ce n'est qu'à la rigueur qu'on pourrait l'appeler subhyaline ; pattes 
noires, rembrunies par place ; segments I-IV avec bordure posté- 
rieure, occupant de '/:! à près de ^ l„ de la longueur du segment, 
de coloration jaune doré, légèrement rougeâtre en avant; extrémité 
de l'abdomen couverte de poils brunâtres, tout au moins à leur 
extrémité, et non pas entièrement d'un noir pur ; la pubescence de 
la tête et du thorax d'un jaune brunâtre plus ou moins foncé et 
(comme chez elephas) d'un jaune d'or au bord antérieur du clvpeus ; 
la pubescence des pattes est également jaune brunâtre, jaune d'or 
par place (comme chez elephas), fortement rougeâtre en dessous 
aux articles terminaux ; par contre, il n'y a pas de pubescence noire 
en dehors; la pubescence du ventre forme des bordures postérieures 
très denses qui de dessus apparaissent brunes tandis que vues obli- 
quement elles sont d'un jaune de laiton; à l'extrémité du ventre, il 
n'y a également pas de pubescence noire. Les veux ne sont que très 
légèrement échancrés en dedans, les ocelles postérieurs ne sont pas 
tout à fait aussi éloignés entre eux que des veux. Le deuxième 
article du fouet est largement aussi long que le troisième ou le 
quatrième et encore plus nettement plus long que le premier. 
Clypeus offrant un trait longitudinal médian finement acuminé en 
avant, n'atteignant pas tout à fait le bord antérieur, lisse et brillant. 
L'aire basale du métanotum est nettement délimitée, mate, densé- 
ment mais non rugueusement chagrinée. La première nervure récur- 
rente aboutit à la deuxième cellule cubitale au début du dernier 
quart : cette cellule est nettement plus haute que longue ; ses côtés 



9T 



proxinial et distal (les deux nervures cubitales transverses) sont 
parallèles et légèrement arqués en dehors vers la marge de l'aile. 
La troisième cellule cubitale est en avant plus de deux fois aussi 
longue que la deuxième ; nervulus interstitiel. 



N. lemba Strand n. sp. 

Une 9 de Congo da Lemba, IV (R. Mayné). 

Ressemble à A^. gorytoides Strd. var. tangana Strd. (in Arch. f. 
Naturg., 1914, A. I., p. 114), mais les tégules ne sont pas unifor- 
mément noires mais plutôt jaune brunâtre, seul le milieu du bord 
proximal étant noir ; fouet des antennes, à l'exception des deux 
articles proximaux, brunâtre ou rougeâtre en dessous ; la pubes- 
cence serrée du mésonotum est d'un rouge rouille ; les bandes de 
l'abdomen sont d'un jaune clair (segments II-IV), cette coloration 
étant celle du tégument, tandis que la pubescence, également jaune 
clair, est trop rare et se fond trop graduellement dans celle qui 
l'entoure pour former des bandes ; le premier segment montre une 
bordure postérieure étroite, fort brillante, comme polie, garnie 
latéralement de poils jaunes et peut-être parfois dans toute son 
étendue, mais sans former de bande aussi nette que celle des 
segments suivants, car elle est plus étroite et le tégument, sur- 
tout, ne forme pas de bande ici; le cinquième segment, en tout cas, 
présente une bande pubescente jaune, mais je ne sais si le tégument 
V est également jaune. Nomia gorytoides m., f. pr.. de Madagascar, 
tout comme la variété tangana^ se distingue par ce que le dernier 
segment offre en dessus un champ longitudinal triangulaire nu, 
tandis que N. lemba ne présente qu'une ligne longitudinale (il ne 
s'agit toutefois pas d'un Hah'chts, ainsi que le prouvent les grandes 
tégules). Cette espèce n'a pas de pubescence gris argenté. Le pre- 
mier article du fouet n'est pas plus long que le deuxième, celui-ci 
est largement aussi long que le troisième et aussi long que le 
quatrième. 



N. kabirtdana Strand n. sp. 
Un d* de Kabinda (D' Schwetz). 

Longueur du corps, ii mm.; de l'aile, 8.5 mm. Largeur de 
l'abdomen, 4 mm. 

Voisin de A^. irochanterica Fr. et offrant comme celle-ci un 
trochanter III denté, la dent dirigée obliquement vers le bas, 
l'arrière et l'intérieur. Comme chez trochanterica, il existe le 
lobe caractéristique brun-rouge du sixième segment dorsal, appa- 
raissant en forme de plaque horizontale largement arrondie au bout 
et environ deux fois aussi large que longue. Segments ventraux 3 
et 4 plats, lisses, brillants, non pubescents ; 4 présente un sillon 
médian longitudinal élargi triangulairement au bord postérieur et 
y englobant un petit tubercule d'un brun-rouge, tandis que le bord 
postérieur lui-même est, sur toute son étendue, longuement frangé 
de gris jaunâtre. Le segment ventral 5 ressemble fortement à celui 
de N. valpina Gerst.; le processus du milieu de la base est plat 
en dessous, lisse, fortement brillant, à dent terminale courte, 
mais aiguë, atteignant le milieu du segment; en faisant abstraction 
du processus, le segment est, comme chez vulpina, garni de 
4 « lamelles » qui sont couvertes de poils spéciaux épais, tronqués 
et brusquement courbés au bout, denses, brun jaunâtre. Le fémur 3 
est en dessus au milieu fortement renflé, subtriangulaire en profil, 
paraissant à peu près aussi haut que long à la base, à côté proximal 
droit, distal légèrement convexe, ventral faiblement concave; ce 
côté ventral est lisse, nu, légèrement excavé, avec un petit tuber- 
cule, ou dent obtuse, au bord postérieur dans la moitié basale, au 
bord antérieur, environ au milieu, une dent semblable, les deux 
bords longuement frangés dans la moitié basale; l'extrémité en 
dessus avec trois petits tubercules. Le tibia 3 est également para- 
doxalement bâti, comprimé, surtout vers le dessous, à la base en 
arrière avec une dent forte, bien que courte et conique, et avec 
une dent plus petite dirigée en dehors et en arrière à l'extrémité, 
c'est-à-dire à l'insertion du métatarse; le prolongement lamelli- 
forme, dirigé vers le bas et le dehors, apparaît en profil comme 



— 93 — 

triatiç;ulaire, mais à sa base en dessus il est un peu échancré ot 
pourvu de deux processus courbés, subparallèles, en éperon obtus, 
Hnement denticulés en peigne à leur marge, et d'un jaune-brun, 
tandis que leur bord antérieur est fortement excavé à la base. 
Métatarse 3 environ aussi long que les articles suivants réunis, 
mais plus court que le tibia 3 avec sa lamelle. 

Coloration et dessin ressemblant à ceux de A^. vidpina Gerst. 
Face à pubescence d'un jaune plus clair que celle du thorax. Pointe 
du clypeus nue et mate; premier segment abdominal avec pubes- 
cence colorée comme le dos du thorax; le deuxième de même, 
mais à pubescence si clairsemée que la coloration foncière noire 
prédomine; les segments suivants apparaissent noirs, 1-5 à bande 
postérieure jaunâtre (i) ou blanchâtre (2-5). Scape et premier 
article du fouet des antennes noirs, le fouet d'un jaune rougeâtre, 
mais plus foncé en dessus (sauf à la pointe). Pattes noires, à 
pubescence gris blanchâtre à jaune brunâtre. La troisième cellule 
cubitale au moins aussi longue que la première; la deuxième, sub- 
trapézoïdale, plus longue que haute. 



N. tsavoënsis Strand n. sp. 

Une 9 provenant de l'Afrique orientale anglaise : Tsavo river, 
4/21-V-1913 (D' Bayer). 

Assurément voisine de N . flavofascia Fr., de l'Afrique S.-W., 
mais plus grande de i mm. (16 nmi. au lieu de 15 mm. pour 
flavofascia); la pubescence ne peut pas, de façon générale, être 
dite blanchâtre la face est plutôt jaune clair que blanc jaunâtre ; 
clvpeus sans tache basale brun; dans la portion jaune de la face, 
il n'y a pas d'autres dessins sombres que la fine ligne noire séparant 
le clvpeus de l'écusson frontal; mandibules noires en entier; la 
partie comprise entre les yeux, la base des antennes et le champ 
ocellaire, est noire, à l'exception de l'étroite bande orbitaire, 
élargie en dessous, jaune rougeâtre, se terminant au niveau de 
l'ocelle antérieur; la bande orbitaire externe, large et jaune, n'en- 
globe également pas l'extrémité supérieure de l'œil, mais diverge 



— 94 — 

à cet endroit de l'œil; la tache jaune de l'écusson frontal n'est pas 
carrée, mais largement deux fois aussi large que longue; le bour- 
relet englobant latéralement l'ocelle antérieur est jaunâtre, à 
l'exception de son extrémité supérieure; le scape est antérieure- 
ment d'un rougeâtre clair; la grande tache jaune se trouvant « en 
arrière du bord de l'œil » forme ici une bande couvrant presque 
toute la tempe; à la face inférieure du fouet seul, les 7 derniers 
articles sont d'un jaune-brun; les côtés du thorax sont noirs, à 
l'exception de l'insertion jaunâtre clair de l'extrémité du tubercule 
humerai. Pronotum avec une éti^oite bande jaune transversale, 
interrompue au milieu. Mésonotum avec étroite bordure latérale 
rouge et deux taches triangulaires rouges au bord postérieur, ainsi 
qu'avec l'indication de deux lignes longitudinales jaunâtres en 
avant du milieu. Abdomen à fond noir, avec d'étroites bandes 
transversales jaunes, rétrécies et plus ou moins interrompues au 
milieu, sur la moitié basale des segments; la frange apicale de 
l'abdomen d'un 'orun-noir. Tous les tarses, ainsi que la face posté- 
rieure des fémurs II sont rouges; les genoux et en partie les côtés 
des tibias sont rougeâtres. Marge de l'aile à peine sombre; la 
moitié antérieure des tégules sombre, la moitié postérieure rou- 
geâtre. 

Comme chez JV. flavosciata, les trochanters III offrent en 
dessous un fort tubercule, paraissant rectangulaire lorsqu'on le 
voit de devant et un peu de dessous Clypeus et écusson frontal à 
carène médiane longitudinale nette, interrompue toutefois au bord 
antérieur de l'écusson frontal. La deuxième cellule cubitale est 
subcarrée et reçoit la nervure récurrente peu avant le milieu. 
Cette dernière est très fortement courbée dans sa moitié supé- 
rieure, antérieure. 



Genre XYLOCOPA Latr. 

Xylocopa Cloti \"ach. 

Une 9 du Mavumbe (Deleval). Décrite in Ann. Soc. Eut. Fr 
1898, pp. 9S-99, et in MisccU. Entoin., VII, p. 112 (1S99). 



— 95 — 
X. praeusta Sm. 

Un cf de Kindu, iqii (L. Burgeon). 

X. Lepelletieri End. var. ruboris Strand n. var. 

Un cf de Léopoldville, ij-VII-rgii (U' A. Dubois), se carac- 
térise par le fait que la région habituellement jaune du dos du 
thorax est ici d'un rouge orange et que la pubescence de l'abdomen 
est rougeâtre et non jaune. J'appelle cette forme : var. ruboris m. 

La supposition émise par IVIaidl [A/in. //of//uis. ,\Vien, XXVI, 
p. 2S4, iqi2), qu'ENDERLEiN, dans sa description de cette espèce, 
a confondu le postscutellum avec le segment médian, est parfaite- 
ment exacte, ainsi que j'ai pu le vérifier sur le tvpe. 

X. angoiensis Sm. 

Une o de Luena, XII-1907 (D' Sh. Neave), étiquetée « Aj'/o- 
co/>a iVértî7(2? Vach., Type ». Ce nom est resté tu litteris, Vachal 
avant probablement constaté après coup qu'il ne s'agissait pas 
d'une espèce nouvelle et avant supprimé sa description, tout en 
omettant de modifier l'étiquette dont il avait pourvu le spécimen. 
La description originale à'angolensis se trouve in Traiis. Eut. 
Soc, London, 1874, p. 264. 

Longueur de l'exemplaire acttiel 17-18 mm,, largeur de l'abdo- 
men 8-9 mm. La seule différence d'avec la description originale 
est celle que les côtés de l'abdomen ne sont pas pourvus d'une 
« ciiiereoîis pubescence », mais d'une pubescence noire. Caractéris- 
tiques pour l'espèce sont la coloration des ailes et la pubescence 
des pattes. 



- 96 - 

X. hottentoîa Sm. 

Un exemplaire de Kapiri, IX-igi2 (Mission agricole). Déjà 
signalée antérieurement de l'Afrique occidentale : Sierra-Leone, 
Sénégal. 

Genre ANTHOPHORA Latr. 

Anthophora analis (Sich.) Dours 

D'entre Béni et Lesse, fin VII-1911 (D' Murtula) ; exemplaire 
ne mesurant que 13.5 mm. de longueur. 

A. caerulea Fr. 

Du Kwango Atene (Charlier). 

A. africana Fr. 

Élisabethville (G. Swalue). 

Genre CROCISA Jur. 

Crocisa interrupta (Vach). 

Kimberabo, 1-IX-1910 (D' Beouaert); Béni à Lesse, fin VII- 
191 1 (D' Murtula); Lebo, i2-X-igi3 (D' Rodhain) ; Lesse 
(L' Bonnevie); Malela, II-1913 (R. Verschueren) ; Doruma à 

Sili, VI-I9I2 (M"'= Hutereau); Seke, 25-VI-1911 (R. Mayné). 
Tous mâles. 

C, gusneensis Rad. 

Bambili (D' Rodhain); Béni à Lesse, fin VII-1911 (D' Mur- 
tula). 



— 97 — 
C. Bouyssoui Vach. 

Congo da Lemba, 1-II-1913 (R. Mayné), ç; Dungu à Nvangara 
à Doriima, V-1912 (M'"'= Hutereau), cf; Bili à Lebo, XI-XII-1912 
(M""= Hutereau), cf. 

Il s'agit sûrement de l'espèce décrite par Vachal (Aiih. Soc. 
Ent. Fr., 1903, p. 381) du Congo sous le nom de C. Bouyssoui; 
mais, en même temps, elle est synonyme de l'espèce nommée 
C. splendidula Lep. par Friese dans les Bienen Afrikas. Splen- 
didula diffère toutefois, d'après la description originale, notamment 
par les métatarses uniformément à pubescence noire et par une 
coloration autre du premier segment abdominal ; elle est identique 
?cvec fasciata Fr., qui en est simplement synonyme. 

C. splendidula Lep. (fasciata Fr.), 

Une 9 du camp de Lukula, 191 1 (D' Daniel). Voir l'observa- 
tion ci-dessus. 

C. scotaspis Vach. 

Un 6 de Simba, X-1912 (R. Mayné). Vachal a décrit {loc. cit., 
1903, p. 379) la femelle de cette espèce. Le mâle est long de 
12.5 mm., l'aile antérieure mesure 12 mm,; coloration comme 
celle de la femelle, et même dessin; segment anal large, à double 
échancrure terminale formant donc trois dents d'égale longueur, 
mais la médiane plus épaisse et plus obtuse que les latérales qui 
sont très acuminées ; ce segment ne porte pas de dents latérales et 
sa face ventrale est uniformément densément pubescente, sans 
aucun autre caractère particulier. 

C. excisa Fr. 

De Bambili (D' Rodhain) d'; du Katanga (Lemaire) 9. 

IO-V-1920 7 



-98- 
C. meripes Vach. 

Quelques mâles de Bambiii (D' Rodhain); de la vallée de la 
Lukuga, XI-1911 (D' ScHWETz); d'entre Doruma et Sili, VI-1912 
(M"" HuTEREAu); de Dungu (Degreef); Limbala, 5-VIII-1913 
(D' Rodhain). Des femelles de Bambiii (D' Rodhain); Api, 8-lX- 
1909 (Laplume) ; Katanga (Lemaire) ; Dungu à Doruma (M"' Hute- 

REAU). 

C. calceata Vach. 

Un c? de Bafwalunga, ii-IX-i9i3(D' Christy), me semble devoir 
être rapporté à cette espèce; le dernier segment ventral, toutefois, 
ne laisse deviner qu'avec peine la ligne longitudinale médiane 
légèrement enfoncée et non ou guère pubescente, qui est si carac- 
téristique pour calceata. Le fait qu'en outre le ventre ne présente 
pas de pubescence claire n'a pas d'importance, car, d'après le 
matériel de calceata que j'ai pu voir, cette pubescence manque 
souvent à des spécimens qui sont sûrement des calceata (il est pro- 
bable qu'elle se détache facilement); au métatarse, il y a une tache 
blanche, et le segment anal est, comme c'est le cas chez calceata, 
pourvu de deux épines, entre lesquelles il est droit. 

Une 9 de Ganda-Sundi, 10/15-VII-1912 (R. Mayné), 

C. congocola Strand n. sp. 
Une 9 d'Élisabethville (M"" L. Van den Hoeck). 

Cette espèce ne peut se rapporter à aucune de celles que 
Vachal note dans son relevé des Crocisa du Congo {Aim. Soc. 
Ent. Fr., 1903). En effet, les caractères suivants ne se retrouvent 
simultanément chez aucune d'entre elles : échancrure du sternum 
en S, tache du deuxième segment non prolongée vers la base, 
écailles blanches sous l'échancrure du sternum. Ressemble im peu 



— 99 — 

à C. Vachali Fr., mais diffère déjà par l'absence détache sur le 
scutellum à la base de l'échancriire. 

La table des Crocisa sud-africains de Brauns ne mène ;\ rien 
également, car les pièces latérales du scutellum, et non celui-ci 
même, sont tachées. 

C. Gra/iami Cock. iqio, des Ashantis, paraît voisin, mais est 
plus petit et à dessins bleus. 

Longueur du corps 13.5 mm., de l'aile 2 mm.; largeur du thorax 
5 mm. Noir, à dessins d'un blanc bleuâtre: toute la face à 
pubescence de cette couleur, mais la moitié inférieure du clvpeus 
et labrumnus, les mandibules avec simplement des traces de pubes- 
cence blanchâtre. Vertex noir, mais à bord postérieur pubescent 
blanc; tempes et dessous de la tête à pubescence blanche. Labre 
offrant deux tubercules rougeâtres près de la base. Mésonotum 
bordé de blanc en avant et des deux côtés, la bande antérieure 
interrompue toutefois au milieu; avant le milieu une tache allongée 
blanche isolée, de chaque côté de sa terminaison postérieure une 
tache oblongue blanchâtre; les pièces latérales du scutellum à 
écailles blanches, cette coloration paraissant en continuité avec la 
bordure latérale du mésonotum. La partie postérieure des tégules 
à tache blanchâtre. Les dessins clairs de l'abdomen nettement plus 
bleus que ceux du thorax; ceux du premier segment consistent en 
une bande latérale qui, aux deux extrémités, se recourbent égale- 
ment en dedans, de telle sorte qu'au bord antérieur comme au bord 
postérieur il se forme une bande transversale, interrompue au 
milieu sur une largeur de 2 mm. Le bord interne de chaque moitié 
de cette figure a une courbe mi-circulaire, et les extrémités libres 
des bandes, comme celles de toutes les autres bandes, sont arron- 
dies. Les segments 2-5 n'offrent une bande semblable qu'au bord 
postérieur; déjà sur le deuxième segment cette bande n'est pas 
élargie vers l'avant, et l'intervalle séparant les deux moitiés des 
bandes décroît graduellement d'avant en arrière, bien que peu, cet 
intervalle mesurant encore 1.5 mm. sur le cinquième segment. La 
moitié basale des tibias III et toute la face supérieure des meta- 



— lOO — 

tarses et tarses III à écailles blanches. Les segments ventraux 
II-IV avec tache transversale blanche de chaque côté au bord 
postérieur, ces taches paraissant à peu près rudimentaires sur IV. 
Le dernier segment dorsal avec trois carènes longitudinales dont 
la médiane toutefois s'eflace vers la base. 



C. africana Rad. 

Une ç du Katanga (Lemaire). 

Je regarde cet exemplaire comme étant africana Rad. ; la 
description, faite d'après le mâle seul {Bull. Moscou., 66, 1893), est 
toutefois trop incomplète pour permettre une détermination cer- 
taine. La longueur du mâle est indiquée comme étant 11 mm.; ma 
femelle est longue de 14 mm., avec aile longue de 12.5 mm. 
L'échancrure du scutellum paraît un peu plus profonde chez mon 
exemplaire et les deux pointes un peu plus nettes, mais la diffé- 
rence est si minime que je ne puis lui donner une grande impor- 
tance. La bande du deuxième segment s'élargit, il est vrai, à son 
extrémité externe vers le bord antérieur du segment, sans toutefois 

l'atteindre tout à fait. (Radoszkowski dit simplement : bande 

s'élargissant vers le côté.) Scutellum sans autre dessin que celui 
formé par la pubescence blanche dépassant sous son échancrure ; 
près du bord antérieur et le touchant se trouvent deux taches 
blanches, en contact ou très finement séparées (taches axillaires). 
Les dessins blancs ont en partie une teinte bleutée; Radoszkowski 
les décrit comme « blancs » et « blancs de neige ». Origine du 
type : Afrique centrale. 

Friese a également simplifié les choses pour cette espèce : il 
reproduit, dans Bienen Afrikas, la description originale, mais ne 
tente aucunement de reconnaître l'espèce. Dans sa table des 
femelles {N. B. africana n'était connu que par le sexe mâle, 
comme il a été dit), on trouve, il est vrai, l'indication suivante : 
« C. nubica Lep. Vergl. C. sejiincta, africana, valida », niais 
rien de plus. Ces indications perdent d'autant plus de valeur si l'on 
note que dans le texte C. nubien ni C. sejuiicta n'apparaissent 



lOI 



comme espèces valables, mais que ces deux noms sont indiqués 
comme purs synonymes de l'espèce asiatique (!), C. histrio F., tandis 
que le nom valida ne réapparaît nulle part! 

C. sejiincta Sauss. est assurément une espèce voisine, mais se 
distingue notamment, d'après des spécimens que j'ai sous les yetxx, 
par la présence d'une petite tache blanche sur le scutellum, à la 
base de l'échancrtire. J'ai jadis moi-même ainsi nommé ces spéci- 
mens, qui proviennent du Sénégal, du lac Nyassa et du Cap; 
l'espèce avait été décrite de Madagascar et semble donc être 
répandue dans toute l'Afrique (cfr. Strand in Mitteil. Zool. Mus., 
Berlin, VI, p. 298, 191 2). 

Crocîsa af ricana Rad. appartient au groupe picta. De cette 
dernière espèce ainsi que de scotaspis elle se différencie entre 
autres par le cinquième segment ventral caréné dans toute sa 
longueur; de prétexta elle diffère par le ventre et les méta- 
tarses III tachés de blanc; de guiiicensis par l'écusson non 
taché, à'axillaris (mâle!) par le ventre taché de blanc. 



Genre MEGACHILE Latr. 

Megachile venusta Sm. 

Uelé : Dungu (Degreef) (ç). 

Genre ANTHIDIUM F. 

Anthidium PauHnieri (Guér.) Vach. 

Une 9 de Kisantu (P. Vanderyst). J'interprète l'espèce suivant 
la diagnose de Vachal in Ann. Soc. Eut. Fr.., iÇOji P^ge 374; 
toutefois, Vachal ne mentionne pas la ligne jaune de l'orbite 



I02 



interne, atteignant le niveau de l'ocelle antérieur, qu'offre l'exem- 
plaire que j'ai eu sous les yeux. On ne fait que deviner des taches 
jaunes à la face dorsale des segments abdominaux. 



A. auriscopatum Strand. 

Un unique exemplaire (q) récolté à Api, S-IX-igoq (Laplume). 

Remarque. — Dans les Bienen Afrikas, Friese décrit, page 410, 
un Anthidiiun rufocaudaXa. n. sp. ; le type en est désigné, deux 
fois comme mâle, une fois comme femelle! (en tout état de cause, 
un seul sexe est décrit !). Dans la clef analytique, l'espèce se trouve 
parmi les cf et y est également appelée rnfocandatsi. 

Dans ce même ouvrage, page 407, on lit à la fin de la description 
de \ Anthidium lanificiim Sm. : « La description donnée par Smith 
a été complétée en quelques points, mais je ne doute pas de l'iden- 
tité des deux espèces ». Cependant, dans la description, il n'est 
aucunement question d'une autre espèce à titre de comparaison, et 
l'on ne trouve aucun synonvme indiqué sous Imiificuni. Friese 
a assurément voulu dire que l'espèce d'après laquelle il a corrigé 
la description de Smith devait être identique à l'espèce qu'avait vu 
ce dernier. 



A. compactum Sm. 

D'entre Béni et Lesse, fin VII-1911 (D' Murtula) (cf). Ce mâle 
ne diffère de la description, établie sur la femelle, que parce que 
les segments I-VI (et non I-V) sont tachés de jaune ; les dents des 
mandibules sont noires avec la base rougeâtre ; sur le vertex il y a 
une fine ligne jaunâtre, au lieu d'une « minute spot ». La description 
originale se trouve page 83, in Smith, « Descr. new Spec. Hyme- 
nopter. » (1879). 

En outre, une 9 de Congo da Lemba, 1-II-1913 (R. Mayné). 



— I03 — 

Genre COELIOXYS Latr. 

Coelioxys furcata Fr. 

Léopoldville, XII-1911 (D'A. Dubois). 

C torrida Sm. 

Yumbi, 29-VII-1912 (D' Mouchet) (q); kilom. 345 de Kindu, 
de nuit (D' Russo); Malela, XII-1913 (Burgeon). 



C. planidens Fr. 

Congo da Lemba, 1-II-1913 (R. Mayné). C'est peut-être le mâle 
de torrida Sm. 



C Bouyssoui Vach. 

Une 9 de Banza Manteka, 10/15-VI-1912 (R. Mayné). 

C. maculata Fr. 

De Congo da Lemba, IV-1911 (R. Mayné), j'ai sous les yeux 
une espèce (ç) voisine de scioensis Grib. et qui probablement 
est identique avec l'espèce indiquée sous ce nom de Guinée, tout 
en étant distincte du vrai C. scioensis, habitant l'Afrique nord-est; 
chez mon espèce, en effet, les ailes antérieures sont sombres 
jusqu'à la base et les segments abdominaux diffèrent également, si 
bien entendu la femelle considérée par Friese comme étant 
scioensis est bien celle qui se rapporte à cette espèce décrite 
d'après le mâle seul. Pour autant qu'on puisse en juger d'après la 
description, notre femelle se rapporte à l'espèce décrite deux fois 



— I04 — 

comme nouvelle sous le nom de C. inaculata par Friese 
(in Deutsche Eut. Zcitschr., 1913, p. 576, et in Zoolog. Jahrb., 
35> P- 597) ^9^3) ^t qui provient du Transvaal. Cet exemplaire 
mesure 22.5 mm. de longueur, l'aile antérieure 13.5 mm.; largeur 
de l'abdomen 5.2 mm. — Dalla Torre (Cat. Hym.) donne comme 
patrie de C. scioensis erronément Afr . occ. 



C. ateneata Strand n. sp. 

Une Q du Kwango : Atène (Charliers) [type!] et une autre 
de Semio, 20-IX-1913 (D'Rodhain). 

D'après les indications de Vachal, Coelioxys verticalis Sm. 
serait une espèce très répandue dans le Congo et qui, d'après le 
matériel qu'il avait sous les yeux (cfr. Ann. Soc. Eut. Fi., 1903, 
p. 375), était le plus commun des Coelioxys congolais. Elle a été 
décrite de Port-Natal (in Cat. Hyftt. Brit. Mus., II, Apidae, 
p. 263, 1854) et est actuellement considérée comme svnonvme de 
C. decipiens Spin., ce que la description trop sommaire de 
Smith ne permet toutefois pas d'affirmer avec absolue certitude. 
En tout cas, C. verticalis est différent de l'espèce que je décris 
ici, bien que certainement fort semblable; les deux espèces se 
distinguent déjà par la coloration des pattes, noires en entier ici, 
rougeàtres chez verticalis. Une autre espèce semblable est C. odin 
Strand, mais la sculpture du mésonotum est autre, les bandes 
abdominales sont blanches chez ateneata., etc. C. simplcx Fr. 
diffère par la forme plus élancée, la ponctuation plus grossière, les 
bandes moins nettes, et l'habitat en Afrique orientale. 

Noire en entier; écailles et pubescence d'un blanc sale, partielle- 
ment jaunâtres toutefois sur la face, bien que la conservation de 
cette région ne permette pas d'être fort affirmatif. Bord antérieur 
du clypeus à pubescence d'un jaune ocré. Les côtés du thorax 
chez l'un des exemplaire d'un blanc très pur, chez l'autre un peu 
jaunâtre ocré. Dos du thorax nu, le bord latéral seul marqué par 
une ligne d'écaillés blanches et le bord antérieur du scutellum, — 
bord postérieur du mésonotum, — avec une bande écaillée trans- 



— I05 — 

verse étroite blanchâtre, interrompue au milieu; pronotnm à poils 
blanchâtres. Segments abdominaux II- VI offrant chacun une bande 
basale étroite et presque linéaire, bien que non interrompue, qui 
est formée d'une rangée unique d'écaillés égales, elliptiques, 
dirigées longitudinalement, mais ne se touchant pas toutes, et qui 
s'élargit sur la marge des segments dorsaux ; la bande du segment II 
s'élargit en outre à la base du segment I. Le segment VI oftVe une 
bande longitudinale médiane qui n'atteint ni la base ni l'apex. Les 
segments ventraux II-V avec bande postérieure blanche, inter- 
rompue au milieu, linéairement sur IV et V, plus largement 
sur II et III ; ces bandes d'un blanc plus pur et plus larges que les 
bandes dorsales. Le premier segment ventral avec une bande 
longitudinale médiane blanche. La face externe des fémurs, tibias 
et métatarses à toment blanc. Métatarse et tarses en dessous avec 
soies rougeàtres, les éperons rougeâtres. Ailes subhyalines, la 
moitié apicale ou du moins le champ marginal enfumés, nervures 
et ptérostigma noirs. 

Front avec l'indication d'une carène longitudinale laissant per- 
cevoir un iîn sillon. L'ocelle antérieur non entouré d'une forte 
carène (comme c'est le cas chez torrida par exemple), mais 
entouré dans sa moitié antérieure par un sillon étroit, limité en 
dehors par une fine élévation longitudinale en bourrelet reconnais- 
sable à la loupe seulement. Toute la face mate est densément 
chagrinée; le vertex n'offrant qu'entre les ocelles postérieurs une 
partie lisse et brillante; pour le reste, il est densément couvert de 
très grandes fossettes, à fond plat. Les ocelles postérieurs d'un rien 
moins éloignés entre eux que des veux. Vu de face, le premier 
article des antennes (le scape) paraît aussi long que les deux 
suivants réunis, le troisième est d'un tiers plus long que le 
quatrième. Mésonotum et scutellum entièrement mats, à ponctua- 
tion dense et grande mais pas profonde, les points en partie réunis 
en séries. Scutellum plat, à bord postérieur aigu mais régulière- 
ment courbé sans former de tubercule médian; ses cornes droites, 
comprimées latéralement, très aiguës. Abdomen lisse et brillant en 
dessus, bien que les trois premiers segments présentent de grands 
points en fossettes arrondies, qui toutefois sont en majeure partie 



— io6 — 

éloignés entre eux d'une distance au moins égale à leur diamètre, 
les intervalles étant entièrement lisses; les segments 2 et 3 avec 
une impression transversale médiane, limitée en arrière par une 
bande transversale imponctuée lisse. Sur les segments 4 et 5 la 
ponctuation est plus fine et sur 6 elle ne se reconnaît qu'au 
microscope, par contre les intervalles sont ici moins lisses et le 
segment 6 est par suite moins brillant en sa moitié antérieure que 
ne le sont les segments précédents, tandis que sa moitié posté- 
rieure, déprimée, est tout à fait mate ; il mesure 3 mm. de 
longueur, sa base 2 mm de largeur, et de la base à l'extrémité il 
se rétrécit graduellement, de sorte que vu de dessus il est trian- 
gulaire, avec l'extrémité légèrement émoussée. Le dernier segment 
ventral vu de dessus paraît un peu plus étiré, légèrement étranglé, 
donc rétréci, au milieu ou vers le milieu de son extrémité, qui, à 
première vue, ressemble à celle du segment anal dorsal, montre 
une très fine incision médiane, microscopique; ce segment dépasse 
le segment dorsal de ^ j^ de sa partie libre et est foitement incliné 
vers le bas après le milieu. Longueur du corps 15.5, de l'aile 
10.5 mm.; longueur de l'abdomen en avant 5 mm. 



Genre TRIGONA Jur. 

Trigona tomentosa Fr. 

N'Gombe, 10-V-1913 (D' Rodhain). 

T. togoënsîs Stadei.m. 

Wombali, 1913 (P. Vanderyst); Boma, 28-VIII-1913 (Styc- 

ZYNSKl). 

T. nebulata Sm. 

Kilo (D' Abetti). 



DESCRIPTION 

D''<ORPHNUS» NOUVEAUX 

DU 

MUSÉE DU CONGO BELGE 

PAR 

E. BENDERITTER 



Grâce à l'amabilité de M. le D' Schouteden, qui a bien voulu 
mettre à ma disposition les Orphniis du Musée du Congo belge, 
j'ai pu étudier des formes nouvelles et compléter mes notes en vue 
de la publication d'un travail d'ensemble sur les Orphiuis africains. 

Ce groupe, assez répandu en Afrique, est en général mal repré- 
senté dans les collections. J'adresse mes plus vifs remerciements à 
M. le D'' Schouteden qui m'a procuré la facilité de travailler sur 
un nombre relativement grand d'individus. 



to' 



I. — Orphnus meleagris var. confluens n. var. 

Diffère du tvpe par le thorax à ponctuation médiocre, serrée, 
régulière sur toute la surface, sauf vers le milieu des bords latéraux 
où elle est un peu plus espacée; cavité médiane des cf rugueuse. 



io8 — 



Ponctuation des élytres moins profonde, les côtes moins marquées; 
couleur générale plus rougeâtre. 



Sankisia (D' Bequaert), — Kapiri (Miss, agric). 
ville (Ternest). 



Élisabeth- 



2. — Orphnus meleagris var. latus n. var. 

Brun-rouge clair, thorax un peu plus sombre. Ponctuation du 
thorax moins serrée que dans la var. confitiens ; cavité médiane 
rugueuse. Elytres parallèles, aussi larges postérieurement qu'à la 
base. 

Un exempl. cf de Kiabwa (D' Bequaert). — Par son faciès, 
cette variété se sépare bien plus nettement du type que la précé- 
dente. 



— Orphnus foveolatus n. sp. (fig. i). 

Noir brillant. Epistome crénelé, rugueux en avant, un petit 

tubercule aux angles antérieurs. Tête 
lisse, une forte dépression circulaire 
en arrière, un tubercule et quelques 
points près du bord interne des veux. 
Corne céphalique arrondie à l'extré- 
mité. Thorax lisse, plusieurs points 
fovéolés sur les côtés, un large espace 
imponctué au milieu des bords laté- 
raux. Ecusson ogival. Elytres lisses, 
une seule strie (suturale) fovéolée, 
partie antérieure avec plusieurs points 
fovéolés disposés en lignes irrégu- 
lières ; partie postérieure lisse, imponc- 
tuée. Tibias antérieurs 3-dentés, la 
troisième dent petite. 




Fig. I. 




Longueur 7 mm., largeur 3 ^ \„ mm. 



— Toq — 

Un exempl. d* très peu développé. De l'Afrique orientale 
anglaise : Zuwani (D' Bayer). 

Très voisin de "fcaimeli Benu. ; s'en éloigne par la corne cépha- 
lique arrondie à l'extrémité. Le pénis est différent (je n'ai pu voir 
qu'un des lobes, l'autre étant atrophié). 

4. — Orphnus luminosus n. sp. 

Noir très brillant, à reflet un peu violet cuivreux. 

Tête lisse. Epistome lisse rebordé non crénelé, séparé du front 
par une carène tranchante relevée en tubercule au milieu. Joues et 
corselet bordés de longs cils roux. Prothorax lisse, ponctué- 
fovéolé sur les côtés, un large espace imponctué au milieu des 
bords latéraux, marge latérale non crénelée. Ecusson lisse, arrondi 
en arrière. Elytres comme chez foveolatus, mais grossièrement 
ponctués sur les côtés et au sommet. Tibias antérieurs 3-dentés, 
la dent apicale longue, la troisième petite; articles des tarses grêles. 

Longueur 7 7-2 nim., largeur 4 mm. 

Un exempl. 9 de Kisantu (P. Goossens). 

Proche de J^eanneli et foveolatus auxquels il ressemble beau- 
coup par la taille et la sculpture. C'est le seul Orphnus connu 
jusqu'à ce jour présentant une légère teinte violet cuivreux. 

5. — Orphnus clypeatus n. sp. (fig. 2). 

Noir de poix brillant. Pygidium et ventre roux. Poitrine et 
fémurs brun-rouge. Tibias et tarses brun-noir. 

Tête large, lisse, entièrement imponctuée. Epistome large, 
tronqué, subsinué, à rebord élevé tranchant, non crénelé dans la 
moitié médiane, séparé du front par une forte carène sinuée ; front 
convexe. Thorax faiblement déprimé en avant, disque à ponctuation 



— I lO — 

très fine superficielle; ponctuation des côtés fovéolée, assez serrée 

surtout aux angles antérieurs, les points des 
angles postérieurs un peu vermiculés; un 
espace imponctué près des bords latéraux. 
Ecusson lisse un peu caréné. Elytres à 
stries bien marquées; ponctuation forte, 
éparse. Calus humerai proéminent, lisse; 
strie suturale profonde s'arrêtant au calus 
antéapical. Pvgidium grossièrement ponctué. 
Tibias antérieurs 3-dentés, dents longues, 
acuminées; articles des tarses très déliés, 




FiG. 2. 



beaucoup plus longs que larges. 

Longueur 12 mm., largeur 6 '/c '"i"- 

Ç Bumputu (par Dupuis). — Luluabourg (P. Callewaert). 



6, — Orphnus Schoutedeni n. sp. (fig. 3). 

Brun sombre au noir brunâtre, dessous et pygidium plus clairs. 

cf. — Tête lisse. Epistome à rebord crénelé, angles antérieurs 
proéminents. Corne longue, lamelli- 
forme, faiblement émoussée à l'extré- 
mité, creusée en gouttière sur sa face 
externe, très inclinée en arrière. Cavité 
du pro thorax profonde, formant deux 
parties, l'antérieure large, la moitié 
postérieure beaucoup plus étroite en 
demi-cercle allongé, un peu éloigné de 
la base; élévations prothoraciques large- 
ment échancrées formant deux fortes 
dents, l'antérieure élevée, divergente, 
la dent postérieure plus courte et plus 
large. Points latéraux forts, assez rap- 
prochés, un peu vermiculés aux angles 
postérieurs, une aire latérale et la base fig. 3. 




— m — 

postérieure lisses. Ecnsson ogival, imponctué. Elytres à ponctua- 
tion forte; côte suturale lisse, élevée, deux côtes moins fortes mais 
bien marquées sur chaque élvtre. Pygidium à points médiocres, peu 
profonds. Tibias antérieurs 3-dentés, les 2 dents apicales longues, 
la troisième plus petite ; articles grêles, beaucoup plus longs que 
larges. 

Q. — Rebord de l'épistome subtronqué, crénelé, ponctuation 
ainsi que celle du front, fine et éparse, un court sillon près du 
bord interne des yeux. Points du prothorax plus nombreux que 
chez le cf, un espace imponctué assez large vers les angles posté- 
rieurs; un autre, triangulaire, au milieu de la partie antérieure. 
Elytres ponctués, côtelés comme chez le cf. 

Longueur 7 à 9 mm., largeur 4 72 à 5 '/2 mm. 

Sankisia (D' Beouaert). — Ankoro (D' Bequaert). — Sassa 
(Colmant). — Kindu (L. Burgeon). — Luluabourg (P. Calle- 
waert) . 

Toute une série à divers développements. Remarquable par la 
forme des élévations prothoraciques et la longueur de la corne 
céphalique. 



7. — Orphnus sp. ? 

Plusieurs femelles et un seul mâle. Espèce très voisine de 
Schoîttedeni, même taille et faciès; mais presque noirs dessus et 
dessous; la ponctuation du corselet des 9 beaucoup plus fine; les 
côtes des elytres moins marquées. Le d* est trop peu développé 
pour être déterminé avec certitude. Peut-être n'est-ce qu'une 
variété du précédent. 



112 



8. — Orphnus imitator n. sp. 

Brun sombre ou noir de poix; tête et corselet rougeâtre, 

c?. — Epistome faiblement arqué, rebordé crénelé ; angles un 
peu proéminents, largement arrondis; corne céphalique ponctuée 
sur sa face externe et impressionnée à la base. Tête convexe, fine- 
ment ponctuée en arrière. Côtés du prothorax à points médiocres, 
épars, un large espace antérieur, latéral et la base imponctués. 
Cavité médiane large, lisse, les côtés relevés en triangle comme 
chez meleagris. Ecusson lisse. Élytres à points forts, espacés; 
3 à 4 faibles stries; côte juxtasuturale bordée d'une strie profonde, 
bien marquée jusqu'au sommet, près duquel elle devient tectiforme. 
Pygidium brillant, cilié, avec quelques gros points isolés, sur les 
côtés; articles des tarses déliés, plus longs que larges. 

Q. — Tête lisse. Epistome à points fins et épars; un court sillon 
antéoculaire de chaque côté sépare le front de l'épistome. Prothorax 
à points plus serrés que chez le cf surtout sur les côtés; une aire 
latérale, un triangle au milieu de la base antérieure et une ligne 
médiane imponctués. Ecusson en ovale court, lisse. Élytres 
ponctués comme chez le (S, mais les points plus nombreux; deux 
côtés bien marqués et presque imponctués sur chaque élytre. 

Longueur 8 à lo mm., largeur 4 '/i à S '/= mm. 

Kabinda (D' Schwetz). — Kindu (L. Burgeon). 

Faciès de meleagris dont il est distinct par la longueur des 
articles des tarses. 

9. — Orphnus orbus n. sp. 

Brun-rouge; dessous et pygidium testacé rougeâtre. 

Epistome non crénelé, curviligne, plus avancé au milieu qu'aux 
angles ; fortement ponctué ; côtés du front à points moins rappro- 



— 113 — 

elles, milieu lisse, un petit tubercule au milieu de la suture, celle-ci 
bien marquée seulement sur les côtés. Prothorax ponctué sur toute 
la surface, ponctuation double formée de points assez gros à fond 
plat, mêlés de points très petits, pas de partie imponctuée sur les 
côtés, une faible dépression en arrière près de la marge, angles 
postérieurs fortement arrondis. Ecusson ogival, bien ponctué en 
avant, lisse en arrière. Elvtres à points médiocres réguliers, 
uniformément répartis; côte suturale large, finement ponctuée, 
bordée d'une strie profonde bien marquée jusqu'au sommet; le 
reste des élytres non strié. Pygidium ridé. 

Longueur 7 ^ j„ mm., largeur 4 ' l„ mm. 

Un exempl. 9. — Uelé (Degreef). 

Je possède une 9 de Fort-Crampel, semblable mais un peu plus 
petite et plus brillante. 



)I)-V-19S'J 



DESCRIPTION 



" RUTELINΠNOUVEAU DU CONGO BELGE 



E. BENDERITTER 



Rhinyptia bilaminiceps n. sp. 

Testacé brillant. Tête à ponctuation médiocre ; déprimée au 
milieu. Epistome teinté de cuivreux, prolongé en avant en deux 
longues lames, concaves, sinuées extérieure- 
ment, relevées à l'extrémité, la pointe émoussée. 
Joues largement arrondies. Corselet à ponctua- 
tion forte, régulière, une petite fossette près des 
bords latéraux, ceux-ci entièrement rebordés 
jusqu'à l'angle postérieur ; base antérieure 
rebordée, base postérieure non rebordée, un 
peu avancée et tronquée devant l'écusson. 
Ecusson ovalaire, l'extrémité arrondie, ponctué. 
Elytres à ponctuation forte, séparée; une côte 
suturale et deux autres sur le disque lisses, les côtés ponctués 
en lignes; suture brune. Pygidium couvert de gros points, muni de 
longs poils blonds dans sa moitié postérieure. Tibias antérieurs 
bidentés; dents longues, aciculées. 




— 115 — 
Longueur 6 ' j„ mm., largeur 4 mm. 

Un exempl. cf de Sankisia (D' Rodhain). 

Très voisin de rostrata Burm. S'en distingue par la couleur un 
peu plus rougeàtre et surtout par les lames de l'épistome plus 
longues, largement séparées dès leur naissance; l'écusson moins 
triangulaire et moins large à la base. 



DESCRIPTION 



d'un 



OCHODAELS ., I\Oll\EAl] DE L AFRIODE ORIENTALE 



PAR 



E. BENDERITTER 



Ochodaeus castaneus n. sp. 



Marron clair, entièrement couvert de poils jaunes, courts, peu 
serrés, plus rares sur le disque. 

Tête ponctuée rugueuse, séparée de l'épistome par une forte 
carène interrompue au milieu et épaissie aux angles médians ; un 

sillon faible en arrière. Epistome rebordé, 
ponctué en arrière. Corselet densément 
ponctué rugueux; un sillon bien net depuis 
le milieu jusque près de la base ; angles 
antérieurs vifs, les postérieurs un peu obli- 
ques et subsinés. Ecusson ponctué, à peine 
plus long que large. Elytres à stries ponctuées; interstries granu- 
leux; angle suturai denté. Pygidium brillant, finement ponctué, 
séparé du propygidium par une carène élevée, bidentée et inter- 
rompue au milieu. Tout le dessous du corps garni d'une longue 




— 117 — 

villosité jaune. Tibias antérieurs 3-dentés, les 2 dents apicales 
longues, la troisième très petite. 

Longueur 6 '/s mm-, largeur 3 '/s mm. 

Campi Simba (D' Bayer). — Tsavo Riv. (D' Bayer). 

Voisin de congoensis Bend. S'en distingue par la taille un peu 
plus grande, la couleur plus sombre et moins brillante, les dents 
des tibias antérieurs moins acuminées et surtout par la carène 
clypéotrontale et l'épistome non tuberculeux. 



FOURMIS NOUVELLES 



DU 



CONGO BELGE 



PAR 



le D' F. SANTSCHI 



Cataulacus pilosus n. sp. 

9 Long. 3 mm. Noir, antennes, genous, tibias et tarses rous- 
sâtres. Tête grossièrement ridée réticulée, les interrides formant 
de grosses fossettes ou alvéoles irrégulièrement hexagonales ou 
arrondies et assez profondes. Le thorax est aussi grossièrement 
sculpté que la tête, mais le milieu du dos est plus irrégulièrement 
réticulé. Sur les côtes, les rides se dessinent plus nettement dans 
le sens de la longueur pour se réfléchir transversalement sur la face 
basale de l'épinotum. La face déclive est lisse, ainsi que la face 
antérieure du pétiole. Le dessous de cet article est régulièrement 
ridé, sillonné en travers comme la face postérieure du post-pétiole 
dont le dessus est irrégulièrement réticulé, rugueux. Le gastre a 
des rides longitudinales assez fortes, comme chez C. Traegardhi 
Sants., mais plus serrées avec les intervalles plus étroits, ponctués, 
mais assez luisant, plus ponctué en arrière. Le dessous est plutôt 
lisse, les cuisses ridées en long. Une pilosité dressée blanchâtre, 
fine, assez abondante, et relativement plus longue que chez les 



— 119 — 

espèces voisines (longue ou plus longue que la plus grande épaisseur 
du tibia), plus courte sur la tête. 

Tête plus longue que large (plus étroite que chez Traegardlii 
et relativement moins étroite devant). Les côtés et le bord posté- 
rieur convexes, les angles rentrant, denticulés en arrière des veux. 
Une dent un peu en avant de ceux-ci et à l'angle antérieur. Les 
yeux, assez convexes, occupent presque la moitié des côtés. Epi- 
stome obliquement tronqué, sutures obsolètes avec une -légère 
échancrure au milieu de son bord antérieur. Mandibules lisses avec 
de gros points. Thorax très convexe, sans sutures, pas plus long 
que la tête et plus étroit, un tiers plus long que large, moitié plus 
étroit derrière que devant. Les côtés du promésonotum parallèles 
à denticulés mousses ou finement festonnés avec une dent aux 
angles. Bord antérieur transversalement arqué. Les côtés du méso- 
épinotum convergent vers les épines. Celles-ci sont plus courtes 
que l'intervalle de leur base, pas très épaisses, leur base reliée par 
une arête transversale en avant de laquelle la face basale fait une 
convexité très marquée sur le profil. La face déclive est très 
concave. Les deux articles du pédoncule subégaux, tronqués 
devant, arrondis derrière, environ un quart plus larges que longs, 
avec une dent assez développée dessous. Gastre ovale, assez 
court. 

Q Long. 4.3 mm. Mésonotum et scutellum striés, ridés en long, 
avec quelques anastomoses espacées. Dents épinotales plus courtes 
que la moitié de l'intervalle de leur base, mousses au bout. Pétiole 
plus long que le postpétiole. Thorax d'un bon quart plus long que 
la tête, un peu moins long que le gastre, pour le reste comme 
l'ouvrière. 

Congo belge : Avakubi, 6-I-igi4 (D' Bequaert). 



Myrmicaria exigua André, var. puUa, n. var. 

Q Diffère du type d'ANDRÉ par sa couleur entièrement noire, les 
appendices brunâtres, les derniers tarses bruns. La carène transver- 



— I20 — 

sale du mésonotuin un peu plus élevée; vue de profil, la face 
déclive de ce segment est plus verticale et ses angles plus saillants. 
Les épines épinotales légèrement plus écartées et plus droites 
(un peu courbées en dedans chez le type). Le dernier article du 
pénicule comme chez exigiia et chez gracilis Stitz, du reste sem- 
blable. 

Congo belge : Yambuya, sy-XI-igi^ (D' Bequaert). 



Myrmicaria exigua André, var. gracilis Stitz. 

Cette forme ne diffère de exigua que par sa pilosité brunâtre et 
la couleur plus foncée de son abdomen, qui est roussâtre avec 
l'extrémité plus ou moins brunâtre chez le tvpe et entièrement 
roussâtre chez la var. rufivcntris For. 



Myrmicaria exigua André, var. obscura, n. var. 

D'un brun marron assez foncé, en plus oii moins grande partie 
d'un brun noir. Appendices comme le thorax. 

Congo belge : Luali, 25-VIII-1913 (D' Bequaert). 



PRIONIDES DU CONGO BELGE 



DES 



COLLECTIONS DU MUSEE DU CONGO 



le D' H. SCHOUTEDEN 

(.Musée du Congo belge, Tervueren). 



Dans les Afinales du Musée du Congo, M, Lameere a donné, 
en 1903, une remarquable monographie des Prionides de l'Afrique 
centrale, dans laquelle il cite notamment les spécimens congolais, 
relativement peu nombreux, qui lui ont passé sous les veux. Dans 
sa Révision des Prionides (1902-1912), il a, d'autre part, eu l'occa- 
sion de citer quelques types intéressants provenant de notre 
Colonie. 

La publication récente par M. Lameere du « Gênera » des 
Prionides, dans le Gcnera Insectorum (fasc. 172"% 1919), m'a 
donné l'idée de faire le relevé des Prionides congolais en y joignant 
le recensement de ceux que possède actuellement notre Musée, et 
dont le nombre s'élève déjà à plusieurs centaines. Tous ont été 
étudiés par M. Lameere lui-même, que je tiens à remercier encore 
pour sa très grande obligeance. Ainsi qu'on le verra, six formes 
seulement, sur quarante-quatre que j'énumère, ne sont pas encore 
représentées dans nos collections. 

1-1X-19Î0 9 



122 



Pour chaque espèce citée, je donne l'indication des localités 
congolaises d'où nous la possédons, ces documents permettant de 
mieux apprécier la distribution géographique de ces Prionides. 



I. — Parandra (Parandra) g^abonica J. Thoms. : 20 ex., du 
Congo da Lemba (Mayné) et Kondué (Luja). 

[2. — P. (Stenandra) Kolbei Lam. (Cité des Niam-Niam par 
Lameere).] 

3. — Stenodontes (Mallodon) Downesi Hope : De très nom- 
breux exemplaires, provenant de toutes les régions du Congo, 
sauf le Katanga : Zobia à Poko (M"^ Hutereau), Wombali 
(P. Vanderijst), Ganda Sundi (de Briey), Kitobola (Rovere), 
Luluabourg et Hemptinne-Saint-Benoît (P. Callewaert), 
Luluabourg (P. Cambier), Stanleyville (Borrens), Léopoldville 
(HousiAux), Madibi (Verschueren), Likengé (Mestdagh), 
Lesse (Pilette), Avakubi (Christy), Benza Mazola (Mayné), 
Mobwasa (Mayné), Borna (Styczynski), Lukula (Daniel), 
Congo da Lemba (Mayné), Béni à Lesse (Murtula), Bokala, 
Kondué (Leonhard, Luja), Kisantu (Fr. Gillet), Ukaika 
(Grauer), Sassa (Colmant), Zela Zambi (Cabra), Lofoï (Ver- 
dick), Gali Koko (Carliers), Lukombe (Koller), Lenghi 
Lukula (Cabra), Stanleyville (Duchesne), Nyangwe (Lemery), 
Dima (Koller), Kabambaré (Delhaize), Tanganyika (Heco). 

4. — Eudianodes Swanzyi Pasc. : 2 ex., de Kabambaré 
(Delhaize) et du Tanganyika (Hecq). 

5. — Aulacopus foveiceps (Har.) : 2 ex., de Lukombe (Koller) 
et Kondué (Luja). 

6. — Aul. Colmanti Lam. : i ex. (tvpe) de la région de Sassa 
(Colmant) . 



~ Ï23 — 

7- — Aul. reticulatus Serv. : lo ex., de Kindu (Burgeon) et 
Baudouinville (Mayné). 

S. — Aul. nataiensis ^VH. : 3 ex., du Kasaï, de Sassa (Col- 
mant) et Kabambaré (Delhaize). 

9. — Macrotoma (Navosomopsis) holosericea Lam. : 4 ex., 

de Kondué (Leonhard) et de wSassa (Colmant) (type cf). 

[lo. — M. (N.J Bohndorffi Lam. (Cité des Niam-Niam par 
Lameere).] 

II. — M. (N.) Jordani Lam. : 2 ex., de Lijkenge (Fontainas) et 
Luluabourg (P. Callewaert). 

I-. — M. <N.) Lesnei Lam. : 3 ex., de Kondué (Leonhard), 
Dungu (M™ HuTEREAu), Eala (Mayné) et Medjé (Christy). 

13. — M. (N.) Feisthameli Buo. {iwvemcostata Qued.) : i ex., 
de Tawa (Burgeon). 

14. — M. (N.) odocostata Qued. : i ex., de Medjé (Christy). 

15. — M. (N.) viridescens Jord. : 16 ex., de Kondué (Luja) et 
Hemptinne-Saint-Benoît (P. Callewaert). 

[[6. — M. (T.) crgatoïdes Klbe. (Cité du Congo occidental par 
Lameere).] 

17. — M. (Tersee) infans Gued. : 3 ex., de Coquilhatville (Til- 
kens), Kondué (Luja), (Leonhard) et du « Congo ». 

18. — M. (T.) gracilipes Klbe : 2 ex., de Béni (Pilette) et 
d'entre Poko et Rungu (M"" Hutereau). 

19. — M. (Sarothrogastra) Wilverthi Lam. : 2 ex., de Medjé 
(Christy) et Katakokombé (Mestdagh). 



— 124 — 

20. — M. (S.) Colmanti Lam. : 2 ex. (types), de la région de 
Sassa (Colmant). 

21. — M. (Macrotoma) palmata F. : une quarantaine d'indi- 
vidus, du Mavunibe (Cabra), du Manvema (Dupuis), du Katanga 
(Lemaire), d'entre Léo et Stanleyville (Weyns), de Katuraba 
et Madona (Neave), d'Yema (Cabra), de Sassa (Colmant), 
Borna (de Lai.aing, Mayné), de la Lubumbashi (Buttgenbach), 
de Kbndué (Luja), d'Elisabethville (Swalue), de Banana 
(Busschodts), de la Lukuga (Schwetz), de Kitobola (Rovere) 
et Lukula (Daniel). 

22. - M. (M.) natala J. Thoms. : 12 ex., du Katanga (Lemaire), 
de Kabambaré (Delhaize), Poko (Floridon), Sassa (Colmant), 
Van Kerckhovenville (Degreef) et du Mayumbe (Cabra). 

23. — M. (M.) serripes F. : nombreux exemplaires, de Lukombe 
(Koller), Kondué (Luja, Leonhard), Hemptinne-Saint-Benoît 
(P. Callewaert), de l'Uelé (Seret), du Lac Albert (Monhon- 
val), du Tanganvika (Hecq), de Banzyville (Royaux), Congo 
da Lemba (Mayné), Kisantu (Fr. Gillet), Kibombo(BEQUAERT), 
Lukula (Daniel), Yambata (Mortehan), du Manyema (Dupuis), 
du Mayumbe (de Briey"). 

24. — Jamwonus subcostatus Har. : 19 ex., du Lac Albert 
(Monhonval), de Luluabourg (P. Cambier, Callewaert), 
Hemptinne-Saint-Benoît (P. Callewaert), Lukenge (Fon- 
tainas) Lusambo, Kondué (Leonhard, Luja), Sassa (Colmant). 

25. -^ Notophysis Johnstoni Lam. : 8 ex., du Ruwenzori. 

26. — N. laevis Jord., 8 ex., de Kabambaré (Delhaizei, Kondué 
(Luja), Kitobola (Rovere), Tshela (AL\yné). 

27. — N. forcipata Har. : 6 ex., d'Atene (Charliers). 



— 125 — 

28. — N. Clœtensi Lam. : 7 ex., de Kondiié (Luja) et Lusambo, 

29. — N. Stuhlmanni Ki.i.r : 3 ex., de Sassa (Colmant), Bafwa- 
bola (Burgeon) et de la « Province Orientale » (Weyns). 

[30. — Hoploderus fPixodarusJ niassac Bâtes. (Cité du Katanga 
par Lameere).] 

31. — Acanthophorus (Tithoes) confinis Cast. : 8 ex., du 
Tanganvika (Heco), de Kambove (Gérard), Sakania (Libois), 
Kigoma (Stamper) et du kil. 31 1 de Kindu (Burgeon). 

[32. — Ac. (T.) Palini Hope. (Cité du Congo occidental par 
Lameere).] 

33. — Ac. (T.) maculatus centralis Lam. : 2 ex., d'Ueré 
(D"^ Bauw) (type) et de Lukonzolvva (Stappers). 

34. — Ac. (T.) maculatus frontalis Har. : 21 ex., de Bukania 
(Beouaert), Kambove (Libois, Gérard), Elisabethville(SwALUE, 
Poppe, Gérard), du Moéro (Cheval), des Kundelungus (M™Ti- 
nant), de Kabambaré (Delhaize), Kiambi (Valdonio) et du 
Lac Albert (Monhonval). 

35. — Ac. (T.) maculatus congolanus Lam. (types) : 29 ex., 
du Mavumbe (Cabra), de Congo da Lemba (Mayné), Léopold- 
ville (Dubois), Kisantu (P. Goossens), Sassa (Colmant), 
Lusambo, Poko(FLORiDON), Hemptinne-Saint-Benoît (P. Calle- 
waert), Stanleyville à Ponthierville (Borrens), du Kasaï (Com- 
pagnie du Kasaï) et de la Lukuga (Schwetz). 

36. — Ac. (T.) maculatus Haroldi Lam. : 6 ex., de Bafwasende 
(Christy), Hemptinne-Saint-Benoit (P. Callewaert) et de la 
région des Lacs (Sagona). 



— 126 — 

37- — Ac. (T.) longipennis Hope [megalops Wh., sericatus 
HiGG.) : 2 ex., de Stanlevville (Duchesne) et Banzyville 
(Royaux). 

38. — Ac. (Ceratocentrus) Duvivieri Lam. (type) : i ex., du 
Bas-Congo (Coi.mant). 

[3g. — Ac. (C.) Dcrneiisci Lam. (Décrit de Lulongo).] 

40. — Ac. (C.) spinicornis F. : 18 ex., du Manyema (Dupuis), de 
Banzvville (Royaux), Sassa (Colmant), Dima (Koller), de la 
Bussira (Waelbroeck), du Mayunibe (Deleval, de Briey), de 
Lomela Gombe (Waelbroeck), de Kondué (Leonhard) et 
Kinshassa (M"^ Duhem). 

41. — Cantharocnemis (Cantharoplatys) Stanleyi Lam. 
(type) : i ex., de la Lubumbashi (Buttgenbach). 

42. — C. (C.) plicipennis Frm. : i ex., de Lukula (Daniel). 

43. — Sobarus Poggei Har. : plus de 100 exemplaires, du Tan- 
ganyika (Heco), de Sassa (Colmant), Banzyville (Royaux), 
Kondué (Luja, Leonhard), Lukombe (Koller), Hemptinne- 
Saint-Benoît et Luluabourg (P. Callewaert), Medjé (Christy). 

44. — Anoeme Gahani Jord. : i ex., de Kondué (Luja). 



A titre documentaire, je citerai ici (déterm. Lameere) un exem- 
plaire du Bolhotritus Baiiiesi Bâtes, récolté à Kigoma par le 
lieutenant Stamper. 



NOTES 



SUR 



QUELQUES PSYCHODIDAE AFRICAINS 



A. TONNOIR 



Grâce à M. F.-W. Edwards, dont je me plais à reconnaître ici 
la grande amabilité, le British Muséum a bien voulu me soumettre 
à l'étude une intéressante petite collection de Psychodidae exoti- 
ques renfermant cinq espèces africaines inédites ainsi qu'un certain 
nombre d'autres dont la répartition géographique est intéressante 
à noter. 

Je dois aussi à l'obligeance de MM. Lesne et Seguy d'avoir eu 
l'occasion d'examiner les matériaux du Muséum de Paris concer- 
nant cette famille. 



Genre TELMATOSCOPUS Eaton 

T. meridionalis Eaton. 

Cette espèce, décrite par Eaton d'après deux exemplaires Q pro- 
venant de Delagoa Bay, est très répandue non seulement dans 



— 128 — 

presque toute l'Afrique, mais également aux Antilles et en Amé- 
rique du Sud; on vient même de la trouver en Europe (Barcelone : 
D' Arias). 

Elle est sujette à d'assez sensibles variations de taille et de colo- 
ration, si bien que parfois il semble à première vue que l'on ait 
affaire à des individus d'espèces différentes. Cependant l'examen 
d'environ 250 exemplaires de toutes provenances m'a permis de 
fixer jusqu'à un certain point les limites de variation de cette 
espèce. 

D'autre part, Eaton, dans sa description ('), pourtant si minu- 
tieuse, passe sous silence quelques caractères, peu notables sans 
doute, chez les individus d'après lesquels elle fut faite, mais que 
j'estime être tout à fait propres à l'espèce, tels, par exemple, les 
poils jaunes dressés sur X-s, p7-œfurea de R2 R3, la tache ocellée à la 
base des tibias et le sommet blanc des poils foncés du thorax et de 
l'abdomen. 

Toutes ces raisons m'ont décidé à en donner une description 
détaillée en notant autant que possible les variations observées. 

cf. — Antennes aussi longues que la largeur des ailes, de seize 
articles ; les deux premiers courts, égaux entre eux, le premier 
cylindrique, le deuxième globuleux, couverts l'un et l'autre 
d'écaillés brunâtres mêlées de blanchâtres. Les articles du flagellum 
pourvus d'un col mince aussi long que le nodule (sauf aux deux ou 
trois premiers articles où ils sont plus courts), ce col étant plus ou 
moins excentrique par rapport à l'axe du nodule aux articles 
médians; apiculus du dernier article long et mince. Les verticilles 
du flagellum amples et bien fournis, de coloration variant du blanc 
pur au gris. Chaque verticille renferme deux filets courbés, bien 
visibles sur les premiers articles surtout, mais ils sont beaucoup 
moins développés que chez T. RotJischildi, par exemple. 

Palpes de quatre articles: le premier article court, un peu plus 
long que large, le deuxième cinq fois plus long que le premier et 



(■) Elit. Month. Mag., 1894, p. 195. 



— 129 — 

une fois et demie aussi long que les troisième et quatrième, qui sont 
à peu près égaux entre eux (formule : 4 : 21 : 13 : 15) ; tous les 
quatre recouverts d'une vestiture foncée, de même que l'épistome 
et la face. Poils du front dressés et blanchâtres à leur extrémité, 
ceux du vertex grisâtres. 

Vestiture du thorax très touffue, de coloration variable; elle est 
en général grisâtre, parfois d'un blanc impur ou bien brunâtre ; 
ordinairement les poils qui la constituent, surtout ceux de l'arrière, 
sont pâles à leur base et vont en se rembrunissant vers leur extré- 
mité, mais leur extrême sommet est à nouveau pâle, ce qui produit 
une moucheture très caractéristique. Cette coloration des poils ne 
se rencontre pas toujours à un degré bien marqué ; chez certains 
individus, elle ne se présente ainsi que près de la base des ailes, et 
chez d'autres, dont la vestiture est en général plus claire, elle ne 
se laisse point observer, les poils étant de coloration uniformément 
blanchâtre ou grisâtre. Quelques exemplaires examinés présentent 
sur tout le corps ime vestitin-e roussâtre, là où elle est habituelle- 
ment brunâtre, ce que je crois être l'effet d'une décoloration ou 
d'un état d'immaturité. 

Ailes larges, peu aiguës au sommet auquel aboutit l'extrémité 
de R; ; bifurcation de Rg R^ située notablement avant le milieu de 
l'aile et avant le niveau de l'extrémité de A ; la bifurcation de M, 
M„ plus rapprochée de la base, environ à mi-chemin entre le niveau 
de la bifurcation de R, R, et de la transversale rm. 




FiG. I. — Aile de T. meridionalis (^f. 



Vestiture d'un brun plus ou moins foncé avec certames parties 
blanches et d'autres jaunes. Poils dressés sur la base des nervures 



I30 — 



blanchâtres, parfois légèrement jaunâtres et exceptionnellement 
brunâtres mêlés seulement de quelques poils plus clairs et aussi 
brunâtres avec leur extrême sommet blanc. La rangé de poils dres- 
sés située sur A s'avance jusqu'au milieu de cette nervure environ, 
elle est ordinairement blanchâtre, parfois jaunâtre vers l'extrémité 
de la rangée ou complètement foncée et mêlée de quelques poils 
plus clairs, ou constituée par des poils foncés à sommet blanc. 

Sur \di prœfurca de R, R^ les poils dressés venant à la suite des 
blancs de la base sont jaunes (rarement foncés et mêlés de quel- 
ques jaunes); ils sont plus longs que les autres et légèrement incli- 
nés vers la base de l'aile; ils s'étendent jusqu'à la bifurcation, qui 
présente une petite touffe blanche comprenant un nombre réduit 
de poils appliqués contre la touffe noire formée par des poils dressés 
plus serrés qu'ailleurs et situés sur les bases des deux branches de 
la fourche. A la suite de cette touffe foncée, il y a ordinairement 
sur R, une petite série de poils jaunes dressés et enfin une tache 
blanche formée de poils dressés et de poils couchés; elle termine 
donc la rangée de poils dressés sur cette nervure. Un peu après la 
bifurcation de la médiane, la base de M„ présente également une 
petite touffe blanche, précédant la noire qui n'est pas plus déve- 
loppée que celle sur R, R^. 

Une touffe de poils blancs à l'extrémité de chacune des rangées 
de poils dressés : celle située sur R, et déjà mentionnée plus haut, 
est la plus notable, celle sur Rg se trouve à peu près au même 
niveau que cette dernière, celle sur R^ est la plus avancée et elle 
est, ainsi que les suivantes, située sur une ligne oblique d'avant en 
arrière, sauf celle sur M„, d'ailleurs fort peu marquée, qui est pla- 
cée plus en arrière de cet alignement ; celle sur A se trouve à une 
petite distance de l'extrémité de cette nervure. 

Le bord de l'aile présente une petite tache blanche à l'extrémité 
de toutes les nervures, sauf à celle de R- et de A. 

La vestiture du dessous de l'aile est uniformément brunâtre 
sinon parfois à l'extrémité des nervures longitudinales, où il y a de 
petites taches blanches correspondant à celles du dessus, mais elles 
ne sont bien distinctes qu'à l'extrémité de R, et R,. L'extrême base 
des nervures en dessous de l'aile présente des écailles linéaires 



— 131 — 

foncées, sauf toutefois celles situées à la base du bord postérieur, 
qui sont blanchâtres. 

Frange alaire. — La forte touffe de poils sur le callus costal à 
la base au bord antérieur est formée de poils généralement foncés 
et pour la plupart à sommet blanc ainsi que ceux de l'alula; le reste 
de la frange est constitué par des poils foncés; elle présente cepen- 
dant en certains endroits des petites taches à reflets blanchâtres 
formées de poils clairs plus courts que les autres et situés à la su- 
perficie de la frange. Les moins notables, qui ne sont du reste pas 
toujours présentes, se trouvent dans le prolongement de l'extrémité 
des nervures R,, R^, R^ ; celle du sommet ne comporte que des 
poils très courts tandis que celles du bord postérieur sont assez 
étendues et placées près et entre les extrémités de M, et M„ et 
près de celle de C ti„ ; parfois il y a aussi quelques poils plus clairs 
en arrière de l'extrémité de A. Ces parties blanchâtres sont parfois 
fort peu distinctes et même disparaissent complètement, sauf celles 
près de l'extrémité de C ii.^ qui a une tendance à subsister seule. 

Pattes foncées avec les genoux, un anneau au sommet des tibias 
et des métatarses blancs. 

Pattes antérieures. — Fémur à vestiture foncée, blanchâtre au 
genou. Tibia paraissant large et plat à cause de sa double frange 
dorsale et ventrale ; son extrême base au côté dorsal présente une 
petite tache ocellée formée par un petit nombre d'écaillés foncées 
entourées de blanches ; sa face antérieure est complètement cou- 
verte de larges écailles brunes et parsemée de-ci de-là d'écaillés 
isolées d'un blanc de neige ; son sommet porte un anneau constitué 
par une rangée d'écaillés d'un blanc pur; sa frange dorsale est 
composée d'écaillés allongées d'un châtain clair, cette coloration 
s'étendant également sur toute la face postérieure; parfois cette 
coloration claire est remplacée par la même teinte sombre que sur 
la face antérieure et alors les écailles de la frange sont marquées 
de blanc à leur sommet. Cette dernière particularité peut se pré- 
senter également à la frange ventrale qui est ordinairement com- 
posée d'écaillés complètement sombres. Le métatai^se est couvert 
de larges écailles foncées sur la face antérieure et de plus étroites 
d'un châtain clair sur la face postérieure; sur la face antérieure 



— 132 — 

il y a ordinairement quelques écailles isolées d'un blanc pur (de 3 
à 5); son sommet présente un anneau formé d'une seule rangée 
d'écaillés blanches; au côté dorsal il porte une frange d'écaillés 
allongées d'un brun foncé antérieurement, d'un châtain clair posté- 
rieurement; parfois ces écailles sont blanches à leur sommet. 
Le deuxième article des tarses est foncé ainsi que les suivants, 
mais il offre ordinairement à son sommet à la face antérieure trois 
ou quatre écailles blanches. Le dernier article des tarses est plus 
clair; dans certaines positions il offre un reflet blanchâtre. 

Pdttes intermédiaires. — Ecailles du fémur d'un brun clair, 
celles du genou blanchâtres. Base du tibia avec une tache ocellée 
comme aux pattes antérieures ; les écailles de sa face antérieure 
assez étroites et brunes parmi lesquelles se trouvent mêlées 
quelques blanches peu nombreuses; celles de sa face ventrale d'un 
châtain clair; sa frange dorsale, très développée, est composée de 
longs poils châtains; sa frange ventrale ne comporte que des poils 
espacés et plus courts; son sommet est pourvu d'un anneau blanc 
formé d'une rangée d'écaillés et de poils plus longs. Métatarse 
foncé avec un anneau d'écaillés blanches au sommet et quelques- 
unes seulement à l'extrême base à la face antérieure ; pas de frange, 
ni dorsale ni ventrale. Les quatre autres articles des tarses foncés. 

Pattes postérieures. — Fémur et tibia comme aux pattes inter- 
médiaires; les franges du tibia plus longues et plus fournies, la 
ventrale étant presque aussi développée que la dorsale ; parfois les 
poils et les écailles allongées qui les composent sont blancs à leur 
sommet; les écailles blanches isolées, situées sur la face antérieure, 
sont plus nombreuses. Métatarse avec un anneau blanc au sommet; 
les trois articles suivants avec une courte rangée peu notable 
d'écaillés au côté ventral ou interne à leur sommet. Métatarse 
longuement frangé dorsalement d'écaillés et de poils plus longs, 
les trois articles suivants également frangés, mais la frange allant 
en diminuant graduellement de longueur vers l'extrémité du tarse. 

Abdomen. — Sa vestiture est généralement plus foncée que celle 
du thorax : elle est composée de poils gris et brun mêlés; parfois 
les touffes de poils foncés sont disposées en bandes transversales 
alternant avec des bandes de poils clairs; ordinairement les poils 



— 133 — 

foncés ont leur extrême sommet blanc, surtout ceux de l'extrémité 
et ceux de la base ; ces derniers sont plus dressés et plus longs 

qu'ailleurs. 






FlG. 



(îenitalia de /'. mcridionalis ç^ . 



Geiiitalia. — Le premier article des forceps, court et gros, en 
forme de cône tronqué; le second mince, sa base peu renflée, son 
bec ondulé, un peu courbé à l'extrémité. Appendices inférieurs 
plus de deux fois plus longs que le sternite sur lequel ils sont 
insérés, assez forts à -la base et allant graduellement en s'amincis- 
sant, l'extrémité portant un faisceau de spinules squamiformes assez 
nombreuses. Ces appendices sont largement séparés l'un de l'autre 
à la base et le sternite n'offre pas entre eux de prolongement. 
Pénis large et plat, son extrémité distale largement arrondie. 

Femelle. — Elle est semblable au mâle, les antennes sont aussi 
longues, mais leurs verticilles inoins fournis et formés de poils en 
général moins clairs. 

Plaque sous-génitale rousse, modérément échancrée; oviscape 
roux, court et triangulaire. 



Taille. — La longueur d'aile varie entre 2 et 4 millimètres; en 
généial, les femelles sont plus grandes que les mâles, ce qui se 
remarque bien dans les grandes séries d'une même localité oîi l'on 
peut, en quelque sorte, séparer les sexes à première vue en se 
basant sur la taille. 



— 134 — 

RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE 

Afrique. 

Algérie : Boghari (Alger) (Surcouf, 1908); Rocher Blanc (Le 
Corso) (J. Surcouf, mai, juin 19 12). 

Egypte: Delta Barrage (Walter Draper, 13-X-1906); Ghezireh, 
15-VI-1920 (Alfieri). 

Afrique orientale anglaise : Kisumu (Victoria Nyanza) 
(Ch. Alluaud, 1904); Nairobi (T.-J. Anderson, 26-IV-1911). 

Afrique orientale cx-allemande : Kingari River (signalé par 
Eaton). 

Nyassaland : Zomba (D' H. -H. Stamms, mai 1913); Mlanje 
(S. -A. Neave, 2-III-1913). 

Mozambique : Delagoa Bay (signalé par Eaton). 

Ile Maurice (Sir Ch. Bruce, 2g-XI-i899). 

Congo portugais : San Salvador (D' M. Gambla, avril-mai 1912). 

Congo belge : Stanleyville, 29-VIII-1904; Kabinda (D'Schwetz); 
Léopoldville (D' A. Dubois, VII-1911); Élisabethville (Mis- 
sion agricole, III-1912, Musée du Congo); Borna (H. Schou- 
teden, 8-VIII-1920). 

South Nigeria : Warra (T. -F. -G. Meyer, X, IX-1910). 

North Nigeria : Lokoja (D' G. -T. Pirie); Ibadan (D' Lamborn, 
21-X-1913); Yabu (14-IV-1899, 8-VIII-1909, 8-XI-1909). 

Côte de l'Or : Aburi (W.-H. Paterson, 19 12-19 13); Accra 
(D' J.-W.-S. Macfie, V-1919). 

Sénégal : Dakar (G. Melon, 1906). 

Canaries : Las Palmas (Lesne, I-1903). 



— 135 — 

Europe. 

Espagne : Barcelone (D' Arias, VII-1920). 

Asie. 

Palestine : Haifa (P.-J. Barrand, VII-1919). 

Amérique. 

Martinique : Saint-Pierre (J. Waddy, 1902). 

Jamaïque : Kingstown (D' Grabham, 1912). 

Cuba : La Havane (P. Serre, 1909). 

Venezuela : Ciudad Bolivar (Surcouf); Granada (D' Balfour, 
2-II-1914). 

Uruguay : Colon, Monte Video (O. Thomas, 9-V-1896). 

Argentine : La Plata (O. Thomas, 27-V-1896). 

Biologie. — La larve de Telmatoscopits meridionalis est aqua- 
tique, ainsi que le prouvent les observations du D' Schwetz qui a 
obtenu cette espèce de larves vivant en compagnie de celles de 
moustiques. D'autre part, trois exemplaires du D' Lamborn portent 
la mention : Larvae in water in Iiollow stuinp ('). Les adultes 
se rencontrent fréquemment dans les habitations ainsi qu'il ressort 
des nombreuses mentions : « On window », « in tent », « maison », 
« cabinets •», etc. 



(') Tout récemment, ainsi que M. Alfieri me le fait savoir, M. Efflatoun a commu- 
niqué à une séance de la Société entomologique d'Egypte la biologie complète de cette 
espèce. 



— 136 — 

T. fuscipennis, n. sp. 

Très proche de T. ifieridionalis Eat., en diffère par la coloration 
foncée, presque noire de la vestitiire, par la position des deux 
bifurcations de RaR;; et M, M^ qui sont à peu près au même niveau 
et chez le c? par la conformation du pénis qui est prismatique et 
non plat et arrondi. 

d*. — Vestiture de la face foncée; les poils du front, du vertex, 
du thorax et de la base de l'abdomen foncés, avec leur base et leur 
extrême sommet blancs; le reste de l'abdomen et l'hypopygium 
couverts de poils d'un brun noirâtre. 

Antennes comme chez T. tneridionalis, les poils de leurs verti- 
cilles d'un blanc impur. 

Aux pattes, la disposition des parties blanches et la conformation 
des franges sont les mêmes que chez T. vieridionalis^ sinon les 
écailles blanches moins nombreuses et la vestiture des fémurs, de la 
partie ventrale des tibias et de la frange des tibias antérieurs de la 
même teinte sombre que sur le reste des pattes, sans reflet châtain. 
La nervation alaire diffère seulement de celle de T. meridionalis 
par la position des deux bifurcations de R^R:, et MiM^ qui sont à 
peu près au même niveau, cette dernière étant toutefois légèrement 
plus proche de la base. 

La vestiture de l'aile présente une disposition analogue des 
parties blanches avec les petites différences suivantes : la frange 
est très nettement blanche aux extrémités de R, RaRsR^ M, M„ Cm„ 
comme cela se présente parfois chez T. meridionalis à un degré 
beaucoup moins accusé, surtout au bord antérieur; à l'extrémité 
de R,, c'est-à-dire exactement au sommet de l'aile, la frange ne 
présente pas de petits poils blancs superficiels; les poils dressés 
sur la base des nervures sont foncés, mêlés éparsement de quelques 
poils blancs ; ceux situés sur la prœfurca de R, Rg également 
foncés, sauf à la base et près de la bifurcation oîi il y a un petit 
nombre de poils blanchâtres et non jaunes comme chez T. iiicrt- 
dionalis. 

Hypopygium nettement différent par la conformation du 



— 137 — 

deuxième article des forceps, renflé légèrement à la base, puis droit 
et mince, plus loui; que la moitié des appendices inférieurs et par 
le pénis relativement mince, prismatique, assez allongé, allant 
graduellement en s'amincissant et brusquement tronqué à son 
extrémité. 

Longueur d'aile : 2 millimètres. 

Q semblable au cf, qu'autant que la vestiture des ailes qui est en 
■mauvais état chez l'unique exemplaire, permette d'en juger; la 
bifurcation de MjMg est toutefois située plus en arrière que chez 
le çf, mais cependant moins que chez T. )iieridionalis. Vestiture de 
l'abdomen formée de touffes noires et blanches. 

Type dans la collection du British Muséum, i cf i q, Sierra- 
Leone : Free Town (A. Bacot, 1915). 

L'habitat de la larve semble être différent de celui de T. ineri- 
dionalis, ainsi que l'indique la mention de M. Bacot : Larva in 
leaf axils of Cocked H at plant {^Dracacna sp.). 



Genre CLYTOCERUS. 

C africanus n. sp. 

Espèce d'un brun foncé presque noir, la frange au sommet de 
l'aile et tous les articles des tarses blancs. 

d'. — Antennes de quinze articles : le premier cylindrique, sa 
longueur égalant environ un tiers de celle de l'antenne ; le 
second, globuleux, tous deux couverts de poils écailleux foncés; 
le troisième, notablement plus mince que les précédents, et deux 
fois plus long que large avec une légère constriction en son milieu, 
ce qui lui donne l'apparence d'être formé de deux articles soudés; 
il porte à son extrémité, au-dessus, un pinceau plat de poils ondulés 
qui se présente comme chez les espèces européennes ; les articles 

l-IX-1920 10 



- 138 - 

suivants du flagellum sont fusiformes, allongés et minces, et portent 
des verticilles peu fournis de poils grisâtres. 

Vestiture du corps et des pattes d'un brun sombre, sauf celle des 
tarses d'un blanc de neige. 

Aile. — La prœfiirca de R^ R-, prend naissance, notablement, 
avant la bifurcation de R, R.; les bifurcations de R„ R, et M, M„ 

4-17 ^ ; I _ 

sont à peu près au même niveau : la première, toutefois, légère- 
ment plus rapprochée de la base, toutes deux situées bien avant le 
niveau de l'extrémité de A et environ au premier tiers de l'aile; 
l'extrémité de R, aboutit au sommet. 

La vestiture du disque et la frange alaire de même coloration 
que celle du corps, sinon la frange blanche au sommet de l'aile 
depuis l'extrémité de Rj jusqu'à celle de M.^. Le disque présente 
au-dessus des touffes bien distinctes constituées par des poils 
dressés plus denses qu'ailleurs : la première est située à la bifur- 
cation de R^Rg; la seconde, un peu passé le milieu de l'aile et 
s'étendant sur R„ et R. ; la troisième, avant le milieu de l'aile et 
s'étendant sur M,, M, et C//,; la quacrième, sur le milieu de A; 
en outre, la base présente encore quelques petites touffes mal 
délimitées. 

Les rangées de poils dressés sont présentes sur R„, R,, M^, M,, 
C«, et A ; celle sur R^ est la plus avancée avec celle sur R^, mais 
la première est continue, tandis que la seconde est interrompue 
depuis la bifurcation jusqu'à la seconde touffe; les autres rangées 
sont de moins en moins avancées : celle sur M, est continue, celle 
sur M„ n'existe qu'au niveau de la troisième touffe et celle sur Qu^ 
est interrompue sur une certaine distance avant cette troisième 
touffe. Les poils couchés situés à l'extrémité des nervures sont assez 
denses et forment ainsi des petites taches foncées disposées autour 
de l'aile. 

Hvpopygium invisible sous la touffe de poils qui le recouvre. 

Longueur d'aile : 2 millimètres. 

La 9 ne diffère du (S que par les antennes de seize articles 
conformées comme celles des espèces européennes. 

Type dans la collection du British Muséum, i cf, South Nigeria, 



— 139 — 

Warra (T. -F. -G. Mayek, XI-1910), capturé dans la tente; i 9, 
South Nigeria, Flesha (T.-F.-G. Mayer, 21-X-1910). 



Genre BRUNETTIA. 

De ce genre créé par Annandale (') pour B. suptrstes et 
B. travancorica, Brunetti ('") en a détaché les espèces chez 
lesquelles R-, aboutit au sommet de l'aile et en a formé le genre 
Parabrunettia. J'estime que ce caractère ne doit pas être considéré 
ici comme étant d'ordre générique, ainsi que le montre le genre 
Tclmatoscopns Eaton, chez lequel certaines espèces le présentent 
et d'autres non, alors que pour le reste leur degré de parenté 
semble assez étroit. D'ailleurs Eaton, en décrivant tme espèce 
des Sevchelles ('^), B. ùidica, la laisse dans le genre Brunettia, bien 
que chez elle R^ aboutisse au sommet de l'aile. Il semble donc ne 
pas reconnaître non plus le bien-fondé du genre Parabrunettia . 

B. indica Eaton. 

Les exemplaires de la collection du British Muséum corres- 
pondent parfaitement à la description de Eaton, sinon que la 
première tache blanche, au bord antérieur de l'aile, n'est pas située 
à l'extrémité de R,, mais notablement avant (^). 

Les palpes, qui ne sont pas mentionnés dans la description du 
tvpe, sont composés de quatre articles dont le premier est très 
petit, les trois autres égaux entre eux, le dernier étant plus mince. 

La répartition géographique de cette espèce est, de même que 
celle de Tehnatoscopus ineridionalis, très étendue; aux localités 



(') Rec. Ini. Mus., 1910, p. 141. 
(^) Rec. Ind. Mus., 191 1, p. 310. 
(') Trans. Lin. Soc. Lond., XV, 1913. 

(4) Ceci se présente également chez un paratype de Eaton que M. Edwakds a bien 
voulu me communiquer. 



— 140 — 

citées par Eaton (Seychelles et Indes), il convient d'ajouter pour 
l'Afrique : 

AsHANTi : Obuasi (I)' W.-M. Graham, 23-V-1906). . 

Sierra-Leone(H.-E. Arbuckle) (Major F. Smith, 12-VIII-1904, 
071 window). 

South Nigeria : Ibadan (D' W.-A. Lamborn, 20-X et 1-X-1913); 
Jabu (4-VIII-1909 et 21-VI-1909, on window). 

B splendens n. sp. 

Espèce d'un brun foncé avec des écailles couvrant complètement 
le dessus et le dessous des ailes, qui sont ornées de quelques taches 
très brillantes. Articles du flagellum antennaire, chez le cf , pourvus 
chacun de deux très longs filets. 

d*. — Vestiture de la tête foncée, sauf sur le front et les côtés 
du vertex, où elle est blanche; celle des palpes également foncée, 
un peu plus claire sur les deux derniers articles. 




FiG. 3. — Antennes de B. splendens ç^. 

Antennes de seize articles : le premier, cylindrique; le second, 
globuleux, l'un et l'autre peu développés et couverts d'écaillés 
foncées. Les articles de la base du flagellum globuleux, les derniers 
ovoïdes, le seizième allongé, mince à l'extrémité, qui porte une 
très courte soie. Sur chacun des articles du flagellum sont implantés 
obliquement deux longs filets chitineux, brunâtres, plats et finement 
striés transversalement; leurs points d'insertion sont opposés l'un 



— 141 — 

à l'autre; ceux des articles de la base sont au moins aussi longs 
que la moitié des antennes, ils vont en diminuant graduellement de 
longueur en longueur vers l'extrémité de l'antenne ; ceux du dernier 
article sont encore environ deux fois aussi longs que l'article même. 
Ces filets sont droits ou presque, leur extrémité étant plus ou moins 
ondulée ou contournée, ce qui est sans doute dû à la dessiccation. 
Pour le reste, l'ornementation des articles du flagellum se borne à 
quelques poils assez longs ne formant pas de verticilles pour autant 
que le peu qui subsiste permet d'en juger. 

Le thorax, dont la vestiture est foncée, présente en son milieu 
une bande blanche longitudinale assez étroite, allant en diminuant 
de largeur vers l'arrière et' disparaissant tout à fait au niveau de la 
base des ailes. Une touffe de poils blancs de chaque côté du thorax 
en avant des ailes. 

\J abdomen est couvert au-dessus d'écaillés allongées, couchées 
et à reflets fortement métalliques, faisant l'effet d'une cuirasse 
d'acier; sur les côtés à la base, à l'extrémité et en dessous, il porte 
des poils foncés couchés, sauf ceux de la base qui sont dressés. 

Pattes antérieures. — Vestiture des fémurs formée d'écaillés 
foncées; sur la face antérieure et postérieure des tibias les écailles 
foncées sont en grande partie recouvertes par des écailles blanches 
allongées qui laissent toutefois un espace libre foncé sur la moitié 
proximale antérieure ; les tibias paraissent larges et plats à cause 
de leur frange ventrale, composée d'écaillés à reflets châtains assez 
clairs. Les métatarses ne présentent que quelques écailles blanches 
mêlées aux foncées ; le deuxième article des tarses est bordé 
d'écaillés blanches à son extrémité, sa face postérieure est égale- 
ment blanche ; les trois derniers articles sont complètement foncés. 

Pattes intermédiaires. — Fémurs revêtus d'écaillés foncées à 
reflets plus ou moins clairs suivant les positions, ainsi que les tibias 
qui présentent une frange antérieure de soies longues et une frange 
postérieure de poils foncés ; vers leur extrémité sur leur face ven- 
trale la vestiture est très longue et touffue à reflets clairs. Métatarses 
foncés à reflets clairs en dessous, le deuxième article des tarses d'un 
blanc de neige, les suivants foncés. 

Pattes postérieures. — Fémurs et tibias recouverts d'écaillés 



— 142 — 

foncées à reflets irisés; les tibias longuement frangés dorsalement, 
beaucoup moins fortement ventralement ; métatarses foncés avec 
une frange dorsale assez longue de même coloration; le deuxième 
article blanc ainsi que sa frange dorsale, le troisième en partie 
blanc à la base à sa face interne, les quatrième et cinquième foncés 
mais le dernier seulement dépourvu de frange dorsale. 

Ailes ovales; leur vestiture très dense laisse difficilement aper- 
cevoir la nervation. R^ aboutit au sommet de l'aile qui est arrondi; 
bifurcation de Rg R3 assez proche de la base de l'aile et située avant 
le niveau de l'extrémité de A, celle de M, M„ avant le milieu de 
l'aile et après l'extrémité de A. Toute la surface de l'aile est recou- 
verte aussi bien en dessus qu'en dessous de larges écailles imbri- 
quées très serrées. L'extrême base porte des touflfes de poils dressés 
et sur toute la longueur des nervures s'espacent des poils couchés 
dirigés vers le sommet. Les écailles formant le fond de la vestiture 
sont d'un brun foncé sur la moitié basale, vers le sommet elles 
offrent des reflets châtains. Sur ce fond d'écaillés sombres le dessus 
de l'aile présente à la base des écailles métalliques isolées extrême- 
ment brillantes disposées en rangées assez régulières entre les ner- 
vures; ces rangées s'étendant environ jusqu'au milieu de l'aile et 
ne dépassant pas vers le bas l'espace compris entre M et C?/[. Dans 
l'espace compris entre Cii^ et le bord postérieur de l'aile il y a cinq 
petites taches rondes d'égale grandeur formées chacune par quel- 
ques-unes de ces écailles brillantes; deux d'entre elles sont com- 
prises entre Cu^ et C?^,, deux autres entre Cu^ et A et la dernière 
est placée contre le milieu de A. Enfin, la côte au bord inférieur 
de l'aile depuis la base jusqu'au delà du milieu est parcourue par 
une mince rangée de ces écailles. La région apicale de l'aile pré- 
sente deux bandes transversales étroites d'écaillés métalliques: la 
première partant du bord antérieur au niveau de l'extrémité de R, 
pour aboutir sur R-, la seconde placée un peu en arrière commence 
un peu en dessous de R-, pour aboutir au bord postérieur. 

La frange alaire est de même teinte que le disque ; elle offre 
cependant des reflets clairs au sommet et au bord postérieur, qui 
varient d'étendue suivant l'éclairage et la position. La toufie de 
l'alula est composée en partie de poils blancs. 



— 143 — 

Hypopygiiiin invisible sous la vestitiire de l'extrémité de l'abdo- 
men dont la conformation indique toutefois bien le sexe mâle. 
Longueur d'aile : 2,5 millimètres. 

Tvpe dans la collection du Bi itisli Muséum. 

Un cf, Ashanti : Obuasi (U' W.-M. Graham, 23-V-1906). 

B. Qrahami n. sp. 

\'estiture d'un brun foncé sur les ailes et le corps, celle du 
thorax plus claire ; les écailles foncées, qui couvrent complète- 
ment les ailes, mêlées en certains endroits, notamment à la base, 
d'écaillés métalliques irisées. Pattes foncées avec le sommet des 
tibias blanc ainsi que la moitié distale des métatarses et les 
deuxièmes articles des tarses, sauf à la base. 

Ç. — Antennes filiformes, aussi longues que la largeur du disque 
alaire, composées de seize articles : le premier cylindrique, un peu 
plus long que le deuxième qui est globuleux; ceux du milieu du 
flagellum minces et longs, à peine distinctement fusiformes ; par 
contre, ceux de sa base et de son extrémité plus courts et plus 
distinctement fusiformes; les poils verticillés qui les ornent sont 
peu fournis et ne forment pas de campanules. 

Palpes longs, au moins aussi longs que la moitié de l'antenne, 
couverts de poils brunâtres â reflets plus clairs sur les deux derniers 
articles. 

Vestiture de la tête d'un gris brunâtre, celle du thorax de même 
coloration, très toufifue, les poils plus foncés à leur sommet. 

Abdomen couvert en dessus de longues écailles brunes couchées ; 
à sa base et à son extrémité il porte des touffes dressées de longs 
poils bruns, les poils du dessous sont également bruns mais 
couchés. 

Pattes. — Vestiture des fémurs et des tibias formée d'écaillés 
brunâtres à reflets irisés; tibias marqués de blanc à l'extrémité. 



- 144 — 

ceux des pattes intermédiaires et postérieures longuement frangés 
dorsalement. Métatarses antérieurs portant un anneau blanc à la 
base et au sommet, le deuxième article des tarses au sommet 
seulement, les articles suivants complètement foncés. Aux pattes 
intermédiaires et postérieures les métatarses sont blancs sur leur 
moitié distale environ, le deuxième article des tarses blanc, sauf sur 
un étroit espace à la base au-dessus, les trois derniers articles 
foncés; les métatarses postérieurs sont assez longuement mais peu 
densément frangés dorsalement. 

Ailes ovales; la nervation se laisse difficilement distinguer au 
travers de la vestiture d'écaillés; R. aboutit au sommet de l'aile, 
qui est arrondi; bifurcation de R^Ro assez proche de la base; celle 
de MjM^ plus éloignée, mais située avant le niveau de l'extrémité 
de A et avant le milieu de l'aile. Leur vestiture est composée de 
larges écailles imbriquées très serrées recouvrant toute la surface 
de l'aile, aussi bien en dessus qu'en dessous. Ces écailles sont d'un 
brun foncé uniforme, sauf à proximité du sommet où elles présen- 
tent des reflets plus clairs sur un étroit espace. Sur ce fond 
d'écaillés foncées il y a, un peu avant le premier tiers de l'aile, une 
bande transversale assez large d'écailles métalliques ; le reste du 
disque offre de-ci de-là de très petits groupes d'écailles métalliques, 
notamment : un groupe près de l'extrémité de R,, puis, plus loin, 
un certain nombre d'écailles formant ensemble, entre l'extrémité 
de R., et celle de A, une très étroite ligne transversale oblique 
sinueuse et largement interrompue en plusieurs endroits; enfin, 
près du sommet et du bord postérieur, il y a encore quelques 
minimes taches d'écailles métalliques irisées. 

Base des nervures couverte de très longs poils dressés brunâtres, 
ceux situés sur A s'étendent sur le premier tiers de cette nervure; 
sur le reste de leur longueur, les nervures portent des poils 
couchés, espacés et dirigés vers le sommet. Frange brune à reflet 
plus ou moins clair suivant l'éclairage et la position. 

Longueur d'aile : 2,75 mm. 

Tvpe dans la collection du British Miiscuin. i ç, Ashanti : 
Obuasi (D' W.-M. Graham, 2r-XI-i907), capturée sur une fenêtre. 



— 145 — 

Un second exemplaire n, dont les ailes ne sont nialheurense- 
ment pas en bon état et qui provient de la même localité et 
capturée le 20-Xl-iqo7, iii bush patli on leaf, semble devoir être 
rapporté à la même espèce, bien qu'il dift'ère du tvpe par certains 
détails de vestitufe et de coloration des pattes. 

La vestiture du thorax est blanchâtre; les écailles métalliques 
formant la bande transversale à la base de l'aile sont d'un vert 
extrêmement brillant. Tous les articles du flagellum antennaire 
sont plus distinctement fusiformes. 

Les franges des tibias intermédiaires sont formées de soies et non 
de poils minces; en outre, de même qu'aux tibias postérieurs leur 
face externe est revêtue de poils couchés assez longs au lieu 
d'écaillés ou de poils écailleux luisants. 

Les métatarses des pattes intermédiaires et postérieures sont 
blancs avec un espace foncé en leur milieu dorsalement. Le 
deuxième article est complètement blanc, les suivants foncés. Aux 
pattes antérieures tout le dorsum du deuxième article est blanc. 



Genre PSYCHODA. 

Ps. alternata Say. 

Cette espèce semble être tout à fait cosmopolite ; aux localités 
déjà connues, j'ajouterai : 

Canaries : Las Palmas. 
Maroc : La Maire (15-II-igi i). 
Nigeria : Yabu (26-V et 14-VI 1909). 

r 

Congo belge : Elisabethville (Mission agricole, III-1912, Musée 
du Congo); Boma (H. Schouteden, ii-'VII-i92o). 

Côte de l'Or : Accra (V-1919, D' J.-W.-S. Macfie). 

Malte (18-V-1899, D' T. Zammit). 



— 146 — 

J'estime que Ps. tripuiictata Macq. du cap de Bonne -Espé- 
rance, doit être considérée comme synonyme de Ps. alternata, car 
souvent, chez cette dernière espèce, les trois taches foncées du 
bord postérieur de l'aile sont seules bien visibles. 



Genre SYCORAX. 

S. afrîcanus n. sp. 

Semblable à l'espèce européenne, S.silacea ; s'en distingue par la 
coloration foncée des téguments et de la vestiture et par le premier 
article du flagellum antennaire qui est à peine plus long que le 
deuxième. 

Ç. — La coloration entière du corps est d'un brun uniforme, sa 
vestiture ainsi que celle des ailes noire. La vestiture écailleuse des 
pattes présente des reflets d'un bronzé obscur. La membrane alaire 
offre également des reflets d'un violacé sombre. 

Les antennes sont conformées comme chez S. silacea, sinon que 
le premier article du flagellum est seulement d'un quart plus long 
que le deuxième et non deux fois plus long. 

La nervation alaire n'est pas sensiblement différente de celle de 
S. silacea. 

Longueur d'aile ; i millimètre. 

cf. — Semblable à la 9 ; l'hvpopygium examiné m situ ne paraît 
pas différer notablement de celui de S. silacea; l'épine située à 
l'extrémité du dernier article des forceps est un peu plus longue et 
plus courbée. 

Type dans la collection àwBritish i'J/?«e?«;;. Quatre exemplaires: 
I c?, 2 Ç) et un de sexe non vérifiable, provenant de 1' Uganda : 
Nasala Mpumu (forêt) et Victoria Nyanza (rive). (Capt. x'V.-D. 
Fraser, août 19 10). 



— 147 — 

Genre PHLEBOSOMUS. 

Ph. minutus Rond. 

Var. afn'canus Newst. 

Cette espèce non encore signalée du Congo belge a été trouvée 
par le D' Schouteden à Borna (22-VII-iq2o). 



DESCRIPTIONS 



DE 



DEUX POISSONS NOUVEAUX DE L'ITURI 



Q.=A BOULENOER 



Une petite collection de Poissons de l'Ituri, rassemblée pour le 
Musée du Congo par M. le D' Beouaert, à Avakubi, contient les 
représentants de deux espèces qui me paraissent nouvelles. 



Alestes Bequaerti, sp. n. 

Hauteur du corps 2 ^/g fois dans la longueur totale, longueur de la 
tête 4 fois. Tète aussi longue que haute, 2 fois aussi longue que large ; 
mâchoire inférieure ne dépassant pas le museau, dont la longueur égale le 
diamètre de l'œil, les ^ ^ de la région postoculaire; paupière adipeuse peu 
développée ; largeur interorbitaire, 2 % fois dans la longueur de la tête ; 
maxillaire ne s'étendant pas jusque sous le bord antérieure de l'œil ; 16 dents, 

I - j à la mâchoire supérieure, 10 ( - ) à l'inférieure. Branchiospines modéré- 
ment longues, minces, 19 à la branche inférieure du premier arceau. Dorsale, 
11-8, commençant au-dessus de la base du dernier rayon de la ventrale, sa 
base à égale distance de l'occiput et de la caudale, le plus long ra3'on un peu 
plus court que la tète. Anale III-12. Pectorale un peu plus courte que la tête. 



— 149 — 

n'atteignant pas la ventrale. Caudale à lobes pointus. Pédicule caudal aussi 
long que haut. Écailles 24 —^, i 'centre la ligne latérale et la ventrale. 
Corps argenté, rembruni sur le dos; une tache noirâtre arrondie au-dessus de 
la pectorale, au niveau de l'œil; une autre, plus grande, sur le pédicule 
caudal, prolongée sur les rayons médians de la nageoire caudale. 
Longueur totale : 88 mm. 

Un seul individu. 

Cet A/estes se rapproche de VA. airtus, également d'Avakubi, 
que j'ai décrit tout récemment, et je me suis demandé si les diffé- 
rences de proportions qui les séparent ne seraient pas attribuables 
à l'âge, le tvpe unique de VA. curtus étant beaucoup plus grand. 
Cependant l'écart entre les deux types, par rapport à la largeur 
interorbitaire et la différence dans le nombre des rayons branchus 
de la nageoire anale me semblent trop considérables pour justifier 
cette identification. 



Synodontis pantherinus, sp. n. 

Haut du corps 4 ',5 fois dans la longueur totale, longueur de la tête, 
3 ° 3 fois. Tète à peine plus longue que large, beaucoup plus large que haute, 
très rugueuse en dessus; museau obtusèment pointu, aussi long que la 
partie postoculaire de la tète; œil supéro-latéral, son diamètre 4 fois dans la 
longueur de la tête, i ",'3 fois dans la largeur interorbitaire; bouche assez 
étroite, à lèvres modérément développées; dents prémaxillaires formant une 
large bande; dents mandibulaires mobiles courtes, mesurant le quart du 
diamètre de l'œil, au nombre de 40 environ; barbillon maxillaire non bordé, 
I ^5 fois la longueur de la tète, dépassant le processus humerai; barbillons 
mandibulaires à branches longues et minces. Orifice branchial ne s'étendant 
pas plus bas que la racine de la pectorale. Écusson occipito-nuchal rugueux 
comme l'occiput, simplement convexe, i V4 fois aussi long que large, à 
processus postérieurs arrondis. Processus humerai fortement caréné, granulé 
en dessus, strié en dessous, 2 fois aussi long que large, terminé en pointe 
aiguë. Dorsale I 7 ; l'épine droite, striée, lisse en avant, avec quelques petites 
dents rétrorses en arrière, mesurant les *,5 de la longueur de la tète. Dorsale 
adipeuse 4 fois aussi longue que haute, 3 fois aussi longue que sa distance de 
la dorsale rayonnée. Anale, III 8, à bord échancré. Épine pectorale un peu 
plus longue que la dorsale, n'atteignant pas la ventrale, fortement dentelée 



— I50 — 

des deux côtés. Ventrale arrondie, n'atteignant pas l'anale. Caudale profon- 
dément échancrée en croissant. Pédicule caudal aussi long que haut. Côtés 
du corps couverts de villosités. Brun en dessus et en dessous, tout couvert de 
taches noirâtres arrondies, ces taches grandes sur le corps et la nageoire 
adipeuse, plus petites sur la tête et les nageoires rayonnées. 
Longueur totale : 138 mm. 

Un seul individu. 

Cette espèce, nettement caractérisée, vient se placer dans ma 
classification entre les S. melanostictus Blgr. et S. multùna- 
ciilatus Blgr. 



ETUDE 

DE 

QUELQUES MYQDAIRES SUPÉRIEURS 

(recueillis par le D' Brauns, à Wiilowmore, Cap) 

PAR I.E 

D' J. VILLENEUVE 



1 . — Micropaipus (Linnaemyia) variegatus Wied. 

2. — Tachinomima longirostris Macq. 

3. — Tachinomima maculipes (n. sp., vel laxiceps Villen. 

var. ?), deux q. 

4. — Carcelia evolans Wied. — Deux individus obtenus 

d'éclosion. L'un d'eux porte l'étiquette : « ex pupa 
Angelica tyrrhea Cramer ». 

5. — Dejeania bombylans F. 

6. — Tachinafailax MEiG.var.pseudofallaxn.var. — Deuxc? 

pareils à la forme typique, mais ayant les yeux couverts 
d'une courte pilosité assez dense. Cette variété n'est pas 
rare dans la zone éthiopique. 



— 152 — 
7- — Sericophoromyia quadrata Wied. 

8. — Qonia bimaculata Wied. (= cilipeda Rond.), 

9- — Leucostoma africanum n. sp., cf, 9. 

10. — Besseria caffra n. sp., cf, 9. 

11. — Ocyptera flavibasis Villen. 

12. — Ocyptera marginalis Wied. 

13. — Qymnostylia setosa Maco. — Deux cf, l'un tvpique, avant 

les soies marginales du segment II abdominal au nombre 
de cinq, plantées suivant une ligne convexe en avant; 
celles du segment III nombreuses, sur une ligne égale- 
ment convexe et doublées, dans la concavité, d'aiguillons 
supplémentaires plus courts; enfin, le segment II porte, 
en outre, une paire de courtes soies discales médianes. 
L'autre O* n'a que des soies marginales disposées régu- 
lièrement, sans discales; le segment II porte simplement 
deux robustes soies marginales médianes. 

Ces deux cf, de même provenance, sont sans doute la 
même espèce avec une variante. Le D' Brauns les a 
obtenus d'éclosion de la larve d'un Coléoptère termito- 
phile : Odontorliina Krigei Pér., qui vit à l'intérieur 
du dôme élevé par Termes hastatus Hav. 

14. — Pododexia denudata n. sp. — Deux individus tout à fait 

remarquables par la réduction des soies, comme nombre 
et comme développement, même totalement absentes 
sur les sterno- et hvpopleures, confondues sur la tête avec 
la pilosité qui est elle-même rase. L'œil est petit, 
l'ouverture et les pièces buccales amoindries; par contre, 
les nervures des ailes sont renforcées; bref, la tendance 



— 153 — 

déjà relevée, par moi, de Pododexia arachna B. B. (') 
vers le modus : Tachino-Oestridae trouve ici sa pleine 
confirmation. 

15. — Craticuiina fimbriata Bez7a. 

16. - Miltogramma helvum (B. B. i. litt.) Villen. 

17. — Miltogramma hirtimanum Bezzi. — Cette espèce est 

très répandue ; je la connais encore du Congo belge, de 
l'Afrique orientale anglaise, du Nyasaland, de la Nigeria. 

18. — Setulia fasciata Meig. 

19. — Hoplocephalella anorubra n. sp., ç. 

20. — Thelychaeta natalensis Vili^n. 

21. — Cosmina aenea F (^ seriepunctata Lw., = depressn 

Karsch. 

22. — Rhinia apicalis Wied. 

23. — Rhinia guttata Villen. 

24. — Rhynchomyia Braunsi n. sp., cf, 9. Espèce curieuse par 

sa forme allongée, parallèle; sa coloration d'un blanc 
cendré, toute ponctuée de noir, la saillie du clypeus et 
trois taches, de chaque côté de la face, d'un noir brillant ; 
le thorax rave de trois bandes longitudinales lisses, d'un 
noir plus ou moins bronzé, continuées sur le scutellum ; 
l'abdomen porteur d'une bande noire médio-dorsale 
flanquée, à droite et à gauche sur chaque segment, d'une 



(') Cfr. Myodaires supérieurs recueillis à Madagascar (Revue Zoologique Africaine, 
voL IV, fasc. 2, pp. 199-200). 

l-IX-itlO ■ " 



— 154 — 

tache noire carrée. A propos de cette espèce, le 
D' Brauns m'écrit : « La larve suce les Termites vivants 

» du genre Hodoterrnes. Ces Termites souterrains 

» n'élèvent pas de termitières au-dessus de la surface du 

» sol, mais, de temps en temps, ils transportent au 

■» dehors, par des ouvertures ovales, les débris des 

» termitières souterraines. Les débris s'accumulent en 

» monticules coniques, peu tassés, au-dessus des ouver- 

» tures du sol, et, à leur faveur, les larves de ce Diptère, 

» en même temps qu'imagos et larves de MoiiopHus 

» (Histéride termitophile), surveillent les ouvertures et 

» attaquent les Termites qui en sortent. On trouve les 

» pupes sous les monticules de débris. Actuellement 

» j'élève des larves que je nourris de Termites vivants. » 

25. Rhynchomyia interclusa n. sp., cf, 9. 

26. — Stomoxys calcitrans L. 

27. — Phaonia annulipes Stein. 

28. — Mydaea hirticeps Stein. 

29. — Mydaea capensis Rond, r = siihpiinctata Wa),k. apud 

Stein). 

30. — Limnophora piliceps Stein. 



- Tachinomima tnaculipes n. sp.? — Deux femelles qui ont 
tous les caractères de T. laxiceps Villen. ç, mais en diffèrent par 
l'abdomen plus large, plus robuste, testacé chez l'une avec une 
pruinosité blanchâtre dessinant des bandes larges sur la partie 
antérieure des segments, la partie postérieure apparaissant parfois 
obscure; la bande noire médio-dorsale est comme voilée; l'autre Q 



— 155 — 

a le fond de l'abdomen entièrement obscnr, encore un peu testacé 
sur les côtés des premiers segments, avec les mêmes bandes de 
pruinosité blanchâtre. Ces deux q ont les pattes testacées, à l'excep- 
tion des trochanters et des tarses rembrunis; les deux paires anté- 
rieures de fémurs sont tachées de noir à la base et portent en avant, 
dans le tiers apical, une bande brune disposée obliquement comme 
chez Micropalpus variegahis Wied. ou notre M. vulpinus Fall. 
Peut-être n'est-ce qu'une variété de T. laxiceps? 



--- Leucostoma africanutn n. sp., cf, Q. 

Même coloration que Z. anale Meigen, mais les gênes couvertes 
de poils noirs dressés, nombreux chez le cf, épars chez la ç. 
Premier et second segments abdominaux avec une paire médiane de 
soies marginales dans les deux sexes. Pince anale de la femelle 
courte, à branches fortement arquées, rougeâtres à la base, larges 
et grossièrement denticulées sur tout leur bord interne. 

On ne confondra pas cette espèce nouvelle avec L. meridianiim 
Rond., qui a, lui aussi, les gênes velues. 

Taille un peu moindre qje celle de L. anale. 



— Besseria caffra n. sp. 

Taille et coloration de nos espèces paléarctiques : bicolor, 
appendiculata, avec le même scutellum à trois soies marginales de 
chaque côté. Se distingue immédiatement à la conformation de 
l'appareil génital. 

Tête blanchâtre, les antennes noirâtres, testacées à l'union du 
second avec le troisième article. Chez le c?, la bande médio-frontale 
est brun rougeâtre, le clypeus et les médians testacé clair. Palpes 
jaunes. 

Thorax poudré de blanc au-devant de la suture où l'on distingue 
deux fines lignes noires médianes et une grande macule de la même 
coloration, à droite et à gauche. 

Abdomen du cf d'un jaune-rouge sur les deux premiers segments, 



- 156 - 

noir ailleurs, — les segments II et III couverts d'une assez longue 
pilosité couchée, d'un noir de suie. Du côté du ventre, on voit, de 
profil, une lamelle obscure, large à la base puis brusquement 
étranglée et étroite, descendre au-devant de l'armure génitale et 
tourner vers elle son extrémité libre arquée en forme de cuiller. 

Abdomen de la 9 jaune-rouge sur le segment I et la partie 
antérieure du segment II, noir brillant ailleurs et s'amincissant 
régulièrement jusqu'à son extrémité postérieure. Première pièce 
génitale longue, non renflée, à bords parallèles, de la grosseur du 
dernier segment abdominal, de la longueur des deux segments qui 
la précèdent; seconde pièce génitale en lamelle coudée aussitôt à 
angle droit, d'abord rougeàtre, puis noire et fendue en deux crocs 
dans l'intervalle desquels pénètre un style médian droit et spatule, 
détaché de la face ventrale de la première pièce, un peu en avant 
de cette lamelle terminale. 

Cette femelle a deux soies orbitaires développées. Le segment I 
de son abdomen est dépourvu d'aiguillons ras du côté ventral; les 
trois segments suivants montrent à leurs angles postéro-inférieurs 
un faisceau de trois à cinq soies noires divergeant en éventail. 

Pattes noires. Ailes à première cellule postérieure fermée chez 
le cf et à court pétiole, étroitement ouverte chez la ç. 

— Pododexin denudata n. sp., 9. 

D'un ocracé rougeàtre ou très pâle, poudré de cendré blanchâtre 
laissant voir, de la coloration foncière, quatre lignes dorsales 
sur le thorax dont les externes sont plus ou moins grises et, sur 
l'abdomen, quelques taches indécises, changeantes suivant l'inci- 
dence de la lumière, par exemple si l'on regarde très obliquement 
d'arrière l'abdomen qui alors prend lui-même un reflet général plus 
blanc. Parfois l'enduit est gris, sans reflet blanc, surtout du côté 
de l'abdomen oîi les taches prennent une coloration olivâtre. 

Pattes ocracées, les fémurs plus ou moins gris à leur origine. 

Ailes allongées, assez étroites; les nervures épaisses, jaunies, en 
majeure partie teintées d'un noir profond et même ombrées par 
place, notamment autour de la petite transverse. Le coude de la 



— 157 — 

nervure I\^ est obtus, très près de la transverse postérieure qui est 
rectiligne, mais éloigné de l'extrémité de l'aile, si bien que la 
transverse apicale est très oblique, droite ou faiblement arquée. La 
première cellule postérieure est entr'ouverte. Cuillerons amples, 
blanchâtres; balanciers à massue épaisse, grise, à reflet blanc. 

Tète haute, ocracé foncé mais pâle en bas, à enduit blanchâtre 
sur les orbites et les gênes; front au moins aussi large que la moitié 
de la tête, saillant en avant autant que large; bande médio-frontale 
linéaire ; face oblique en bas et arrière ; péristome court, sa hauteur 
plus grande que la saillie du front au-devant des yeux. Yeux réduits 
et nus. Antennes ocracées, le troisième article plus court que le 
second, sous lequel il est en partie caché; chète antennaire assez 
long, à peu près nu, épaissi à son origine seulement, puis ténu et 
blanchâtre. Fosse antennaire profonde, cordiforme; canal facial 
étroit et long; bourrelets faciaux accusés. Trompe et palpes ocra- 
cés, courts, à peine sortis de la petite ouverture buccale. Ocelles 
présents. Occiput blanchâtre, en bourrelet latéralement. 

Courtes et un peu différenciées sont les seules soies du vertex 
les soies frontales sont remplacées par des poils noirs un peu plus 
longs que les poils ras, la plupart insérés dans des fossettes poncti- 
formes, qui couvrent complètement les gênes et les orbites; le 
péristome et les bords du canal facial n'ont que des poils. 

Du côté du thorax, le tergum ne présente que les soies tout â 
tait latérales et postérieures, toutes très amoindries; les pleures 
n'ont qu'une ou deux soies mésopleurales. L'abdomen ne porte pas 
de soies; quant aux pattes, elles ont les cuisses nues et les tibias 
n'ont que deux soies minuscules à leur partie médiane, exception 
faite de leurs petites soies terminales. 

Ailes sans épine costale; nervure III ayant quelques cils espacés 
depuis son origine jusque près de la petite transverse. 

Taille : 8, t^-io mm. 



— Hoplocephalella ano-nibra n. sp., Q. 

C'est la première espèce du groupe avant les segments génitaux 
rouges. Elle est de la taille de H . signata Villen. et nous n'en 



- 158 - 

connaissons que la 9. Sa coloration est celle d'un Wohlfahrtia ; le 
thorax a trois bandes d'un noir profond dont la médiane se prolonge 
sur le scutellum ; l'abdomen montre, sur chaque segment, trois 
taches du même noir, fixes, grosses et rondes, les médianes parfois 
allongées triangulairement; en outre, chaque segment présente, 
du côté ventral, une tache latérale également ronde. 

Deux soies marginales sur la tache médiane du segment III et sur 
chacune des trois taches du segment IV. Le thorax a trois soies 
dorso-centrales ; la paire de soies acrosticales présuturales est 
amoindrie et à peine distincte de la pilosité voisine. 

Tète avec une rangée complète de soies frontales ; soies ocellaires 
faibles; gênes semées de poils ras sans ordre. Antennes et palpes 
noirs. Yeux nus. 

Taille : 7 mm. 



— Rhynchotnyia Braunsi n. sp., c?, Q. 

Entièrement criblé de points noirs enfoncés. Sur la face et le 
front, ils sont plus grands; sur l'abdomen, ils ont plutôt l'aspect de 
petites taches noires rondes, plus ou moins confluentes à la face 
supérieure et y formant souvent des lignes ondulées et même une 
macule assez grande sur chaque segment, de chaque côté de la 
bande médiane. Les yeux sont nus, presque joints chez le cf. 
Quoique courtes, les soies verticales, la préverticale, les ocellaires 
et une à deux vibrisses sont bien différenciées et noires ainsi que la 
rangée des soies frontales qui sont piliformes; noirs aussi les petits 
poils implantés dans les fossettes des orbites. Les gênes sont nues; 
le péristome à pilosité et soies blanches. 

Le thorax n'a, sur le tergum, que les soies du pourtour -|- i soie 
dorso-centrale présuturale; sur les pleures, on voit r -|- i soies 
sternopleurales et guère qu'une soie mésopleurale : toutes ces 
soies sont noires, longues mais faibles. Dorsalement, thorax 
et scutellum ont une fine pilosité noire dressée, couchée, au 
contraire, sur l'abdomen qui est déprimé. 

Des poils blancs épais et raides forment une sorte de brosse sur 



— 159 — 

l'occiput, à la partie antérieure du tergum, au bord postérieur du 
scutellum et sur les flancs du premier segment abdominal. Sur les 
pleures, les soies hypopleurales habituelles sont remplacées par un 
éventail de ces poils blancs et raides qui sont un peu villeux et 
touflus ailleurs; une longue mèche de poils blancs et souples 
détachée des mésopleures s'étale horizontalement. 

L'abdomen est dépourvu de soies. Les ailes sont hyalines, mar- 
quées de brun à l'origine du bord antérieur; la transverse apicale 
est droite, la transverse postérieure fortement courbée en S. 
Cuillerons blancs, balanciers testacés. Pattes brunes, tibias et 
protarses en majeure partie testacés. Antennes obscures, chète nu. 

Chez la femelle, la bande médio-frontale est étroitement linéaire, 
les trois taches noires latérales de la face bien accusées, mais les 
trois bandes thoraciques et la bande abdominale sont moins foncées 
que chez le d', les taches des segments obsolètes. Même le premier 
segment abdominal, noirâtre chez le cf, est ici cendré blanchâtre 
comme les autres segments. Il n'v a pas de soies orbitaires différen- 
ciées d'avec la courte pilosité des orbites. 

Taille : 9-10 mm. 

Le cf unique que j'ai vu ne porte pas trace d'épine médio-ventrale 
aux tibias des pattes intermédiaires. Cette épine existe, comme de 
règle, chez la 9 ; mais elle est ici remarquablement courte. 

Observation. — Tel quel, ce Rhynchomyia a tout l'aspect des 
espèces du genre Rhinia et devient le type du groupe des 
RJiynchomyiae rhiiiiaeforii/es. Le genre est riche en formes qui 
empruntent encore le masque d'un genre voisin, comme Thely- 
cliacta (theiychaetacformes) , ou qui ont entre elles un faciès parti- 
culier : bcriaeformes ('), par exemple, au front convexe, développé 
par la grande divergence des veux, à pilosité fournie passant du 
front aux gènes sans modification ou presque; le thorax abondam- 
ment villeux sur les pleures, quelquefois aussi sur le tergum et le 
bord libre du scutellum. D'autres espèces ont la tète d'un beau 



(') ("est-à-dire rappelant le sous-genre Bcria R. D. 



— i6o — 



rouge luisant avec des taches obscures ou de reflet blanc, comme 
chez R. tetropsis Bigot (tetrop si formes), etc. 



— Rhynchomyia intercliisa n. sp., cf, ç. 

Yeus nus, presque joints chez le cf dans les deux cinquièmes 
postérieurs du front, bande frontale et antennes ocracées, le 
troisième article brunâtre, le chète nu. A l'exception de l'occiput 
qui a une bande médiane rouge et qui est noirâtre ailleurs, la tête 
est ocre pâle ou jaunâtre couverte d'un faible enduit blanchâtre 
terne sur le front et les gênes où se voient de petits poils noirs 
assez drus sur le front, réduits et clairsemés sur les gênes; péristome 
bordé de soies noires, sauf en arrière où elles sont remplacées par 
la pilosité blanche. Palpes jaunes. 

Thorax à épais enduit ocre cendré, faiblement nuancé de bronzé 
cuivre suivant la lumière; scutellum pareillement; abdomen jaune 
blond mat, brun et poudré de gris clair à reflet cuivré sur le 
segment IV et le bord postérieur du segment III, d'où se détache 
une étroite bande olivâtre médio-dorsale qui s'avance jusque dans 
l'excavation du segment I; en outre, une grosse tache noire existe 
aux angles postérieurs des trois premiers segments. 

Ailes hyalines, un peu jaunies commes les nervures; rameau 
basai antérieur à frange de poils blancs; cuillerons ocracés, balan- 
ciers testacés. Pattes noires; hanches, genoux, tibias et une partie 
des pro tarses rougeâtres. 

Ç. — Front large, bande médiane ocracée moins large que les 
orbites qui ont quatre ou cinq petites soies orbitaires mêlées à des 
poils noirs nombreux, divergents, auréolés d'un point noir à leur 
base. Ces points sont pâles sur les gênes et la pilosité, mi-partie 
blanche ou noire, y devient à peine perceptible. L'abdomen est 
plus largement rembruni et poudré en arrière, jusque près du bord 
antérieur du segment III où la limite est un croissant olivâtre qui 
s'étend sur les flancs des premiers segments pour y remplacer plus 
ou moins les macules latérales; la bande médio-dorsale de 
l'abdomen prend l'aspect d'un triangle allongé également verdâtre. 



— i6i — 

à base reposant sur la concavité dudit croissant. Le reste comme 
chez le mâle. Toutefois, la q présente, sur chaque gêne, deux bandes 
de reflet obscur, vestiges de possibilités de taches chez d'autres 
individus; il n'v en a pas trace chez le c? et c'est, du reste, un 
caractère assez variable. 

Quoique le front soit plutôt anguleux en avant et que la tête ait 
un profil quadrangulaire, la largeur du front et des gênes, l'abon- 
dante villosité blanc roussâtre qui couvre les pleures, — sans 
aucune pilosité noire, même près du bord supérieur des méso- 
pleures, — villosité qui, en dessus, existe sur la partie la plus 
antérieure du tergum, les callosités préscutellaires et le bord libre 
du scutellum placent cette espèce assez massive dans le groupe des 
Rhynchoinyiae beriaeforincs. La pilosité de l'abdomen est noire 
et couchée. 

Soies acrosticales : deux paires présuturales rapprochées (ni anté- 
rieures ni postérieures); deux ou trois paires au-devant du scutellum, 
précédées d'autant de paires beaucoup moins développées. Soies 
dorso-centrales au complet, à savoir : 2 -|- 4. Il y a trois grandes 
soies marginales de chaque côté du scutellum. Chez le d*, le 
premier segment abdominal porte sur les flancs un faisceau de 
petites soies noires, les segments III et IV ont de faibles soies 
marginales couchées; le segment IV, enfin, est hérissé des mêmes 
soies, mais à demi dressées. 

Chez la ç, les soies latérales raides du premier segment sont à 
peu près rases, la pilosité a remplacé les discales du segment IV; 
pilosité et soies marginales sont appliquées. 

Les tibias intermédiaires ont une forte épine médio-ventrale 
dans les deux sexes. 

Taille : 10- 11 mm. 



Je joins à cette modeste étude de quelques Tachinides du Cap la 
description d'une espèce du Congo belge, de même taille et de 
même robustesse que la précédente, tout à fait remarquable par 
l'absence complète de soies hypopleurales (remplacées par un îlot 
de pointillé noir) et par les caractères de Beria R. D. poussés à 



— l62 — 

l'extrême. Nous lui donnons le nom de Rkynchomyia (Beria) 
lanata n. sp. 

Tête d'un blanc iaunâtre très pâle; la bande frontale peu large, 
jaune, ainsi que les antennes qui sont allongées et minces; chète 
antennaire nu. Les veux glabres sont disjoints notablement au 
vertex, tout à fait rejetés sur les côtés de la tête et rétrécis dans le 
sens antéro-postérieur au point qu'ils figurent un long rectangle 
étroit, parallèle à l'occiput. Le front ne s'avance guère plus d'une 
épaisseur d'œil au-devant des yeux; il s'incurve aussitôt pour 
devenir à peu près vertical, prenant ainsi un profil hémisphérique. 
Clypéus presque droit, à peine saillant en bas. A l'exception des 
soies frontales, sur un rang unique, des vibrisses et des soies du 
péristome, noires et grêles, le front, les gênes et le péristome sont 
couverts d'une pilosité blanchâtre. Une longue villosité rousse, 
épaisse et laineuse, couchée, recouvre le tergum, le scutellum et 
tout l'abdomen, tandis que les pleures n'ont qu'une médiocre 
pilosité ou sont glabres par places. Le thorax est lui-même d'une 
couleur terne glauque, le scutellum et l'abdomen jaune blond, le 
dernier traversé par une étroite bande médio-dorsale un peu 
verdàtre, effacée sur le dernier segment. Les soies sont noires, 
longues et grêles, à peu près disposées comme chez R. interdusa 
(une setile paire de soies acrosticales présuturales ; pas de soies sur 
les flancs du premier segment abdominal et pas de soies discales 
sur le segment IV). 

Ailes d'un blanc hvalin, avec les nervures jaunies; rameau basai 
antérieur frangé de poils blancs. 

Pattes testacées, les tarses brunâtres vers l'extrémité. Les tibias 
intermédiaires avec une épine médio-ventrale chez le cf. 

Un mâle unique recueilli par M. le D' }. Bequaert et faisant 
partie de sa collection. 

A'". B. — Les tvpes des espèces ou variétés recueillies par le 
D' Brauns et décrites ci-avant, qui appartiennent à ses collections, 
sont les suivants : Tachinominia inaculipes — Resseria caffra, — 
Pododexia denudata et Hoplocephalella ano-rubra. Les autres 
types sont ma propriété, de par sa générosité. 



NOTE 



DEUX MYODAIRES AFRICAINS 



PAR 



le D' J VILLENEUVE 



I. — Sur Compsomyia (Chrysomyia) Tellinii Bezzi. 

Bezzi et, après lui, Speiser n'ont connu que la femelle. 
M. Alluaud a rapporté aussi une femelle de l'Afrique orientale 
anglaise (Nyangnori, Nandi occid., 1904). Aux caractères donnés 
dans la description, il faut ajouter ceux-ci : le péristome est armé, 
à son angle postérieur, de une à trois épines noires et porte, vers 
son angle antérieur, une soie à peu près aussi développée que la 
grande vibrisse et située, par conséquent, à quelque distance 
au-dessous d'elle, - les segments abdominaux ont des soies discales 
faibles et le segment IV, qui a aussi quelques soies piliformes 
dressées, est conique, vertical, couvert d'une assez épaisse pruino- 
sité blanchâtre, — le ventre est d'un rougeâtre pâle sur les premiers 
segments; les sternites ont, au voisinage de leur extrémité posté- 
rieure, de faibles soies dressées, roussâtres ou en partie noires. 

Dans la collection du Hofmuseum de Vienne, i'ai vu cinq autres 
individus : un cf et une 9 (Urw. Moera, Grauer, 19 10); un c? et 
deux Q (Zw. Tanganika u. Albert Edward-See, Grauer, 19 10). Ils 
possèdent tous les caractères ci-dessus énumérés et ne diffèrent de 
la description de Bezzi que par des détails de coloration. Ainsi la 



— 164 — 

bande noire de l'aile est à peine éclaircie sur la cellule costale ; 
l'un des d* a les antennes entièrement testacées, l'autre les a 
testacées seulement sur le bord postérieur el brunâtres ailleurs; les 
Ç ont les antennes d'un brun plus ou moins foncé. Nous arrivons 
par là à la réalisation complète de Cotnpsoinyin inclinata Wai.k. (') 
dont il est dit : « antennae priceous ». 

Le cf, qui a les antennes testacées, ressemble, par le port et la 
robustesse, à C. marginalis Wied. ; mais déjà les facettes supé- 
rieures des yeux moins agrandies et passant progressivement à la 
forme exiguë des facettes inférieures empêcheront la confusion; les 
caractères du péristome ne laisseront planer nul doute. 



2. - Sur Disjunctio brunnipalpis (Macq.) ^klzi. 

Sous ce nom, Bezzi(L. vSchultze, Forschungreise im westlichen 
und zentralen Sudafrica, igo8, p. 187) signale et décrit parfaitement 
une espèce du genre Wolilfahrtia qu'il caractérise par « Thorax- 
rûcken mit 3 breiten schwarzen Lângsstreifen, der mittlere auf das 
Schildchen fortgesetzt ». 

Cette espèce, commune dans le Sud-Africain, ne correspond ni 
au type de Macquart, conservé au Muséum de Paris, ni à la 
description. Macquart, en effet, s'exprime comme suit : « Thorax 
à bandes noires peu marquées. » Aussi convient-il de remplacer 
le nom donné à tort par Bezzi par celui très approprié que nous 
proposons, à savoir Wohlfahrtia euvittata n. sp. ("). 



(') M. E. AusTEN m'a écrit au sujet du type de Wai.ker qui existe au British Muséum : 
I! This at both the characlers mentioned by you : the posterier angle of the peristoma on the 
right side of the head bears two fine black bristles, and the corresponding angle on tlie left 
side of the head has one similar bristle ; the terminal segment of the abdomen is conical and 
vertical, with a few, fine, hair-like bristles on the dorsal surface. » 

(') Un individu du South African Muséum a été étiqueté par Bigot : Cynomyia picti- 
facies (sic!). 



DESCRIPTION 



CERCOPIDES NOUVEAUX DU CONGO BELGE 



ie D' V. LALLEMAND 



I. — Abalomba Schoutedeni n. sp. 

Toute la partie supérieure de l'insecte est profondément ponc- 
tuée, plus densément et en stries sur les élytres. Le front vu de 
côté est arrondi; le vertex est long, à angle arrondi, la partie frontale 
du vertex est nettement délimitée par des sillons; les ocelles sont 
situés dans de petites fossettes ; le pronotum est hexagonal, le bord 
antérieur convexe est arrondi, le postérieur est en angle obtus, le 
latéro-postérieur est légèrement concave ; de chaque côté, en 
arrière des yeux est une fossette arrondie et à la partie médiane 
entre celles-ci une légère dépression. Les tibias postérieurs portent 
deux fortes épines. 

La coloration est d'un gris brunâtre, à ponctuation noire et, par 
places, estompée de noir, principalement sur le pronotum et la partie 
médiane des élytres, au tiers antérieur se trouve une tache plus 



— i66 — 

claire, les parties latérales du front sont noires et sur la partie 
médiane jaunâtre court une ligne longitudinale noire. Le clypeus, 
le labre et les hanches antérieures sont ocre jaune, les cuisses et 
les tibias antérieurs sont de même couleur, mais avec lignes noires 
longitudinales, les cuisses postérieures d'un brun-noir ont leur base 
jaunâtre; les tarses sont ocre brun et leurs épines noires. 

Longueur : 4 mm. 

Provenance : Congo belge : Wombali, Elisabethville et Bas- 
Kasaï. 

Types : Collection du Musée de Tervueren, la mienne. 



2. — Clovia Brunnea n. sp. 

Le bord de la tête est en angle fortement arrondi; le vertex 
aplati est sillonné longitudinalement à la partie médiane; ce sillon 
se continue sur les deux tiers antérieurs du pronotum. 

L'insecte est d'un brun plus ou moins foncé, teinté de noirâtre 
par places; les élytres sont plus clairs le long du bord externe, 
principalement à la partie apicale. Une tache calleuse noire se 
trouve à la pointe du clavus et une ligne noire dans les cellules 
apicale et médiane formées par les branches du clavus; quatre 
lignes noires parcourent en longueur le vertex et le pronotum; une 
fine ligne jaunâtre occupe le sillon médian du vertex et une ligne 
blanc jaunâtre longitudinale le milieu de l'écusson. Le bord anté- 
rieur du vertex est jaunâtre, de l'apex, oîi aboutit la ligne longitu- 
dinale, part de chaque côté une ligne blanchâtre qui s'étend jusque 
sur le mésothorax; les pattes sont ocre jaune. 

Longueur : 6 mm. 

Provenance : Sankisia et Elisabethville. 

Types : Collection du Musée du Congo, à Tervueren, la mienne. 



— 167 — 
3- — Clovia Minuta n. sp. 

Ce Clovia est facilement reconnaissable par sa petite taille cl la 
forme de son vertex. 

Ce dernier est relativement court et son bord antérieur est en 
angle obtus fortement arrondi. 

Toute la partie supérieure est de couleur ocre jaune, recouverte 
d'une fine villosité jaune; sur la partie antérieure du vertex se 
trouvent quatre courtes lignes noires longitudinales; une tache 
noire calleuse arrondie existe sur le corium à l'extrémité du clavus, 
une ligne brun foncé parcourt l'élytre d'une extrémité à l'autre. La 
partie inférieure de l'insecte est noire, sauf une ligne latérale 
blanc jaunâtre s'étendant de chaque côté de la tète, du pro- et du 
mésothorax. Les pattes, les hanches, le bord des segments abdomi- 
naux, les organes génitaux sont ocre jaune ; les cuisses présentent 
un sillon longitudinal assombri. 

Longueur : 4 '/s à 5 mm. 

Provenance : Dolo. 

Tvpes : Collection du Musée du Congo, à Tervueren, la mienne. 



CERCOPINAE. 



4. — Literna Cazioti n. sp. 

Le front assez fortement convexe dans le sens transversal et lon- 
gitudinal est creusé en fossette à sa partie médiane, sur les côtés 
de celle-ci se trouvent des sillons transversaux; la partie frontale 
du vertex est nettement délimitée par des sillons et fait saillie. 

L'insecte est noir, sauf le rostre et le bord postérieur des 
segments abdominaux qui sont ocre jaune. Les pattes sont ocre 
jaune, plus ou moins estompées de brun aux cuisses antérieures. 



— i68 — 

Les élvtres sont noirs, sauf une tache triangulaire blanche, située 
au niveau du tiers postérieur du bord externe ; son angle externe se 
prolonge en une ligne courbe parallèle au bord postérieur et l'angle 
interne suit en une ligne sinueuse les nervures transversales pour 
atteindre la branche externe du cubitus ; du milieu du triangle part 
une ligne noire qui, rejoignant le bord postérieur, borde exté- 
rieurement la ligne blanche. 

Longueur : 5 mm. 

Provenance : Itoka. 

Tvpes : Collection du Musée du Congo, à Tervueren. 



ŒSTKIDES 

DANTILOPES ET DE ZEBRES 

RECUEILLIS EN AFRIQUE ORIENTALE 



AVEC UN 



CONSPECTUS DU GENRE GASTEROPHILUS 



J. RODMAIN et J. BEQUAERT 



Les parasites étudiés dans le présent travail proviennent de 
l'ancienne colonie allemande de l'Est Africain. Ils ont été en 
majeure partie obtenus par l'un de nous (J. Rodhain), lors de la 
campagne belge de 19 17 en Afrique Orientale. La collection ren- 
ferme un petit nombre de larves cavicoles d'antilopes, qui nous ont 
amenés à faire un examen critique des espèces affines du genre 
Gcdoclstia. Les parasites obtenus chez les zèbres étaient de beau- 
coup les plus intéressants, car ils sont encore très insuffisamment 
connus. L'adulte éduqué des larves cavicoles à' Equtis Bôhmi nous 
a permis de fixer définitivement l'identité de ce parasite avec le 
Rliinœstrus pur pur eus du cheval. En outre le D' Rodhain a 
obtenu pour la première fois l'éclosion de la mouche d'une des 
nombreuses espèces de gastrophiles du zèbre. 

I5-IX-IU20 12 



— lyo — 

Nous avons cru devoir saisir cette occasion pour présenter un 
tableau d'ensemble de nos connaissances sur les larves gastricoles 
des équidés, sous forme d'un tableau synoptique des larves adultes, 
que nous avons fait suivre d'une liste synonvmique des espèces 
décrites, d'un bref aperçu de leur éthologie, ainsi que d'une biblio- 
graphie comprenant surtout les travaux publiés postérieurement à 
la monographie de Brauer (1863). On pourra juger qu'en ce qui 
concerne les espèces africaines, le sujet a été à peine effleuré ; 
lacune bien regrettable, puisque le genre Gasterophilus paraît être 
très abondamment représenté sur le continent africain. A l'heure 
actuelle et en l'absence de matériaux abondants, il semble inop- 
portun de tenter une revision monographique de ce groupe. 



I. - Larves cavicoles d'Œstrides provenant 
DE Damaliscîcs et de Biibalis. 

Les larves cavicoles d'antilopes que nous avons pu examiner de 
l'Afrique Orientale, et qui sont décrites plus loin, appartiennent 
toutes au genre Gedoelstia, dont nous avons donné une diagnose 
détaillée dans notre Revision des Œstrinae du Continent africain 
{Bull, scientif. France et Belgique, L, novembre 1916, pp. 141- 
142). Rappelons seulement qu'à l'état larvaire (3" stade), ce genre 
se reconnaît aisément à l'orientation des plaques stigmatiques 
postérieures qui enveloppent complètement le faux stigmate et 
présentent une ligne suturale dorso-ven traie (verticale) rattachant 
le faux stigmate au bord inférieur (ventral) de la plaque ; en outre, 
les bourrelets antennaires portent chacun deux points ocellaires 
et le bourrelet médian postanal est dépourvu de protubérances 
coniques latérales. 

Notre Revision de 19 16 n'admet qu'une espèce de Gedoelstia, 
G. cristata Rodhain et Bequaert. Dans une note parue en dé- 
cembre 1916 {Revue zool. afric., t. IV, fasc. 2, 1916, pp. 148-152), 
mais que nous n'avons pu lire qu'en igiS, Gedoelst a décrit une 
deuxième espèce : Gedoelstia Hassleri, basée sur la « Larve N° 4 
àH Antilope sp. » de Brauer {Denkschr. math, naturiv.. Cl. Ak. 



- 171 — 

Wiss., Wien, l. LXI\^ 1897, p: 261); l'auteur résume les carac- 
tères différentiels des deux espèces dans le tableau suivant : 

Deux rangées d'épines au bord antérieur des segments 5 à 11. 

G. cristafa. 

Trois à quatre rangées d'épines au bord antérieur des segments 5 à 1 1 . 

G. Hàssleri. 

Les larves tvpes de G. Hàssleri provenaient du pavs des Waboni 
(Afrique Orientale anglaise, par 1° lat. S. et 40" long. E.) ('). Mais 
Gedoelst croit avoir reconnu la même espèce dans deux larves 
« recueillies dans les cavités cervicales d'Antilopes au cours de la 
mission de Gironcourt, en 19 10, au sommet de la bouche (") du 
Niger»; dans des larves «recueillies, en 1905, par L. Didier au 
pavs Ankali (Abyssinie) » ; enfin dans un lot de larves qui « pro- 
viennent des cavités nasales de Damalisciis luiiatus et ont été 
recueillies en Uganda par le D' H. Lyndhurst Duke ». Dans cha- 
cun des deux derniers lots se trouvait une larve au deuxième stade 
que Gedoelst rapporte aussi à G. Hàssleri: «Sa spinulation, 
comme il arrive souvent, est plus abondante que celle du troisième 
stade. Sa formule est la suivante: deux rangées sur le troisième 
segment ; trois sur le quatrième ; quatre sur les segments 5-9 ; cinq 
sur le dixième; quatre à cinq sur le onzième et quatre sur le dou- 
zième ». [Op- cit., p. 151). 

Or si l'on se rapporte à une note préliminaire sur les Œstrides 
du Congo, que nous avons publiée en juillet 1915 {Bulletin de la 
Société de Pathologie exotique de Paris, t. VIII, 1915, p. 453), on 
y trouvera la description d'une espèce nouvelle : Gedoelstia para- 
doxa, dont nous pensions alors posséder à la fois les larves et les 
mouches adultes des deux sexes. Plus tard nous avons reconnu 
notre erreur: les mouches adultes en question appartenaient à 
VŒstrus variolosus Loew; les larves, par contre, étaient indiscu- 



(') C'est évidemment par suite d'un lapsus que Gedoelst fait suivre la localité AnibcJni 
de l'indication « Afrique Occidentale ». 

(^) Sans doute une faute d'impression pour « boucle ». 



172 



tablement des Gedoehtia ; un nouvel examen nous amenait à con- 
clure, en \()\b{Bull. scient. France et Belgique, L, rqi6, p. 143), 
que « les dififérences qu'elles présentent à la comparaison avec 
celles de G. cristata Rodh. et Beo. sont si minimes que nous les 
rapportons à cette dernière espèce ». 



* 
* * 



Le travail précité de Gedoelst nous a obligés à étudier plus 
attentivement nos matériaux. Avant d'entrer dans plus de détails 
à ce sujet, il sera utile, pensons-nous, de répéter notre description 
originelle des larves de Gedoelstia paradoxa. 

« Gedoelstia paradoxa n. sp. — Les larves de cette espèce ont 
été trouvées dans le crâne de Biibalis lelwel jacksoni Thom. de la 
région de l'Uele et de Daiiialiscus korriguiii jinicla Matsch. au 
Kivu. 

» Les larves au troisième stade présentent tous les caractères de 
notre genre Gedoelstia {Rev. zoolog. Afric, II, 1913, p. 173); elles 
sont très semblables à celles de G. cristata Rodh. et Beo.; les 
seules différences que nous ayons pu découvrir chez G. paradoxa 
sont : 

» (?) Un plus faible développement des bourrelets ventraux 
médians. 

» /)) Une spinulation plus abondante du bourrelet postbuccal 
(à la face ventrale) (jusqu'à six rangées d'épines). 

* c) Une spinulation plus abondante des segments ventraux 5 à 
12; chacun de ceux-ci porte en général une rangée d'épines de 
plus que chez G. cristata. » 

Voici ce que nous disions au sujet de ces mêmes larves de 
Bubalis lehvel jacksoni à-AXï% notre Révision de 1916 (pp. 149-150) : 
« Ces larves mesurent en extension complète de 22 à 27 millimètres 
de long sur 6,5 à 8 millimètres de plus grande largeur; elles sont 
donc notablement plus développées que celles que nous venons de 



— 173 — 

décrire ('). Les différences que présentent ces larves avec celles 
de Ihibalis Lîc/itcnstci)it\ décrites ci-dessus ("), sont extrêmement 
minimes et ne justifient pas leur séparation spécifique. Nous devons 
abandonner complètement le plus faible développement des bour- 
relets ventraux médians et la spinulation plus abondante du 
bourrelet postbuccal (à la face ventrale'; iusqu'à six rangées d'épines) 
que nous avions indiqués précédemment comme caractères distinc- 
tifs de ces larves {Bull. Soc. Path. exot., VIII, 1915, p. 454); après 
comparaison, ces diflférences ne nous paraissent plus appréciables. 
» En ce qui concerne la spinulation ventrale, il se manifeste à 
cet égard une variabilité assez grande. Les larves les plus âgées 
paraissent présenter une spinulation plus abondante des segments 
ventraux 5 à 12; chacun de ceux-ci porte en général une rangée 
d'épines de plus que chez les larves de Bubalis Lichtensteini . » 

Plus loin nous ajoutions : « Dans un crâne de Daiiialiscus 

korrigurn jimela, nous avons recueilli au Kivu une seule larve 

appartenant au genre Gedoelstia ; elle est au troisième stade et 

mesure 20 millimètres de long sur 8 millimètres de plus grande 

largeur. Elle présente la même spinulation que les larves de 

Bubalis lehvel jacksoni de l'Uele et nous la rapportons à 

G. cristata. » 

* 
* * 

Examen de nouveaux matériaux obtenus en Afrique Orientale 
en 1916-1917. 

A. Larves recueillies dans les cavités cervicales de trois Daiiia- 
liscus d'espèce indéterminée (probablement D. korriguin jimela 
Matschie), tués près de la baie de Namirembe(ou Njemirembe), sur 
■ la rive sud du Victoria Nyanza (par 2°3o' lat. S. et 3i°45' long E.). 
Ainsi que nous l'avons dit plus haut, toutes les larves cavicoles 



' '1 G. cristata de Bubalis Lichtensteini, au Katanga. 
(^) Gedoelstia cristata. 



— 174 — 

trouvées chez ces Antilopes appartiennent au genre Gedoelstia; 
elles étaient au troisième stade. 

Larve n" i. — Le plus grand nombre des larves de ce lot pré- 
sentent la spinulation ventrale suivante : le troisième anneau porte 
le plus souvent une seule rangée d'épines, parfois même incom- 
plète, plus rarement deux; le quatrième anneau a, d'ordinaire, 
deux rangées, quelquefois une seulement; sur les anneux 5 à 10, il 
V a touiours au moins deux rangées complètes, parfois trois et très 
rarement l'indication d'une quatrième; les onzième et douzième 
anneaux ont ordinairement deux rangées, rarement une seule. 
Il nous semble que ces larves appartiennent bien distinctement à 
G. cri si a ta. 

Larve 71° 2. — Une seule des larves de ce lot montre une 
spinulation nettement plus forte que les autres : le segment cépha- 
lique (i -(- 2) présente, à côté des épines para- et postbuccales, 
quelques rares épines supracéphaliques. Spinulation ventrale : 
segment 3 à deux rangées incomplètes de très petites épines; 
segment 4 à deux rangées; segment 5 à trois rangées; sur les 
segments 6 et 7, trois rangées complètes et l'indication d'une 
quatrième; segments 8 et 9 à quatre rangées; segment 10 avec 
trois rangées complètes et l'indication d'une quatrième; segment 1 1 
à deux rangées visibles, mais l'anneau est rétracté ; segment 12 à 
deux rangées de grosses épines. On peut s'assurer que cette formule 
correspond suffisamment à celle donnée par Gedoei.st pour sa 
Gedoelstia Hàssleri, pour nous permettre d'identifier notre larve 
avec cette espèce. 

B. Larves recueillies par M. le médecin auxiliaire Mairin chez 
unBubalis d'espèce indéterminée (probablement B. ro-^^/ GiiNTH.), 
tué dans la plaine des Wembere, au nord-est de Tabora (par 4° 30' 
lat. S. et 34° long. E.). 

Larve if i. — Le plus grand nombre des larves arrivées au 
troisième stade présentent tous les caractères de G. cristata, et 
nous n'éprouvons aucune hésitation à les rapporter à cette espèce. 

Larve 11" 2. — Mais dans ce lot aussi il se trouve une seule larve, 
déjà arrivée au troisième stade, laquelle se distingue des autres par 



— 175 — 

une spimilation plus abondante : le segment céphaliqne porte, outre 
la spinulation para- et postbuccale, une double rangée supracépha- 
lique de petites épines espacées. La spinulation ventrale est comme 
suit : segment 3 à deux rangées; segment 4 à deux rangées pas tout 
à fait complètes; segment 5 à deux rangées complètes; trois rangées 
complètes sur les segments 6 à 10; deux rangées sur les segments 1 1 
et 12; en outre le bourrelet postanal porte environ vingt-cinq épines 
placées sur deux rangs. Ou peut encore, nous semble-t-il, rapporter 
cette larve à G. Hàssleri Ged. 

Enfin, nous avons rencontré dans ce lot une larve au second stade 
qui se fait remarquer par une spinulation ventrale beaucoup plus 
forte qu'aucune des larves au troisième stade trouvées avec elle : 
une rangée d'épines sur le segment 3; deux rangées sur le segment 4; 
deux rangées et l'indication d'une troisième sur le segment 5 ; 
trois rangées sur le segment 6; sur les segments 7 a 11, il 3^ a 
quatre rangées distinctes et souvent même l'indication d'une cin- 
quième, la spinulation recouvrant toute la moitié antérieure des 
segments; deux rangées complètes avec l'indication d'une troisième 
sur le douzième segment. L'armature de cette larve correspond 
donc bien à celle décrite par Gedoelst pour le second stade de sa 
G. Hàssleri. 

* 

* * 

Y a-t-il plusietirs espèces de Gedoclstia'^ 

Une comparaison soigneuse des larves de l'Uele et du Kivu, 
décrites par nous en 1915, sous le nom de Gedoelstia paraduxa, et 
de celles provenant de 1 '/Afrique Orientale, et que nous avons rap- 
portées ci-dessus à Gedoelstia Hàssleri G^Tt., nous porte à con- 
clure à l'identité de ces deux formes. 

Après une étude comparative de larves de Gedoelstia de diverses 
provenances, nous croyons devoir provisoirement nous ranger à 
l'avis de Gedoelst et considérer la G. paradoxa comme espèce 
distincte. La décision finale devra rester sur l'examen de l'insecte 
adulte; car, comme nous l'écrivions en iqi6, «nous en sommes 
arrivés à être très réservés dans la détermination précise des espè- 
ces d'après les larves seules; celle-ci reste toujours douteuse, si 



— 176 — 

elle ne peut être confirmée par l'examen de la mouche adulte 
correspondante ». 

Quoi qu'il en soit, nous pouvons résumer comme suit les diffé- 
rences que nous avons pu constater entre les deux espèces de 
Gedoelstia, leur synonymie et leur distribution géographique: 

r. Qedoelstia cristata RODHAIN et Beouaert, Rev. Zoolog. Afric, 
II, fasc. 2, 1913, fig. 1-4 (larves de Bubalis Lichteristeitii et mouches 9cf : 
la localité type de l'espèce est située dans le sud-ouest du Katanga, entre les 
rivières Lubidi et Lubilash, par 25° long. E. et 9° lat. S.j. E. RouBAUD, Bull. 
Soc. Path. Exot. Paris, Vil, 1914, p. 214; Et. Faune parasit. Afr. Occid. 
Franc , I, 1914, p. 192, pi. IV, fig 7 et 7 (larves de Bubalis major du Haut- 
Séuégal-Xiger et de la Haute-Côte d'Ivoire ; et de Cobus sp. de la Haute-Côte 
d'Ivoire; imago 9)- RODHAiN et Bequaert, Bull. Soc. Path. Exot. Paris, 
VIII, 1915, p 694; Bull. Scient. France et Belgique, L, 1916, p. 144, 
fig. 23-25, pi. II, fig. 4 (larve et imago çf 9)- Gedoelst, Rev. Zool. Afric, 
IV, fasc. 2, 1916, p. 149; Bull. Entom. Research, IX, fasc. 4, 191Q, p. 336 
(larves de Bubalis Lichtenxteini de la province d'Ilorin, Nigérie du Nord). 

Larve à'Œstrus sp. N° 2 de Bubalis Cokei de Brauer, Denkschr. math, 
naturw. Cl. Ak. Wiss., Wien, LXIV, 1897 ('), p. 260 (Mt. Gurui ou Guruë, 
Afrique Orientale, 35° 25' long. E., 4° 25' lat. S.). 

Larve à'Œstrus sp. N° 2 de Connochaetes albojubatus de SjôsTEDT, Wiss, 
Ergebn. Schwed. Zool. Exped. Kilimandjaro (1905-06), II, Abt. 10, fasc. 2, 
1908 (^), p. 20 (Ngare nairobi, au pied et à l'ouest du Mt. Kilimandjaro). 

L'identité de cette larve avec G. cristata, indiquée par nous dès 1913, a été 
confirmé récemment par Gedoelst sur l'examen des matériaux de Sjôs- 
TEDT. 

Larve N° i de Damaliscus sp. (probablement D. korrigum jimela) de la 
baie de Namirerabe, ri\e sud du Victoria Nyanza (voir plus haut). 

Larve N° i de Bubalis sp. (probablement B. Cokei) de la steppe des 
Wembere (voir plus haut). 

Larves au troisième stade. — A la face ventrale la spinulation 
est peu accusée, n'occupant jamais plus du tiers antérieur de l'an- 



(■) Gedoeslt donne la date 1896 pour ce travail de Brauer; le mémoire en question a 
paru en 1897, quoiqu'il fut présenté à l'Académie en 1896. 

(^) La partie des « Ergebnisse » qui se rapporte aux Œstrides fut publiée au complet, 
mais séparément en 1908: le volume II. qui contient cette partie, porte la date 1910, sou- 
vent citée, mais à tort, par les auteurs pour le travail de Sjôstedt. 



neau; les segments 3, 4, 1 1 et 12 portent le pins souvent une dou- 
ble rangée d'épines; sur les anneaux 5 à 10, il v en a toujours deux, 
parfois on peut en distinguer jusqu'à trois et, très rarement, on 
trouve l'indication d'une quatrième très incomplète ('). 

Ainsi que l'a observé Gedoelst, un examen minutieux montre 
la présence de petites épines hvalines sur le bourrelet médian 
préanal que nous avions précédemment décrit comme paraissant 
complètement inerme; le bourrelet médian postanal est, par contre, 
fortement spinuleiix. Sur le segment céphalique (i -\- 2), le boiu"- 
relet labial inférieur et les bourrelets parabuccaux portent de nom- 
breuses épines et ces trois groupes sont d'ordinaire bien séparés ; 
mais chez certaines larves ils se rejoignent pour former une série 
ventrale ininterrompue autour de l'orifice buccal. En règle géné- 
rale, la face dorsale du segment céphalique est inerme; pourtant 
quelques larves, qui ne paraissent pas différer autrement de celles 
de G. cristata, montrent un début de spinulation supracéphalique: 
un petit nombre d'épines se détachent des groupes parabuccaux 
pour prolonger ceux-ci en arrière des bourrelets antennaires. 

Larves au deuxième stade. — La spinulation ventrale est essen- 
tiellement la même qu'au troisième stade. 

2. Gedoelstia paradoxa RODHAIN et Beouaert, Bull. Soc. Path. Exot., 
Paris, VIII, 1915, p. 453 [larves de Bubalis lelwel Jacksoni <\e l'Uele et de 
Damaliscus korrigurn jimela de la plaine de Kabare, rive sud du lac Albert- 
Edouard, à l'exclusion des mouches adultes \j\. 



(') 11 ne faut pas perdre de vue que les épines ne sont jamais disposées en rangées régu- 
lières et que, par suite, le nombre de rangées ne peut être déterminé rigoureusement. 
Là où un observateur en voit deu.\, un autre pourra en distinguer jusqu'.i trois, même en 
examinant la même larve. 

(^1 M. le professeur Gedoei.st a eu la bonté de comparer des larves de notre G. paradoxa 
avec sa G. Hàssieri et nous le remercions vivement de son obligeance ^ oici ce qu'il nous 
écrit à ce sujet : « Votre Gedoelstia paradoxa est incontestablement mon Gedoelstia Hàssieri 
et les exemplaires que vous m'avez soumis répondent exactement à la description que j'en 
ai donnée. Qu'jl s'agisse tout d'abord d'un Gedoelstia, cela n'est pas douteux; la larve au 
deuxième stade est là pour en témoigner II est vrai que Brauer n'a pas reconnu la dispo- 
sition exacte des plaques sligmatiques; chez des larves âgées telles que celles qu'il a 
examinées, l'observation est difficile, la structure primitive s'effaçant avec les progrès de la 
chitinisalion. Néanmoins, j'ai pu la reconnaître encore sur l'une d'elles. Mais je conçois que 



- 178 - 

Larves de Bubalis lelioel Jacksoni de l'Uele, Rodhain et Bequaert, 
Bull. Scient. France et Belgique, L, 1916, p. 149. 

Larves de Damaliscus korrigum jiniela de la plaine de Kabere, rive sud 
du lac Albert-Edouard (district du Kivu), Rodhain et Beouaert, op. cit., 
p. 150. 

Larve à'Œstnis sp. N° 4 à' Antilope sp. de Brauer, Denkschr. math, 
uaturw. Cl. Ak. Wiss., Wieu, LXIV, 1897, p. 261 [Waboni, Afrique Orien- 
tale C)]. 

Gedoelstia Hâssleri Gedoelst, Rev Zoolog Afric, IV, fasc. 2, 1916, 
p. 148 (décrit sur les larves N° 4 de Brauer de Waboni ; aussi des larves 
d'Antilope sp. de la boucle du Niger; du pays Ankali en Abj'ssinie et des 
larves de Damaliscus luiiatus de l'Uganda); Bull Entom. Research, IX, 
fasc. 4, 1919, p. 336 (larves de Bubalis Lichtensteini Ae l'Afrique Orientale 
Portugaise et du Nyasaland; et de Damaliscus lunatus de l'Uganda). 

Larve N° 2 de Damaliscus sp. (probablement D. korrigum jimela) de la 
baie de Namirembe, rive sud du Victoria Nj^anza (voir plus haut). 

Larves N° 2 de Bubalis sp. (probablement B. (Jokei) de la steppe des 
Wembere (voir plus haut). 

Lai-rcs au troisième stade. — La spinulation est très développée 
à la iace ventrale, s'étendant souvent au delà du tiers antérieur de 



Brauer ne l'ait pas reconnue, n'a)'ant aucune idée d'une semblable structure. J'ajouterai 
que s'il n'a pas observé la disposition des Gedoelstia, il n'a sûrement pas reconnu celle des 
Œslrus, quoi qu'il ait pu écrire à ce sujet. Une autre question est de savoir si G.Hàsslcri est 
différent de G. cristala. Pour moi cela n'est pas douteux, car je ne saurais admettre que la 
spinulauon pût varier du simple au double chez une même espèce. Reste la question de la 
dénomination de cette espèce : G. paradoxa est incontestablement antérieure à G. Hâssleri. 
Mais est-elle valable.' Je ne le crois pas. Vous l'avez employée pour des imagos, que vous 
avez reconnus dans la suite être Œstrus variolosus LOEW et par conséquent G. paradoxa 
entre en synonymie avec Œstrus variolosus et ne saurait plus être utilisée ni pour désigner 
des imagos ni des larves d'une autre espèce. Dans ces conditions, la dénomination que j'ai 
employée devient valable. » En ce qui concerne la question de nomenclature soulevée par 
notre savant ami, nous ferons remarquer que la dénomination G. paradoxa était basée à la 
fois sur la larve et l'imago et que dans le travail originel la description de la larve précède 
celle de l'imago. Le fait que l'imago se rapporte à Œstrus variolosus n'est pas, à notre avis, 
suffisant pour faire rejeter la dénomination de G. paradoxa pour les larves. 

(') Quoique nous ayons en 19 13 compris cette larve de Brauer dans notre genre Gedoelstia, 
nous étions plus tard revenus de cette opinion, parce que l'orientation des plaques stigma- 
tiques telle que l'a décrite Brauer n'est pas celle qui s'observe dans ce genre. Toutefois 
Gedoelst, qui a pu étudier les matériaux de Brauer, range cette larve dans les Gedoelstia, et 
nous devons, par suite, admettre que l'orientation des plaques stigmatiques avait été incor- 
rectement décrite par Brauer. (Voir Bull. Scient. France et Belgique, L, 1916, pp 84 et 143.) 



— 179 — 

l'anneau; les segments 3, 4. 1 1 et 12 ont d'ordinaire deux rangées 
d'épines; parfois avec l'indication d'une troisième sur l'anneau 11 ; 
il V a trois rangées complètes sur les anneaux 5 à 7 et 10, souvent 
avec une quatrième incomplète ; les segments 8 et 9 ont quatre 
rangées complètes. 

La spinulation des segments anals et céphaliques est analogue à 
celle de G. ciistata; pourtant la spintilation du bourrelet supracé- 
phalique est manifestement plus accusée; nous v avons vu une ou 
deux rangées d'épines très petites et espacées. 

Larves au deuxième stade. — Contrairement à ce qui s'observe 
chez G. ciistata, les larves de G. paradoxa offrent à ce stade une 
spinulation ventrale nettement plus forte qu'après leur dernière 
mue. Elle recouvre fréquemment la moitié antérieure des seg- 
ments ; on peut v reconnaître jusqu'à quatre rangées complètes 
d'épines sur les anneaux 7 à i 1 et même souvent l'indication d'une 
cinquième. 

C'est surtout cette spinulation si remarquablement développée 
au deuxième stade et déjà signalée par Gedoelst qui nous porte 
à admettre pour l'heure présente la validité spécifique de G. para- 
doxa. 



II. — L'identité ul: Rhixœstre du Zèbre. 

L'existence de larves cavicoles chez les zèbres africains est 
connue depuis nombre d'années. Fulleborn, le premier, recueillit 
dans une tête de zèbre d'espèce indéterminée, sur les rives du lac 
Nvassa, des larves qui, d'après Grunberg (Sitzungsber. Ges. 
Naturf. Fr., Berlin, 1904, p. 36), ne se distinguaient en aucune 
façon de celles de Rhinœstrus purpureus Brauer. Tout récem- 
ment, Gedoelst {Bui/. Entom. Rescarcii., IX, 4, 1919, p. 336) 
mentionne des larves de la même espèce trouvées au Soudan 
anglo-égvptien TShendi, par 16 40' latit. N. et 33" 25' long. E.) 
dans les sinus ethmoïdaux d'un mulet. 

Pendant son séjour récent en Afrique Orientale, l'un de nous a 
eu la bonne fortune de rencontrer trois larves d'CEstrinae dans les 



_ i8o — 

cavités cervicales d'un zèbre {Ëquus Boliuii Matschie) tué à Na- 
mirembe, sur la rive sud du Victoria Nyanza. Deux de ces larves 
se sont empupées et nous ont donné, quelques semaines plus tard, 
les mouches adultes. Malheureusement la troisième larve a été 
égarée ; mais les dépouilles pupaires de nos deux mouches nous ont 
permis de comparer la spinulation de ce Rhinœstre du zèbre avec 
les descriptions des larves de Rhinœstrus piirpureiis Brauer, ainsi 
qu'avec une pupe de cette dernière espèce provenant de Sibérie 
et qui nous a été obligeamment communiquée par notre excellent 
ami, M. le professeur Gedoei.st. 

Sur le pupe du Rninœstre du zèbre il nous a paru d'abord obser- 
ver l'existence d'une rangée d'épines au bord postérieur dorsal du 
onzième anneau; cette pseudo-spinulation existe d'ailleurs aussi 
sur la pupe de Rhiiiœstrus piirpureus de Sibérie; nous la crovons 
simulée par de fins plis du tégument produits par la contraction et 
la dessiccation de la peau de la larve, lors de sa transformation en 
enveloppe pupaire ('). 

Imago. — Les deux mouches adultes obtenues d'éclosion sont 
des femelles. Nous les avons minutieusement comparées avec des 
adultes de Rliinœstriis purpureus Brauer provenant de Sibérie 
(une femelle et un mâle) et de l'Italie méridionale (Tarente; un 
mâle). L'identité spécifique de toutes ces mouches ne nous paraît 
pas douteuse. Les très faibles différences que l'on pourrait décou- 
vrir entre les spécimens de l'Afrique Orientale et ceux de la région 
paléarctique nous paraissent dues à des variations individuelles, et 
il nous est impossible de séparer les mouches obtenues du zèbre, 
même à titre de race ou de variété particulière, comme nous en 
avions d'abord l'intention. 

Les deux mouches femelles de l'Afrique Orientale ne montrent 
pas au thorax les taches pourpres caractéristiques de l'espèce; mais 



(') Brauer ne mentiunne pas la présence de ces épines dans sa description de la larve de 
Jihinœstrus purpureus, et ses figures n'en montrent pas la moindre trace; il serait difficile 
de croire qu'elles lui auraient échappé (voir Wien. Entom. Zeitung, V, i8S6, p. 302 : « der 9., 
10. und II. Ring sind oben ganz nackt »; pi. IV, fig, 4, 5 et 7; la figure 7 est surtout 
instructive à cet égard, puisqu'elle représente les anneaux 11 et 12 vus de derrière). 



— i8i — 

nous savons que ces dessins disparaissent d'habitude rapidement 
après la mort de l'insecte. Ces taches pourpres sont d'ailleurs 
absentes chez le mâle de Tarente. Nos deux mouches sont aussi 
de taille très faible; elles mesurent 8,4 et 8,5 mm. de lons;uenr 
totale respectivement. Toutefois ces dimensions rentrent dans les 
limites de la variation de R/i. purpureiis (8 à 1 1 mm.). 

On trouvera une description complète de l'adulte de cette espèce 
dans notre Revison de Œstrinae africain (/?«//. Scieiitïf. France 
et Belgique, L, 1916, pp. 132-134). 



III. — Les Gastrophiles du Zèbre. 

L'estomac du même zèbre de Namirembe (rive sud du \'ictoria 
Nvanza), qui nous a fourni les larves de Rhinœstres décrites ci-des- 
sus, contenait de très nombreuses larves de Gastrophiles. Ces larves 
gastricoles appartiennent à deux espèces bien distinctes ; pour l'une 
de celles-ci, qui parait correspondre à une des larves du zèbre 
africain décrites par Brauer, nous sommes parvenus à obtenir la 
mouche adulte, et cette forme nous a paru tellement voisine de 
Gasterophiliis pecoruiii que nous la décrivons comme une variété 
de cette espèce. Les autres larves au troisième stade nous semblent 
appartenir à une espèce inédite que nous proposons de nommer 
Gasterophihis Gedocisti. Enfin, il v a dans le lot quelques larves 
au deuxième stade que, dans l'état actuel de nos connaissances, il 
est impossible de déterminer spécifiquement. 

I. Qasterophilus pecorum (Fabr.) var. zebrae, var. nov. 

Syn. : Larve X" i d'Eguus Bôhmi de Brauer, Denkschr. Wiss., Wien 
Ak. math, naturw. CL, LXIV^, 1897, p. 268. 

Larve N° 1 à'Egims Bôhmi de Sjôstedt, Wiss. Ergebn. Schwed. Zool. 
Exped. Kilimandjaro (1905-06), t. [I, Abt. 10, fasc. 2, 1908, p. 21. 

Cette espèce, qui nous a donné la mouche adulte, appartient au 
groupe assez nombreux de larves de Gasterophilus à rangées dou- 
bles d'épines sur les anneaux. 



— l82 — 

Larves au troisième stade (fig. i). — La larve est de taille moyenne et sa 
forme est sensiblement la même que chez les autres espèces du genre. L'indi- 
\\ûy\ unique que nous avons mesuré paraît assez fortement contracté; il a une 
longueur totale de 12,5 mm. et une largeur maximum de 5,8 mm. au niveau 
du huitième anneau; les segments 7 à 11 ont sensiblement la même largeur; 
le douzième anneau, très court à la face dorsale, n'est que légèrement plus 
étroit que le onzième, tandis que, en avant du septième segment, la partie 
antérieure de la larve s'atténue très rapidement. Tant à la face ventrale qu'à 
la face dorsale, les bourrelets latéraux sont bien visibles, du moins sous un 
certain éclairage, mais les plis qui les délimitent deviennent plus profonds 
d'avant en arrière. La couleur des téguments est d'un jaune brunâtre sale. 



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FiG. I . — Gasterophilus pecorum var. zebrae RoDH. et Beq. 
Larve au troisième stade : a. face dorsale; b. face ventrale. X 



Spinidation . — Le segment céphalique porte à sa partie antérieure une 
couronne de très petites épines disposées sur plusieurs rangées irrégulières. 
La spinulation est de beaucoup la plus abondante sur le bourrelet parabuc- 
cal, à la face ventrale, où l'on peut compter jusqu'à cinq rangées d'épines. 
Elle se continue en arrière des bourrelets antennaires, latéralement et à la 
face dorsale, sur un repli qui paraît représenter les limites des segments i et 
2 du pseudo-céphalon. 

Face dorsale. — Le troisième segment n'offre qu'un petit nombre d'épines 
sur un rang; les segments 4 à S en ont une double rangée, celles de la rangée 
antérieure étant de beaucoup les plus fortes, surtout sur les anneaux 6, 7, et 



- i83- 

8; le neuvième segment ne porte qu'un petit groupe de trois à cinq épines 
dans l'extrême coin antérieur. Les aires épineuses ne sont jamais parfaitement 
continues sur le milieu du dos, où une ou deux épines de la rangée antérieure 
paraissent faire défaut; cette interruption est surtout distincte, quoique encore 
étroite, sur les anneaux 7 et 8. Les dixième, onzième et douzième segments 
sont complètement iuermes à la face dorsale. 

Face ventrale. — Le troisième segment porte une simple rangée d'épines 
assez petites; les segments 4 à 9 ont deux rangées bien distinctes d'épines, 
assez petites sur le quatrième segment et augmentant graduellement de taille 
jusqu'aux huitième et neuvième segments; les épines de la rangée antérieure 
sont toujours les plus grosses ; les deux rangées sont beaucoup moins déve- 
loppées sur le dixième segment, qui ne porte qu'un petit nombre d'épines, 
petites et bien espacées; quelques épines minuscules, sur une rangée s'obser- 
vent à l'extrême base du onzième segment, dans le repli des téguments qui 
le sépare du dixième. Les aires épineuses des segments 3 à 10 sont à peu près 
continues au milieu, quoique sur les segments 8 à 10 une épine paraisse faire 
défaut dans la rangée antérieure sur la ligne médiane; la rangée unique du 
onzième segment est largement interrompue au milieu. Le douzième segment 
est inerme. 

Tant à la face dorsale qu'à la face ventrale, les épines de la rangée posté- 
rieure de chaque segment alternent avec celles de la rangée antérieure. 

Ou peut voir par cette description que cette larve du zèbre est extrêmement 
voisine de celle de Gasterophilus pecorum (Fabriciusj, dont elle ne diffère 
que par la spiuulation un peu plus réduite du onzième segment à la face ven- 
trale. Xous ne pouvons attacher une grande importance à ce point, n'ayant 
pu examiner qu'une seule larve du zèbre, que, d'ailleurs, nous n'avons pu 
comparer avec une série de larves de G. pecorum. Cependant les adultes 
obtenus de ces larves du zèbre présentent quelques faibles différences avec 
les adultes de G. pecorum, ce qui nous porte à les séparer provisoirement 
comme une variété distincte. 



Nous admettons que notre larve de G. pecorum var. zebrae est 
identique avec la larve N° i d'Eçutis Bohmi décrite par Brauer 
en 1897 et provenant du cours supérieur de la rivière Bubu, au 
nord d'Irangi, en Afrique Orientale (par 35° 30' long. E. et 4° 30' 
lat. S.). Pour comparaison, voici une traduction de la description 
donnée de ce parasite par Brauer : 

« Sur les deux premiers segments (segment céphalique) il y a 
plusieurs (3 à 4) rangées de très petites épines au milieu et au bord 
antérieur, entre les antennes largement écartées et passant à leur 



- i84 - 

base iusque sur leurs côtés; et pareillement il y a en arrière des 
crochets buccaux des épines un peu plus fortes sur deux ou trois 
rangées alternantes. 

» Face dorsale. — Sur les segments 3 à 6, il v a deux rangées 
alternantes d'épines tuberculeuses qui deviennent plus grosses 
postérieurement (sur les segments 6 et 7) et laissant une petite 
interruption médiane sur le septième; ces épines n'occupent comme 
aires que le tiers antérieur des segments. Sur le huitième segment 
l'espace inerme médian s'élargit et sur le neuvième il couvre le 
tiers de la largeur du segment. Le dixième segment est inerme à la 
face dorsale et n'offre d'épines que sur les bourrelets latéraux, où 
elles forment une double rangée incomplète; tandis que sur les 
bourrelets latéraux des segments 3 et 4 on trouve un nombre res- 
treint de petites épines au bord antérieur, et sur ceux des segments 
5 à 9 des épines tuberculeuses sur deux ou trois rangs, très grosses, 
surtout sur les côtés, et recourbées vers l'arrière dès le milieu de 
leur longueur. Le dixième segment n'a qu'une ou deux épines (sur 
les bourrelets latéraux) ; les onzième et douzième sont complète- 
ment inermes à la face dorsale. Les segments augmentent de lar- 
geur du troisième au huitième, puis diminuent très légèrement 
jusqu'au onzième ; le douzième segment est plus étroit que le pré- 
cédent de la largeur des bourrelets latéraux. Les segments 335 
augmentent graduellement de longueur; les septième et neuvième 
sont à peu près de même longueur; les dixième et onzième sont 
graduellement plus allongés; le segment terminal est de nouveau 
raccourci, à peu près de la longueur du quatrième (ne formant 
qu'un bourrelet annulaire autour de la cavité stigmatique). Le seg- 
ment céphalique est aussi long que large à son bord postérieur. 

» Face ventrale. — Les segments 3 à 10 ont une aire non inter- 
rompue au milieu et formée d'épines tuberculeuses sur deux rangées 
alternantes (souvent une seule rangée sur le troisième segment). 
Les épines des segments 3 et 4 sont petites; puis elles augmentent 
graduellement de grosseur, étant toujours les plus fortes sur la 
rangée antérieure ; les plus grosses sont celles de la rangée anté- 
rieure des huitième et neuvième anneaux. Sur le onzième segment 
les épines tuberculeuses sont plus petites et la deuxième rangée a 



- i85 - 

disparu (il nV a plus qu'une rangée d'épines tuberculeuses). Les 
épines manquent complètement sur les bourrelets latéraux du 
onzième segment, alors qu'elles sont distinctes et grosses sur ceux 
des segments précédents et augmentent d'ailleurs de grosseur à 
partir des segments antérieurs. 

^^ La lèvre inférieure de la fente stigmatique offre de part et 
d'autre un petit tubercule globuleux. La fente de la cavité stigma- 
tique est de moitié aussi large que le dernier segment. Les arcades 
sont conformées comme chez Gastrophihis. 

» Longueur: ti mm.; largeur au niveau du septième segment : 
5,5 mm. 

» Très semblable à la larve de G. pecoruni F.; mais le onzième 
segment n'a qu'une rangée simple d'épines à la face ventrale et le 
douzième segment est plus large, avec une fente stigmatique plus 
large. Les épines sont relativement plus grosses ('). » 

Un parasite très voisin du précédent et de notre G. pecoriii/i var. 
zebrae, est la larve N" i à' Equus Bôhmi trouvée par Sjôstedt près 
de Same, dans l'Usambara (par 37° 45' long. E. et 4° 8' lat. S.), et 
décrite par lui comme suit : 

« Larve entièrement jaune de cire, les épines tuberculeuses à 
pointes noires. 

» F'ace dorsale. — Segment céphalique (comprenant en réalité 
les deux premiers segments fusionnés) lisse, en carré arrondi vu 
d'en haut, à peine plus long que large, un peu plus large vers le 
bas, plus étroit que les parties latérales du segment qui font saillie 
des deux côtés. Les segments 339 avec deux rangées alternantes 
d'épines tuberculeuses; les épines des segments 3 et 4 petites, et 
la double rangée indistincte sur le troisième segment; les épines 
sont beaucoup plus grosses sur les segments 5 à 8 ; de nouveau plus 
petites sur le neuvième et placées ici sur une seule rangée ou indis- 



(') Dans cette traduction, comme dans celle qui suit, nous avons modifié la numération 
des Segments de façon à la faire concorder avec celle usitée dans nos travaux ; nous compton 
le pseudo-céphalon pour deux segments et le segment terminal es' alors le douzième. 

15-IX-I92'1 13 



— i86 — 

tinctement sur deux. Les segments 3 à g offrent une interruption 
sur le milieu de l'aire épineuse, large sur les segments 7 et 9, où elle 
occupe un tiers ou plus de la face dorsale de l'aire ; sur le huitième 
l'interruption est un peu plus large que sur les segments antérieurs, 
quoique beaucoup plus étroite que sur les septième et neuvième. 
Les segments, 10, 11 et 12 sont inermes à la face dorsale. 

» Les bourrelets latéraux des segments 3 et 4 ont des épines 
tuberculeuses très petites sur un rang; ceux des segments 5 à 9 à 
épines plus grosses sur deux rangs ; ceux du dixième à épines petites 
sur un rang; ceux des onzième et douzième inerme. Les bourrelets 
latéraux des segments 10 et ïi sont les plus gros et plus saillants 
que les autres. 

» Face ventrale. — La région tout autour de la bouche et, quoi- 
que moins distinctement, celle entre les antennes, largement écar- 
tées, couvertes de très fines épines. Le troisième segment avec une 
rangée, le quatrième avec deux rangées de petites épines tubercu- 
leuses ; sur les segments 5 à 10 celles-ci sont plus grosses et placées 
sur deux rangs; le onzième segment porte une simple rangée de 
fines épines tuberculeuses. Ces épines deviennent graduellement 
plus grosses et plus grandes à peu près jusque vers le milieu de la 
face ventrale, étant les plus grosses sur les septième et huitième 
segments; les épines de la rangée antérieure sont plus grosses que 
celles de la rangée postérieure. Le onzième segment est inerme. A 
la face ventrale les aires épineuses ne "sont pas interrompues au 
milieu, hormis le onzième segment. 

» La larve est ovale, un peu aplatie, graduellement rétrécie 
antérieurement à partir du septième segment, en arrière duquel 
elle est à peine plus étroite. 

» Le douzième segment est plus étroit que le précédent de la 
largeur des bourrelets latéraux. 

» Longueur: 11 mm.; largeur: 6 mm. 

» Cette larve est la plus voisine de. la larve N° i décrite par 
Brauer à.' Equus Bohmi et pourvue de deux rangées d'épines à la 
face ventrale des segments 4 à 10. Ici, toutefois, l'interruption sur 
le septième segment n'est pas petite mais large, occupant un tiers 
de la largeur de l'aire épineuse ; ici encore l'interruption est beau- 



- i87 - 

coup plus étroite sur le huitième segment et non pas plus large que 
sur le septième ; sur le neuvième segment l'interruption est encore 
un peu plus large que sur le septième, occupant plus du tiers de 
l'aire épineuse dorsale. » 

Nous nous rangeons complètement à l'avis de Gedoelst que les 
caractères différentiels invoqués par Sjôstedt sont insuffisants pour 
séparer spécifiquement sa larve N° i de la larve N" i de Brauer. 
Ces deux larves appartiennent, à notre avis, au parasite décrit ici 
sous le nom de G. pccorum var. zebrae. 

Imago. — Nous avons obtenu des larves décrites ci-dessus une 
mouche femelle et une mouche mâle. Ces insectes sont en assez 
mauvais état de conservation, s'étant brisés partiellement au cours 
d'un de leurs nombreux voyages. En outre leurs ailes ne se sont pas 
complètement étalées, chose qui arrive fréquemment chez les Dip- 
tères obtenus d'éclosion. Nous avons monté une de ces ailes dans 
le baume de Canada, mais ce procédé n'a pu nous éclairer définiti- 
vement sur la nervation alaire. L'absence de la nervure transverse 
hintere Qiuradcr de Brauer est un des caractères habituels de 
G. pecoruni et nous n'avons pas trouvé de traces de cette nervure 
dans notre préparation. Les autres caractères de nos mouches ne 
nous laissent guère de doutes quant à leur étroite affinité avec 
G. pccorum. Il nous a été impossible d'examiner des adultes de 
cette dernière espèce, que nous ne connaissons que par la descrip- 
tion qu'en a donnée Brauer dans sa Monographie. La coloration de 
nos mouches s'écarte beaucoup de celle décrite pour G. pecorum, 
de sorte que leur distinction comme var. zebrae paraît pleinement 
justifiée. 

9. — Corps court et trapu. Les téguments d'un brun très foncé, presque 
noirs ; devenant probablement en majeure partie ou entièrement noirs lorsque 
l'insecte a pris sa coloration définitive. Antennes entièrement d'un brun noir. 
Pattes d'un brun jaunâtre, les fémurs plus foncés à la base. Pilosité entière- 
ment jaune. 

Tète comparativement peu renflée (peut-être incomplètement développée), 
légèrement plus large que haute vue de face. Yeux relativement gros, séparés 
par une large bande frontale qui occupe au vertex près de la moitié de la tète 
vue de face. Orbites internes convergeant graduellement des joues au ver- 



— i88 — 

tex. Antennes courtes; leur premier article très court et trapu; le deuxième 
de beaucoup le plus développé, élargi à l'extrémité apicale en forme de 
cupule qui reçoit partiellement le troisième article ; ce dernier très court, 
arrondi, circulaire, environ de la moitié de la longueur du deuxième. Chète 
antennaire long et sétiforme, fortement recourbé vers l'extérieur, légèrement 
épaissi à la base, un peu plus long que l'antenne entière, inséré sur le côté 
externe du troisième article. La tête est densément couverte de poils bril- 
lants, d'un jaune pâle. 

Thorax subglobuleux, le dorsulum fortement bombé. Le thorax est entiè- 
rement couvert de poils denses, longs et touffus, d'un jaune très vif, presque 
doré sur le scutellum. Il n'y a pas de trace de pilosité noire. Pattes courtes 
et grêles; les fémurs faiblement renflés, couverts à leur face inférieure de 
longs poils jaunâtres. Ailes uniformément et fortement enfumées. 

Abdomen court et trapu, à peu près deux fois la longueur du thorax, faible- 
ment aplati dorso-ventralement, légèrement plus large que le thorax. Il est 
couvert uniformément d'une pilosité d'un jaune pâle, faiblement luisante, 
éparse courte et couchée, un peu plus longue à la face ventrale. 

Longueur: ii mm. 

cf. — Très semblable à la femelle. Le front beaucoup plus étroit, n'occu- 
pant au vertex qu'un cinquième de la largeur de la tète vue de face. Le corps 
entier est abondamment et uniformément couvert d'une longue pilosité jaune 
dorée, touffue aussi sur l'abdomen. Les ailes paraissent plus faiblement enfu- 
mées; peut-être, lorsqu'elles sont complètemeut développées, présentent-elles 
des taches ou bandes plus foncées. 

Longueur: 8 mm. 



2. Qasterophilus Qedoelsti n. sp. 

Cette espèce, qui a été trouvée en mélange avec la précédente, 
s'en différencie immédiatement par la présence d'une triple rangée 
d'épines à la face ventrale de la majorité des segments. Nous 
n'avons pas réussi à en obtenir la mouche adulte. 

Larves au. troisième stade (fîg. 2) — Ces larves ont la même forme géné- 
rale que celles des autres espèces de gastrophiles. Celles que nous avons sous 
les yeux, au nombre de six, partiissent toutes arrivées sensiblement au même 
état de développement: elles mesurent de 11,6 à 13 mm. de long sur 4,2 à 
5 mm. de plus grande largeur. La larve s'atténue assez rapidement en avant 



— i89 — 

en im cône aplati, comme c'est d'usage chez le genre; tandis que le douzième 
segment est beaucoup plus étroit que le précédent. Les bourrelets latéraux 
sont distincts, quoique mieux délimités à la face dorsale qu'à la face ventrale. 





FiG. 2. — Gasierophilus Gedochti RoDH. et Beq. 
Larve au troisième stade : n. face dorsale; b. face ventrale. 



X 5- 



Spinulation. — L'arrangement de la spinulation du segment céphalique 
est semblable à celui décrit plus haut pour G. pecorum var. zebrae et qui 
paraît d'ailleurs se retrouver chez les autres espèces du genre; mais chez 
G. Gedoelsti les épines sont particulièrement nombreuses et assez grandes, 
surtout sur le bourrelet parabuccal. 

Face dorsale. — Les segments 5 à 9 sont pourvus de trois rangées d'épines; 
à première vue on serait tenté de n'y compter que deux rangées, car les 
épines sont assez serrées ; mais en comparant la figure de G. Gedoelsti avec 
celle de G. pecorum var. zebrae, on pourra voir que les épines de la première 
espèce sont en réalité placées sur trois rangs : celles de la deuxième rangée 
alternent avec celles de la rangée antérieure, qui sont les plus grosses; puis 
vient une troisième rangée d'épines beaucoup plus petites et parfois bigémi- 
nées, placées vis-à-vis des épines de la rangée antérieure dans les intervalles 
laissés par la deuxième rangée. On peut déjà distinguer trois rangées, mais 
plus incomplètes, sur le quatrième segment. Le troisième segment paraît à 
première vue inerme; un examen attentif permet cependant d'y reconnaître 
dans les coins antérieurs un petit nombre de petites épines à peine placées 



— igo — 

sur deux rangées. Les aires épineuses sont très faiblement ou guère inter- 
rompues sur la ligne médiane des segments 5 à 8, tandis que l'interruption 
est beaucoup plus distincte sur les segments 4 et 9 et très large sur le troi- 
sième segment. L'anneau 10 est inerme; de dos on n'y trouve que quelques 
faibles épines sur les bourrelets latéraux ; chez une seule larve nous avons 
réussi à voir une ou deux épines dans l'extrême coin antérieur de la face dor- 
sale du dixième segment. Les onzième et douzième segments sont inermes, 
même sur les bourrelets latéraux. 

Face ventrale. — Les segments 5 à 10 montrent aussi trois rangées d'épines 
et ces rangées sont beaucoup plus distinctes et plus régulières ici qu'à la face 
dorsale. Sur les segments 3 et 4 on peut à la rigueur en distinguer jusqu'à 
trois, mais beaucoup plus difficilement, quoique la spinulation y soit certai- 
nement assez abondante. Une particularité remarquable de ces larves est 
l'abondante spinulation du dixième segment, alors que les onzième et dou- 
zième sont parfaitement inermes. Les aires épineuses de la face ventrale sont 
sensiblement continues au milieu, sauf celle du dixième segment qui est très 
étroitement interrompue. 

La spinulation des six larves étudiées est remarquablement constante ; la 
seule exception étant la larve signalée plus haut comme ayant une ou deux 
très petites épines dans l'extrême coin antérieur dorsal du dixième segment. 

Cette espèce se rapproche évidemment de G. ternicinctus 
Gedoelst, la seule espèce du genre connue jtisqu'ici à trois rangées 
d'épines sur les segments. Nous la croyons pourtant bien distincte, 
ayant pu, grâce à l'amabilité de M. le prof' Gedoelst, la comparer 
avec des spécimens typiques de ternicinctus . Il v a des différences 
essentielles dans la spinulation : à la face dorsale, le dixième seg- 
ment, qui est abondamment spinuleux chez teiincincttis, est inerme 
chez notre espèce ; et il en est de même à la face ventrale pour le 
onzième segment. 



3. Qasterophilus sp. f Larves au deuxième stade) . 

Nous avons aussi trouvé dans l'estomac du zèbre de Namirembe 
quelques larves de taille beaucoup plus petite, que leur forme par- 
ticulière et la présence de deux fentes seulement dans chacune des 
plaques stigmatiques postérieures permettent aisément de recon- 
naître comme appartenant au deuxième stade d'un Gasterophilus. 



— igi — 

Ces larves (fig. 3) ont un aspect vermiculaire très curieux, bien dilTércnt 
(le celui qu'elles présentent après leur dernière mue. Elles sont allonn;ées, 
étroites, cylindriques, peu ou guère aplaties dorso-ventralenient dans leur 
moitié postérieure, un peu plus antérieurement. Elles sont surtout remar- 
ipiables par le fort développement des segments 9 à 11, qui occupent environ 
la moitié de la longueur totale ilu corps ; le onzième anneau est de loin le 





FiG. 3, — Giiiterophilus sp. du Zèbre. 
Larve au deuxième stade : a. face dorsale; h. face ventrale. X 10. 



plus long et aussi le plus large et il est très saillant sur les côtés. Le douzième 
anneau est aussi plus long et plus développé comparativement qu'au troisième 
stade. Les anneaux antérieurs (3 à 8) diminuent rapidement de longueur. La 
larve est la plus large au niveau du onzième anneau, mais elle ne se rétrécit 
que très peu antérieurement, le segment céphalique formant un cône très 
large et très obtus. 

Conservées dans l'alcool, ces larves sont d'un blanc sale uniforme. Elles 
mesurent 7,2 à 8,6 mm. de long sur 1,8 mm. de plus grande largeur. 

Les bourrelets latéraux sont à peine ou pas indiqués, la spinulation ven- 
trale et dorsale se continuant sans interruption sur les côtés. La structure du 



— 192 — 

pseudo-céphaloa est apparemment la même qu'au troisième stade; les deux 
segments qui le composent ne sont ni plus ni moins distincts qu'après la 
dernière mue. Les deux bourrelets antennaires sont bien développés, mais 
nous n'avons pu y découvrir de points ocellaires pigmentés. Comme au troi- 
sième stade, il y a deux paires de crochets buccaux; la paire externe est 
puissante et falciforme, recourbée vers le bas et légèrement divergente; la 
paire interne, beaucoup plus réduite, se compose de deux stylets rectilignes 
et parallèles. 

Spinulation. — Le segment céphalique (1+2) porte une couronne complète 
d'épines minuscules qui entourent l'atrium buccal et passent à côté et au-des- 
sus des bourrelets antennaires. 

Face dorsale. — Le troisième segment n'offre qu'une faible indication de 
deux rangées d'épines extrêmement petites; les segments 4 à 9 ont trois 
rangées d'épines bien distinctes et guère ou non interrompues sur la ligne 
médiane; sur chaque segment, les deux rangées antérieures sont très 
rapprochées et insérées tout près du bord antérieur, tandis que la troisième 
rangée, composée d'épines plus petites, est écartée des deux précédentes; 
cette disposition curieuse est beaucoup moins nette sur les segments 4 à 6 . 
le dixième segment porte une rangée largement interrompue au milieu et, 
sur les côtés, l'indication d'une deuxième rangée. Les segments 11 et 12 sont 
inermes. 

Face ventrale. — Un examen attentif ne permet pas de voir des épines sur 
le troisième segment; il est pourtant probable qu'elles y existent, mais 
qu'elles y sont extrêmement petites et incolores. Les segments 4 à 10 portent 
trois rangées d'épines, non ou faiblement interrompues au milieu, sauf sur la 
troisième rangée, et disposées comme à la face dorsale des anneaux 4 à 9 ; 
sur les anneaux 6 à 4 les épines diminuent rapidement de taille, celles de la 
troisième rangée surtout étant souvent à peine visibles sur la ligne médiane. 
Le segment 11 ne porte qu'une rangée d'épines minuscules, faiblement 
interrompue au milieu et située à une faible distance du bord antérieur. Le 
segment 12 est inerrae. La spinulation paraît la plus abondante sur le neu- 
vième segment, oh la troisième rangée d'épines semble être elle-même 
dédoublée. 

Dans son ensemble la spinulation est remarquablement abondante. A la 
face ventrale les épines des anneaux 5 à 9 forment des aires distinctes, qui 
sur les anneaux 8 et 9 sont surélevées et limitées en arrière par une dépres- 
sion des téguments. A la face dorsale cette disposition en aires des épines est 
faiblement indiquée sur les anneaux 7 et 8. 

Il ne paraît pas possible, à l'heure actuelle, de rapporter avec 
quelque probabilité cette larve au deuxième stade à l'une quelcon- 
que des espèces assez nombreuses de Gastrophiles décrites du zèbre 



— 193 — 

et qui toutes ne sont connues qu'au troisième stade. Nous avons 
cependant tenu à la décrire en détail et à la figurer, car un examen 
de la bibliographie permet de se convaincre que nos connaissances 
des larves de Gastrophiles au deuxième stade sont extrêmement 
maigres. 

Apparemment Brauer ne les avait iamais vues, puisque, dans sa 
Monographie de 1863, il écrit à leur sujet ce qui suit (p. 61): 

« Deuxième stade. — Entre la forme précédente (premier 

stade) et la larve adulte il existe selon toute probabilité et 

d'après analogie encore une deuxième forme que Numan, à ce qu'il 
paraît, a eue sous les yeux. En effet, cet auteur mentionne des larves 
pourvues de plusieurs rangées d'épines sur chaque anneau et figure 
aussi les épines qui paraissent plus tard, mais sont déjà visibles par 
transparence. Il est, pour autant que je sache, le seul qui ait vu des 
formes pareilles et, par suite, le premier à signaler ainsi l'existence 
de mues chez les Œstrides D'après Meinert, ces larves possé- 
deraient un nombre moindre d'arcades aux plaques stigmatiques. » 

RouBAUD {Et. Faune parasit. Afr. Occid. franc., I, 19 14, 
p. 201) figure une larve au deuxième stade (fig. 58*) qu'il rapporte 
à Gasterophiitts iutestinalis (De Geer) {== equi Clark) et la décrit 
comme suit : 

« Les larves au deuxième stade ne présentent qu'une spinulation 
tout à fait réduite, bien qu'on v reconnaisse déjà la double rangée 
caractéristique. » 

Il figure une abondante spinulation à la face dorsale du onzième 
anneau, alors que chez cette espèce le onzième segment dorsal est 
inerme au troisième stade. 

Il paraîtrait que les auteurs anciens, tels Numan et Schroeder 
VAN DER KoLK, n'ont pas reconnu la nature exacte de ces jeunes 
larves. Dans une critique du mémoire de Schroeder van der 
KoLK, Meinert [Ahitiirhist. Tidsskrift, Copenhague, (3) I, 1861, 
p. 113] écrit à ce sujet : « Schr. v. d. K. (p. 87) dit que la 
plaque chitineuse (la lame branchiale) (') des larves de Gastrus 



(') Nos plaques stigmatiques postérieures. 



— 194 — 

hacinorrhuidalis est plus petite et a seulement deux paires 
d'arcades plus courtes et à nombre moindre de poches aérifères. 
Je n'oserais nier qu'il ait eu de pareilles larves sous les veux, mais 
je me contenterai de remarquer que ces deux paires d'arcades ne 
constituent pas un caractère spécifique, mais sont des marques 
d'âge. J'ai moi-même trouvé trois paires d'arcades plus longues 
chez les larves plus âgées de Gastrus equi et haemorrhoidalis, 
tandis que je n'en ai vu que deux paires, plus courtes, chez les 
larves plus jeunes de ces deux espèces ('). » 

Dans son étude détaillée des organes respiratoires chez les larves 
gastricoles d'Œstrides, G. Enderlein donne aussi quelques indica- 
tions au sujet de ces organes chez les larves de Gastrophiles au 
deuxième stade. Il fait remarquer tout d'abord que les jeunes stades 
de ces parasites sont d'obtention difficile, lui-même n'avant pu se 
procurer que quatre larves au deuxième stade: « Il semble que le 
développement des deux premiers stades soit extrêmement rapide. 
Comment pourrait-on sinon expliquer que si peu d'auteurs — parmi 
eux Joyeux et Numan — aient eu sous les veux le premier stade, 
quoique ces animaux soient très communs en beaucoup de régions, 
se trouvent en nombre considérable, et que de nombreux cher- 
cheurs et observateurs se soient occupés de leur mode de vie et de 
leur développement. Numan figure aussi ce premier stade. De 
même, le deuxième stade ne paraît avoir été vu que d'un petit 
nombre, hormis de Numan, qui le mentionne. » iSitz. Ber. Ak. 
Wiss. Wieii. math. Jiaturw. CL, CVIII, Abt. i, 1899, p. 236.) 
Plus loin, parlant des plaques stigmatiques postérieures des Gas- 
trophiles, Enderlein dit que le deuxième stade « possède, comme 
on sait, deux arcades seulement de chaque côté. Selon toutes 
apparences, le nombre des crampons dans chaque arcade doit être 
le même que chez la larve adulte, du moins cela est vrai pour les 
deux espèces que j'ai examinées au deuxième stade, à savoir Gas- 
trus cqni et haeinonhoidalis. La largeur des crampons est ici de 
0,04 mm. et leur distance l'un de l'autre de 0,03 mm. » {Op. cit., 



(') C'est évidemment à ce passage de Meln'ERT que Brauer fait allusion dans sa mono- 
graphie de 1863, citée plus haut. 



— '95 — 

p. 263.) PI. I, fig. 6, du même travail montre une plaque stigma- 
tique postérieure complète de G. hiicinorrlwidalis au deuxième 
stade. PI. II, fig. 28, représente la coupe longitudinale d'un stigmate 
antérieur de la même larve; l'auteur compare sa structure à celle 
des stigmates antérieurs au troisième stade, où elle devient beau- 
coup plus compliquée. Ces stigmates antérieurs sont extrêmement 
petits, au troisième aussi bien qu'au deuxième stade, et ne fonc- 
tionnent probablement pas durant la vie larvaire gastricole, étant 
alors très profondément rétractés et à peu près invisibles du dehors. 
Lorsque ces larves se transforment en pupes, après avoir été éva- 
cuées du tube digestif de leur hôte, ces stigmates antérieurs font 
saillie au dehors et leur fonction respiratoire remplace alors en 
grande partie celle des stigmates postérieurs ; ces derniers ne sont 
plus visibles du dehors, la cavité stigmatique s'étant fortement 
contractée et ne s'ouvrant que par une fente très étroite. 

J. GuYOT (^Archives de Parasitologie, Paris, IV, 1901, pp. 193- 
196) figure et décrit en détail une larve à l'avant-dernier stade qu'il 
rapporte à Gasterophilus intestinalis. Nous crovons utile de repro- 
duire cette description in extenso, car c'est la seule publiée jusqu'ici 
qui soit bien complète et qui permette une comparaison avec celle 
de la larve à l'avant-dernier stade du zèbre donnée plus haut. 

« Cette larve a une forme très allongée, plus large en arrière qu'en avant 
et nettement divisée par des sillons profonds en douze segments. Comme 
chez l'adulte, le douzième segment est formé de deux lèvres placées à l'arrière 
du onzième anneau, dans lequel elles sont en partie cachées, de sorte qu'il ne 
paraît v en avoir que onze. Toutefois, les lèvres, moins rentrées que chez la 
larve au dernier stade, sont légèrement saillantes eu arrière. Elles limitent 
la fente qui donne accès dans la cavité au fond de laquelle sont placées les 
plaques stigtnatiques. 

» La longueur totale du corps de la larve que j'ai étudiée était de 17 nnn. 
et sa largeur de 4., 5 mm. au niveau du dixième anneau, le plus volumineux. 
Ces dimensions sont considérables, parce que j'avais là une larve sur le poiut 
de muer; mais j'ai eu l'occasion d'en examiner de plus petites et de plus 
jeunes sous le tégument desquelles on n'a]iercevait aucune trace des épines 
de la forme suivante. 

» La longueur et la largeur des anneaux augmentent de la tète au dixième 
anneau, qui est à la fois le plus long et le plus large. Ces deux dimensions 
diraiuueut brusquement à l'auneau suivant. 



— 196 — 

» La couleur est d'un beau rouge sur toute l'étendue du corps, sauf à 
l'extréraité postérieure, où cette teinte est plus foncée. 

» Anneau céphalique. — Le premier anneau possède exactement la même 
conformation extérieure que chez l'adulte. Il se compose de deux parties ; 
la première porte : i" deux antennes ; 2° deux crochets mandibulaires ; 
3° entre eux, deux mâchoires chitineuses. Tout à fait en avant de la deuxième 
partie, le tégument est couvert de plusieurs rangées de très petites épines. 
En arrière de ces épines vient une constriction à partir de laquelle l'anneau 
s'élargit de nouveau. C'est la reproduction en plus petit de ce qui existe chez 
la larve au dernier stade. 

» Répartition des épines. — Nous venons de voir que le premier anneau 
possède une première couronne de petites épines. Au bord antérieur de cha- 
cun des anneaux suivants, du deuxième au huitième inclusivement à la face 
dorsale, du deuxième au neuvième à la face ventrale, ou remarque un cercle 
d'épines semblables disposées suivant plusieurs rangées. Les cercles, ou 
couronnes, sont interrompus au milieu des deux faces par un espace nu, très 
petit du côté ventral, plus large à la face supérieure, surtout aux derniers 
anneaux. La face dorsale du huitième anneau ne porte que quelques épines 
sur les côtés; les anneaux 10 et 11 sont entièrement nus sur les deux faces. 

» Les couronnes des premiers anneaux se composent de quatre rangées 
d'épines alternes et dirigées en arrière ; celles des derniers^ de trois rangées 
seulement. 

» On remarquera que les épines vont moins loin ici que chez l'adulte, où 
on les trouve au dixième anneau du côté ventral et au neuvième du côté 
dorsal. S'il existe une couronne de moins^ en revanche, le nombre des ran- 
gées d'épines de chacune d'elles est plus grand. 

» Forme des épines. — Les épines, extrêmement fines, à peine perceptibles 
à l'œil nu, sont formées d'une base élargie, circulaire ou elliptique, adhérente 
au tégument, et d'un petit aiguillon court, très pointu, placé excentriquement 
et dirigé en arrière. La base est incolore et transparente, tandis que l'aiguillon 
est jaune-brun, plus foncé à son point d'émergence qu'à son extrémité libre. 
Les épines d'une même couronne sont d'autant plus petites qu'elles appar- 
tiennent à une rangée plus postérieure. 

» Plaques stigmatiqiies. — La lame stigmatique, très petite, doit être 
examinée au microscope. Elle est formée de deux lames brunes, réniformes, 
se regardant par leur bord concave. Chaque lame se compose de deux arcs 
seulement, alors qu'au dernier stade il y eu a trois. Les deux lames sont 
réunies par un encadrement chitineux très épais. 

» Lorsque la larve est suffisamment âgée, on voit se dessiner sous sa peau 
les épines qu'elle possédera au stade suivant. Celles-ci sont appliquées le long 
du corps, la pointe dirigée en arrière, par la cuticule qui les recouvre. Plus 
grandes et plus visibles qu'à la phase précédente, elles sont disposées sur 
deux rangées alternes, suivant des cercles qui semblent placés au milieu des 



— 197 — 

anneaux. Il existe une couronne de plus qu'au stade précédent; le dixième 
anneau possède, en effet, des épines au bord antérieur de sa face ventrale et 
le neuvième en a du côté dorsal. 

^> Si, au moyen de ciseaux, on débarrasse la nouvelle larve de son aiu^ienne 
enveloppe, on a devant soi, sauf la forme et les dimensions, une larve au 
dernier stade. On y retrouve les épines disposées exactement de la même 
façon et ramiies à leur extrémité libre d'un renflement caractéristique ; les 
arcs stigmatiques sont mainten.mt au nombre de trois à chaque lame. En 
résumé, il ne lui reste plus désormais qu'à grandir pour acquérir son complet 
développement. 

» Pour savoir s'il existe une forme intermédiaire au premier et à l'avant- 
dernier stade, il faudrait rencontrer une larve de cette dernière catégorie 
avec ses triple et quadruple rangées d'épines, recouverte de son ancien 
tégument, et constater que celui-ci diffère du revêtement si caractéristique 
de la larve au premier stade. 

» En raison de ce fait qu'il existe trois arcs à chaque lame stigmatique 
chez la larve au dernier stade et deux arcs seulement chez la larve au stade 
précédent, alors qu'au premier stade il n'y en a pas encore, je suis convaincu 
qu'il y a une quatrième forme possédant un seul arc de chaque côté à la pla- 
que stigmatique. L'évolution de la larve comprendrait dans ce cas quatre 
stades séparés par trois mues. » 

Cette description, toute complète et exacte qu'elle est, appelle 
quelques commentaires : 

I. — Nous n'avons pas modifié la numération des segments 
employée par Guyot dans la citation ci-dessus, afin d'éviter des 
confusions. Il est vrai que l'auteur compte douze segments au 
deuxième stade, comme nous l'avons fait nous-mêmes, mais il est 
important de noter que ses segments ne correspondent pas aux 
nôtres. En effet, le dernier segment de nos descriptions compte pour 
deux anneaux, les onzième et douzième, dans les descriptions de 
Guyot. Par contre Guy'OT compte le pseudo-céphalon comme un 
seul segment, tandis que pour nous il représente le premier et le 
deuxième plus ou moins fusionnés. Guyot emploie le même sys- 
tème dans ses descriptions des larves au premier et au dernier 
stade. Voici, en effet, ce qu'il écrit au sujet du premier stade 
(p. 185): 

« Nombre des segments. --- Si l'on adopte la même façon de 



— 198 — 

compter que pour la larve au dernier stade, on trouve exactement 
le même nombre de segments dans les deux cas, c'est-à-dire douze. 
Seulement, chez la larve adulte, le douzième segment, peu visible 
extérieurement, est représenté par les deux lèvres vésiculeuses 
situées à l'arrière du onzième, ce qui réduit leur nombre à onze. 
Pour faire voir qu'il v a similitude entre les deux stades, il n'y a 
qu'à couper en deux le tégument de la larve mûre par un plan qui 
sépare la face dorsale de la face ventrale, à étaler les deux moitiés 
sur une lame de verre et à les examiner à un faible grossissement ; 
la ressemblance alors s'impose. » 

La question du nombre exact des segments qui entrent dans la 
constitution des larves de Mvodaires est loin d'être élucidée et ce 
n'est pas le moment d'en entreprendre la discussion. On pourra en 
lire un résumé dans l'excellent ouvrage que C.-G. Hewitt a con- 
sacré à la mouche domestique ( The House Fly. Musca doniestica 
LiNN. Cambridge Eiigl., 1914, pp. 115-119). Nous voulions sim- 
plement attirer l'attention du lecteur sur les différences entre notre 
méthode de compter les segments et celle usitée par Guyot. 

2. — La présence supposée de quatre stades larvaires chez les 
Gastrophiles est une hvpothèse qui, à l'heure actuelle, n'est nulle- 
ment étayée par des faits. Elle ne pourrait évidemment être 
démontrée que par la découverte d'un stade intermédiaire entre le 
premier et l'avant-dernier. L'existence d'un pareil stade est extrê- 
mement improbable, car le nombre normal des stades larvaires 
séparés par des mues paraît être de trois chez les Myodaires et il 
n'v a pas de motif pour penser que le genre Gasterophilus ferait 
exception à cette règle. Au premier stade larvaire de Gasterophilus , 
il existe d'ailleurs un seul orifice stigmatique à l'extrémité libre de 
chacun des deux tubes respiratoires du dernier segment : il nous 
paraît ainsi tout naturel que le stade suivant ait dans chaque plaque 
stigmatique deux orifices dont les contours se sont modifiés de 
façon à former des arcades. 

3. — Nous n'avons pas rencontré dans notre matériel des larves 
au deuxième stade au moment de leur dernière mue, comme celle 



— 199 — 

décrite par Guyot. La spinulation telle que nous l'avons décrite 
appartient exclusivement aux téginnents du deuxième stade, car les 
pointes de toutes les épines font nettement saillie au dehors. 

Plus récemment, Mademoiselle T. Joan (1917) a donné une 
courte description et quelques figures de détail d'une larve au 
deuxième stade trouvée chez le cheval dans la province de Buenos- 
Ayres, Argentine. Elle est rapportée par l'auteur à Gastcrophiliis 
vetcrinus (Clark) = {tiasalis auct.), avant été recueillie en même 
temps que des larves adultes de cette espèce. Ce parasite mesurait 
8 mm. de longueur, 5 mm. de diamètre maximum et 3 mm. de lar- 
geur au niveau du onzième anneau ; il était divisé en douze segments, 
dont la taille allait en augmentant d'avant en arrière, les neuvième, 
dixième et onzième étant les plus grands Le premier segment por- 
tait les bourrelets antennaires, entourés à leur base, à la face ven- 
trale, de deux petites zones d'épines très fines. Sur le deuxième 
segment il y avait quatre couronnes d'épines plus fortes, placées en 
arrière des crochets mandibulaires et de maxilles; en outre, à la face 
dorsale, de petites épines sur un ou deux rangs interrompus sur la 
ligne médiane. Les troisième et quatrièine segments avaient sur 
tout leur pourtour une double rangée d'épines, celles de la rangée 
antérieure les plus fortes. Les cinquième et neuvième segments 
portaient ime rangée d'épines fortes, implantées au bord antérieur 
de l'anneau (en réalité on pourrait aisément compter deux rangées 
antérieures sur la figure à laquelle l'auteur renvoie), et deux ran- 
gées de fines épines plus en arrière ; toutes ces rangées interrompues 
à la face dorsale sur la ligne médiane. Le dixième anneau portait 
une double rangée d'épines à la face ventrale; à la face dorsale la 
rangée antérieure seule se continuait sur les côtés, le milieu étant 
largement inerme. Le onzième segment, inerme à la face dorsale, 
avec une seule rangée à la face ventrale ; le douzième inerme. Les 
plaques stigmatiques postérieures, figurées par l'auteur, ne possé- 
daient que deux arcades rectilignes. 

C'est là, semble-t-il, tout ce qui a été écrit au sujet des larves de 
Gastrophiles au deuxième stade. Par contre, la ponte, l'œuf et le 
premier stade larvaire sont beaucoup mieux connus, du moins pour 
les espèces banales, G. inîestinalis, G. vcteriiius et G. hnemorrhoi- 



— 200 — 

dalis, où ils ont été décrits à maintes reprises. Signalons nne étude 
récente de S. Hadwen et A.-E. Cameron {Bîdl. Eut. Research, 
IX, pt. 2, sept. 1919, pp. 91-106, pi. II), dans laquelle la larve au 
premier stade de ces trois espèces est très bien figurée. Dans leur 
description, ces auteurs comptent treize segments chez la larve 
fraîchement éclose de Gasterophilus intestinalis et de G. haenior- 
rhoidalis, tandis que la larve de G. veteriims n'aurait que douze 
segments à ce stade. Nous avons peine à admettre que G. veteriims 
diffère aussi profondément des deux autres espèces; il nous semble 
que la figure 7 de Hadwen et Cameron {op. cit., p. 95) représente 
une ieune larve de cette espèce à extrémité postérieure rétractée ; 
si elle était en extension complète, nous pensons que l'on devrait 
V compter treize segments. Les larves au premier stade de Gaste- 
rophilus ont, par suite, un segment de plus qu'aux deuxième et troi- 
sième stades; chez ces jeunes larves les deux segments antérieurs 
sont déjà partiellement fusionnés ; cette fusion est beaucoup 
plus avancée, quoique loin d'être complète, chez les larves plus 
âgées ('). 



4. Tableau synoptique des larves de Qastrophilus 
au troisième stade. 

Les caractères distinctifs des larves de Gasterophilus connues à 
ce jour peuvent se résumer dans le tableau svnoptique suivant, 
adapté de tableaux analogues publiés antérieurement par Brauer 
(^Denkschr. Ak. Wiss. Wieii. math, iiaturw. CL, LXIV, 1897, 
p. 270), SjôsTEDT {Wiss. Ergehn. Zrjol. Exped. Kilimajidfaro, 



C) J. GuYOT {Archives de Pai-asito/ogie. IV, 1901, pp. 184-190) a donne une description très 
coraplèle et de bonnes figures de la larve au premier stade de G. intestinalis Malgré qu'il 
dise que le corps de la larve est divisé en douze segments par des sillons transversaux, sa 
figure en montre nettement treize et s'accorde ainsi avec ce qu'en disent Cameron et 
Hadwen. Il est évident que Guyot compte les deux segments antérieurs comme un seul 
anneau céphalique; il dit d'ailleurs (p. 186) que la partie postérieure de son anneau cépha- 
lique est t< divisée en deux par un sillon transversal très net qui correspond à la constnction 
placée au même endroit chez la larve à son complet développement » 



— 20I 

II, Abt. lo, 2, igo8, p. 23), Gedoelst {Revoie Zoolog. Afric, I, 
1912, p. 430) et GuYOT {Archives de Parasitologie, IV, 1901, 
p. 202). 

I. — Anneaux 6 à 10 à la face ventrale avec une seule rangée 
d'épines. 

A. Anneaux 6 à 9 à la face dorsale avec ime rangée 

d'épnies. 

1 . Anneaux 4 à 9 à la face dorsale avec %ine rangée d'épines ; 

le troisième anneau à la face dorsale avec une rangée 
simulant parfois deux rangées alternantes de petites 
épines; les troisième et onzième à la face ventrale avec 
une rangée; l'extrémité libre des épines est pointue, 
sans renflement Q. veterinus Clark (nasalis auct). 

2. Anneaux 3 à 5 à la face dorsale avec deux rangées alter- 

nantes ; les sixième et dixième à la face dorsale avec 
une rangée; le troisième anneau inerme à la face ven- 
trale Larve N° 2 d'Equus Bôhmi de Brauer (18197). 

B. Anneaux 3 à 10 à la face dorsale avec deux rangées 

d'épines alternantes; le troisième anneau inerme 
à la face ventrale. (Les deux larves suivantes se 
rapportent probablement à une seule et même 
espèce.) 

I. Les aires épineuses à la face dorsale des anneaux 4^9 
sans interruption au milieu ; interrompues sur la ligne 
médiane des anneaux 3 et 10; les segments 11 et 12 
inermes .... Larve N° 3 d'Equus Bôhmi de Brauer (1897) 

2 Les aires épineuses à la face dorsale des anneaux 4 à 7 
avec une interruption médiane incomplète (limitée à la 
rangée antérieure d'épines); avec une interruption dis- 
tincte sur les anneaux (8), 9 et 10 (la plus large sur le 
dixième anneau); segments 11 et 12 inermes .... 

Larve N° 2 d'Equus Bôhmi de SjôSTEDT (1908). 

I5-IX-18!0 14 



— 202 — 

II. — Anneaux 4 à lo à la face ventrale avec deux rangées alter- 
nantes d'épines. 

A. Rangées d'épines ininterrompues au milieu à la face 

dorsale jusqu'au neuvième anneau; le dixième 
spinuleux à la face dorsale, mais les épines y sont 
très petites chez G. haemorrhoidalts. 

1. Épines petites et sensiblement de même taille dans les 

deux rangées de chaque ceinture; à la face dorsale les 
rangées sont interrompues sur la ligne médiane du 
dixième anneau; les onzième et dixième anneaux sont 
inermes; l'extrémité libre des épines est pointue, sans 
renflement Q. haemorrhoidalis L. 

2. Epines relativement longues et grosses, surtout celles de 

la rangée antérieure ; elles font rarement défaut sur les 
côtés à la face dorsale des anneaux 10 et ii. 

a) Deux rangées ininterrompues d'épines à la face dorsale 

du dixième anneau; larve petite, 10 à 12 mm. de long. 

Q. inermis BrAUER. 

b) Une seule rangée, ordinairement largement interrompue 

an milieu, à la face dorsale du dixième anneau, rare- 
ment l'indication d'une deuxième ; l'extrémité libre des 
épines terminée en un renflement sphérique, divisée en 
deux par une fente transversale : larve plus grande, 
jusqu'à 20 mm. de long . . Q. intestinalis De Geer (equi auct.). 

B. Rangées d'épines de la face dorsale interrompues 

au milieu déjà à partir du septième ou huitième 
anneau, ou même plus en avant; sur le neuvième 
on ne les trouve plus que sur les côtés et elles font 
complètement défaut à la face dorsale des anneaux 
10 à II. 

1. Le onzième anneau à la face ventrale avec une on deux 

rangées alternantes de petites épines ; larves du cheval 

et de l'âne Q. pecorum Fabr. 

2. Le onzième anneau à la face ventrale avec une seule 

rangée espacée de petites épines; larves du zèbre . . 

Q. pecorum var. zebrae RODH. et Beo. 

(Nous rapportons à cette variété la larve N° i d'Equus Bôhmi de Brauer, 
1897 et la larve X" i d'Equus Bôhmi de SjôsTEDT, 1908; voir plus haut.) 



— 203 — 

ni. — Anneaux 5 à 10 à la face ventrale avec trois rangées 
d'épines alternantes. 

A. Le dixième anneau à la face dorsale avec deux ran- 

gées d'épines, interrompues au milieu par un 
espace inerme occupant environ un quart de la 
largeur de l'anneau ; le onzième avec une ou deux 
rangées d'épines à la face ventrale . . Q. ternicinctus Ged. 

B. Le dixième anneau inerme à la face dorsale, sauf 

sur les bourrelets latéraux; tout au plus deux ou 
trois petites épines dans les extrêmes angles anté- 
rieurs; le onzième inerme à la face ventrale . . 

Q. Qedoelsti RoDH. et Beo. 

* 

# * 

On a déjà décrit bon nombre d'espèces de Gasterophilus ; mais, à 
l'exception des espèces communément parasites des chevaux, leur 
histoire est très imparfaitement élucidée. Il paraît pourtant urgent 
de combler cette lacune, surtout en ce qui concerne les formes qui 
vivent chez les Equidés sauvages d'Afrique; car ces mammifères 
ne manqueront pas dans un avenir rapproché de subir le sort du 
cheval sauvage de Russie et de X Equiis zebrae du Cap. Dans la 
liste qui suit nous avons sommairement indiqué, outre la svnonv- 
mie, la distribution géographique et les hôtes, ainsi que les diverses 
phases connues pour chacune des espèces du genre. 



GASTEROPHILUS Leach. 



Gasterophilus Leach, On the Arrangement of Œstrideous Insects, 1817, 
p. 2; Mem. Werner. Soc. Edinburgh, II, pt. 2, r8i8, p. 568. W. D. CoouiL- 
LETT, Proc. U. S. Nat. Mus., XXXVII, 1910, p. 546. Génotype: Œstrus 
intestinalis De Geer = Œstrus eqid B. Clark, désigné par Curtis. 

Gastrus Meigen, Syst. Beschreib. Europ. Zweifl. Ins., IV, 1824, p. 174. 
Génotype: Œstrus intestinalis De Geer. 

Enteromyza RoNDANi, Dipt. Ital. Prodr., II, 1857, p. 20, note de bas de 
page. Génotype: Œstrus intestinalis De Geer. 



— 204 — 

Gastrof>hi/us SCHWER, Wiener Entom. Monatschr , V, 1861, p. 139; Fauna 
Austriaca, Dipt., I, 1862, p. 390. Génotype: Œstrus ititestinalis De Geer. 

Rhinogastrof^hilus C. T. TOWNSEND, Insecutor Inscitiae Menstruus, VI, 
1918, p. 152. Génotype: Œstrtis îiasalis LlNNÉ. 



A. — Espèces connues a l'état adulte et a l'état larvaire. 



I. Qasterophilus haemorrhoidalis (Linné). 

Œstrus haemorrhoidalis LiNNÉ, Syst. Nat., éd. 10", I, 1758, p. 584; Fauna 
Suecica, ad. 2*, 1761, p. 429. 

Adulte 9 et cf, œuf, larves au premier, deuxième et troisième 
stade, pupe. Larves chez le cheval. Assez commun en Europe et 
en Amérique du Nord. Gedoe[,st (1919) le signale du Congo belge. 



2. Qasterophilus inermis (Brauer). 

Gastnis inermis Brauer, Verh. Zool. Bot. Ges Wien, VIII, 1858, pp. 456 
et 464 

Adulte 9 et c?, pnpe; l'œuf et la larve sont inconnus. Larves 
chez le cheval. Europe méridionale (Autriche, Hongrie, Italie). 



3. Qasterophilus intestinalis (De Geer). 

Œstrus intestinalis De Geer, Mémoires pour servir à l'Histoire des 
Insectes, VI, 1776, p. 292, pi. XV, fîg. 13-21 et 23 (traduction allemande de 
GoEZE, VI, 17S2, p. 117, pi. XV, fig. 13-19). 

Œstrus eçLiiB. Clark, Trans. Linn. Soc. Londou, III. 1797, pp. 298 et 
236, pi. XXIII, fig. 7-9. 

Œstrus be?igalensis Macquart, Dipt. Exot , II, y p., 1843, P- 25- 

Adulte 9 et cf, œuf, larves au premier, deuxième et troisième 
stade, pupe. Larves chez le cheval, l'âne et le mulet. Cette espèce 



— 205 — 

est de loin la plus commune; probablement originaire de la région 
paléarctique, oîi elle se rencontre depuis la Suède jusqu'en Tunisie, 
elle est devenue à peu près cosmopolite ; elle est fréquente en 
Amérique du Nord et a été signalée en Jamaïque, Argentine, 
Afrique du Sud (Hutcheon), Mozambique (Howard), Congo 
belge, Côte d'Or (Gedoelst), Guinée française (Joyeux), Haut- 
Sénégal-Niger, Tchad (Roubaud), Australie et Nouvelle-Zélande 
(Froggatt). 

Dans la région éthiopienne, cette espèce paraît être représentée 
par une race particulière var. asininus Brauer, Mo7iographie der 
Œstriden, 1863, p. 71. La larve de cette forme est très imparfaite- 
ment connue, mais ne paraît guère différer de celle de G. intes- 
timilis tvpique ; elle se rencontrerait de préférence chez l'âne. 
L'adulte de cette variété a été décrit de l'Egypte (Le Caire) et de 
Nubie, et a été signalé depuis du Soudan anglo-égyptien (Khar- 
toum) par King, du Haut-Sénégal-Niger (Boromo) par Roubaud, 
de l'Ervthrée (Chenofena) par Bezzi et de Zanzibar par Aders. 



4. Qasterophilus pecorum (Fabricius). 

Œstnis pecorum Fabricius, Entom. Syst., IV, 1794, p. 230, 9- 
Œstnts vitidi Fabricius, Entom. Syst., IV, 1794, p. 230, c^. 
Gastnis jubaruin Meigen, Syst. Beschreib. Europ. Zweifl. Ins., IV, 1824, 
p. 179. 

Œstrtis femiginatus Zetterstedt, Dipt. Scandin., III, 1844, p. 978. 
Gastnis -bV/vsn Carlier (Mss.?). 

Adulte Q et cf, œuf, larve au troisième stade, pupe. Larves chez 
le cheval. Cette espèce est surtout connue de Russie, Hongrie, 
Italie et Asie Mineure ; elle a été trouvée, plutôt accidentellement, 
en France; Gedoelst la signale de la (]ôte d'Or en Afrique Occi- 
dentale, et elle aurait été trouvée en Afrique du Sud. 



4a. Var. zebrae Rodhain et Beouaert; voir plus haut. 

Larve X° i à'Equus Bôhmiàe Brauer, Denkschr. Ak. Wiss. Wien^ math. 
naturw. Cl., LXIV, 1897, p. 268. 



— 2o6 — 

Larve N° i d'Eqtms Bôhmi de Stôsteot, Wiss Ergebn. Zool. Exp. Kili- 
mandjaro, II, Abt. 10, 2, 1908, p. 21. 

Adulte 9 et d, larve au troisième stade, pupe. Larves chez le 
zèbre {Eqiius Bôhiiti Matschie) de l'Afrique Orientale: rivière 
Bubu au nord d'Irangi (Brauer); Same dans l'Usambara (Sjôs- 
tedt); Namirembe, rive sud du Victoria Nyanza. 



5. Qasterophilus veterinus (B. Clark). 

Œstrus veterinus B. Clark, Trans. Linn. Soc. Loudon, III, 1797, pp. 312 
et 328, pi. XXIII, fig. 18-19 

Œstrus nasalis LiNNÉ, Sj'stema Naturae, éd. 12", I, 2, 1767, p. 969 (la 
descriptioQ supplémentaire seule; la diagnose se rapporte à Cephenomyia 
Trompe et l'indication de l'habitat de la larve à Rhinœstrus purpureus). 

Gastrophilus nasalis Brauer, Monographie der Œstriden, 1863, p. 86 et 
de la plupart des auteurs. 

Œstrus saliitiferus B. Clark, An Essay on Bots ; supplementary Sheet, 

1816, p. 3. 

Gasteropliilus Clarkii Leach, On the Arrangement of Œstrideous Insects, 

1817, p. 2; Mem. Werner. Soc. Edinburgh, II, pt. 2, 1818, p. 568. 
Gastrus jumcntarum Meigen, Syst. Beschreib. Europ. Zweifl. Ins. IV, 

1824, p. 179. 

Gastrus salutaris Meigen, Syst. Beschreib. Europ Zweifl. Ins., IV, 1824, 
p. 176. 

Œstrus duodejialis SCHWAB, Die Œstraciden, 1840, p. 35. 

Gastrus nigritus Zetterstedt, Dipt. Scandin., II, 1844, p. 981. 

Gastrus subjacens Walker, List. Dipt. Ins. Brit. Mus., pt. 3, 1849, p. 687. 

Adulte 9 et d*; œuf, larves aux premier et troisième stades, pupe. 
Larves chez le cheval et le mulet, fixées plus spécialement dans le 
duodénum, très rarement dans l'estomac. Cette espèce est com- 
mune en Europe et en Amérique du Nord ; elle a été signalée 
d'Australie et des îles Fidji par Froggatt et de la Guinée française 
par Joyeux. 



— 207 — 



B. ^ Espèces connues a l'état adulte seulement. 



6. Qasterophilus flavipes (Olivier). 

Œstrus /lavipes Olivier, Encycl. Méthod., VIII, iSii, p 467, cf- 
Gastrophilus pallens BiGOT, Aun. Soc. Ent. France (6), IV, 1884, Bull. 
Séances, p. LVIII, Ç. 

Adulte 9 et cf. La larve vivrait chez l'àne. Europe méridionale 
(Dalmatie, Espagne), Afrique du Nord (Egypte), Asie Mineure 
(Amasia), Soudan anglo-égvptien (Khartoum, Suakim). 



7- Qasterophilus lativentris (Brauer). 

Gastrus lativentris Brauer, Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, VIII, 1858, 
pp. 456 et 465. 

Adulte 9. Couriande. 



8. Qasterophilus magnicornis (Bezzi). 

Gasterophiliis magnicornis Bezzi, Boll. Labor. Zool. Gen. Agrar. Portici, 
X, 1915, p. 29. 

Adulte 9. L'hôte est probablement le cheval ou l'àne. Erythrée 
(Chenofena). 



q. Qasterophilus nigricornis (Loew). 

Gastrus nigricornis LoEW, Wiener Entom. Monatschr., VII, 1863, p. ^8 
Adulte cf. Bessarabie. 



— 208 



C. — Espèces connues a i.'état larvaire seulement. 



lo. Oasterophilus Qedoelsti Rodhain et Bequaert (voir plus 
haut). 

Larves au troisième stade. Chez les zèbres {Eqiius Bohmi 
Matschie) en Afrique Orientale : Namirembe, rive sud du Victoria 
Nyanza. 



II. Oasterophilus ternicinctus (Gedoelst). 

Gasterophilus ternicinctus Gedoelst, Revue Zoolog. Afric, I, fasc. 3, 
1912, p. 426, fig. I. 

Larves au troisième stade. Chez les zèbres {Eqiats Burchelli 
Crawshayi àt Winton) au Katanga; à 6 milles à l'ouest du Lupuala 
par lO" lat. S. ; aussi trouvées au Nyassaland: Muona, Ruo District 
(Gedoelst). 



12. Larve N" 2 à' Equus Bôhjui de Brauer, Denkschr. Ak. 
Wiss. Wien, math, uatnrw. CL, LXIV, 1897, p. 269. 

Larves au troisième stade. Chez le zèbre {Equiis liohini Mats- 
chie) de l'Afrique Orientale: rivière Bubu au nord d'Irangi. 



13. Larves N° 3 à' Eqtius Bohmi de Brauer, Denkschr. Ak. 
IVtss. Wien, math, naturw. CL, LXIV, 1897, p. 26g. 

? Larve N° 2 à.'Equ!is Bohmi de SjôstedT, Wiss. Ergebn. Zoolog. Esp. 
Kilimandjaro, II, Abt 10, 2, 1908, p. 22. 

Larves au troisième stade. Chez le zèbre (Eqînts Bohmi Mats- 
chie) de l'Afrique Orientale: rivière Bubu au nord d'Irangi. Les 



— 209 — 

larves décrites par Sjôstedt de l'Usambara (Same), appartiennent 
sans doute à la même espèce. 

? Larves au deuxième stade de Gnsterophilus sp. à' Eqmis 
Ho/iiii! (voir plus haut). Ces larves, provenant de Namirembe, rive 
sud du Victoria Nvan/.a, appartiennent probablement à l'une des 
espèces décrites sur des larves au troisième stade de ce même 
zèbre. 

Nous n'avons pas inclus dans ce conspectus les larves recueillies 
chez un zèbre par Reichard en Afrique Orientale (Kataui Mbuga, 
Kawende, par 31" long. E. et 6° lat. S.) et décrites par Karsch en 
1887 {Berlin. Entom. Zeitschr., XXXIIl, 1887, Sitz. Ber. p. 21). 
La description, très tragmentaire, n'a qu'un intérêt historique, 
puisqu'elle mentionne pour la première fois l'existence de larves 
gastricoles chez les zèbres africains. Ces larves appartenaient évi- 
demment à deux espèces de Gasterophilus,covarae on pourra le voir 
par leur description : « Les exemplaires en question ont en movenne 
une longueur de 1 1 mm. et ne se trouvent apparemment pas encore 
au dernier stade, puisqu'ils possèdent deux ceintures d'épines à 
chacun de la plupart des anneaux, et puisqu'un petit nombre de 
spécimens plus grands, avant jusqu'à 17 mm. de longueur, n'ont 
plus qu'une seule ceinture épineuse pareille aux parties correspon- 
dantes du corps. » Karsch regarde à tort ces deux formes larvaires 
comme étant des stades différents de la même espèce; mais comme 
il dit expressément que toutes ses larves possédaient trois arcades 
dans les plaques stigmatiques postérieures, il est évident qu'elles 
étaient toutes arrivées au troisième stade. Ces parasites, au nombre 
de 125, doivent sans doute être conservés au Musée de Berlin, et 
il serait intéressant d'avoir des renseignements plus complets à leur 
égard, car ils proviennent d'une région (rive est du lac Tanganyika) 
où des larves gastricoles du zèbre n'ont plus été obtenues depuis. 

Brauer {Dcnkschr. Ak. Wiss. Wien, math, natiiriv. CL, LXIV, 
1897, p. 270) a aussi signalé l'existence de larves de Gasterophihis 
chez l'âne sauvage {Equns hemionus Pallas) de l'Asie centrale. 
Voici ce qu'il écrit à ce sujet : « Trois formes larvaires, que j'ai 
obtenues par M. Reitter, furent trouvées dans l'âne sauvage 
(Onagre) en Transcaspie(Aschabad). L'une d'entre elles correspond 



— 2IO — 

à peu près complètement à la larve de G. veteriniis, mais a aussi 
parfois une rangée double d'épines au troisième anneau en dessus ; 
une deuxième forme est constituée exactement comme la larve de 
G. pccorum et appartient sans doute à cette espèce; la troisième 
forme s'accorde avec la larve de G. eqiii, mais les épines paraissent 
plus petites ( ? var. asinina) ; la première forme appartient peut- 
être à G. nigricornis Lw. » 



* 
* * 



Les larves de toutes les espèces de Gasterophilus connues jusqu'à 
présent vivent normalement chez les Equidés. Aux deuxième et 
troisième stades de leur développement elles sont le plus souvent 
attachées aux parois de l'estomac, plus rarement à la muqueuse de 
l'intestin. Le G. veteriniis fait exception à cette règle: ses larves 
se rencontrent de préférence dans le duodénum, exceptionnelle- 
ment dans l'estomac. Dans le rectum on ne trouve d'ordinaire que 
des larves adultes, libres et prêtes à être évacuées avec les fèces. 
Les larves mûres de G. haeinorrhoidalis restent souvent quelque 
temps suspendues au bord de l'anus par le moven de leurs crochets 
avant de se laisser tomber à terre pour se changer en nymphes. 

On a rencontré à diverses reprises des larves de Gastrophiles 
dans l'estomac ou l'intestin de divers carnivores; il faut admettre 
que dans ces cas les larves ont été avalées avec des portions de 
l'estomac de quelques Equidés. Robineau Desvoidy, en France, 
signala le premier dans l'estomac et l'intestin grêle du blaireau un 
grand nombre de larves d'Œstres qu'il présuma être celles d'une 
espèce particulière (d'après le rapport de Duméril, C. R. Ac. Se. 
Paris, m, 1836, p. 688). Kollar {Sitz. Bei . Ak. Wiss. Wien, 
math, natnrw. CL, VII, 1851, p. 201) a mentionné la découverte 
par Lautner de larves de Gasteropliilits intestinalis dans l'estomac 
de l'hyène (Hyaena striata) en Egvpte. Colin (^Recueil vétéri- 
naire, 1862, p. 343), ScHi.iEPE {Mag.f. die Ges. Thierheilknnde, 
XXXII, 1866, p. 347), GuRLT {Sitz. Ber. Ges. Naturf. Fr. BerKn, 
1866, p. 4) et R. MoNiEZ {Les Parasites de l' Homme, Paris, 1889, 
p. 251, note de bas de page) ont tous relaté des cas de larves de 



— 211 — 

G. iiitcstiiui/is soWdement fixées dans la muqueuse de l'estomac du 
chien, où elles se creusent souvent un alvéole semblable à celui 
qu'on observe dans l'estomac des chevaux. 

Quoique la présence des larves de Gastrophiles chez ces carni- 
vores soit purement accidentelle, il est certain qu'elles parviennent 
à vivre un certain temps dans ce nouveau milieu ; mais il est extrê- 
mement improbable qu'elles puissent v arriver à maturité. Rail- 
LiET (1894) et M.-C. Hall (1917) ont fait quelques expériences 
intéressantes, dont les résultats paraissent bien en faveur de l'expli- 
cation donnée plus haut pour la présence insolite de parasites de 
solipèdes chez des carnivores. Hall, en particulier, a fait avaler à 
des chiens des capsules de gélatine contenant chacune une larve de 
G. intestinalis, G. vetcrinns ou G. haeinorrhoidalis ; l'autopsie de 
ces animaux d'expérience montra que plusieurs larves de G. intes- 
tinalis avaient réussiàse maintenir pendant 35 jours dans l'estomac, 
le C£ecum et la partie inférieure de l'intestin grêle. Les larves des 
deux autres espèces de Gastrophiles donnèrent des résultats néga- 
tifs, quoiqu'elles eussent été avalées par le même animal simulta- 
nément avec des larves de G. intestinalis,(\m parvinrent à se fixer. 
Déjà antérieurement, Raillet avait obtenu par une méthode quel- 
que peu différente des résultats analogues à ceux de Hall. 

ScHOCH {Mitt/i. Schweiz. Ent. Ges., V, fasc 5, 1877, p. 275) 
a relaté en Suisse le cas d'une temme souffrant de catarrhe de 
l'estomac, qui rendit par vomissement et dans les selles quelques 
larves de Gastrophiles; mais c'est là évidemment un cas de parasi- 
tisme accidentel ('). Par contre dans certaines régions de la Russie 
et de la Sibérie, les larves au premier stade de certains Gastero- 
philus provoquent assez fréquemment chez l'homme une mviase 



(■) On peut même se demander si, dans ce cas, il n'y a pas eu erreur de détermination. 
En etîet, ScHocH signale en même temps la trouvaille de larves de Gastrophiles de 6 mm. 
de long dans le foie d'un perroquet; il semble peu douteux qu'il s'agissait ici d'un parasite 
bien différent. Plus récemment Skriabin (1914; résumé dans Rcviezv of Applied Entomology, 
sér B, IV. 1916, p. 24) dit avoir rencontré des larves de GastcrophiUis inerniis fixées dans le 
gésier du freux fCorvus frugilcgus) ; n'ayant pu consulter le travail original, nous ne pouvons 
juger jusqu'à quel point la détermination de ce parasite est correcte; mais nous ferons 
remarquer que la larve de G. incriiiis est très imparfaitement connue. 



— 2T2 — 

sous-cutanée rampante (Creeping disease, Larva inigrans, Haut- 
mauhvurf) qui a été étudiée en détail par J. Portschinsky (1907, 
1910), N. Cholodkovsky (1898, 1908, 1910) et Maria Petrovskaia 
(1910). Les parasites incriminés appartiennent le plus souvent à 
G. haemorrhoidalis ; mais les larves de G. veterinus ont été recon- 
nues dans certains cas. Dans les endroits où cette affection est 
commune, des œufs vides de Gastrophiles peuvent se rencontrer 
parfois fixés aux sourcils, cils et autres poils de la figure. La myiase 
n'est jamais grave, quoiqu'elle produise un prurit intense; mais les 
larves ne se développent pas au delà du premier stade. Cette forme 
particulière de mviase sous-cutanée à Gastrophiles a aussi été 
signalée au Danemark {Boas 1907) et en Allemagne, mais elle v 
est beaucoup plus rare ('). 

Dans un travail récent, Townsend {Ijiseciitor Inscitiae Men- 
strmis, VI, 1918, p. 152) propose pour « Œstrns nasaiis Linné» 
^ {Gasterophilus veterimis B. Clark) une coupe générique nou- 
velle, Rhinogastrophilns^ qu'il caractérise en ces termes: « Difters 
from Gasterophilus in entirely lacking the rudimentarv button-like 
palpi, as well as the proboscis tubercle. The female has a sharp 
chitinous ovipositor, functionally distinct from that of Gasterophi- 
lus. See Caii. Ent., L, 246-248 (Julv 19 18). » Il nous est impos- 
sible d'accepter cette création ; la valeur du premier caractère 
invoqué est infime, car toutes les espèces de Gasterophilus ont les 
pièces buccales très rudimentaires, et si on les compare entre elles 
on peut trouver tous les stades d'avortement des palpes et du pro- 
boscis. Quant à la structure de la tarière, nous croyons que la diffé- 
rence indiquée est purement imaginaire ; une étude comparative 
des femelles de G. veterinus et de G. intesti)ialis ne nous a pas 
permis de la découvrir. Townsend s'est évidemment laissé influen- 
cer par sa prétendue découverte d'œufs de G. veterinus adhérant 
à la peau de la lèvre supérieure du cheval, où ils pénétreraient 
en partie par leur base aiguë. Il croit pouvoir en conclure que la 



(') Ajoutons qu'une myiase rampante analogue est produite dans certaines régions par la 
larve au premier stade de Hvpoiernia bovis. 



21^ — 



femelle de G. vetcriiius, au nionient de la ponte, perce la peau 
tendre des lèvres avec la pince pointue de sa tarière, introduisant 
en même temps l'extrémité anale de l'œuf dans la piqûre ('). 

Les prétendues observations de Townsend sont contredites par 
la plupart des autres observateurs qui ont eu l'occasion d'étudier 
la ponte et les œufs àtVt.veterhius; nous pensons, avec A.-E. Came- 
RON {Science N. S., XLIX, 1919, p. 26), qu'elles sont erronées. 
Les œufs de G. intestin alis, G. haonorrhoidalis et G. veterinus 
sont attachés aux poils; ceux de G. veterinus de préférence aux 
poils de la gorge, dans l'espace intermaxillaire (\ oir Hadwen et 
Cameron, Bull. Entom. Research., IX, 19 18, p. 93). 

R.-R. Parker {Journ. New-York Entom. Soc, XXIV, 1916, 
pp. 253-255) avait déjà cru trouver des œufs, cette fois de (>. hae- 
niorr/ioidalis, introduits en partie dans la peau des lèvres et des 
narines des chevaux ("). Ici encore, il paraît y avoir eu quelque 
erreur d'observation, car Hadwen et Cameron (1918, p. 94) ont 
invariablement trouvé les œufs de cette espèce attachés aux poils 
des lèvres, de préférence de la lèvre inférieure ; parfois les œufs 
paraissent pénétrer dans la peau, mais un examen attentif montre 
alors que l'œuf proprement dit embrasse la base d'un poil, tandis 
que son pédoncule basai perce le follicule pilifère. 

Dans sa note précitée {Caiiad. Entom., L, 19 18, p. 247), Town- 
send va jusqu'à supposer que Linné, lorsqu'il proposa la dénomina- 



(') Voici les passages les plus importants de la note en question : « i found several white 
eggs with their sharp bases penetrating and adhering in the skin of the upperlip... The 
chitinized clasping forceps at the end of the heavy ovipositor are quite sharp in nasalis, 
while the)' are decidedly blunt in both intesiinalis and haeniorrhoidalis... The above facts 
seem to indicate that nasatis oviposits about the muzzle of the horse hovering under the 
throat merely as a preliininary while seeking a good opportunity to dart at the lips, and 
piercing the tender skin with the sharpened forceps of the ovipositor while thrusting the 
anal end of the egg into the puncture. » (Cii7iadian Entom. ^ L, 1918, p. 247.) Dans une note 
ultérieure, en réponse aux critiques de Cameron (Canadian Entom., Ll, 1919, p. 120), 
Townsend ne paraît plus être aussi affirmatif, car il écrit ; « I also still believe that my 
tentative conclusions as to the method of oviposition are extremely probable. » 

(^) « Some eggs were found thrust in but a short distance, but most of them to the full 
length of the stalk. They were found principally in the upper lip, but also in the lower lip 
and nostrils, and doubtless may be inserted at other points near the inouth.» (R.-R. Parker, 
loc. cit., p. 254.) 



— 214 — 

tion « Œstrns iiasa/is », avait eu connaissance de l'habitude qu'au- 
rait cette mouche de fondre sur le museau du cheval pour v pondre. 
En réalité il v a longtemps que Brauer ( Wien Entom. Zeitg., V, 
1886, pp. 2g7 298) a montré que Linné avait des idées extrêmement 
confuses et en partie erronées sur les mœurs des Œstrides. Nous 
ne crovons pas inutile de revenir sur cette question, car cela nous 
permettra en même temps de justifier la préférence que nous don- 
nons au nom de dasterophilus veteriniis (Clark) pour l'espèce 
communément appelée « (iasterop/iihis nasalis L. ». 

Dans la dixième édition du Systema Naturae (I, 1758, p. 584), 
ouvrage généralement adopté comme le point de départ de la 
nomenclature binaire, Linné introduit pour la première fois le nom 
d'« Œstriis nasalis » et le fait suivre d'une diagnose qui s'applique 
parfaitement à l'œstre cavicole du renne généralement appelé de 
nos jours « Cephenotnyia Trompe L. ». Malheureusement cette 
diagnose est suivie de la phrase: « Habitat in Equorum fauce, per 
nares intrans », qui ne peut s'appliquer qu'à la larve de Rhinœstriis 
pur pur eus Brauer. Ceci est d'autant plus étrange que Linné ren- 
voie en même temps au N° 1026 de sa Faiina Stiecica (i'^ édition, 
1746, p. 307), où le même insecte est dit habiter les sinus frontaux 
du renne en Laponie. 

U Œstrns nasalis de la deuxième édition de la Faïuia Siiecica 
(1761, p. 42g) est encore CephenoinyiaTrompe: La diagnose est 
une copie de celle de la dixième édition du Systema Naturae ; 
l'indication erronée de l'habitat de la larve chez le cheval est sup- 
primée ; en outre une description détaillée permet de reconnaître 
le parasite cavicole du renne. 

Linné introduit une confusion plus grande encore dans la dou- 
zième édition de son Systema Naturae (I, ps. 2, 1767, p. 969), oîi 
pas moins de trois insectes différents sont réunis sous la dénomina- 
tion « Œstrus nasalis » : i). La diagnose est une répétition de celle 
de la dixième édition et se rapporte à Cephonomyia Trompe; 2). La 
larve est dite habiter « in Equorum fauce », indication qui s'appli- 
que à Rhinœstrus purpureus ; 3). Enfin une courte description 
supplémentaire permet de reconnaître Gasterophilus veterinus 
(Clark). 



— 215 — 

De ce qui précède il nous paraît évident que VŒsirtis iiasa/is 
Linné, 1758, n'a rien de commun avec un Gastrophile mais se rap- 
porte en réalité à « Cepheiioi/iyia Trompe », espèce qui devra pour 
cette raison s'appeler Ccphenomyia ii nsa/? s (Linné) (^). Le parasite 
gastricole du cheval, généralement connu comme « (jastroplnlus 
nasa/is», doit, par suite, porter le ncMu de (uisterophilus veterinus 
(Clark) ('). 



* 
* 



Effets pathologiques des larves gastrophiles 

Cette question a été surtout complètement étudiée par J Guyot, 
à qui nous empruntons la majeure partie des détails qui suivent : 

Les larves de Gastrophiles se rencontrent souvent en nombre 
considérable chez leur hôte. Il n'est pas rare d'en trouver une 
centaine à la fois; Vallisneri en a compté 600, Numan 1,013 et 
mènje davantage dans le même estomac. Dans le cas de Gnstero- 
phiius iiitestinalis, l'endroit de prédilection est le sac gauche de 
l'estomac; les larves sont groupées sur cette portion de la muqueuse 
gastrique, au voisinage de la crête qui la sépare de celle du sac 
droit, le pseudo-céphalon enfoncé dans des alvéoles. On peut les 
trouver exceptionnellement fixées sur la muqueuse veloutée du sac 
droit. 

\"oici comment Guyot décrit les lésions de la paroi de l'estomac 
au niveau des alvéoles : « La lésion a la forme d'une cupule limitée 
à la surface par un bourrelet circulaire. Son diamètre, qui est de 
2 mm. à l'entrée, diminue ensuite progressivement jusqu'au fond 
de la cavité; celle-ci a 1,5 mm. de profondeur. Mais ces dimen- 



(') La paterniiè du nom spécifique « Trompe » est d'ordinaire attribuée à Linné (Fatina 
Suecica, editio altéra, 1761, n° 1722) ; en réalité, Linné n'a jamais proposé le nom « Œstrus 
Trompe ^^-j au passage incriminé, l'auteur donne simplement « Trompe » comme le nom 
vernaculaire de son Œstrus nasalis du Renne chez les Lapons. La dénomination « Œstrus 
Trompe » est due à Modeer (Aya Handl. K. Vet. Acad. Stockholm, VII, 1786, pp. 125-158.) 

O Dans une note récente, \. Railliet (Bull. Soc. zool. France, XLIII, 1918, pp. 102-104) 
arrive à la même conclusion. 



— 2l6 — 

sions peuvent atteindre 4 mm. en largeur sur 3 mm. en profondeur. 
On peut même voir deu.x larves fixées dans le même alvéole; 
celui-ci présente alors nécessairement une largeur plus grande. La 
partie centrale du fond de la cavité offre une petite dépression à 
bords surélevés, occupée par les deux mâchoires. Les parties 
latérales forment deux diverticules pour loger les deux crochets 
niandibulaires. Les parois de la cupule sont constituées en partie 
aux dépens de l'épithélium, en partie aux dépens du derme de la 
muqueuse. La couche superficielle épithéliale et le corps nuiqueux 
de Malpighi, taillés en biseau, sont incomplètement détruits au 
niveau de la lésion. On dirait qu'en s'enfonçant dans la muqueuse, 
la larve les a entraînés à sa suite. L'épithélium a totalement disparu 
dans la partie profonde de la cavité, dont le fond est formé par le 
derme de la muqueuse. 

» Au voisinage de la lésion, l'épithélium a conservé, sauf l'épais- 
seur, les caractères qu'il possède dans les endroits sains de la 
membrane; les cellules de la couche superficielle sont toutes 
munies de noyaux jusqu'à la surface ; le corps muqueux de Malpighi 
ne parait avoir subi aucune modification notable. C'est dans le 
derme qu'il faut chercher les dégâts occasionnés par la larve : on v 
remarque une abondante infiltration leucocytaire avant la forme 
d'un cercle dont le centre occuperait le milieu du fond de l'alvéole 
et qui serait interrompu du côté libre de la muqueuse par l'encoche 
due à la larve. Le nombre des globules blancs va en diminuant 
dans tous les sens, à mesure qu'on s'éloigne du centre de la lésion, 
de telle sorte qu'au niveau de la sous-muqueuse il n'v a plus que 
quelques rares cellules embryonnaires. La tunique musculaire est 
indemne. La musculaire muqueuse, si nette dans les régions 
saines, est dissociée et se relève vers le fond de la cupule; il 
semble qu'elle ait été aspirée par les mouvements de succion du 
parasite. Les éléments de la zone malade sont formés des leuco- 
cvtes qui ont traversé par diapédèse les parois des vaisseaux des 
environs, et des cellules fixes du tissu conjonctif dermique revenues 
à l'état embrvonnaire. Je n'ai jamais vu la bouche de la larve 
appliquée sur un vaisseau. 

» Les dégâts se résument par conséquent en une destruction 



— 217 — 

d'une partie de la muqueuse et une petite inflammation localisée, 
se traduisant par une agglomération dans le derme de nombreux 
globules blancs autour du point d'implantation de la larve. C'est 
une réaction inflammatoire banale, analogue à celle qui se produit 
autour d'un corps étranger quelconque. On comprend dès lors 
pourquoi les chevaux ne paraissent pas souffrir de la présence de 
ces parasites dans un organe aussi important que l'estomac. On 
s'expliquera encore mieux ce fait si l'on songe que les larves sont 
en général fixées dans la partie de ce viscère où les glandes sont 
absentes. Elles n'occasionnent de cette façon aucun trouble dans 
la sécrétion du suc gastrique et, par suite, n'apportent pas d'en- 
trave appréciable dans les fonctions digestives. » 

Pour GuYOT, les larves de Gastrophiles ne se nourrissent pas du 
produit de la digestion stomacale, comme le croyait B. Clark. Il 
pense plutôt qu'elles trouvent leur aliment dans les produits 
inflammatoires de la muqueuse gastrique. « Le mode d'implanta- 
tion de la larve prouve en faveur de cette hypothèse. Le parasite 
est, en effet, si intimement appliqué au fond de l'alvéole, par son 
anneau céphalique, que les liquides de l'estomac ne peuvent arriver 
à sa bouche; c'est, par conséquent, dans la paroi même qu'il 
est obligé de chercher sa nourriture. Il m'a semblé reconnaître 
entre les deux lames chitineuses du pharvnx un organe dont le rôle 
serait de servir de piston lorsque la larve exerce des mouvements 
de succion. Malgré mes recherches, je n'ai pu découvrir de globules 
blancs ou rouges dans le pharynx, ni même entre les mâchoires. 
Si ces éléments ne servent pas à la nutrition, il devient alors très 
probable que celle-ci s'effectue aux dépens du plasma conjonctif 
exsudé, comme cela arrive partout où il y a irritation d'un tissu 
quelconque. » 

Les symptômes qui annoncent la présence des larves de Gastro- 
philes chez les Equidés sont d'ordinaire nuls ou inappréciables, sauf 
dans le cas où leur nombre est très considérable. Quels sont alors 
les effets que la présence de ces parasites produit sur leurs hôtes? 
Cette question a été résolue de façons bien diverses. Bracy Clark 
regardait ces larves en quelque sorte comme des symbiontes, car il 
prétendait que, loin de nuire, elles stimulaient les fonctions diges- 

I!-IX-|'J20 15 



— 2l8 — 

tives. Aucun autre observateur, à notre connaissance, n'a accepté 
cette manière de voir, car il paraît impossible de fournir un 
argument sérieux à son appui. Après la description que Guyot a 
donnée des lésions produites par ces larves sur les parois de l'esto- 
mac, il ne peut être douteux qu'elles sont de véritables parasites. 
D'autre part, leurs eflfets pathogènes paraissent être bénins. On a, 
il est vrai, signalé des cas de mort survenue à la suite de perfo- 
rations des tuniques de l'estomac par les larves gastricoles; cepen- 
dant il semble que dans ces cas l'organe perforé était déjà atteint 
d'une affection morbide, grâce à laquelle les larves parvenaient à 
pénétrer plus profondément dans les parois (Numan). 

Les larves de Gastrophiles ont aussi été soupçonnées comme 
agents de transmission du virus de l'anémie pernicieuse du cheval 
(K. R. et R. Seyderhelm, 19 14). Cette affection spécifique des 
Equidés, aussi connue sous le nom de « fièvre des marais », est 
due à un virus ultra-microscopique filtrant présent dans le sang et 
qui peut se transmettre par injection de sérum sanguin filtré. Son 
symptôme le plus caractéristique est une anémie progressive sans 
cause apparente, accompagnée d'une fièvre récurrente à périodes 
pvrétiques de courte durée. Cette maladie est connue d'Europe, 
du japon, de l'Afrique du Sud, du Canada, de Panama et du Sud 
et de l'Ouest des Etats-Unis. Favero (igi6), en Italie, et Van Es 
et ScHALK (iqrS), en France, ont conclu de leurs expériences que 
les larves de Gastrophiles ne peuvent être incriminées comme 
agents de transmission de cette affection, fj'ailleurs ces parasites 
sont répandus universellement, tandis que les foyers de l'anémie 
pernicieuse sont plus ou moins localisés ; en outre, il faudrait 
admettre que le virus absorbé par les larves pût passer par 
l'adulte dans l'œuf et arriver ainsi dans un nouvel hôte, mode de 
transmission qui paraît bien peu probable. 

La ponte des Gastrophiles a lieu en été, par des jours chauds et 
ensoleillés, à l'air libre, dans les champs et les pâturages, jamais à 
l'écurie ; c'est pourquoi dans les grandes villes les chevaux sont 
d'habitude indemnes de parasites. Les œufs de Gasterop/iiliis i>ites- 
tinalis sont déposés sur les poils des épaules, de la crinière et des 
pattes antérieures, plus rarement des pattes postérieures, et de 



— 219 — 

préférence sur les longs poils qui couvrent la partie interne des 
pattes antérieures. Ceux de G. vetcriniis se rencontrent le plus 
souvent sur les poils de la gorge, dans l'espace intennaxillaire. 
G. haemorrhoidalis pond sur les poils des lèvres, spécialement de 
la lèvre inférieure. Les attaques des femelles,' lors de la ponte, 
produisent chez les chevaux une frayeur nerveuse particulière, sur- 
tout prononcée pour G. veteriniis et G. haemorrhotdalis, tandis 
que la ponte de G. intestinalis passe souvent inaperçue. Parfois les 
mouches jettent les chevaux dans une panique, qui peut amener des 
accidents sérieux lorsque les animaux sont attelés. Lorsque les 
mouches sont abondantes au pâturage, les animaux harcelés mai- 
grissent rapidement et de plus se blessent en frottant leur gorge ou 
leur museau contre des poteaux ou du fil de fer barbelé. 

Quant au traitement de ces parasites, on en a été réduit bien long- 
temps à des mesures préventives telles qu'un enduit de goudron 
aux parties du corps les plus recherchées pour la ponte et un pan- 
sage soigné et iournalier des animaux. On a aussi préconisé de 
munir le museau des chevaux au pâturage de franges dont les mou- 
vements continuels tiennent les mouches femelles à distance. Dans 
ces dernières années, Perroncito et Bosso (1897) ont montré que 
l'on peut expulser les lai^ves de Gastrophiles en faisant avaler aux 
chevaux du sulfure de carbone. Voici le modus operandi préconisé 
par le « Bureau of Animal Industry » du Département de l'Agri- 
culture des Etats-LTnis: Une petite quantité de foin et une quantité 
modérée d'orge doivent être données au matin de la veille du traite- 
ment ; le même soir on ne donne pas de nourriture, mais un purgatif 
consistant en 30 grammes d'aloès de Barbados ou un demi-litre 
d'huile de lin crue; le lendemain, à 6 heures du matin, on admi- 
nistre 12 grammes de bisulfure de carbone dans une capsule de 
gélatine, et cette dose est répétée à 7 heures et à 8 heures du 
matin. Les résultats de ce traitement sont surtout satisfaisants en 
automne (Dove, 1918). 



220 



INDEX BIBLIOGRAPHIQUE 

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a 



LE GENRE 

CAMPONOTUS,, Mayr. 



NOUVEL ESSAI DE SA SUBDIVISION EN SOUS-GENRES 



C. EMERY 



En 1896 ('), j'ai essayé de partager l'immense genre Cmnponotus 
en groupes plus ou moins naturels (vingt-six manipules répartis en 
trois cohortes). Je n'avais pas la prétention d'avoir accompli un 
ouvrage parfait, bien au contraire; aussi je désirais la critique de 
mes collègues. Je n'avais pas imposé de noms latins à mes coupes 
provisoires, afin que l'on pût les remanier plus à l'aise. 

Seize ans plus tard (1912), mon ami, M. le ProP Forel, a 
divisé le genre en question en vingt sous-genres ("), en a formulé 
brièvement les caractères et indiqué quelques espèces pour chaque 
coupe. Depuis lors (1914), il a complété son ouvrage (") en donnant 
la liste de toutes les espèces et en ajoutant quelques nouveaux 
sous-genres aux anciens. Tout en reconnaissant que ses coupes sont 
en partie artificielles, M. Forel, sacrifiant au nominalisme, en 



(') Saggio di un catalogo sistematico dei generi Camponotus, Polyrliachis e affini. [Afem. 
Accad. Se. Bohgna (5), vol. V, pp. 761-780 (1896).] 

(^) Mém. Soc. Ent. Belgique, vol. XX, pp. 90-92 (1912). 

(^) Le genre Camponotus Mayr et les genres voisins. [Revue suisse Zool., vol. XXII, 
pp. 257-275(1914).] 



— 230 — 

vogue aujourd'hui dans l'entomologie, a baptisé de noms latins ses 
sous-genres. Je ne lui en fais pas un reproche; mais il m'oblige à 
le suivre dans cette voie, ce que je regrette, et à nommer les 
nouvelles coupes que je me vois contraint de créer, dans le but 
d'améliorer — du moins selon inon opinion — l'œuvre de mon 
prédécesseur. 

M. FoREi, affirme qu'il est «absolument impossible de débrouiller 
la phylogenèse naturelle de ce genre ». Oui, si l'on prend pour 
point de départ la morphologie seule, qui est malheureusement 
trop peu avancée : on ne connaît pas beaucoup de mâles, et ce 
sexe est très important pour révéler les affinités naturelles des 
Formicides. Mais, si l'on prend en considération la distribution 
géographique en même temps que la morphologie, c'est autre chose. 

Il y a un petit nombre de sous-genres vraiment cosmopolites 
parmi les Campoiiotus. Ce sont : Myrinoturba, Dinomyrmex et 
une partie des Myruiamblys de Forel, dont j'ai fait un sous-genre 
à part sous le nom de Mynnoteinnus . Mais, en général, mes sous- 
genres ont une diflfusion limitée, soit à la région holarctique, soit à 
la région néotropicale, à l'Ancien Continent ou à quelqu'une de 
ses parties, ou à l'Australie. 

La plupart des sous-genres de Forel, dont les espèces se trouvent 
répandues aussi bien dans l'Ancien Continent qu'en Amérique 
méridionale, sont des groupes hétérogènes, qui ont besoin d'être 
revisés et en partie dédoublés : exemple Myrmomalis^ dont Forel 
lui-même a séparé plus tard, sous le nom de Mynnoplatys, les 
espèces malaises des américaines ('). 

Les groupes Dinomyrmex, Myrinoturba, Camponotus, Myrvio- 
sericiis et Myrmothrix, tels que je les ai circonscrits, forment un 
ensemble qui correspond presque exactement à la cohorte des 
Cainponoti arcuati de ma classification de 1896 (^). 



(') Revue suisse Zoo/., vol. XXIV, p. 460 (1916). 

(^) Les caractères qui séparent les groupes en question sont, effectivement, de très peu 
d'importance et ne justifient guère l'établissement de coupes subgénériques, si ce n'est par 
ce que j'appelle le « critérium statistique », c'est-à-dire le grand nombre des espèces. 

La même remarque peut être faite d plusieurs points de la classification des Caiiiponolus 
de Forel. 



— 2^i 



Les groupes Myriitobrachys, Myrinorhachis, Myrmeurynota et 
Myriiioinalis, dépouillés des espèces non américaines que Forel 
avait placées, à tort à mon avis, dans ces coupes, sont un tout 
compact qui correspond tout à fait au dernier manipule de mon 
ancienne classification. Mais je remarque que quelques espèces de 
Myrinainblys (groupe américain) semblent faire passage à Myrrno- 
brachys. 

Quatre de mes groupes me paraissent former un ensemble naturel. 
Ce sont : Orthoiiotoiiiyrinex, Myrinotrema, Myr7?iepoims et Myrma- 
canthus] cet ensemble habite l'Afrique, l'Inde, le bassin de la 
Méditerranée et Madagascar. 

J'ai détaché de Camponotus, comme genres, deux petites coupes : 
Phasniotnyriiiex STrrz, fondé sur l'unique espèce C Biicluieri For. 
d'Afrique, et Notustig/na n.g., type C. CVi?'rt22;z' Emery, renfermant 
deux autres espèces, et une nouvelle, toutes trois d'Australie. 

En somme, la classification des Camponotus que 'je propose dans 
ces" pages se rapproche plus de mon ancienne classification que 
de celle de Forel. Elle est essentiellement une classification 
à base de distribution géographique, tandis que celle de Forei, a 
un fondement simplement morphologique. Quoi qu'il en soit, j'ose 
me flatter qu'au point de vue pratique, c'est-à-dire de l'utilité pour 
celui qui veut se débrouiller dans le labyrinthe des espèces, ma 
méthode est la meilleure. 



Dans un travail sur la distribution géographique et sur la phvlo- 
génie des Fourmis, qui paraîtra prochainement dans les Mémoires 
de V Accademin dei Lincei, j'ai avancé la thèse que les Camponotini 
dérivent d'une souche de Fourmis arboricoles, dont les ouvrières se 
servaient de la soie filée par les larves pour construire leurs nids, 
mode suivi par les Oecophylla, la grande majorité des Polyrhachis 
et certains Camponotus américains appartenant au sous-genre 
Myrmobrachys ; que par conséquent les espèces lignicoles et terri- 
coles de Camponotus sont loin d'être primitives dans leur façon de 
nidifier. 



— 232 — 

Par l'étude que j'ai faite pour le présent travail, je suis arrivé à 
la conviction que le genre Camponotus a suivi une évolution indé- 
pendante dans le monde néotropical et dans l'Ancien Continent, y 
compris la région malaise et australo-océanienne; qu'il n'y a pas 
eu de passage direct d'espèces de ce genre d'Afrique en Amérique 
(ou réciproquement) par la voie de l'Archelenis, mais que les 
groupes communs à l'Ancien Monde et à l'Amérique ont passé de 
l'Asie ou de la Malaisie à l'Amérique par un pont transpacifique 
ancien (éocène-oligocène), ou bien de l'Amérique en Eurasie par 
la connexion quaternaire, admise par la géologie, à travers la mer 
de Behring. Le premier itinéraire a été vraisemblablement suivi 
par les Colobopsis du groupe truncatus et par les Myrmotemnus du 
groupe sexguttatus et peut-être par certaines espèces de Myrmo- 
turba et de Dinomyrtnex, et, à une époque plus ancienne, par les 
Camponotus primitifs, d'oîi sont dérivés les Myrmobrachys et leurs 
descendants américains. Le dernier par les Camponotus du groupe 
herculeanus, qui, à mon avis, sont d'origine américaine et ne sont 
arrivés que très tard en Europe à travers l'Asie. C. herculeanus 
ni aucune espèce de ce genre ne se trouve dans les îles Britanniques. 
Cela signifie que cette forme n'est parvenue dans le nord de 
l'Europe qu'après que ces îles furent séparées du continent, c'est- 
à-dire pas avant la période interglaciaire Mindel-Riss. Le groupe 
caryae-lateralis a vraisemblablement suivi un chemin inverse. 

Je pense que le sous-genre Myrmoturba est polyphylétique ('). 



(') Même je pense que le groupe de formes que l'on considère généralement aujourd'hui 
comme espèce unique, sous le nom de C. maculatus, est une espèce polyphytétique. 
Je propose donc de séparer les formes américaines de celles de l'.A.ncien Monde et de 
répartir ces formes en plusieurs espèces, savoir : 

1 . C. sansabeanus Buckl. 

Subsp. bulimosus Vn. 
— ■ maccooki For. 
— vicinus Mavr. 

2. C. ocreatus Emf.ry (déjà séparé par Wheeler). 

Ces deux espèces doivent être rangées dans le s. -g. Campo- 
notus^ car elles se rallient évidemment au C. castnneus LaTR., 
par le lobe peu saillant et arrondi de leur épistome. 



— 233 — 

Ses caractères sont la conséquence de l'adaptation extrême à la vie 
terricole. Les espèces qui ont été classées dans ce sous-genre ont 
pu se former dans différents continents, ce qui explique ses rapports 
multiples. Ce sous-genre n'est donc pas un groupe primitif, mais 
au contraire un groupe très différencié et qui accuse cela par la 
grande taille de la plupart de ses formes. Le sous-genre Dino- 
iiixruicx est un groupe encore plus différencié et sans doute dérivé 
du précédent. 

J'ai esquissé, dans le tableau qui est imprimé à la page suivante, 
la vue d'ensemble que je me suis faite de la phylogénie du genre 
Cauiponotus. 



3. C. picipes Oi.. 

Subsp. abuniuius Mann. 

— fuscocinctus Emery. 

— Fryi Mann. 

— guatcmalensis FoR. 

— impatihilis FOR. 

— janiiiicensis Wh. 

— y a son For. 

— Ptombeyi Nann. 

— PuHicola For. 

— riûgrandensis Emery. 

— simillimus F. S.M. 

— Spcngleri For. 

— ioltecHS For. 

— torluganus Emery. 

— Zenon FOR., etc. 

4. C. bonariensis Mavr. 

Subsp. parTulus Emery. 

— luteolus Emery. 

5. C. Borellii Emery. 

Je suis convaincu qu'en étudiant mieux qu'on ne l'a fait jusqu'ici les nombreuses formes 
de l'Ancien Monde, on trouvera moyen de les distribuer en plusieurs groupes spécifiques 
bien caractérisés. Jusqu'ici les myrmécologues qui ont décrit les formes se rattachant à ce 
groupe ne se sont guère préoccupés que de distinguer, c'est-à-dire d'un travail d'analyse. 
Il serait temps de faire un peu de synthèse. C'est ce que j'ai fait dans un travail qui paraîtra 
sous peu dans le BulUttino iella Socictà Entomoiogica Italiana, 



— 234 



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Myrmomalis. 

Myrmorhachis. 

Myrmeurynota. 

Paracolobopsis. 
Pseudocolobopsis. 
Myrmostenus. 
Hypercolobopsis. 



Les espèces nomiKécs 

ci-dessoiis et d'aulres font 

passage à Myrmoturba. 



(') C. sansabeanus, Buckl. 
C. castaneus,' Latr. 

(') C. tenuiscapus, RoG. 
C. chilensis, Si>in. 
C. Bruchi, For. 
etc. 



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CampoQotus . 



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Myrmaphaenus . 
Myrmolophus . 



Myrmosaga — Mayria . 
Myrmonesites . . . . 
Myrmopytja . . . . 



Myrmentoma . . 

Orthonotomyrmex 
Myrmolrema . . 
Myrmepomis . . 
Myrmacanthus. . 



Myrmosphmcta 



Myrmopsamraa . 
Myrmotarsus 
Myrmoplatys 



Myrmophyma . . . 
I Myrmogonia. 
Colobopsis. 





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Phasmomyrmex. 

Opisthopsis. 

Calomyrmex. 

Dendromyrmei. 

Pulyrhachis. 

etc. 



(') C. natalensis, F. Sm. 
C Roubaudi, Sant. 
C. barbatus, Ro<j. 

(4) C. testaceipes, F. Sm. 
C. nigriceps, F. Sm. 
C. aeneopilosus, Mayr. 



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— 235 — 



Genre CAMPONOTUS Mayr. 



CARACTÈRES DES SOUS-GENRES. 

I. — S. -g. Camponotus (Forel) Emery s. str. 

Ouvrière et femelle. — Je limite ce sous-genre aux grandes 
espèces ayant l'épistome non caréné ou avec une carène peu appa- 
rente, sans lobe antérieur ou avec un lobe peu avancé, plus ou 
moins rectangulaire ( japoniciis) ou arrondi {sansabeanus) : son bord 
antérieur n'est pas incisé au milieu. Tête de la grande ç et de la Q 
non tronquée ou obtuse devant; peu plus large derrière que devant. 
Mandibules fortement arquées, à quatre ou cinq, quelquefois 
six dents. Dos du corselet arqué, continu sur le profil; dos du pro- 
notum arrondi ou parfois déprimé chez les grandes ç, avec les 
épaules légèrement saillantes. 

Les C. ocreatiis et sansabeanus relient ce sous-genre au suivant. 

Nids généralement dans le bois. Habite la région holarctique, 
surtout l'Amérique du Nord, d'où je pense que le groupe est origi- 
naire. Une espèce de Madagascar est probablement d'une tout 
autre origine. 



2. — S. -g. Myrmoturba Forel. 

Ouvrière et femelle. — Epistome caréné, pourvu à son bord 
antérieur d'un lobe très prononcé, ordinairement rectangulaire, 
rarement d'autre forme. Tête des grandes ç, en général notablement 
plus large derrière que devant, souvent échancrée à son bord posté- 
rieur; celle des petites ç avec les bords latéraux parallèles ou 
rétrécie en arrière, de sorte que le bord postérieur est fort réduit. 
Mandibules généralement à six ou sept dents. Dos du corselet arqué 
comme clans le sous-genre précédent; rarement le profil de 
l'épinotum est légèrement déprimé en forme de selle. Sculpture 



— 236 — 

variable; chez quelques espèces de l'Amérique méridionale 
(ex. C. chilensis) le gastre est couvert d'une pubescence copieuse 
formant pelisse. 

Nids généralement dans la terre ou sous les pierres. Dans tous 
les continents et dans beaucoup d'îles. Transitions multiples, 
notamment à Caniponotiis^ Myr??inmblys, Myrinotemiiics, Myrtno- 
phynia, Dinomyrmex, Myrmothrix et Myri/ioscricus. 



3. — S. g. Dinomyrmex (Ashmead) Forel emend. 

Ouvrière et femelle. — Espèces grandes ou très grandes. Le 
caractère qui distingue ce sous-genre du précédent est que, chez 
les petites ç, la tête se rétrécit en arrière en un cou, ou du moins 
de telle sorte qu'en dehors de l'articulation, on ne peut y discerner 
de bord postérieur. Du reste comme Myrmoturha avec lequel il 
se relie intimement. 

Habite la zone ti'opicale de tous les continents y compris 
Madagascar. 

4. — S. -g. Myrmosericus (Forel) Emery emend. 

Ouvrière et femelle. — Caractères de Myrmoturha. Le tégu- 
ment est entièrement mat, très finement sculpture, d'aspect soveux 
et plus ou moins recouvert d'une pubescence plus ou moins abon- 
dante sur tout le corps, surtout sur le gastre. 

Espèces plus ou moins sabulicoles. Forel comprend dans ce 
sous-genre des espèces de tous les pays. Je l'ai limité aux formes 
de l'Inde, du bassin de la Méditerranée et de l'Afrique. 

5. — S. -g. Myrmothrix (Forel) Emery) emend. 

Ouvrière et femelle. — Caractères de Myrmoturba, mais la 
tête des grandes 9 est en général massive et plutôt arrondie; celle 
des petites non rétrécie en arrière. Espèces grandes ou moyennes, 
pourvues de soies abondantes sur le corps et, à peu d'exceptions 



— 237 — 

près, sur les uu'inbres. Le tégument est presque toujours mat et 
quelquefois revêtu d'une pubescence soyeuse. Tarses non com- 
primés. 

Une espèce fait des jardins de fourmis dans les forêts du Brésil 
(C\ fc)iioratus)\ d'autres des nids de carton ou nichent dans la terre 
ou le bois pourri. Elles habitent exclusivement la région néotro- 
picale, excepté une forme d'Afrique qui est suspecte d'avoir été 
importée, j'ai éliminé de ce groupe les espèces asiatiques que 
FoREL V avait mises,, et même quelques espèces américaines, cela 
dans le but de lui donner plus d'homogénéité. 



6. — S. -g. Myrmaphaenus n. subg. 

Myrmothrix (part.) For. 
Myriiiocaiiiclits (part.) For. 
Dinotnynnex (part.) For. 

Ouvrière et femelle. — Tête de la grande ç plus longue 
que large, à bords latéraux à peu près parallèles, passablement 
déprimée; le bord postérieur échancré; épistome ordinairement 
sans lobe, même il est parfois échancré à son bord antérieur, avec 
ou sans carène. Tête de la petite ç élargie derrière. Tégument mat, 
finement sculpture, hérissé de poils grossiers et courts ou plus 
longs et fins; chez une espèce (C. blatidus), revêtu de pubescence 
soyeuse. Corselet comme dans les sous-genres précédents. Tibias 
et tarses ordinairement comprimés. 

Région néotropicale. — Sont compris dans ce sous-genre les 
C. coruscus et Leydigi, que Forel a classés parmi le sous-genre 
Myrmothrix, et quatre (ou cinq) autres espèces. 

Type : C. Leydigi Forel. 



— S. -g. Myrmolophus n. subg. 

Myrmepotnis (part.) For. 
J'établis cette coupe pour la seule espèce C. sericeiveiitris Guér. 



- 238 - 

dont l'ouvrière diffère de tous ses congénères par le pronotum 
pourvu d'épaules dentiformes, la crête médiane du mésonotum et 
de l'épinotum et les tarses très comprimés. 
Amérique tropicale. 

8. — S. -g. Myrmotarsus Forel. 

Myrinophyiiia (part.) For. 

Petit groupe d'espèces malaisiennes, qui ont de l'analogie avec 
les sous-genres Myrmothrix et Myriiiaphaenu3 . Tète ordinaire- 
ment déprimée dans sa partie antérieure; mandibules saillantes; 
épistome ordinairement sans carène. Tarses antérieurs garnis d'une 
brosse épaisse; tibias et tarses comprimés. Pattes et scapes plus 
ou moins velus. 

J'ai compris dans ce sous-genre toutes les espèces qu'y a mises 
Forel, plus le tvpe du sous-genre Myrmophyma (C. quadrisectus). 
Mais cette espèce ne présente pas le moins du monde la forme de 
la tête, caractère essentiel de cette dernière coupe. 

9. — S. -g. Myrmoplatys Forel, 1916. 

Myruiomalis (part.) Forel, 19 14. 

Ouvrière et femelle. — Tête encore plus déprimée en avant 
que dans le sous-genre précédent, avec lequel les espèces de ce 
groupe ont de la ressemblance. Pattes non poilues; tibias et tarses 
non comprimés. 

Malacca et Archipel indien. Espèces habitant les plantes myr- 
mécophiles. 

10. — S. -g. Myrmosphincta (Forel) Emery emend. 

Tête des grandes ouvrières cordiforme, celle des petites arrondie 
et rétrécie en arrière, chez quelques espèces, au point de n'avoir 



— 239 — 

plus de bord postérieur et même (C. caincliniis) de former un cou, 
comme chez quelques espèces de Dinomyrmex. Corselet en général 
élancé; pronotum arrondi, non bordé; une dépression plus ou 
moins marquée sur le dos devant l'épinotum, qui est plus ou moins 
relevé en bosse arrondie (très évidente chez C. cinerascens et 
camelinus). Stigmates du métanotum visibles dorsalement. Écaille 
plus ou moins nodiforme. Pattes velues (excepté chez C. aiiro- 
cinctus). 

Chez C. Batesi de Madagascar, le dos du corselet n'est presque 
pas impressionné devant l'épinotum. Je ne connais que la petite 
ouvrière. 

J'ai réformé entièrement ce sous-genre, en n'y laissant que le 
tvpe désigné par l'auteur et les espèces parentes qui habitent 
l'Indochine, la Malaisie et l'Australie. Une espèce douteuse de 
Madagascar, j'ai établi le genre Notostigma pour les espèces 
C. Carazzii et Podenzanai d'Australie. 

Les sous-genres Mxnnospinncta, Mvriuosaga et Mynnocainehis, 
que FoREi. a établis sur des caractères plus ou moins vagues de la 
forme du corselet des ouvrières, ne résistent pas à la critique. 
Ce sont, à mon avis, des assemblages d espèces hétérogènes dont 
j'ai de mon mieux fait l'écart. 

ir. — S. -g. Myrmophyma (Forel) Emery emend ('). 

Myrinocamehis (part.) For. 
Myrmosaga (part.) For. 
Myyjiiosericus (part.) For. 
Myrmeponiis (part.) For. 

Je réunis sous ce nom nombre d'espèces d'Australie et terres 
voisines, qui ont et n'ont pas des caractères communs à toutes. 



(') Le nom de Myrmophyma date de 1912; Myrmocanielus est plus récent. Ayant inclus 
le type du premier s. -g. dans le groupe Myrmotarsus, je me vois obligé de choisir un 
nouveau type. J'ai exclu du s -g. Myrmocanielus les espèces américaines et madécasses 

D'après le code de nomenclature entomologique américain (Washington 1912), le nom de 



— 240 — 

mais qui constituent un ensemble, sinon liomogène, du moins tel 
que je ne saurais le partager utilement. 

Chez la petite ouvrière, la tête a, en général, les bords latéraux 
parallèles; le plus souvent elle est comprimée d'un côté à l'autre; 
les yeux ordinairement placés fort en arrière. Chez l'ouvrière 
maxima et la 9, la tête est large, souvent avec le vertex fortement 
renflé (caractère du sous-genre Myriiiophymd). Epistome variable, 
avec ou sans lobe et celui-ci arrondi ou carré, parfois denté ou 
échancré; souvent le lobe, bien évident chez les petites ç, s'efface 
chez les grandes. Mandibules fortement arquées. Le profil du 
corselet est variable : tantôt il est uniformément arqué avec la face 
déclive de l'épinotum plus ou moins abrupte; tantôt le pro-méso- 
notum faisant une bosse, l'épinotum est peu arqué ou même 
légèrement en selle (caractère du sous-genre Myrmocamelus) ; ou 
bien la concavité de l'épinotum s'accuse (sous-genre Myrmosaga). 
Pronotum parfois plus ou moins obtusément marginé (C innexus, 
aeneopilosus, inflatiis, etc.). Ecaille plus ou moins épaisse, chez 
C. hoplites armée d'une épine. 

Tvpe : C. capito Mayr. 

Ce sous-genre fait transition à Myrnioturba par C. testaceipes et 
claripes et au sous-genre suivant par les espèces à corselet court 
et uniformément arqué. 



12. — S. -g. Myrmogonia Forel. 

Caractérisé par le profil du corselet de l'ouvrière fortement 
courbé et non interrompu. L'épinotum est comprimé et réduit sur 



Myrmophyma ne pourrait pas être appliqué, détaché de son génot3'pe (art. 107 : Genot^-pes. . 
are stables, and cannot be changed). Je me trouve donc en désaccord avec le dit code, ou 
plutôt le principe de priorité est, dans ce cas, en contradiction avec son article 107, d'après 
lequel le s.-g.en question devrait prendre le nom Ae Myrtnoca)nelus(iype C . ephippiiim F.Sm.). 
Dans la désignation des types de ses s. -g., Forel m'a paru considérer l'ancienneté des 
publications plutôt que l'évidence des propriétés caractéristiques sur lesquelles il a fondé 
ses coupes. C'est ce qui fait que, par exemple, C. quadrisectus^ typs désigné par l'auteur 
pour le s.-g. Myrtnophyma. est précisément une des espèces les plus aberrantes, tandis que 
mon nouveau tj'pe, C. capito, est l'espèce où les caractères de la diagnose sont le plus accusés. 



— 241 — 

le dos à une arête; sa face déclive abrupte. Du reste comme les 
espèces à thorax court et haut du sous-genre précédent. 
Australie et Océanie. 



13. — S. -g. Myrmosaga (Forel) Emery emend. 

Mxriiiocanichis (part.) For. 
Myr)nosphiHcta (part.) For. 

Je réunis dans ce sous-genre des espèces, toutes de Madagascar, 
que Forel répartit dans trois de ses sous-genres, à cause de la 
forme du profil du corselet des ouvrières, mais qui me paraissent 
constituer un ensemble naturel. Je connais les c? de deux espèces 
que Forel place dans des sous-genres différents : (\ quadriniacu- 
hitus, tvpe du sous-genre Myniiosaga et C. gihbcr qui est classé 
parmi les Myrmosphincta. Tous deux ont une forme de tête que je 
ne retrouve chez aucune autre espèce, avec les ocelles placés sur 
une bosse du vertex, comme chez les cf de la plupart des Pheidole. 
Je pense que c'est une preuve suffisante de la parenté des susdites 
espèces. 

La tête de la grande ouvrière est large et échancrée derrière ; 
celle de la petite est tronquée derrière avec les angles postérieurs 
arrondis et les côtés parallèles. L'épistome a généralement un lobe 
court, arrondi ou parfois tronqué, les parties latérales ordinairement 
bien distinctes. Le profil du corselet présente dans les différentes 
espèces les trois mêmes conditions que dans le sous-genre Myriiio- 
phyma. Le pronotum n'est jamais marginé. L'écaillé est plus ou 
moins épaisse. Le tégument est toujours luisant et la sculpture fine. 



14. — S. -g. Mayria Forel. 

Une seule espèce de Madagascar, qui a beaucoup de ressem- 
blance avec certaines espèces du sous-genre précédent (par exemple 
C. pidipes). Le caractère distinctif du sous-genre, qui consiste dans 
le segment basai du gastre court et déprimé, n'a pas, à mon avis, 



— 242 — 



grande importance et je serais vraiment tenté de fondre ces deux 
groupes en un seul sous-genre (voir plus bas la description de 
l'espèce nouvelle C. Sikorai). 



15. - S. -g. Myrmonesites n. subg. 

Je rassemble dans ce nouveau sous-genre trois espèces que Forel 
a classées dans des sous-genres différents du 'genre Caniponotus 
(Myrmosphincta, Myrmobrachys et Orthonotoinyrmex) et deux 
dans le genre Caloiiiyrmex. Ces espèces proviennent toutes de 
Madagascar. Le genre Caloniyrmcx est très homogène et composé 
de formes exclusivement australiennes et papouasiennes mono- 
morphes. Il devenait hétérogène par l'inclusion des espèces madé- 
casses un peu dimorphes C. putatus et heteroclitus. En effet, Forel 
a décrit une grande et une petite ouvrière de (\ putatus. 

Pa's de grandes différences entre les ouvrières major et minor. 
Tête en trapèze arrondi, plus large derrière, obtuse devant. Epis- 
tome remarquablement court, son bord antérieur arrondi ; chez 
C. Mocquerisi, il est étroitement entaillé au milieu. Mandibules 
courtes. Corselet à sutures accusées : pronotum déprimé et ordi- 
nairement obtusément bordé; une encoche plus ou moins marquée 
sur le dos devant l'épinotum; celui-ci ofiVe des formes différentes 
selon les espèces. Le métanotum n'est pas apparent sur le dos; 
cependant ses stigmates sont visibles lorsqu'on regarde l'insecte 
d'en haut. Ecaille plus ou moins épaisse et basse. 

Type : C. putatus For. 

Ce groupe paraît se relier au sous-genre Myrinosaga, surtout 
par une espèce inédite qui ressemble à C. gihber et dont voici la 
diagnose. 




c. (Myrmonesites) Sikorai n. sp. 



O 1 --• 

— -4j — 

Petite ouvrière. — Très luisante, glabre, à peine quelques 
poils courts et très fins sur l'épistome et le gastre. Devant de la 
tête, corselet, écaille et pattes brun-châtain ; pronotum, genoux, 
tarses et antennes (excepté l'extrémité) roux; derrière de la tête et 
gastre noirs. Tête plus longue que large, rétrécie devant, arrondie 
derrière; yeux placés en arrière, pas saillants. Arêtes frontales peu 
sigmoïdes, écartées, divergentes. Corselet large : pronotum déprimé, 
pas bordé, environ de moitié plus large que long; mésonotum 
voûté longitudinalement et faisant un angle rentrant d'environ 120" 
avec l'épinotum. Celui-ci a la face basale voûtée, un peu plus 
longue que la face déclive, qui est creusée ; la limite entre ces 
deux faces forme un angle arrondi. Ecaille épaisse et arrondie 
sur la tranche. Segment basai du gastre distinctement plus court 
que le suivant. Long. : 3,7 mm.; sans le gastre, 2,2 mm. 

Fort Dauphin, Madagascar (Sikora). Un seul exemplaire. Par le 
segment basai du gastre court et bas, cette espèce a de la ressem- 
blance avec C. (Mayria) repens For. 



16. — S. -g. Myrmopytia n. subg. 

Je fonde cette coupe pour l'espèce C. imitator For. de Mada- 
gascar, qui ne saurait être associée avec aucune autre, à cause de 
ses caractères singuliers, résidant surtout dans la structure du 
corselet de l'ouvrière. 



17. — S. -g. Myrmentoma (Forei.) Emery emend. 
Camponotus (part.) For. 

Je me suis décidé à séparer C. lateralis et espèces voisines de 
C. sericeiis, Kieseiiwetteri, etc. J'ai donc ressuscité le sous-genre 
Myrmentoma For., qui a pour tvpe C. lateralis, tandis que 
Orthonotoniyrmex Ashm. a pour tvpe C. scriceus. 

Les caractères distinctifs des deux séries sont : d'abord la sculp- 
ture du tégument : C. lateralis est luisant, tandis que les espèces 



— 244 — 

de l'autre série sont mates. Puis la structure de l'épistome : celui-ci, 
dans la série lateralis, est étroit; les fossettes clypéales sont pro- 
fondes et occupent presque entièrement ses parties latérales; le 
bord antérieur a une encoche médiane très évidente. Cette structure 
n'est pas aussi marquée chez C. Gestroi. Elle est identiquement la 
même chez (\ Interalis que chez C. caryae Fitch [fallax Nyl.) et 
espèces voisines, chez lesquelles le dos du corselet est continu chez 
l'ouvrière. Cela me porte à réunir toutes ces espèces dans un seul 
sous-genre et à considérer le groupe caryae comme la souche dont 
sont issues les formes à dos interrompu. 

Les espèces du groupe caryae ont été classées par Forel dans 
le sous-genre Catnponotus , dont elles diffèrent par la structure de 
l'épistome. Les d* de C. caryae ont la tête courte et le funicule 
des antennes composé d'articles courts, comme chez hiteralis et 
espèces voisines, tandis que les espèces du sous-genre Caniponotus, 
tel que je l'ai circonscrit, ont la tête longue et les articles du 
funicule allongés, comme chez C. inaciiiatus et ses sous espèces. 

Les espèces de ce sous-genre habitent les pavs tempérés de la 
région holarctique, y compris le bassin de la Méditerranée. 

Le seul Camponotus connu de l'Ambre, C. Mengei M.\\r, paraît 
se rapporter au groupe caryae. 



i8. — S. -g. Orthonotornyrmex Ashmead. 

Espèces en général massives, à tégument mat, quelquefois revêtu 
d'une pubescence soyeuse ou avec quelques poils courts, grossiers 
et obtus. La stature de l'ouvrière est ordinairement peu variable; 
la tête des grandes ç, très large en arrière, jamais tronquée devant; 
celle des petites, en trapèze, élargie postérieurement. Epistome 
avec ou sans lobe. Dos du corselet de l'ouvrière plus ou moins 
interrompu d'une entaille au devant de l'épinotum ; quelquefois le 
dos est plan et seulement la suture méso-épinotale est profondé- 
ment marquée et l'épinotum même est marginé latéralement et 
derrière (ex. C. robustiis); l'épinotum est ordinairement marginé, 
rarement en bosse arrondie fC. Dojteiiii, JVasmanm'J ; pronotum 



— 245 — 

bordé ou non, parfois épaulé; chez C. WasuKvnii il est armé d'une 
paire de courtes épines. Ecaille squamiforme ou nodifornie. 

Les espèces de ce sous-genre ont leur centre principal en Afrique 
et à Madagascar; quelques-unes habitent l'Inde et le bassin de la 
IMéditerranée. 

Tvpe d'AsHMEAD : C. scriceus F. 



19. ^ S. -g. Myrmotrema Forel. 

Stature et tète de l'ouvrière comme dans le sous-genre précédent. 
Corselet avec ou sans entaille dorsale. Chez les grandes ç et les ç, 
le devant de la tête est criblé de fossettes rondes, comme enlevées 
à l'emporte-pièce. 

Afrique et Madagascar : une espèce de l'Inde. Transition au 
sous-genre précédent et au suivant. 



20. — S. -g. Myrmepomis (Forel) Emery emend. 
Myn/iobrachys (part.) For. 

Caractères de la tête comme dans le sous-genre précédent, sauf 
l'absence totale des points-fossettes sur les joues des grandes ç et 
des 9. Le dos du corselet des ouvrières est continu; le pronotum 
est souvent marginé et quelquefois épaulé (C. fiilvopilosiis, Ellioti, 
Theniistocles) . La plupart des espèces portent des poils grossiers, 
obtus, de couletir claire (blancs, jaunes ou roux) plus ou moins 
abondants, quelquefois formant pelisse sur le gastre ou sur le dos 
du corselet. Ce genre de poils se trouve sur quelques espèces des 
deux sous-genres précédents. 

Afrique équatoriale et australe et surtout Madagascar. 

Je n'ai maintenu dans ce sous-genre que les espèces africaines 
ou malgaches que Forel v a classées; celles d'autres provenances 
m'ont paru trop hétérogènes pour pouvoir y être laissées. En 
revanche, j'y ai mis les espèces malgaches et éthiopiennes que 
Forel classe parmi les Myniiobrachys. Ce sous-genre, tel que je 
l'ai réformé, forme une trinité avec les deux précédents. 



— 246 — 

21. — S. -g. Myrmacantha n. subg. 

Mvrnmhrac/iys (part.) For. 
Myrmorhachis (part.) For. 

Ouvrière et femelle. — Tête obtusément tronquée en avant. 
Corselet large et épaulé, ou bien pronotum arrondi (C. aberrans) ; 
dans ce cas, l'écaillé est pourvue d'appendices latéraux. Pétiole 
variable, nodiforme ou squamiforme, toujours au moins anguleux 
sur les côtés. Epinotum de forme très différente. 

J'ai rassemblé dans ce groupe quelques petites espèces étranges 
d'Afrique, de Madagascar et de l'Inde. Peut-être est-ce un mélange 
artificiel. 

Type : C. aberrans Mayr. 

22. — S. -g. Myrmopsamma Forel. 

Pour les caractères de ce groupe, je renvoie le lecteur au 
mémoire de Forel (1914). 

Trois espèces de l'Afrique australe. 

23. — S. -g. Myrmotemnus n. subg. 

Myrina/iihlys (part ) For. 
Myrniosaga (part.) For. 
Myrfiiosphincta (part.) For. 

J'établis cette coupe essentiellement pour les espèces du sous- 
genre Myrmainhlys de Forel, qui vivent dans l'Ancien Continent, 
ainsi que dans la Malaisie, l'Australie et l'Océanie, et le groupe 
centro américain, C. sexgiittatus et espèces voisines, que Forel a 
classé dans son sous-genre Myriiiosphiiicta. 

Les espèces de ce nouveau sous-genre diffèrent des véritables 
Myrmamblys néotropicaux par le tégument en général luisant, 
même sur la tête des petites ouvrières, plus ou moins sculpture sur 



— 247 — 

celle des grandes ouvrières, des soldats et des femelles; par le 
corselet des ç souvent plus ou moins impressionné sur le dos, 
notamment chez les espèces de la Malaisie et chez le groupe 
sexguttatus. 

Ce sous-genre est difficile à caractériser. Le dimorphisme se 
montre d'une façon très différente dans la forme de la tète, plus 
ou moins tronquée par devant. L'épistome est toujours compris 
tout entier dans la troncature. L'insertion des antennes est située 
bien en avant du milieu des arêtes frontales (comme d'ailleurs dans 
la généralité des Camponotus). Parfois (comme dans les véritables 
Colohopsis) il n'y a pas d'intermédiaires entre les petites et les 
grandes ouvrières, de sorte que l'on peut bien distinguer des 
ouvrières et des soldats, comme, par exemple, chez C. etiuirginatus 
de l'Afrique australe. D'après Viehmeyer, C. dolichoderoides 
n'aurait pas de polymorphisme. Cette espèce est voisine de 
C. exsectiis, dont on ne connaît pas la grande ç et dont la ç a à 
peu près la forme de tête de la petite ç, sauf qu'elle est bien plus 
grande. 

Type : C. Moeschi For. 

Je pense que lorsque l'on connaîtra mieux ce groupe passable- 
ment hétérogène, il conviendra de le subdiviser, car il n'est en 
somme qu'un résidu de classification. 



24. — S. -g. Rhinomyrmex Forel. 

Je place ici ce sous-genre que je ne connais pas en nature. 
Forel soupçonne que ce pourrait bien être la petite ouvrière d'un 
Colohopsis (et moi j'ajoute d'un Myrinoteiiiuï(s), dont le soldat est 
inconnu. 



25. — S. -g. Colobopsis (Mayr, Fokel) Emery emend. 

Je limite le groupe subgénérique aux espèces qr.i présentent les 
caractères suivants : 

a) Surface tronquée de la tête, chez la grande ouvrière, le soldat 



— 248 — 

et la femelle, circonscrite ou non d'un bord net, laissant en 
dehors de la troncature une partie de l'épistome. 

b) Arêtes frontales divergentes, relativement courtes, droites ou 
faiblement sigmoïdes; les articulations des antennes situées 
au milieu ou en arrière du milieu des susdites arêtes. 

En général, il n'y a pas d'intermédiaires entre les petites ouvrières 
et les grandes ou soldats, sauf dans le groupe des grandes espèces 
malaises (C cylindricus^ sauudersi, pilosiis, etc.), qui mériteraient 
peut-être un sous-genre à part. 

Les espèces de ce sous-genre habitent surtout la région indo- 
malaise, la Papouasie et l'Australie; l'espèce type, le bassin de la 
Méditerranée et le Japon ; enfin, quelques formes, qui se rapprochent 
du tvpe, le Sud des États-Unis, le Mexique et les Antilles. 



26. — S. -g. Myrmamblys (Forel) Emery s. str. 

J'ai circonscrit ce sous-genre aux espèces néotropicales relative- 
ment indifférentes, c'est-à-dire que j'en ai détaché quelques petits 
groupes particulièrement différenciés surtout dans la structure de 
la tête. 

Dans ces limites, le sous-genre en question tient le milieu entre 
les Myrmoturba massifs de l'Amérique méridionale (6'. chilensis, 
tenuiscapus, Bruchi, etc.) par C. punctulatiis et le sous-genre 
yiynnobrachys. 

Les ouvrières présentent généralement un dimorphisme bien 
accentué dans la forme de la tête. Celle-ci est souvent large et 
arrondie latéralement, tronquée ou échancrée derrière et plus ou 
moins obtuse par devant chez les grandes ç {C. piinctulatus, 
fastigatus, etc.), ou bien longue avec les côtés plus ou moins 
parallèles et parfois subtronquée par devant (C. novogranadensis, 
personatus, etc.). L'épistome des petites q a généralement le bord 
antérieur arrondi; celui des grandes est dépourvu de lobe. Le dos 
du corselet est continu, sans échancrure. Le tégument est ordinai- 
rement mat. 



— 249 — 
27- — s. -g. Paracolobopsis n. subg. 
]\Iyrinamhl\s (part.) For., etc. 

La tête de la petite ouvrière est rectangulaire, avec les côtés 
comprimés comme chez nombre de Mynnohrachys; celle de la 
grande q a les côtés parallèles ou convergents en avant et est 
obtusément tronquée, comme chez les Colobopsts, en sorte que 
l'épistome caréné, dont le profil est saillant en bosse, n'est qu'en 
partie compris dans la surface tronquée. Les arêtes frontales sont 
sigmoïdes et l'articulation des antennes est située bien en avant de 
leur milieu. Le profil du corselet est en courbe continue; le 
pronotum déprimé, plus ou moins bordé devant. Le tégument est 
sculpture et au moins en partie mat; la tête des grandes ç est tout 
à fait mate. Il v a des intermédiaires entre les petites et les grandes 
ouvrières. 

Amérique centrale et méridionale. 

Type : C. Salvini For. 

28. — S. -g. Pseudocolobopsis n. subg. 

Myi-jnai/iblys (part.) For. 
Colobopsis (part.) For. 

l'ai rassemblé dans ce sous-genre la plupart des espèces néotro- 
picales à tégument luisant que Forel a réparties dans ses groupes 
Colobopsis et Myrmamblys. 

La tête des petites ouvrières est allongée, arrondie derrière, à 
bords latéraux à peu près parallèles, et luisante; celle des grandes 
est plus ou moins rectangulaire, obtuse ou tronquée par devant; 
parfois la surface tronquée a un bord net; elle comprend alors 
l'épistome tout entier; la surface de la tête de ces ouvrières ou 
soldats et des femelles est plus ou moins sculpturée, au moins dans 
sa partie antérieure. Corselet à dos arqué et continu. 

Type : C. macrocephalus Emery. 

l-X-1920 17 



— 250 — 

29- — s. -g. Myrmostenus n. subg. 

Myrmamhlys (part.) For. 
Myrmoinalis (part.) For. 

J'établis cette coupe pour les C. mirabilis, longipilis et spheno- 
cephaliis du bassin de l'Amazone, dont j'ai décrit la femelle sans 
l'ouvrière, et qui me paraissent former un groupe naturel, à cause 
de leur corps extrêmement allongé et de leur tête déprimée. 
FoREL a placé une de ces espèces dans le sous-genre Myrmomalis, 
avec lequel elle n'a rien de commun, sauf la dépression du corps. 

je suppose que quand on connaîtra les ouvrières, elles ressem- 
bleront à celles du sous-genre précédent. 

Type : C. mirabilis Emery. 

30. — S. -g. Hypercolobopsis n. subg. 

Colûbopsis (part.) Mayr, For. 
Myrmamblys (part.) For. 

La tête du soldat et de la femelle de l'espèce tvpe est tronquée 
à l'excès : la face oblique antérieure est plane, contournée d'un 
bord net et comprend l'épistome entier, ainsi qu'une partie des 
arêtes frontales, de sorte que 1 articulation des antennes se trouve 
juste à la limite de la face tronquée. La tête de l'ouvrière est 
rétrécie en arrière comme chez quelques espèces de Myrmoturba 
ou de Dinomyrmcx. Chez une autre espèce (C. Tonduzi) que j'ai 
cru devoir associer à l'espèce tvpe, la tête de l'ouvrière est faite 
précisément comme chez le tvpe, mais celle du soldat est beaucoup 
plus indifférente et n'a pas de surface nettement tronquée. Une 
troisième espèce a été décrite récemment par Mann {C. Burtoni); 
le soldat ressemble au tvpe; l'ouvrière est inconnue. 

Amérique centrale et méridionale. 

Type : Colobopsis paradoxa Mayr. 



— 251 — 
31. — S. -g. Myrmobrachys (Forel) Emerv s. str. 

J'ai exclu de la liste de Forei, les espèces de Madagascar et le 
C. integellus qui v figurait évidemment par erreur. J'y ai placé 
l'espèce C. abscissiis du sous-genre Myrinamblys. 

Ce groupe est à présent exclusivement néotropical. 

32. — S. -g. Myrmorhachis (Forel) Emery emend. 

J'ai fondé le nouveau sous-genre Myrniacantlia pour les formes 
asiatiques et africaines que Forel avait incluses dans ce sous-genre. 
J'y ai classé en revanche les espèces C. striatus, circiilaris, scissus 
et dimorphiis, qui n'étaient, à mon avis, pas bien placées dans les 
sous-genres Myri/iainhlys et Colobopsis. 

33. — S. -g. Myrmeurynota Forel. 
J'adopte la liste de Forel. 

34. — S. -g. Myrmomalis Forel igi6 (non 1914). 

Je complète la diagnose de Forel : tout le corps est déprimé 
chez les ouvrières et les femelles, surtout chez C. obtritus dont l'ç 
a tout à fait l'air d'avoir été écrasée. La tète est rectangulaire chez 
les grandes ç, en trapèze allongé chez les petites ; les veux sont 
situés en arrière et latéralement. Le dos du corselet est plat et 
l'écaillé basse et épaisse. Le tégument est noir, mat et poilu; les 
pattes sont longues, comprimées et hérissées de poils. 

Cette diagnose exclut C. mirabilis que Forel avait placé dans 
ce groupe et qui est le tvpe de mon sous-genre Myrmostenus. 

Amérique tropicale. 



— 252 — 

Je ne sais où placer le C. nasica For. de Madagascar, dont on 
ne connaît que la petite ouvrière (la grande existe-t-elle?). Forfx 
le classe dans son sous-genre Myrmocatiielus ; mais, à mon avis, il 
n'a rien de commun avec le type australien du groupe, C. ephippium, 
ni avec les autres espèces madécasses que Forel a mises dans le 
même sous-genre. 



Genre PHASMOMYRMEX Stitz. 

Ouvrière. — Pas de dimorphisme ; taille peu variable. Tête 
rectangulaire avec les angles postérieurs arrondis. Epistome plat, 
sans carène et sans lobe, largement entaillé au milieu de son bord 
antérieur. Corselet à dos plat, obtusément bordé : pronotum à 
épaules anguleuses; métanotum limité par des sutures devant et 
derrière sur le dos, ses stigmates situés au-dessous du bord qui 
limite sa face dorsale ; suture méso-métanotale enfoncée ; épinotum 
tronqué en arrière. Ecaille très épaisse, anguleuse sur les côtés de 
son bord dorsal. 

Femelle. — Tête comme chez l'ouvrière. Corselet déprimé : vu 
par-dessus, le pronotum est presque aussi long que le disque du 
mésonotum; celui-ci n'est que très peu proéminent sur le pronotum, 
et le scutellum ne l'est pas du tout sur le postscutellum et l'épi- 
notum. Ailes comme chez Camponotus. 

Mâle inconnu. 

Une seule espèce : Caiiiponotiis Buchneri For. 



Genre NOTOSTÎQMA n. g. 

Ouvrière. — Notablement dimorphe. Tète plus ou moins 
allongée, arrondie et rétrécie en arrière chez les petites ouvrières, 
élargie en arrière chez les grandes; veux remarquablement en 
arrière du milieu; ocelles distincts chez les grandes ouvrières. 



— 253 — 

Mandibules saillantes, niultidentées. Epistome caréné, avec un 
lobe arrondi et un peu échancré au milieu. Arêtes frontales rappro- 
chées entre elles, h peu près droites, très peu divergentes en arrière. 
Antennes insérées, comme chez les Ca)nponotus, de 12 articles; 
scape très long, dépassant le bord occipital de plus de la moitié de 
sa longueur, même chez l'ouvrière maxima. Corselet allongé avec 
le dos en selle, la partie la plus basse et la plus étroite étant repré- 
sentée par le métanotum, qui est largement découvert, limité devant 
et derrière par des sutures et portant ses stigmates, rapprochés sur 
le dos. L'épinotum est en bosse arrondie. L'écaillé est épaisse et 
obtuse. 

Femelle. — Ailée. Tête et antennes comme chez la grande 
ouvrière. L'écaillé est plus haute et légèrement échancrée au 
sommet. 

Mâle. — Corps grêle. Tête allongée, avec les yeux grands, situés 
très en arrière du milieu des côtés. Mandibules à bord masticateur 
large et multidenté. Epistome à bord antérieur arrondi et échancré 
au milieu. Corselet relativement bas et long. Ecaille nodiforme. 
Armure génitale bien plus grande et plus robuste que chez les 
Cainponotus : stipes triangulaires. Ailes comme chez Caniponotus. 

Les ouvrières de ce genre ressemblent aux Cainponotus du sous- 
genre Myrtnosphincta par le port, mais elles en diffèrent par leurs 
longues antennes dont le scape dépasse ampleinent le bord occipital, 
même dans les plus grands exemplaires, et les stigmates du méta- 
notum rapprochés sur le dos. Gésier à peu près comme chez 
Oecophylla . 

Les mâles diffèrent de tous les Caniponotus par leurs mandibules 
larges et niultidentées. 

Tvpe : Cainponotus Carazzii Emery. 



N. Foreli n. sp. 

Ouvrière grande, peut-être pas maxima. — Tête rouge briique, 
antennes et mandibules plus foncées ; corselet et écaille tendant au 
jaune ; pattes plus claires ; gastre brun noirâtre. Sculpture et 



— 254 — 

pubescence comme chez JV. Podenzanai , les poils dressés des 
pattes et des scapes plus abondants et un peu plus grossiers que 
chez cette espèce, mais beaucoup moins que chez N. Carazzii. 
La tête est moins large et plus arrondie que chez A^. Podenzajiai 
Ç max. Ocelles rudimentaires. Sillon du vertex nul ; échancrure du 
bordoccipital à peine distincte. Long. i6 mm. ; sans le gastre 1 1 mm. 
Tête (sans les mandibules) 3,6 X 3,2. 

Ouvrière minima. — Corselet, pédicule et membres d'un jaune 
testacé; tête un peu plus rousse; gastre brun. Tête remarqua- 
blement allongée (2,4 x 1,6), rétrécie et anondie en arrière. 
Long. 11,5 mm.; sans le gastre, 7 mm. 

Femelle. — Couleur uniformément rouge testacé. Sculpture et 
poils comme chez l'ouvrière. Tête comme chez l'ç major, mais un 
peu plus allongée (3,8 X 3,2), un peu plus étroite que le méso- 
notum. Les ailes manquent. Long. 20 mm.; sans le gastre, 12,5 mm. 

MÂLE. — Plus petit que le c? de A^. Podenzanai et lui ressem- 
blant en tout. Couleur un peu plus rougeàtre. Ailes plus claires. 
Long. 13 mm. 

N. S. Wales. Une grande et une petite ç, une ç et un d', achetés 
autrefois de Staudinger et Bang-Haas. 

Je crois posséder un c? de A^. Carazzii. Il ressemble au <S de 
N. Podenzanai, mais il est uniformément brun jaunâtre. Les pattes 
sont pourvues de poils presque aussi grossiers que son ouvrière. 



La liste des espèces qui suit n'a pas la prétention d'être complète. 
Ce n'est que la liste des espèces de ma collection, augmentée des 
espèces dont les descriptions ou les figures publiées m'ont paru 
suffisantes pour la détermination subgénérique. 



255 — 



LISTE DES ESPECES 



1. — s. -g. Camponotus. 

Esp. holarctiques : 
castaneus Latr. 
cilickus Emerv. 
herculeaniis L. 
japonicus MaYR. 
laevigatus F. Sm. 
ligniperda LaTR. 
ocreaius Emery. 
petuisylvanicus D. G. 
sansabeiinus BuCKl.. 
vagus SCOP. 

Esp. de Madagascar : 

gallienii For {concotor For.) 

2. — S. -g. Myrmoturba. 

Esp. américaines : 

? acutirostris Wh. 
apostotus For. 
bonariensis MaYR. 
Borcllii Em. 
Briichi For. 
Cillae For. 
chilensh SpiN. 
conspicut4S F. Sm. 
distinguendus Spin. 
fumidus RoG. 
Goeldii For. 
haemntoccphatus Em. 
Landolti FoR. 
mehinoticus Em. 
nitcns Mayr. 
picipes Ol. 
Santosi FOR. 
? Semoni FoR. 
silvicola FoR. 
tenuiscapiis RoG. 
tepicanus Perg. 

t%î FOR. 

?'(2/i??- Wh. 
zonalus Em. 



Esp. d'autres provenances 

ackwapimensis Mayr. 
aethiops Latr. 
atlantis FoR. 
Autrani FoR. 
barbatiis RoG. 
Bianconii Em. 
Brutus For. 
Buddhae For. 
crassisquamis FOR. 
exloisus Mayr. 
Festai Em. 
festintis F. Sm. 
Fieldcae FoR. 
Fornasinii Em. 
Friedae FoR. 
glabrisquamis Em. 
Habereri FoR. 
Hugensi FoR. 
hesperius Em. 
invidus FoR. 
irritans F. Sm. 
Kcrsteni Gerst. 
Kubaryi Mayr. 
lactcipennis F. Sm. 
iij'idipes Em. 
niiicutatus F. 
»i?<25 F. Sm. 
natalensis F. Sm. 
nicobarensis Mayr. 
nigriccps F. Sm. 
patlens Nyl. 
piilpntus Em. 
Perroti FoR. 
Radamae FoR. 
Ronbaudi Sant. 
Sacchii Em. 
Siemsscni FoR. 
Sacrâtes FoR. 
5i>/i??i For. 
somalinus Ern. André. 



256 



thoraciciis F. 
Tichomirovi Ruzsky. 
t inclus F". Sm. 

— S. -g. Dinomyrmex. 

Es p. américaines. 

agra F. Sm. 
nmoris FoR. 
cacicus Em. 
egrcgius, F. Sm. 
Lespcsi For. 
macrockaeta Em. 
obrcplinus FoR. 

Esp. d'autres provenances 

aequiitorialis RoG 
augustico/lis Jekd. 
Caesar For 
crz^«>- Em. 
cervica/is RoG. 
doryciis F. Sm. 
Dufonri FoR. 
£;^<î5 L.^TR. 
Gouldi For. 
hastifer Em. 
Hildebrandi FoR 
Inezae FoR. 
/ongipes Gerst. 
Pompeitis FoR. 
sesquipedaiis RoG. 
sexpunctatus FoR. 
siiim'/idus Mayr. 
Itiipingcmis FoR. 

î'rt?«.s For. 
Wellmani FoR. 

— S. -g. Myrmosericus. 

augusticeps Em. 
crue?itat!is Latr. 
doUndtis Foic. 
Druryt FoR. 
Eiigeniae FOR. 
F«rt« Em. 
mozabensis Em. 
Peter si Em. 
rufoglaucus Jerd. 
Valdeziae FoR. 
Zimmermanni FoR. 



5 — S. -g. Myrmothrix. 

abdominalis F. 
nlacer FoR. 
Balzani Em. 
Bugnioni FOR. 
cingiilatus Mayr. 
fcmoraliis f-'. 
Hannani FoR. 
.' immigrans Sant. 
Zk/o/ For. 
piilUitus Mayr. 
punctatus For. 
Renggeri Em. 
rufipes F. 
sericattis M.\yr. 
socius RoG. 
Wliceleri .Mann. 

6. — S. -g. niyriTiaphaenus. 

Bang-Haasi Em. 
blandus V . Sm. 
coruscus F. Sm. 
Leydigi FoR. 
Moczaryi FoR. 
? platytarsus RoG. 
rapax F. 

7. — S. g. Myrmoiophus. 

sericcivcntris GuÉR. 

8. — S. -g. Myrmotarsus. 

irritabi/is F'. Sm. 
mislura F. Sm. 
nigricans RoG. 
ptatyptts Roc;. 
pressipes Em. 
qiiadrisecius F. Sm. 
rufifemur Em. 

9. — S. -g. Myrmoplatis. 

Beccarii fÎM. 
coJitractus Mayr. 
hospes Em. 
Korthahiae Em. 

10. — S. -g. Myrmosphincta. 

Esp. de la Malaisie. 
aiirivoitris Em. 
camelinus ^. Sm. 
cinerascetis F. 
holosericens. Em. 



257 — 



Esp. de l'Australie : 
aurocinctus F. S.M. 
intrepidus Kirby. 
mo/ossus For. 
suj/'usiis y. Sm. 

Esp. de Madagascar : 
liiilesi KoR. 

II. - S.-g Myrmophyma {Myniwrame/us) 

ar cil a lus Mayr. 

cipilo Mayr. 

chalceus Crawley. 

cincreus Mayr. 

cUripes Mayr. 

tphippium F. Sm. 
fieldellus For. 

Froggalli For. 

Giunbcyi Em. 
hopliles. Eji. 
mjlatus LuBB. 
intie.xus For. 
insipidus For. 
lutciventris Em 
Oxlcyi For. 
rubiginosus Mayr. 
scratius FoR. 
sponsor uni FoR. 
Tasmani For. 
testaceipcs F. Sm. 
Wrz/^^/-; For. 
Wicderkehti FoR. 

12. — S.-g MyrmogonJa. 

Adami FoR. 
cristal us Mayr 
£'j'<!^ For. 
gibhinolus For. 
laminntus "ayr. 
Loivnei FoR. 
Michaclseni FoR. 
(9//f^;7 For. 
Schmelzi Mayr. 
? Vichemeycri FoR. 

'3- — S.-g. Myrmosaga. 

Cambouei For. 
Chrisli For. 
dromedarius For. 



KetUri For. 
Lubbocki For. 
pictipes For. 
qiiiidriinnculiitus F(jr. 

•4 — S.-g. Mayria. 
refiens For 

'5- — S.-g. Myrmonesites. 

helcroclitiis FoR. 
LmcilUi Em. 
Mivquerisi ElL 
pulalus For. 
Reauviuri FoR. 
Sikorai n. sp. 

'^ — S. g. Myrmopytia. 
imitai or For. 

'7- — S.-g. Myrmentoma. 

Esp. à dos du corselet plus ou 
moins incisé : 
Gesiroi Em. 
hyatti Em. 
interiectus Mayr. 
kurdisianus Em. {l%Ci For.). 
lateralis Ol. 
Sicheli Mayr. 

Esp. à dos du corselet continu. 
anthrax Wh. 

car^rt^ FiTCH. (>//«.r Nyi.) 
5a>7' Em, 
Schaeffcii Wh. 
texanus Wh. 
.^ Wroughtoni FoR. 

^ ~ S.-g. Orthonotomyrmex 

Groupe typique (ie;-/«?,i) : 
acutisquamis Mayr. 
.-Ir^/ZM/ai For. {barbarossa subsp. 

Emery i. lit.). 
liraunsi Mayr. 
chrysurus Gerst. 
Confucii For. 
Dofleinz FoR. 
epinotalis Sant. 
erinaceus Gerst. 



- 258 - 



ethicus For. 

Mayri For. 

scaliiris For. 

sericeus F . 

vividus F. Sm. (Meinerli FOR.). 

Wasmanni Em. 

Groupe robustus : 
echinophides For. 
Edmondi Ern. André. 
rohtslus RoG. 
Sihreei For. 

Groupe Kiesenwctieri. 
Boghossiani FoR. 
Kiesenwetteri RoG. 
lihanicus Ern. André. 

Fore II Em. 
19. — S -g. Myrmotrema. 

Bayer i FoR. 

bituherculatus Ern. André. 

Boitegoi Em. 

crt>-^c Em. 

cotnprcssisctipus Ern. André. 

confluens FoR. 

diplopunctatus Em 

foraminosus FoR. 

^rt//<2 For. 

Grandidieri FOR. 

//^îï For. 

Olivieri FoR. 

Perrisi FoR. 

radiatus FoR. 

Rohecchii Em. 

Ruspolii Em. 

troglodytes hOR et les formes énumé- 
rées par M. SanTSCHI en 19 15. 

20. — S. -g. Myrmepomis. 
Groupe fulvopilosus. 

détritus Em. 
fulvopilosus D. G. 

Groupe « iveosetosus. 
? aurosus RoG. 
Conradti FoR. 
Dar-d<ini FoR. 
.£'///()/! For. 
Maynei FOR. 



niveosetosus Mayr. 
nossibensis Ern. André. 
Radovae FoR. 
Themistocles For. 
îo-sHS For. 
Voeltzkozi'i For. 

21. S -g. Myrmacantha. 

tiberrans Mayr. 
ecliinoploidcs FoR. 
polyrhachioides Em. 
Selcnc Em. 

22. — S. -g. Myrmopsamina. 

cuneiscapus FoR. 
mystaceus Em. 
simu/iins FOR. 

23. — S -g. Myrmotemnus 

Esp. d'Asie, de Malaisie, d'Aus- 
tralie et d'Océanie : 

albipes Em. 
aurelianus KOR. 
Bedoti Em. 
^f//«s For. 
Binghami POR. 
camelus Em. 
carinatus Mayr. 
conicus Mayr. 
conithorax Em. 
corallintis RoG. 
dentatus MaYR. 
dolichodcroidcs For. 
exsectus Em 

Greeni FoR. 

7/0! For. 
Mocschi For. 

oceanicus Mayr. 

ominosus For. 

reticulatus ROG. 

varions RoG. 

wcdda For 

Esp. d'Afrique : 
Bertolonii Em. 
emarginatus Em. 
.? limbiventris Sant. 
nasutus Em. 
sitnus Em. 
t/îVz Sant. 



— 259 



Esp. d'Amérique : 

? constrtictoi' H OR. 
la» ci fer Km. 
se.vgultatiis K. 
Urichi Fur. 

2 1. — S. -g. Rhinomyrmex. 
Ktacsii For. 

J5. — S. -g. Colobopsis. 
Groupe cylindricus : 

CUrodendri Em. 

cylindricus F. {Doriae Mayr.). 

pi/osus F. Sm. 

Saundersi Em. 

Sevcrini (-OR. 

sirictiis Jerd. 

Groupe vitrcus : 

Casser i For. 
horripitus Em. 
//oi^i For. 

qiiadriccps F. Sm. 
vilreus F. Sm. 

(iroupe cotlesi : 

Coticsi For. 
Kutteri For. 
Longi For. 

Groupe typique (truncattis') : 

abditus FOR. 
ciihnicola. Wh. 
desecius F. S.M. 
fictor For. 
impressus RoG. 
mutilatus F. Sm. 
pyliirtcs Wh. 
Reepcni FoR. 
iÇ/i/i// RoG. 
Rothneyi FoR. 
rufifrons F. Sm. 
semicarinatus FoR. 
Sommcri FoR. 
trunciiliis Spin. 



26. — S.-g. Myrmamblys 

alboannutatus Mayr. 
Andrei For. 
Capcri ^0R. ('). 
Chaiiipioni FoR. 
Chazaliei FoR. 
conulus Mayr. 
.' /«/co For. 
.' fnsciatellur. D. T. 
fiistigatus RoG. 
frontalis Perg. 
Germaini Em. 
Hertiianni Em. 
/«c<z Em. 
Juliac Em. 
Naegclii For. 
novogranadensis May'R. 
pcrsonatus Em. 
sphenoidalis Mavr. 
Tlwnuisscli For. 
trapcziceps FoR. 
iilcerosus Wh. 
Westerinannt Mayr. 

27. — S.-g. Paracolobopsis. 

Cressoni lÎRX. .\ndré. 
.? Helleri Em. 
intcgellus FoK. 
Salvmi For. 
Silvestrii Em. 

28. — S.-g. Psendocolobopsis. 

claviscapus FoR. 
ciirviscapus E.M. 
fugax For. 
improprius For. 
macilentus F. Sm. 
macrocephalus Em. 
orthoccphalus Em. 
? paltescens Mayr. 
utvaruiii For. 
«s/«s For. 



(') Placé par FoREi. dans le s.-g. Myrmotkrix, par Wheeler (1917) dans Myrinobrachys. 



26o 



29. — s. -g. Myrmostenus. 

lurigipilis Em. 
miraHlis Em. 
sphenocephahis Em. 

30. — S -g. Hypercolobopsis. 

liurtoni Mann. 
paradoxiis. .\1aYR. 
Toiiduti KOR. 

31. — S. -g. Myrmobrachys 

a/iscissus ROG. 

ndpressisctofus FoR- 
auricotnus RoG. 
BiolUyi For. 
Brettesi KoR 
brevis KOR. 
cancsccns Mayr. 
crassus Mayr. 
elevatus FoR. 
excisus Mayr. 
Godmani For. 
Jheringi For. 
Lindigi MaYR. 
J//n<; For . 
j««s RoG. 
normatus For. 
pellarius Wh. 
Peperi FoR. 
piccatiis NoRT. 
Pittieri FoR. 
planatus RoG. 
riihriihorax FoR 
Scipio For. 
senex F. Sm. 
trapezoideus MaYR. 
Vezeni For. 
Zoc For. 

32. — S. -g. Myrmorhachis. 

Groupe typique {latanguliis) 

bidens Mayr. 
bispinosus M.'VYR. 



cal/istiis Em. 
Dalmasi For. 
Hedu'igne FoR. 
laiangiilus RoG. 
mucronatus Em. 
ptanus F. Sm. 
qiuxdrilaterua MaYR. 
Raphaelis FOR. 
reclangiilnris Em. 
triparlitus MaYR. 

Groupe striatus. 

chcularis MaYR. 
dimorphus Em. 
scissui Mayr. 
striaius F. Sm. 

33. — S. -g. Myrmeurynota. 

Christophci Wh. 
atrynoliis FoR. 
gilviventiis RoG. 
Heathi M.\NN. 
Kraepclini FoR. 
Linnaei FoR. 
Saussurci FoR. 
sphacralis ROG. 
sphacricus RoG. 
Toussainti Wh. 

34. — S. -g. Myrmomalis. 

depressiceps FoR. 
depressus MaYR. 
emcryodicatus FoR. 
ohtritus Em. 

Genre PHASMOMYRMEX. 

Buckncri FoR. 

Genre NOTOSTIQMA. 

Carazzii Em. 
Foreli n. sp. 
Podenzanai Em. 



COPROPHAGA AFRICANA 

GENRE NOUVEAU ET ESPÈCES NOUVELLES 



A. BOUCOMONT 



I. — Copridaspidus n. g. 

Generis Copridis vicinus; palpis labialihus dilatatis, antennis 
g-articulatis clavae articîdis ohliquis; coxis anticis conicis^ inter- 
iiiediis parallclis, mesosterno disttnctû, episternis elongatis atig-iis- 
tatis, prosterna sine cavatione neque carina; abdotnine brevi. 
Sciitello adstante. Tarsis anticis adstantibiis, tibiis intermediis 
posticisque gracilibus redis apicc patiilis nec dentatis, illorum 
sectura triangulari, carina transversa anteapicali inarginein 
externam praetereunte et hic in denticiilo versa. Tarsis posticis 
brevibns dilatatis^ ungulis parvulis tenuibiis. Tibiis posticis singulo 
calcare armatis. Elytris 8 striatis, octava stria niarginata. 

Ce genre diflfère du genre Copris par la présence d'un écusson 
et par la conformation des tibias postérieurs ; l'écusson est petit, 
triangulaire, sa base cachée par le thorax dans la rétraction. 
Les tibias postérieurs sont grêles, évasés au sommet; le sommet 
est circulaire sans denticules; la carène transversale antéapicale est 
prolongée au delà de la carène longitudinale externe et détermine 
une dent sur cette dernière. Les articles des tarses sont prisma- 



— 202 — 

tiques, dilatés et explanés extérieurement, mais non triangulaires 
comme chez les Copn's. 



2. — C. Favareli n. sp. 

Niger pernitidiis, glaher. Clypeo apice sinuato subbidentato^ 
capite riigato medio excepta, fronte valida brevi carnti armata, 
geiiis quadratis. Pt'othorace valde convexo pertransverso elytris 
milita latiore antice retuso obtuse bidentato média tenue punctulato 
lateribus fortins, basi non margiiiata. 

Longueur : 22 millimètres. — Congo français. Haut Chari : Fort 
Sibut (G. Favarel). 

Forme générale et aspect d'un Pinotus du groupe de P. fis sus 
Har., noir, très luisant, glabre, bouche et pattes à poils roux. 
Front armé d'une corne conique, courte, à base large sur laquelle 
montent les sutures génales qui sont saillantes. Prothorax fortement 
transverse, bien plus large que les élytres, très convexe latérale- 
ment, rétus en avant avec deux dents larges et courtes, plates en 
dessus, rapprochées, au bord de la partie rétuse; bords latéraux 
largement arrondis et formant une courbe continue depuis la région 
oculaire jusqu'aux angles postérieurs, qui sont insensibles; rebord 
latéral légèrement relevé en gouttière, n'atteignant pas les angles 
postérieurs; surface à ponctuation très fine, peu dense, plus forte 
et plus serrée vers les angles antérieurs; bord postérieur sans 
rebord; sillon médian et fovéoles latérales obsolètes. Elytres à 
stries bicarinulées sans ponctuation perceptible : les trois premières 
libres au sommet; quatrième, cinquième et sixième convergeant au 
sommet sans être reliées; la sixième prolongée obliquement le 
long du bord postérieur; la huitième écourtée, son bord externe 
relevé sur le tiers basai. Pygidium vertical, fortement transverse à 
ponctuation obsolète assez dense. Métasternum sillonné, ponctué, 
séparé du mésosternum par une carinule anguleuse, mésosternum 
à rides longitudinales. Cuisses à ponctuation composée de petits 
traits; tibias antérieurs robustes à trois dents apicales obliques, 
dessus avec une carène longitudinale et deux carinules plus ou 



— 203 — 

moins denticulées et sétigères, dessous avec une carène longitu- 
dinale. Tarses postérieurs courts, des deux tiers de la longueur du 
tibia, larges et robustes. 



3. — OniticeiSus mobJîiconmis n. sp. 

Piceus opacus^ protlioracc leviter aereovircseiite, elytris castancis, 
suhttis niger, nntennariim clava fusca. Clypeo cornu inobih' recto 
cA'lindrato brcviter apice hifiircato armato. Prothorace dnobiis 
coniibus coinpressis distantibus armato cf. 

Longueur : 8 '/s niillimètres. — Abyssinie : Dire-Daoua. 

Epistome trapézoïdal armé en avant d'une corne mobile recti- 
ligne, cylindrique, renflée à la base et brièvement bifurquée au 
sommet; joues saillantes, à rebord épais, qui n'est pas dans le 
prolongement du rebord de l'épistome; toute la tête finement 
ponctuée, même la corne. Prothorax armé de deux cornes triangu- 
laires comprimées, insérées avant le milieu du disque, à peu près à 
l'alignement des veux et dirigées obliquement vers l'avant; côtés 
arrondis en avant, à peine sinués en arrière, anguleux au milieu, 
base anguleuse finement rebordée, sillon médian sensible à la base 
seulement; toute la surface, même l'intervalle des cornes qui est 
légèrement déprimé, couverte d'une ponctuation superficielle ombi- 
liquée, extrêmement serrée, confluente et formant par endroits un 
fin réseau de rides en saillie. Elvtres à stries bicarinulées très 
larges, superficielles, intervalles plats ; les troisième et cinquième 
légèrement plus élevés que les autres, surface finement alutacée et 
parsemée de granules extrêmement petits, irrégulièrement répartis 
et très épars. Pubescence du dessus très courte, peu visible, jau- 
nâtre ; quelques soies plus fortes au sommet des élvtres. Pygidium 
mat irrégulier, sans ponctuation précise. Dessous luisant, finement 
ponctué, métasternum finement sillonné, épisternes et épimères 
mats et granulés. 

Cette espèce et la suivante sont tout à fait remarquables par la 
corne mobile de l'épistome, comme chez les Odontaciis. 



— • 264 — 

4- — Oniticellus triacanthus n. sp. 

Praecedentis vicinits , capite tJiorncequc nigrovirescentihus. 
d* Clypeo cornu mobili hasi retrorsuni curvato apice trifido artnato. 
Prothorace inedio geiiiinis cornibus approxhnatis armato. Q Capite 
thoracequc imiticis. 

Longueur : c?, 9 millimètres; 9, 6 millimètres. — Matabeleland 
(ex Musaeo van de Poil). 

Même forme que le précédent, coloration de l'avant-corps plus 
nettement verdâtre, tête plus fortement ponctuée. Prothorax à 
ponctuation ombiliquée, contiguê, non confluente ni réticulée, 
points plus grands; bords latéraux du thorax rectilignes, non 
anguleux, base plus anguleuse, non rebordée, avec une série de 
points sur la tranche. Elytres à stries moins larges nettement 
marquées de points grands, peu profonds, débordants; intervalles 
à granules très fins, subsériés; les latéraux assez saillants au-dessus 
des épipleures et couverts d'une ponctuation râpeuse serrée. Dessus 
à pubescence très courte, peu dense, jaunâtre sur le thorax, noire 
sur les élvtres. Cuisses à ponctuation oblique, forte et dense, 
brièvement sétigère. Métasternum peu densément ponctué, non 
sillonné. Tibias antérieurs à première dent insérée sur la tranche 
apicale et dirigée obliquement en avant. 

(3 . — Épistome armé en avant d'une corne mobile, cylindrique, 
élargie à la base, brusquement courbée en arrière dès la base, 
entièrement ponctuée, nettement trifide au sommet, la dent 
médiane plus longue et crochue à son extrémité. Prothorax avec 
deux longues cornes très rapprochées à leur base, contiguës au ' 
sommet et légèrement recourbées en avant, insérées après le milieu 
du disque, perpendiculaires à la partie antérieure du thorax, qui est 
légèrement déclive, subcylindriques, grêles, ponctuées; sillon 
médian fin et bien marqué depuis la base jusqu'à la naissance des 
cornes, prolongé en avant par une carène obsolète; une dépression 
sensible entre la base des cornes et la fovéole latérale; ponctuation 
peu dense et presque simple sur la moitié antérieure du disque. 



— 205 — 

Ç. — Tête iiierme; épistome légèrement échancré en arc de 
cercle, prothorax simple, sillonné snr le tiers postérieur. 

Cette femelle ressemble à O. spinipes Roth; elle en diffère par 
la ponctuation de la tète homogène, non mélangée de gros points; 
dessus à pubescence très courte, noire sur les élytres ; côtés du 
prothorax non anguleux; ponctuation du thorax ombiliquée ; stries 
des élvtres plus marquées, l'intervalle latéral formant presque un 
faux épipleure. 



5. — Oniticellus taurus n. sp. 

Castaneus opaciis, capite thoraceque aenescentihus ^ elytris rufes- 
coitibus, infiiscatis , fetnoribus testaceis, niarginibiis et suturis 
viridescentihus . Clypeo acuminato rejlexo, vertice duobus gracilibiis 
cotnpiessis curvatis cornibus armato.Prothorace gibbo inaequali (S . 

Longueur : 13 millimètres. — Congo français, Haut Chari : Fort 
Sibut. 

Épistome ogival à sommet relevé, à peine sinué près des joues; 
joues peu saillantes continuante peu près la courbe de l'épistome; 
tête lisse en avant, finement ponctuée sur le front; sutures génales 
longues, atteignant le vertex entre les yeux; vertex armé de deux 
longues cornes couchées sur le thorax dont elles atteignent presque 
la base, insérées derrière les veux, non renforcées à la base ; orbites 
supérieures cariniformes. Thorax convexe, plus large que les élytres, 
mais moins long; bords latéraux rectilignes sur la moitié antérieure 
puis brusquement courbés jusqu'aux angles antérieurs, nettement 
sinués en arrière et légèrement explanés près des angles posté- 
rieurs; ces angles largement arrondis; base obtusément anguleuse 
à rebord à peine visible, crénelé de points; sillon médian sensible 
à la base; surface inégale, déclive en avant; disque avec quatre 
élévations longitudinales peu prononcées, en forme de M; ponc- 
tuation très irrégulière; milieu du disque à gros points ombiliqués 
contigus formant un réseau de rides; ces rides deviennent fortement 
granuleuses de chaque côté du milieu, partie déclive luisante à 

I-X-19S0 18 



— 266 — 

ponctuation oblique, sétigère, légèrement râpeuse; pubescence 
jaune, très fine sur la partie déclive, très grosse sur les rugosités 
latérales. Elytres à stries superficielles; intervalles plats, finement 
alutacés, avec quelques granules épars extrêmement fins, mélangés 
de granules plus gros et plus nombreux, surtout sur les intervalles 
impairs; calus humerai fortement saillant; pubescence très courte 
et très fine, à peine visible; sommet avec des soies longues. Pygi- 
dium mat avec quelques soies claviformes. Métasternum sillonné, 
finement ponctué comme les cuisses, épimères et épisternes alutacés 
et granulés; prosternum avec deux lignes de granules sétigères. 

Cette espèce paraît très voisine à'O. SJostedù' d'après la descrip- 
tion de Felsche et la figure {^Arkiv. for ZooL, 1904, p. 403); elle 
en diffère par la couleur, par l'épistome ogival, les joues moins 
saillantes, la forme des côtés du prothorax, les cornes simples à la 
base, les élytres à intervalles impairs non costiformes. 



6. — Oniticellus Schoutedeni n. sp. 

Niger opacus, prothoracis lateribus et elytrorum apice vix 
perspicue rufescentibîis ^ subtus rufomaailatiis, femoribiis obscure 
rufis^ tibiis et suturis viridibtis. Capite punctato média iicmidîilo 
vertice diiobiis conipressis dentibus armato. Prothorace transverso 
1/tedio late sulcato, antice tuberailato, punctis umbilicatis dense 
notato. Elytris tenuiter et dense granulatis, quinto interstitio 
elevato. 

Longueur : 8 millimètres. — Congo : kil. 300 de Kindu (Musée 
du Congo belge). 

Dessus plat, mat. Tête trapézoïdale couverte de points fins et 
très fins, inégaux, milieu légèrement gibbeux, joues saillantes, 
vertex avec deux dents comprimées, déclives en avant. Prothorax 
transverse, côtés arrondis en avant, sinués en arrière, base arrondie; 
sillon médian profond et large, fovéolé au milieu, limité en avant 
par un petit tubercule ; surface couverte de points ombiliqués 
contigus, plus petits en avant et sur les côtés, formant près des 



— 267 — 

angles postérieurs un réseau de rides. Stries des élvtres assez 
étroites, peu profondes, la suturale crénelée par une série de points; 
la septième sillonnant profondément le calus humerai; intervalles 
densément couverts de granules très fins; le cinquième subcosti- 
forme. Dessus presque glabre, sauf quelques poils jaunes à 
l'extrémité des élvtres. Pvgidium mat, impressionné au milieu. 
Métasternum finement et densément ponctué ; épisternes et 
épimères granulés ; les épipleures élargis au tiers antérieur et 
granulés. Antennes rousses à massue rembrunie. 



7. — Onthophagus Schoutedeni n. sp. 

O. BiDENTis 01. vicimis, prothorace viridi antice aurescente 
tnedio coeruleo, elytris nigro-cyaneis fiavo limbatis, interdutn Jlavo 
macîdatis. 

Longueur : 5-7 millimètres. — Congo belge : Luluabourg 
(Callewaert). Musée du Congo belge. 

Très voisin d'O. bidens Ol. Prothorax vert à reflets dorés devant 
et sur les côtés, devenant graduellement plus sombre sur le disque, 
dont le milieu est bleu. Élvtres et épipleures d'un noir bleuâtre, 
bordés d'une bande jaune allant jusqu'à la suture ; souvent de 
petites taches jaunes à la base des intervalles 2, 3 et 4. Sillon 
médian du thorax plus marqué, plus densément granulé. Pvgidium 
couvert de poils blancs, couchés, assez longs. 

cf. — Epistome à rides peu serrées; front lisse avec quelques 
points épars, vertex avec une lame triangulaire effilée en corne 
droite, presque perpendiculaire, peu longue. Thorax plus brusque- 
ment déclive en avant, avec une aire lisse beaucoup plus étroite, 
creusée légèrement derrière la corne céphalique. 

cT MiNOR. — Front avec une carène, vertex avec un tubercule 
transverse. Prothorax simple, entièrement granulé. 

Q. — Epistome portant de petits traits transverses saillants plus 



— 268 — 

écartés, front avec quelques points granuleux épars, carène frontale 
courbe mais légèrement anguleuse; carène du vertex non élargie 
au sommet. Thorax à lobe plus étroit et plus rapproché du bord 
antérieur, dépressions latérales obsolètes. 

Cette espèce cohabite avec O. bidcns dans la même localité; 
elle reste cependant bien tranchée. 



8. — Outhophagus volsellatus n. sp. 

Capite thoraceque viridibiis vel castaneis opacis, elytris flavis 
nigro fnaculatis, stibtus niger, villosus; capite thorace elytrisque 
puis palliais erectis parum longis vestito. Clypeo bidentato ad 
gênas sinuato. Prothorace magno convexo undique granulato, basi 
haud tnarginato. Elytrorum interstitiis tenuiter et dense granu- 
latis s ed primo laevi costato. Pjgidio plaiio nigro tenuiter et dense 
ptmctato, basi margiuato, pilis subarge7itatis inclinatis vestito. 
Femoribus fere laevibus, episternis epi-inerisqiie granulatis. 
Anten7iarum clava fusca. — <S Capite niedio laevi, /route latnina 
quadrata, vertice lamina apice obtusa arniato. — Q Capite undique 
granulato, clypeo subrugato, fronte carina obsoleta brevissima 
notata, vertice repando. 

Longueur : 4,5-6 millimètres. — Congo belge : Luluabourg 
(Callewaert), Béni (lieutenant Borgerhoff). Musée du Congo 
belge. 

Cette espèce appartient au seizième groupe de d'Orbigny. Mat, 
tête et thorax vert terne ou brun; élytres jaunes avec les épipleures; 
l'interstrie suturai et la base étroitement noirs; une tache noire à 
la base du cinquième intervalle; une humérale, deux bandes 
transverses très sinueuses, l'antérieure plus ou moins reliée aux 
deux taches basales, n'atteignant pas le bord latéral, la postérieure 
souvent interrompue sur le sixième interstrie, atteignant le bord 
latéral, souvent reliée, sur les troisième et cinquième intervalles, à 
une tache apicale variable. Pvgidium noir, rebordé à la base. 
Pubescence fine généralement assez courte, plus longue sur le 



— 26q — 

tlK)rax, dressée, d'un blanc jaunâtre ; tète pubescente. Prothorax 
grand, très convexe, base formant un angle d'environ 135°, non 
rebordée; sillon médian obsolète; surface entièrement couverte 
de fins granules, très serrés, uniformes, sans espace lisse. Stries 
des élytres assez larges vers la suture, étroites latéralement; la 
septième, sinueuse; les autres, courbes; intervalles garnis de gra- 
nules serrés, sauf le premier, qui est lisse et costiforme ; le second 
plus large que les autres; la seconde strie continuée le long du 
bord latéral, cf, tête lisse au milieu, les côtés avec une ponctuation 
assez fine, dense, inégale, parfois granuleuse; front avec une lame 
rectangulaire, occupant à peu près le tiers de la largeur de la tête, 
un peu creusée en cuiller à la face postérieure ; base du vertex avec 
une Ikme plus étroite, à sommet émoussé. Tibias antérieurs assez 
longs et grêles; dents latérales robustes; arête externe denticulée 
en scie, même entre les dents. Q, tête entièrement granulée comme 
le thorax, base du vertex légèrement relevée en buttoir. 



DESCRIPTION 



D UNE 



NOUVELLE ESPÈCE D'HELOTA DU CONGO 



JULIEN ACHARD 



Heiota congoana n. sp. 

Tête et mandibules noires, palpes bruns, sept premiers articles 
des antennes roux, brillants, massue noirâtre et mate. Pronotum 
orné d'une large bande longitudinale noire, très étroitement liséré 
de noir le long de la base et de brun sur l'extrême bord latéral. 
Élytres fauves brillants dans la moitié basilaire et noirs avec un 
léger reflet bronzé dans la moitié apicale, ornés en outre de deux 
petites taches noires longitudinales sises l'une près de la base 
entre les troisième et quatrième stries, l'autre près du milieu, 
entre les cinquième et sixième stries, réunies à la grande tache 
noire apicale par un mince filet qui longe la sixième strie. Dessous 
fauve brillant. Pattes fauves, avec les trochanters et le sommet 
des fémurs, la base et le sommet des tibias noirs, les tarses bruns. 

Tête fortement prolongée vers l'avant, très aplatie et non 
distinctement surélevée dans la portion médiane, irrégulièrement 
couverte d'une ponctuation très grosse vers l'arrière, plus serrée 
aux abords des yeux et progressivement plus fine vers l'avant. 

Prothorax légèrement plus large que long à la base, rétréci vers 



— 271 — 

l'avant en ligne presque droite ; angles antérieurs brièvement 
arrondis et légèrement proéminents, angles postérieurs très aigus 
et prolongés vers l'arrière; base largement bisinuée de chaque côté 
du lobe médian, qui est bien développé et arrondi, chaque sinuosité 
divisée par une légère convexité du bord en deux sinuosités 
concaves. Surface lisse sur la ligne médiane, marquée d'un groupe- 
ment irrégulier de gros points ronds sur chaque bord de la bande 
noire et d'un autre groupement de points moins profonds près du 
bord latéral. 

Ecusson lisse, profondément enfoncé sur la ligne longitudinale 
médiane. 

Élvtres parallèles, rétrécis dans le quart postérieur en ligne 
légèrement incurvée, tronqués obliquement entre la suture et le 
troisième interstrie, celui-ci prolongé en pointe obtuse; angle 
suturai légèrement denté. Ponctuation disposée en dix lignes (') 
très régulières dont les cinq externes sont faites de points un peu 
plus gros; quatrième et cinquième lignes presque interrompues au 
milieu devant le bord antérieur de la grande tache noire apicale. 
Interstries impairs (1, 3, 5, 7 et g) relevés en côtes légères vers le 
sommet, le cinquième moins que les autres; le septième plus forte- 
ment et dans les deux tiers postérieurs avec une brisure au dernier 
quart. En dehors des stries ponctuées, toute la surface est micro- 
scopiquement alutacée. 

Dessous de la tête finement et très éparsement pointillé dans 
le triangle médian, grossement et densément ponctué vers les 
veux. Poitrine lisse, sauf quelques points isolés sur les ailes du 
métasternum. Segments de l'abdomen avec une très légère et rare 
pubescence dorée sur les côtés, dernier segment arrondi sur les 
côtés, tronqué droit au sommet, très légèrement déprimé sur la 
ligne médiane. 

Longueur : 13 millimètres. 

Congo belge. 



(') Xon compris la ligne scutellaire sise entre les première et seconde lignes. 



— 272 — 

Cette espèce est immédiatement reconnaissable entre toutes ses 
congénères africaines par la présence, sur la moitié basilaire des 
élytres, de deux petites macules noires dont l'une correspond à 
celle de H. africana Olliff et l'autre à celle de H. LuJai'Rvvs. 

L'unique individu sur lequel est basée la description ci-dessus 
est une 9. Par ses élytres obliquement tronqués et dentés à l'angle 
suturai, H. congoana vient se placer près de H . africana Oi.liff. 

Outre la présence d'une seconde macule aux élytres, il en diffère 
par les antennes rouges jusqu'au septième article inclus, la base des 
fémurs rouges avec les trochanters seuls noirs, l'absence de tache 
jaunâtre en avant de la tache apicale noire, la tête très plate, non 
surélevée, les côtés du prosternum, de l'abdomen et les épipleures 
non ponctués. 



COMMENT DISTINGUEK 



LES 



SERPENTS DANGEREUX DU CONGO BELGE? 



PAR 



Qaston-Fr. de WITTE 

(Suite et fin) 



BIBLIOGRAPHIE ET DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

FAMILLE DES COLUBRIDÉS. 

PROTÉROGLYPH ES. 

SOUS-FAMILLE DES ÉLAPINÉS. 

Afrique, Asie méridionale, parties méridionales de l'Amérique 
du Nord, Amérique centrale et du Sud, Australie. 

I. — BOULENGERINA. 

DoLLO, Bull. Mus. Belg., IV, 1886, p. 159; Bouleng., Cat. Sn., III, 
P- 357- 

Afrique centrale. 



— 274 — 

1. — Boulengerina annulata. 

Naia annulata Buchh. et Peters, Mon. Berl. Ac, 1876, p. 119; 

Bocage, Herp. Angola, p. 137. 
Boulengerina annulata BOULENG., Proc. Zool. Soc, 1900, p. 455, 

pi. XXII. 

Du Cameroun jusqu'au Congo. 

2. — Boulengerina Stormsi. 

DoLLO, t. c, p. 160, fig.; BouLENG., loc. cit. 
Lac Tanganyika. 

3. — Boulengerina Christyi. 

BouLENG., Ann. et Mag. N. H. (4), XIV, 1904, p. 14. 
Congo belge (près de Léopoldville). 

2. — ELAPECHIS. 

BouLENG., Cat. Sn., III, p. 358. 
Afrique tropicale et du Sud. 

r. — Elapechis Quentheri. 

Elapsoidea Guentheri Bocage, Jorn. Se. Lisb., I, 1866, p. 70, pi. I, 
fig. 3, et Herp. Ang., p. 129, pi. XIV, fig. 3. 

Elapechis Guentheri BouLENG., t. c, p. 359. 

Afrique tropicale, du Gabon et de l'Uganda jusqu'à l'Angola 
et le Nyassaland. 



— 275 — 

2. — Elapechis niger. 

Elapsoidea nigra GuNïH., Ann. et Mag. N. H. (6), I, i888, p. 332. 
Elapechis niger B0UI.ENG., t. c, p. 359, pi. XX, fig. i. 

Congo, Rhodésie N., Afrique orientale. 



— Elapechis Hessii. 

Elapsoidea Hessei Boettg., Zool. Ang., 1887, p. 651. 
Elapechis Hessii BouLENG., 1. c, p. 360. 

Congo belge (Banana). 



4. — Elapechis Duttonii. 

BouLENG., Ann. et Mag. N. H. (7), XIV, 1904, p. 15. 
Congo belge (près de Léopoldville). 

5. — Elapechis ? multifasciatus. 

Naia mullifasciata Werner, Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, CIII, 1902, 

P- 347- 
Elapechis ? multifasciatus Bouleng., Proc. Zool. Soc, 1915, p. 219. 

Congo (Haut-Maringa). 

3. — NAIA. 

Laur., Syn. Rept., p. 90; Bouleng., Cat. Sn., III, p. 378. 
Afrique, Asie méridionale. 



— 276 



I. — Naia melanoleuca. 



Naia haie, var. melayioleuca Hallow, Proc. Ac. Philad., 1857, pp. 61 
et 72; Bocage, Herp. Ang., p. 132. 

Naia melanoleuca BouLENG., t. c, p. 376. 

Afrique tropicale, de la Côte de l'Or et de l'Uganda jusqu'à 
l'Angola et le Nyassaland. 



2. — Naia nigricoilis. 

Reinh., Vid. Selsk. Skrift., X, 1843, P- 269, pi. III, fig. 5-7; Bocage, 
Herp. Ang., p. 135; BouLENG., t. c, p. 378. 

De la Sénégambie et de la Haute-Egypte jusqu'au Bechuanaland 
et le Natal. 



3. — Naia Anchietae. 

Bocage, Jorn. Se. Lisb., VII, 1879, pp. 89 et 98, et Herp. Ang., 
p. 133, pi. XVI, fig. 2; Bouleng., t. c, p. 387. 

Angola et Ovamboland. 



4. — Naia Goldii. 

Bouleng., Ann. et Mag. N. H. (6), XVI, 1895, p. 34, et Cat. t. c, 
p. 387, pi. XX, fig. 2. 

Naia Guentheri Bouleng., Cat. t. c, p. 388, pi. XXI. 
De Sierra-Leone jusqu'au Congo (Kassaï, Ituri). 



277 



4- — DENDRASPIS. 

ScHLEG., Versl. Zool. Gen. d'Amsterd., 1848; BouLENG., Cat. Sn., 
III, p. 434. 

Afrique tropicale et méridionale. 



1. — Dendraspis Jamesonii. 

Elaps Jamesonii ïraill, dans ScHLEG., Phys. Serp , Engl. Transi., 

p. 179, pi. II, fig. 19 et 20. 
Dendraspis neglectus BocAGE, Herp. Ang., p. 138, pi. XV, fig. 2. 
Dendraspis Jamesonii BouLENG., t. c, p. 436. 

Afrique tropicale, de la Nigérie et de l'Uganda jusqu'au Congo 
et l'Angola. 

2. — Dendraspis angusticeps. 

Naia angusticeps A. Smith, 111. Zool. S. Afr., Rept., pi. LXX. 
Dendraspis angusticeps BoCAGE, Herp. Ang., p. 140, pi. XV, fig. 3; 
BoULENG., t. C, p. 437. 

Afrique orientale et centrale, Angola, Afrique du Sud. 



FAMILLE DES VIPERIDES. 
SOUS-FAMILLE DES VIPÉRIDÉS. 
Europe, Asie, Afrique. 

I. — CAUSUS. 

Wagl., Syst. Amph., p. 172; Bouleng., Cat. Sn , III, p. 465. 
Afrique tropicale et méridionale. 



— 278 — 

I. — Causus rhombeatus. 

Sepedon rhombeatus Licht., Vere;. Doiibl. Mus. Berl., p. io6. 
Cousus rhombeatus BouLENG., t. c , p. 467; Bocage, Herp. Ang., 
P- 145- 

Afrique tropicale et du Sud. 



2. — Causus resimus. 

Heterophis resimus PeTERS, Mon. Berl. Ac, 1862, p. 277, pi. 

fig- 4- 
Causus resbyius BouLENG., t. c, p. 46S; Bocage, op. cit., p. 148. 

Afrique orientale et centrale, Angola. 



3. — Causus Defilippii. 

Heterodon Defilippii Jan, Arch. Zool. Anat. Phys., II, 1862, p. 225. 
Causus Defilippii BouLENG., t. c, p. 469. 

Afrique orientale et centrale, Rhodésie S., Transvaal. 



4. — Causus Lichtensteinii. 

Aspidelaps Lichtensteinii Jan, Rev. et Mag. Zool., 1859, p. 511. 
Causais Lichtensteinii BouLENG., t. c, p. 470. 

Afrique tropicale, de la Côte de l'Or et de l'Uganda jusqu'au 
Congo. 



— 279 — 

2. — BITIS. 

Gray, Zool. Miscell., p. 69; Bouleng., Ciit. Sn., III, p. 492. 
Afrique. 

I. — Bitis arietans. 

Vipera arietans Merr., Dent., p. 152; Bocage, Heip. Ang., p. 149. 
Bitis arietafis Bouleng., t. c, p. 493. 

Afrique tropicale et méridionale, Arabie méridionale. 



2. — Bitis Peringueyi. 

Vipera Peri?igiieyi Bouleng., Anu. et Mag. N. H. (6), II, il 

p. 141. 
Vipera heraldica BoCAGE, Herp. Ang., p. 151, pi. XVI, tig. i. 
Bitis Peringueyi BouLENG., t. c, p. 495. 

Angola, Damaraland, Kalahari. 



. — Bitis caudalis. 

Vipera ca^idalis A. Smith, III. Zool. S. Afr., Rept., pi. VII; Bocage, 

Herp. Ang., p. 450. 
Bitis caudalis Bouleng., t. c, p. 498. 

Angola et Afrique du Sud. 



4. — Bitis gabonica. 

Echidna Gabonica DuM. et Bibr., Erp. Gén., Vil, p. 1728, pi. LXXXô. 

Bitis Gabonica BouLENG., t. c, p. 499. 

Vipera rhinocéros BoCAGE, Herp. Ang., p. 149. 

Afrique tropicale. 



— 28o — 

5. — Bitis nasicornis. 

Coluber 7xasicornis Shaw, Nat. Miscell., III, pi. XCIV. 
Bitis nasicornis BouLENG., t. c, p. 500. 

Afrique tropicale. 



3 — ATHERIS. 



CoPE, Proc. Ac. Philad., 1862, p. 337; BouLENG., Cat. Sn., III, 
p. 508. 



Afrique tropicale. 



I . — Atheris squamiger. 

Echis squajnigera Hallow, Proc. Ac. Philad., 1854, p. 193. 

Atheris squamiger BouLENG., t. c, p. 509; BoCAGE, Herp. Ang., 
p. 152. 

Afrique occidentale, du Calabar jusqu'à l'Angola, Afrique cen- 
trale et Uganda. 



2. — Atheris Nitschei. 

ToRNiER, Zool. Jahrb. Syst,, XV, 1902, p. 589, fig. 
Atheris Woosnami BouLENG., Ann. et Mag. N. H. (7), XVIII, 1906, 
P- 37- 

Congo belge, N.-O. du lac Tanganvika, Mont Ruwenzori, parties 
occidentales de l'Est africain (ex-allemand). 



— 28l — 

4. — ATRACTASPIS. 

A. Smith, 111. Zool. S. Afr., Rept. ; Bouleng., Cat. Sn., III, p. 510, 
Afrique tropicale et du Sud. 

I. — Atractaspis congica. 

Peters, Mon. Berl. Ac, 1877, p, 616, pi. - , hg. 2; BOCAGE, Herp. 
Ang., p. 142; Bouleng., t. c, p. 513. 

Congo, Angola. 



2. — Atractaspis irregularis. 

Elaps irregularis Reinh , Vid. Selsk. Skrift., X, 1843, p. 264, pi. III, 

fig- 1-3- 
Atractaspis irregularis BoULENG., t. c, p. 513; Bocage, op. cit., 

P- 143- ■ 

Afrique occidentale et centrale, de la Côte de l'Or et de 
l'Uganda jusqu'au Congo. 



3. — Atractaspis heterochilus. 

Bouleng., Ann. Mus. Congo, Zool., III, 1901, p. 13, pi. V, fig. i. 
Lac Tanganvika, Ituri, Cameroun. 

4. — Atractaspis corpulenta. 

Brachycranium corpulentum Hallow, Proc. Ac. Philad., 1854, p. 99. 
Atractaspis corpulenta Bouleng., Cat. Sn., III, p. 514. 

Afrique occidentale, de Libéria jusqu'au Congo (Ituri). 



— 282 — 

5- — Atractaspis Bibronii. 

A. Smith, 111. Zool. S. Afr., Rept., pi. LXXI; Bouleng., t. c, p. 515; 
Bocage, Herp. Ang., p. 141. 

Congo, Angola et Afrique du Sud. 

6. — Atractaspis katangae. 

Bouleng., Anu. Mus. Gnigo, Zool., II, 1901, p. 13, pi. V, tig. 2 
Katanga, Afrique orientale (ex-alleraande). 

7. — Atractaspis Coarti. 

Bouleng., t. c, p. 14, pi. V, fig. 3. 
Lac Tanganyika. 

8. — Atractaspis microiepidota. 

GuNTH., Ann. et Mag. N. H.(3), XVIII, 1866, p. 29, pi VII; Bouleng., 
Cat. Su., III, p. 517. 

Afrique orientale et centrale (lac Tanganyika). 



TABLE DES MATIÈRES 

PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'AUTEURS 



Pages. 

ACHARD, J. — Description d'une nouvelle espèce d'Helota du 

Congo 270 

Benderitter, E. — Description d'Orphnus nouveaux du Musée 

du Congo belge 107 

Idem. — Description d'un Rutelinoe nouveau du Congo belge . 114 

Idem. — Description d'un Ochodaeus nouveau de l'Afrique 

orientale 116 

Bequaert, J. — Végétation du Bas-Chiloango et limite occiden- 
tale de la forêt du Mayumbe. . ■ B 21 

BoucoMONT, A. — Coprophaga Africana (genre nouveau et 

espèces nouvelles) 261 

BouLENGER, G. -A. — Poissons de la Mission Stappers, 1911-1913, 
pour l'exploration hydrographique et biologique des lacs 
Tanganyika et Moéro I 

Idem. — Descriptions de deux Poissons nouveaux de l'Ituri . . 148 

DE WiLDEMAN, E. — Decades specierum novarum Florae Congo- 

lensis B i et B 25 

DE WiTTE, Gaston-Fr. — Comment distinguer les Serpents 

dangereux du Congo belge ? 58 et 273 

Emery, C. — Le genre Camponotus Mayr., nouvel essai de sa 

subdivision en sous-genres 229 



— 284 — 

Pages. 

Lallemand, V. — Description de Cercopides nouveaux du Congo 

belge 165 

Leriche, Maurice. — Notes sur la Paléontologie du Congo 

(planches I-IV) 67 

RODHAIN, J. et Bequaert, J. — Œstrides d'Antilopes et de 
Zèbres recueillis en Afrique orientale avec un conspectus du 
genre Gasterophilus 169 

Santschi, F. — Fourmis nouvelles du Congo belge 118 

Schouteden, h. — Prionides du Congo belge des collections du 

Musée du Congo 121 

Strand, E. — Notes sur quelques Apides du Congo belge ... 87 

ToNNOiR, A. — Notes sur quelques Psychodidae africains ... 127 

Villeneuve, J. — Etude de quelques Myodaires supérieurs, 

recueillis par le D"^ Brauwns, à Willowmore, Cap .... 151 

Idem. — Note sur deux Myodaires africains 163 



TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 



, l'agcs. 

PHANÉROGAMES. 

DE Wii.DEMAN, E. — Decades specierum novarum Florae 

Congolensis , B i et B 25 

GÉOGRAPHIE BOTANIQUE. 

Beouaert, J. — Végétation du Bas-Chiloango et limite occi- 
dentale de la forêt du Mayumbe B 21 

BIOLOGIE. 

DE WlTïE, Gaston-Fr. — Comment distinguer les Serpents 

dangereux du Congo belge 58 et 273 

RoDHAiN, J. et Beouaert, J. — Œstrides d'Antilopes et de 
Zèbres recueillis en Afrique orientale avec un conspectus 
du genre Gasterophilus . . .■ 169 

PALÉONTOLOGIE. 

Leriche, Maurice. — Notes sur la Paléontologie du Congo 

(planches I-IV) 67 

HÉMIPTÈRES. 

Lallemand, V. — Description de Cercopides nouveaux du 

Congo belge 165 

COLÉOPTÈRES 

AcH ARD, J . — Description d'une nouvelle espèce d'Helota du 

Congo 270 



— 286 — 

Pages. 

Benderitter, E. — Description d'Orphnus nouveaux du 

Musée du Congo belge 107 

Idem. — Description d'un Rutelinoe nouveau du Congo 

belge 114 

Idem. - Description d'un Ochodaeus nouveau de l'Afrique 

orientale 116 

BoucOMONT, A. — Coprophaga Africana (genre nouveau et 

espèces nouvelles) 261 

Schouteden, h. — Prionides du Congo belge des collections 

du Musée du Congo 121 

DIPTÈRES 

RODHAIN, J. et Bequaert, J. — Œstrides d'Antilopes et de 
Zèbres recueillis en Afrique orientale avec un conspectus 
du genre Gasterophilus 169 

ToNNOiR, A. — Notes sur quelques Psychodidae africains . . 127 

Villeneuve, J. — Etude de quelques Myodaires supérieurs, 

recueillis par le D^ Brauwks, à Willowmore, Cap. . . 151 

Idem. — Note sur deux M3'odaires africains 163 

HYMÉNOPTÈRES 

Emery, C. — Le genre Camponotus Mayr., nouvel essai de 

sa subdi\ision en sous-genres 229 

Santschi, F. — Fourrais nouvelles du Congo belge .... 118 

Strand, E. — Notes sur quelques Apides du Congo belge . . 87 

POISSONS 

BoULENGER, G. -A. — Poissons de la Mission Stappers, xgii- 
1913, pour l'exploration hydrographique et biologique 
des lacs Tanganyika et Moéro i 

Idem. — Descriptions de deux Poissons nouveaux de l'Ituri. 148 



ANIMAUX ET VEGETAUX NOUVEAUX 



DECRITS DANS LE 



TOME VIII DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE 



PHANÉROGAMES 



firaehystephanus Bequacrti De Wild. b 36 

Br. velutinus De Wild b 37 

Ceropegia Bequaerti De Wild. . . . b i 

Cer. glabripedicellata De Wild. . . b 2 

Cardia Bequaerti De Wild B 43 

Cycnium Bequaerti De Wild. ... b 44 

C. brevifotitim De Wild b 45 

C. rubrum De Wild b 46 

Cynoglossttm Bequaerti De Wild. . B 18 

Didymocarpus Bequaerti De Wild. . B 40 

Echinops Bequaerti De Wild. . . . b 3 

Erythrina Bequaerti De Wild. . . B 15 

Garcinia Bequaerti De Wild. ... b 20 

G. sordido-luteola De Wild. ... b 19 

Hebenstreitia Bequaerti De Wild. . B 4 1 

Hypericum Bequaerti De Wild. . . b 4 

H. ruxvenzoriense De Wild b 5 

Kniphofia Bequaerti Dk\Nvlv>. . . . 817 

Lobelia Bequaerti Xi^\S\ls> B31 

Lob. butaguensis De Wild B 25 



Lobelia ianuriensis De Wild. . . . b 29 

Lob. mokuluensis De Wild b 26 

Lob. rubescens De Wild b 27 

Lob. violaceo-aurantiaca De Wild. . b 28 

Maesa Bequaerti De Wii.d b 32 

Pepcromia Bequaerti De Wild. . . b 6 

P. butaguensis De Wild B 7 

P. emarginata De Wild B 9 

P. gracilipetiolata De Wild. . . . b 8 

P. subdichotoma De Wild B 9 

Piper Bequaerti De Wild B 10 

Schefflcra acutifoliolata De Wild. . B 14 

Scli. Bequaerti De Wild B 1 1 

Sch. congesta]d^\^\\,D B 12 

Sch. tridentata De Wild. . ; . . B 13 

Sclerochiton albus De Wild. ... b 33 

5c/. Bequaerti De Wild b 35 

Sel. cyaneus De Wild b 34 

Streptocarpus Bequaerti De Wild. . B 38 

Str. masisiensis De Wild b 39 



HÉMIPTÈRES 



Abalomba Schoutedeni Lallem.. . . 165 
Clovia Brunnea Lallem 166 



Clovia Minuta Lallem. 
Literna Cazioti Lallem. 



167 
167 



— 288 — 



COLÉOPTÈRES 



Copridaspidus n. gen., Favareli 

BoucoM 262 

Helota congoana AcH 270 

Oniticellus ntobilicornis BoucoM. . 263 

Onit. Schoutedeni BoucOM. . . 266 



OnUicellus taitrus BoucOM 265 

Otiit. triacanthus BoucOM 264 

Onthophagus Schoutedeni BoucOM. 267 

Ont. volsellatus BoucOM 268 



DIPTÈRES 



Besseria ca^rn Villen 155 

Brunettia Grahami ToNN. . . . 143 

B. splendens ToNN 140 

Clytocerus africanus ToNN. ... 137 

Gasterophilus Gcdoelsti RoDH. et Beq. 188 
G. pecorum Fabr. var. zebrae RoDH. 

et Beq 181 

Hoplocephalella ano-rtibraYlïA.^ïi. . 157 



Leucostoma africnnum ViLLEX. 
Podoicxia denudata VlLLEN. 
Rhynchomyia Braunsi Villen. 

R. interclusa Villen 

R. (Beria) lanata Villen. . 
Sycorax africanus ToNN. 
Tachinomima maculipes? ViLLEN. 
Telmatoscopus fuscipennis Tonn. . 



155 
.56 
158 
i6o 
162 
146 

154 
1.^6 



HYMÉNOPTÈRES 



Catautacus pitosus Santschi. 
Coelioxys ateneata Strand . 
Crocisa congocola Strand 
Hyperco/obopsis n. subg. Emery. 
Myrmicaria exigua var. pulla Sant, 
M. exigua var. obscura Santschi 
Myrniacantha n. subg. Emery 
Myrmolophus n. subg. Emery 
Myrmonesites n. subg. Emery 
Myrmaphaenus n. subg. E.mery 
Myrmopytia n. subg. Emery . 
Myrmostemis n. subg. Emery 



118 
104 
98 
250 
119 
120 
246 

237 
242 

237 
243 
250 



Myrniotemnus -a . i,\x\>a^. Emery' . . . 246 

Nomia kabindana StraND .... 92 

N. kinduna Strand 89 

A^. lemba Strand 91 

N. Schoutedeni Stkand 88 

N. tsavoênsis Strand 93 

Notostigma n. g. Foreli Emery . . 253 

Paracolobopsis n. subg. Emery . . . 249 

Pseudoco/obopsis n. subg. Emery . 249 
Xylocopa Lepelletieri var. ruboris 

Strand ........ 95 



POISSONS 



AUstes Bequaerti Boulkwg. . 



148 I Synodontis pantheyitius BoULENG. . . 149 



15 Mai 1920. VOL. VIII. FASC. i. 

SUPPLÉMENT BOTANIQUE 
Pages Bi à B34. 



Revue 



Zoologique 
Africaine 



Publiée sous la direction 
du 

D"^ H. SCHOUTEDEN 

(Bruxelles) 



BRUXELLES 

HAYEZ, Imprimeur de l'Académie royale 
Rue de Louvaln, ii3 

1920 



DECADES 
SPECIERUM NOVÂRUM FLORAE CONGOLENSIS 

(Coll. D>^ J. BEQUAERT) 



Ém. DE WILDEMAN 

(Bruxelles) 



I. — Ceropegia Bequaerti De Wild., n. sp. {Asckpia- 
daceaé) ('). 

Plante à tige dressée, velue, atteignant 5o cm. de haut, tubercule subglo- 
buleux pouvant atteindre 3,5 cm. de diamètre; feuilles herbacées, velues 
sur les deux faces, opposées, courtement pétiolées, à pétiole de 2-5 mm. de 
long, velu; limbe ovale ou elliptique-lancéolé, cunéiforme ou arrondi à la 
base, courtement aigu au sommet, de î,5-8 cm. de long et de 2,5-22 mm. de 
large, les sujjéneures les plus étroites, les médianes les plus longues; fleurs 



(') Ceropegia Bequaerti; ramis erectis, velutinis usque 50 cm. longis, foliis herbaceis, 
supra et infra velutinis, breviter peliolatis, petiolo 2-5 mm. longo, lamina ovata vel 
elliptico-lanceolata, 3,5-8 cm. longa et 2,5-22 mm. lata, floribus umbellatis, axillaribus 
3-12-fioris, bracteis linearibus cire. 5 mm. longis, pedicello 4-7 mm. longo, calyce profunde 
5-lobato, 5-7 mm. longo, lobis linearibus, corollae tubo cire. 7 mm. longo e.xtusglabro, lobis 
apice connatis, 7-8 mm. cire, longis, glabris. 

Revue Zool. Afric., VIII. — Suppléincnl Botanique. I 



— B 2 — 

axillaires formant des ombelles réduites parfois à 3 fleurs, parfois à plus de 
13 fleurs, à pédoncule commun atteignant au maximum 2 mm. de long, 
velu; bractées linéaires, d'environ 5 mm. de long, ciliées, pédicelle de 
4-7 mm. de long, velu-cilié; calice de 5-7 mm. de long fendu jusqu'à la base 
en 5 lobes linéaires velus-ciliés; corolle verdâtre, veinée de rouge violacé, à 
tube d'environ 7 mm. de long et d'environ 2 mm. de large vers la base, 
subcylindrique ou légèrement renflé dans son tiers inférieur, légèrement 
contracté vers la gorge, glabre, lobes soudés au sommet de 7-8 mm. de 
long, dressés, glabres, colorés; couronne naissant à moins de i mm. au- 
dessus de la base de la colonne staminale. 

Entre Bogoro et Mboga, 10 juillet I9i4(j. Beouaert, n"4975. — 
Savane herbeu.se); entre Kabare et Rutshuru, 2 septembre, 1914 
(J. Beouaerï, n° 5531. — Steppe à Andropogon). 

Observ' AXIONS. — Par ses tiges dressées cette espèce se rap- 
proche du C. ahyssiiiica Decne, mais elle se difï'érencie par les 
feuilles pouvant être plus larges (feuilles inférieures) et plus 
longues (feuilles médianes); le tube de la corolle est plus allongé 
dans la plante de l'Abvssinie que dans celle de l'est du Congo. 

2. — Ceropegia glabripedicellata De Wild., n. sp. {Ascle- 
piadaceaé) ('). 

Plante a tiges grimpantes s'enroulant autour d'un support; souche , 

tiges de 3 mm. de diamètre, glabres, sans côtes apparentes ; feuilles herbacées, 
opposées, pétiolées. a pétiole de 3-ii mm. de long, velu-cilié; limbe ellip- 
tique-lancéolé, arrondi à la base, assez brusquement et courtement acuminé, 
de 2,5-S.5 cm. de long et 3,5-i2 mm. de large, glabre sur la face supérieure, 
éparsement poilu sur la face inférieure, cilié sur les bords; inflorescences 
axillaires simples ou ramifiées, uni- ou pluriflores, à pédoncule commun 
glabre, atteignant ? cm. de long; bractées de 1-2 mm. de long, subulées, 
glabres; pédicelle de 4-7 mm. de long, glabre; calice fendu jusqu'à la base 



(') Ceropegia glabripedicellata ; scandent, ramis glabris; foliis herbaceis, oppositis, petio- 
latii>, petiolo 5-1 1 mm. longo, velutino-ciliato; lamina elliptico-lanceolata, basi rotundata, 
apice abrupte et bieviter acuminata, 2,5-5,5 cm. longa et 3,5-12 mm. lata, bupra glabra, 
infra sparse pilosa, margine ciliata; inflorescentiis axillaribus, bracteis 1-2 mm. longis, 
glabris, pedicello glabro, cal)ce profunde 5-lobato; coroUaetubo recto val leviter recurvato, 
glabro, medio contraclo apice ampliato; lobis apice connalis, ciliatis, cire. mm. lungis. 



— B3 — 

en S lobes linéaires de 2-? mm. de long, glabres; corolle d'un pourpre noir, 
a tube glabre extérieurement, droit ou légèrement courbé, de i5-i8 mm. de 
long et d'environ 4 mm. de large vers la base, légèrement renflé vers la 
base, rétréci vers le milieu, élargi vers la gorge, où il atteint 7 mm. de 
large; lobes soudés au sommet d'environ 6 mm. de long, dressés, ciliés; 
couronne naissant a environ i mm. au-dessus de la base de la colonne 
staminale. 

Kasonsera, vallée de la Semliki, 17 juillet 1914 (J. Bequaert, 
n' 5044. — Cailloutis raviné, savane herbeuse. Liane herbacée à 
Heurs d'un pourpre noir). 

Observations. — Par l'ensemble de ses caractères, cette espèce 
se range, d'après l'étude de M. N.-E. Brown, dans le voisinage 
du C. [uluisoiii N.-E. Br., mais tandis que chez cette dernière 
les fleurs sont velues, dans la plante nouvelle elles sont glabres. 
Elle formerait donc un passage entre les n° 25, d'une part, et les 
n"" 10, II et 42, d'autre part, dont les inflorescences sont sessiles 
(N.-E. Br. in FI. oftrop. Afr., t. IV, \, p. 438). 

3. — Echinops Bequaerti De WiLD., n. sp. (Co/zz/oi/Zcirc-Cf/t') ('). 

Tige dressée, , rameaux cotonneux-blanchâtres, atteignant 20 mm. 

de diamètre; feuilles de la tige de 4-3^ cm. de long, lancéolées, plus ou 
moins profondément primatifides, cotonneuses sur la face supérieure, deve- 
nant glabres, blanchàtres-tomenteuses en dessous, rétrécies à la base en un 
pétiole garni de folioles spinescentes, lobes des feuilles spinescents; nervures 
proéminentes sur la face inférieure se terminant dans la pointe du lobe, 
partie centrale du limbe entière d'environ 2 cm. de diamètre. Inflorescences 
partielles atteignant 4,5 cm. de long, réunies en capitules globuleux de 
lo-ii cm. de diamètre. Soies plus ou moins aplaties, réunies a plusieurs et 
garnissant le pédicelle du capitule partiel sur environ 3 mm. de long. 



(■) Echinops licquacrti; ramis erectis, albido-pilosis, striatis; foliis ramealis plus minus 
profunde pinnatifidis, supra albido-pubescentibus demuin glabris, infra persistante albido- 
tumentosis, basi attenuatis. spinescentibus ; inHorescentiis usque 4,5 cm. longis, capitulatis, 
capitulo globuloso usque 11 cm. lato, bracteis variabilis 8-20 mm. longis; achaeneis dense 
velutinis, apice ciliatis; coroUae tubo 15 mm. cire, lungo, lobis 15-16 mm. longis; antheris 
10 mm. cire, longis. 



— B4 — 

passant insensiblement aux bractées de 8 mm. environ de long plus ou 
moins irrégulièrement pennées, celles-ci passant aux bractées médianes, 
lancéolées-aiguës, scarieuses, denticulées-ciliées sur les bords atteignant 
20 mm. de long et i,5-2 mm. de large, portant au sommet i ou 2 verticelles 
d'épines ciliolées; bractées internes non garnies d'épines. Akène densément 
velu, surmonté d'une collerette de soies élargies, ciliées, de 2-3 mm. de 
long; tube de la corolle de i5 mm. environ de long, à lobe.s de i5-i6 mm. 
de long; anthères d'environ 10 mm. de long, aiguës au sommet, à lobes 
basilaires divergents ciliés. 

Irumu, 4 mars 1914 ([. Beouaert, n°2j2j. — Savane herbeuse, 
fleurs blanches). 

Observations. — Cette espèce est. comme on pourra s'en rendre 
compte, très voisine de notre £. Sereti décrit et figuré dans nos 
Etudes sur la Flore du Bas- et Moyen-Congo, vol. II, p. 215. 
pi. LXII; elle est dans toutes ses parties plus réduite. 



4. — Hypericum Bequaerti De Wild.. n. sp. {Hyperi- 
caceae) ('). 

Petit arbre ou arbuste à tiges glabres; rameaux jeunes 4-angi.ilaires et 
légèrement ailés, à écorce s'exfoliant ultérieurement; entrenœuds de 
3-8 mm de long; feuilles réunies, surtout vers l'extrémité des ramifications, 
elliptiques- lancéolées, glabres sur les deux faces, sessiles, éparsement glan- 
duleuses sur le bord, glandes noirâtres, nervures longitudinales seules 
marquées, 2 ou 3 plus marquées de chaque côté de la nervure médiane, 
limbe de 2,5-6 cm. de long et 3-i3 mm. de large; fleurs jaunes solitaires 
terminant la tige ou les rameaux, d'au moins 5,5 cm. de diamètre: sépales 
elliptiques, coriaces, glabres sur les deux faces, obscurément denticulès sur 
les bords; pétales dépassant les sépales, largement obovales, d'environ 
32 mm. de long et 23 mm. de large, sans glandes noirâtres sur les bords; 
étamines en 3 phalanges, à filets soudés sur environ 5 mm. de long, fila- 



(~) Hypericum Bequaerti; ramis glabris, juvenilis i-angularis et leviter alatis. intemodiis 
3-8 mm. longis. foliis elliptico-lanceolatis, supra et infra glabris, sessil-.bus, margine sparse 
glandulosis, nervis longitudinalibus, lamina 2,5-6 cm. longa et 5-13 mm. lata; tionbus 
luleis. terminalibus, sepalis ellipiicis, coriaceis, glabris, obscure denticulatis, petalis late 
obovatis non glandulosis; staminum filamentis basi cire. 5 mm. connatis. apice liberis 
17-20 mm. longis; ovario ovoidso, glabro, sij'lis coalitis. 



— B5 — 

ments libres de 17-20 mm. de long; ovaire glabre d'environ 10 mm. de haut 
et 5-6 mm. de large, ovoïde, à styles soudés en une colonne de 11 mm. de 
long, libres seulement vers le haut, plus courte que les étamines. 

Kuwenzori (Butagii), 17 avril 19 14 (}. Bequaert, n" 3757. — 
\'ers 3,800-4,200 m. — Arbuste à fleurs rouge-écarlate vernissé sur 
fond iaune-oranajé). 

Observations. — Cette espèce rappelle par la structure de ses 
feuilles V H. rwwenzorïense, décrit ci-après; mais chez cette der- 
nière espèce le limbe est moins développé, comme d'ailleurs la 
corolle; elle se range comme VH. rinvcnzoriense dans le même 
groupe que X H . lanceo/atum Lam. 

5. — Hypericum ruwenzoriense De Wild., n. sp. {Hyperi- 
caceae) ('). 

Petit arbre ou arbuste de 5-4 m. de haut, à tiges glabres; rameaux jeunes 
obtusément 4-angulaires, écorce s'exfoliant avec l'âge; entrenœuds de 4 mm. 
à 3 cm. de long; feuilles plus ou moins nombreuses, réunies surtout vers 
l'extrémité des ramifications, opposées, sessiles, elliptiques-lancéolées; ner- 
vures longitudinales partant de la base bien marquées; nervures latérales très 
peu marquées, visibles vers le sommet du limbe seulement, celui-ci à glandes 
noirâtres sur le bord, de 14-35 mm. de long et 2,5-5 mm. de large; fleurs 
jaunes, solitaires, terminant la tige ou les ramifications, mesurant environ 
4 cm. de diamètre: sépales coriaces de 12 mm. environ de long, glanduleux 
sur les bords et de 7-8 mm. de large; pétales dépassant les sépales, ellip- 
liques-obovales, d'environ 22 mm. de long et d'environ 11 mm. de large; 
étamines réunies en 5 phalanges, les filets soudés à la base sur environ 
I mm. de longueur, filets libres atteignant environ 10 mm. de long; ovaire 
glabre, ovoïde, de 5 mm. environ de haut, à 5 styles soudés de 8 mm. environ 
de long. 



(') Hypericum ru-j.-enzoriense ; arbusculus cire. 3-+ m.; ramis glabris, juvenilis obtuse 
4-angularis, internodiis usque 30 mm. longis; foliis sessilibus, elliptico-lanceolatis longitudi- 
naliter nerviatis, 14-35 mni. longis et 2,5-5 mm. latis; floribusluteis, cire. 4 cm. latis: sepalis 
coriaceis, cire. 12 mm. longis margine glandulosis, petalis elliptico-obovatis cire. 22 mm. 
longis, et M mm. latis, filamentis basi i mm. connatis, ovario glabro ovoideo, cire. 5 mm. 
longo, stylis coalitis cire. 8 mm. longis. 



— b6 — 

Ruwenzori, 15 avril 1914 (J. Bequaert, n° 3705. — Arbuste de 
3-4 m., à fleurs d'un jaune d'or, vers 3,000 m. d'altitude). 

Observations. — Cette espèce se range dans le voisinage de 
\H. lanceolatum Lam.; elle s'en difterencie, entre autres, par ses 
feuilles dont la nervation se caractérise par des veinules longitudi- 
nales bien visibles surtout sur la face inférieure et principalement 
en transparence. Les nervures latérales transversales sont rares et 
très peu visibles. 



6. — Peperomia Bequaerti De Wild., n. sp. (Piperaceae) ('). 

Plante herbacée à rhizome rampant, s'enracinant aux nœuds, atteignant 
environ î mm. de diamètre, à rameaux plus ou moins dressés, simples ou 
plus ou moins ramifiés, de 2-4 mm. d'épaisseur et de 20- 40 cm. de long, épis 
compris, courtement ferrugineux-brunâtres et tomenteux; feuilles opposées 
ou verticillées par 3, pétiolées, à pétiole de 2-10 mm. de long, velu comme les 
tiges; limbe elliptique ou obovaie, cunéiforme à la base, arrondi ou cunéi- 
forme-obtus au sommet, à poils denses, apprimés sur les deux faces; nervures 
principales basilaires au nombre de 3, peu proéminentes: nervures latérales 
principales peu nombreuses, mal visibles sur les deux faces; limbe sub- 
coriace à l'état sec de i3-40 mm. de long et de 6-26 mm. de large; pédoncuk- 
de 5-1 5 mm. de long, courtement tomenteux, inflorescence terminale et 
axillaire, généralement solitaire à l'aisselle d'une feuille, à pédoncule simple 
ou ramifié; chatons de 2-7,5 cm. de long et d'environ i mm. d'épaisseur; 
rachis glabre, fleurs lâches, bractées subcirculaires d'environ o,5 mm. de 
diamètre, ovaire glabre. 

Entre Béni et Kasindi, 6 août 1914 (J. Bequaert, n° 5173. - 
Ravin caillouteux en savane, sur sol ombragé); Angi, 19 septembre 
1914 (J. Bequaert, n" 5768. — Galerie forestière, bord de la 
rivière); Béni, 7 avril 1914 (J. Bequaert, n° 3449. — Savane her- 



(') Peperomia Bequaerti: herbacea, ramis erectis, simplicibus vel ramosis usque 40 cm. 
longis, dense brunneo-ferrugineo-tomentosis ; foliis oppositis vel verticillatis, petiolatis, 
lamina elliptica vel obovata, basi cuneata, apice rotundata vel cuneato-obtusa, supra et infra 
dense appresse pilosa, 13-40 mm. longa et 6-26 mm. lata; amentis axillaribus vel termina- 
libus, solitaribus vel geminatis, 2-7,5 cm. longis et cire, i mm. latis. 



— B7 — 

beuse à l'ombre des pierres); Béni, 3 mars 1914 (J. Beouaert, 
n" 3299. — Galerie forestière dans la savane ; sur rochers ombragés). 

Observations. — Par ses feuilles opposées et parfois verticillées 
par trois, cette espèce appartient au groupe du P. elliptica 
A. DiETR. ; elle se caractérise par la villosité très nette de ses tiges 
et de ses feuilles. Elle paraît assez répandue dans la région. 

7. — Peperomia butaguensis De Wii.d., n. sp. {Pipe- 
raceaé) ('). 

Plante herbacée épiphyte, à rhizome rampant, s'enracinant aux nœuds, 
atteignant environ 3 mm. de diamètre; rameaux plus ou moins dressés de 
2-1 mm. d'épaisseur, glabres à l'état jeune, atteignant ?o cm. de long; 
feuilles alternes, pétiolées, a pétiole de 2 mm. a 2 cm. de long, glabre ou à 
quelques poils épars: limbe elliptique ou ovale-elliptique, plus ou moins 
cunéiforme à la base et au sommet généralement subobtus, glabre sur la 
face supérieure, sauf sur la nervure médiane à poils épars; poils épars sur 
la face inférieure devenant glabre; une nervure principale ba'^ilaire de chaque 
côté de la nervure médiane, peu accusée; nervures latérales principales assez 
nombreuses de chaque côté de la nervure médiane, peu visibles, formant 
réticulation; limbe coriace- papy racé à l'état sec de 18 4^ mm. de long et de 
lo-lo mm. de large; inflores :ences solitiires, bifurquées, à pédoncule com- 
mun ou particulier de 4-8 mm. de long, terminales ou axillaires; chaton de 
17-60 mm. de long et de 1-1,7!) mm. d'épaisseur, rachis glabre, fleurs lâches, 
espacées, bractée d'environ o,5 mm , ciliolée, ovaire ellipsoïde, a stigmate 
courtement ciliolè. 

Ruwenzori (Butagu), 14 avril 1914 (J. Bequaert, n° 3672. — 
Epiphvte, vers 2,300 m. d'altitude). 

Observations. — Cette plante appartient au groupe du P. ahys- 



(') Peperomia huiagiietisis ; herbacea, epiphytica, raniis erecUs glabris, usque 30 cm. longis; 
faliis plus minus longe petiolatis, lamina elliptica vel ovato-elliptica, basi plus miuus 
cuneata apice cuneato-obtusa. nervis basilaribus utrinque solilaribus, nervis lateralibus 
numerosis, reticulatis, lamina coriaceo-papyracea, 18-45 mm. longa et 10-30 mm. lata; 
inflorescentiis solilaribus, amentis 17-60 mm. longis, rachide gtabro, floribus Iaxis, bracteis 
0,5 mm. lalis, ciliolatis; ovario ellipsoideo, stigmatis breviter ciliolatis. 



— p. 8 — 

sinica DC. (Cf. Prodr. syst. nat. Regn. veget., t. XVI, T, 
p. 405). 



8. — Peperomia gracilipetiolata De Wild., n. sp. {Pipe- 
raceae) ('). 



Plante herbacée, épiphyte, grêle, a rhizome rampant, s'enracinant aux 
nœuds, atteignant environ 1 mm. de diamètre, à rameaux plus ou moins 
dressés, grêles, simples ou plus rarement divisés, de moins de i mm. 
d'épaisseur, atteignant au maximum 7 cm. de long, épis compris, glabres; 
feuilles alternes, rarement opposées, pétiolées, à pétiole grêle de 3-6 mm. de 
long, glabre; limbe elliptique ou plus généralement obovale, cunéiforme à 
la base, cunéiforme-obtus ou arrondi au sommet, glabres sur les deux faces; 
nervures latérales principales au nombre de 2 ou 3 de chaque côté de la 
nervure médiane, peu visibles sur les deux faces, visibles par transparence; 
limbe mince papyracé, translucide à l'état sec, de 4-16 mm de long et 
4-12 mm. de large; inflorescences généralement terminales, pédonculées, a 
pédoncule de 3-5 mm. de long, glabre, simple; chaton de 7-10 mm. de long 
et de 0,7 mm. environ d'épaisseur, rachis glabre, fleurs assez denses, 
bractées subcirculaires de moins de o,5 mm. de diamètre, ciliolées; ovaire 
glabre. 

Ruwenzori (Lamia), 17 mai 1914 (J. Beouaert, n°4323. — Epi- 
phyte; vers 2,000 m. d'altitude). 

Observations. — Cette plante appartient au groupe du P. j/ias- 
carena C. DC. ; elle s'en différencie par ses feuilles plus déve- 
loppées en général très nettement obovales. 



(') Peperomia gracilipetiolata ; herbacea, gracili, ramis plus minus erectis, simplicibus vel 
raro ramosis, max. cire. 7 cm. longis; foliis alternis vel raro oppositis, petioiatis, glabris, 
lamina elliptica vel obovata, basi cuneata, apice cuneato-obtusa vel rotundata, nervis latera- 
libus I utrinque 2-3, papyracea, translucida, 4-16 mm. longa et ^-^2 mm. lata, amentis 
7-10 mm. longis et cire. 0,7 mm. latis, rachide glabro, floribus densis, bracteis subcircu- 
laribus infrao,5 mm. latis, ciliolatis; ovario glabro. 



— B9 — 

9- — Peperomia emargmata 13e VVild., n. sp. {Pipc- 
raceaé) ('). 

Plante herbacée, épiphyte, à rhizome rampant, s'enracinant aux nœuds, 
de 2-3 mm. de diamètre; rameaux plus ou moms dressés, atteignant avec 
l'épi terminal plus de 20 mm. de long et 3 mm. environ d'épaisseur, 
glabres; feuilles alternes, pétiolées, a pétiole de 3-6 mm. de long, glabre; 
limbe elliptique, cunéiforme-aigu à la base, cunéiforme obtus et brièvement 
émarginé au sommet; nervures principales basilaires au nombre de 3, peu 
marquées, un peu plus visibles sur la face inférieure, plus pâle que la 
supérieure; nervures latérales principales peu nombreuses de chaque côté 
de la nervure médiane, peu visibles; limbe papyracé à l'état sec, glabre sur 
les deux faces, de 23-53 mm. de long et de 1 1-2 1 mm. de large; inflorescences 
terminales et latérales; pédoncule de 16-20 mm. de long, glabre, simple; 
chatons de 5-8,5 cm. de long et i-i,5 mm. d'épaisseur; rachis glabre, fleurs 
lâches, bractées subcirculaires ciliolées sur le bord, ovaire glabre. 



Riiwenzori (Butagu), 14 avril 1914 (J. Bequaert, n" 367: 
Épiphyte, vers 2,300 ni. d'altitude). 



bis 



Observations. — Cette espèce est voisine du P. butaguense, 
que nous décrivons en même temps. Elle se caractérise par ses 
chatons toujours solitaires, jamais bifurques mais très allongés. 

10. — Peperomia subdichotoma De Wied., n. sp. {Pipc- 
raceae) ("). 

Plante herbacée, épiphyte, de 7-8 cm. de haut, à rameaux ramifiés, plus 
ou moins dichotomes, de i mm. environ d'épaisseur, glabres; feuilles 



('j Peperomia cnuirginata ; herbacea, ramis erectis usqiie 20 cm. altis, 3 mm. cras.sis, 
glabris; foliis alternis petiolatis, petiolo glabro, lamina elliptica, basi cuneato-acuta, apice 
cuneato-obtusa, breviter emarginata, nervis basilaribus 3, lamina papyracea, supra et infra 
glabra. 23-53 mm. longa et 11-21 mm. lata, amentis 8-8,5 cm. longis et 1-1,5 mm. crassis, 
pedunculo glabro, rachide glabro, floribus Iaxis, bracteis subcirculanbus, ciliolatis ovario 
glabro. 

(^) Peperomia subdichotoma ; herbacea, epiphytica, 7-8 cm. alt2, ramis plus minus ramoso- 
dichotomis. glabns; foliis alternis, oppositis vel verticillatis, peiiolatis, petiolo glabro, 
1-2 mm. longo, lamina obovata, basi cuneata, apice rodundata, papyracea, uninervia, 
3-6 mm. longa et 2-4 mm. lata; inflorescentiis terminalibus et a.xillaribus, siinplicibus, 
amentis 6-12 mm. longis et i mm. cire, crassis. rachide glabro, Horibus Iaxis, bracteis 
subcircularibus, infra 0,5 mm. latis. 



— B lO — 

alternes, opposées ou verticillées par 3, pétiolées. a pétiole court, glabre, de 
1-2 mm. de long, limbe obovale, cunéiforme a la base, arrondi au sommet, 
papyracé, nervure médiane seule bien visible, limbe de S-6 mm. de long et de 
2-4 mm. de large; pédoncule glabre de 5-6 mm. de long, chatons terminaux 
et axillaires, simples, de 612 mm. de long et d'environ i mm. d'épaisseur, 
rachis glabre, fleurs lâches, bractées subcirculaires. légèrement ciliolées sur 
le bord, de moins de o,5 mm. de diamètre: ovaire glabre. 

Entre Tongo et Mokule, dans la plaine de lave, sur un arbuste. 
25 septembre 1914 (J. Beouaert, n° 5867). 

Observations. — Cette espèce est difficile à classer par suite 
de la disposition très irrégulière de ses feuilles : alternes, opposées 
et même verticillées. Elle forme probablement sur son support de 
petites souffes et ce doit être grâce à ce genre de vie, que ses rami- 
fications sont plus ou moins régulièrement dichotomes. Elle rap- 
pelle le P. 7nascarena C. DC, dont les feuilles disposées le long 
de tiges longues et plus ou moins traçantes sont toujours alternes, 
et un peu le P. reflexa A. Dietr., dont les feuilles coriaces sont 
toujours opposées et verticillées. 



II. 



II. — Piper Eequaerti De Wild.. n. sp. {Piperaceaè) ('). 

Plante à souche : tiges dressées atteignant plus de 5o cm. de long, 

et jusque g mm. de diamètre, un peu renflées aux nœuds, striées longitudi- 
nalement à l'état adulte, non ailées, courtement tomenteuses à l'état jeune ; 
teuilles alternes, assez longuement pétiolées, a pétiole velu comme les tiges, 
de i5-35 mm. de long, embrassant ia tige a la base, atteignant environ 2 mm. 
d'épaisseur, limbe ovale profondément cordé à la base, inéquilatéral. 



(») Piper Bequaerti; ramis erectis usque ultra 50 cm. longis. longitudinaliter stn'atis, non 
alatis, juvenilis breviier tomentosis; foliis ahernis, plus minus longe petiolatis, petiolo 
i5-?5 mm. longe, lamina ovata. basi profunde cordata. inaequilateralia. apice acuminato- 
acuta, infra sparse pilosa, supra glabra, nervis basilanbus 7-9; inflorescemiis a^illaribus vel 
terminalibus. pedunculo sparse velutino, amentis 2-3 cm. longis, bracieis orbicularibus 
cire. I mm. latis: ovario glabro. 



■ — H I 1 

acuminé-aigu au sommet, de b i5 cm. de long et 3-i2 cm. de large, éparse- 
ment poilu sur la face inférieure, au moins sur les nervures, glabre sur la 
face supérieure, nervures basiiairts au nombre de 7-q, les deux latérales 
médianes se terminant dans l'acumen, les autres s'anastomosant avec des 
nervures latérales en arc vers le bord de la feuille. Inflorescences axillaires 
ou terminales, pédonculces, pédoncule de 2-î,S cm. de long, éparsem^ent 
velu, chatons de 3-3 cm. de long et 3-b mm. de large, denses, bractées orbi- 
culaires d'un peu moins de 1 mm. de diamètre ciliolées; ovaire glabre. 

Kuwenzori (Biitagu), 11 avril iqi4 (J. Beouaert, n" 3553. — 
Vers 1,600-1,800 m. d'altitude; ravin boisé, tiges dressées, chatons 
blanchâtres); Mboga, 19 juin 1914 (J. Beouaert, n° 4815. — 
Galerie forestière à la lisière de la forêt en contact avec la savane 
herbeuse). 

Observations. — Cette espèce paraît devoir se ranger dans le 
du P. Molleri C. DC. ; elle se caractérise par ses feuilles profon- 
dément cordées, légèrement inéquilatérales, par la villosité de 
diverses de ses parties. 

12. — Schefflera Bequaerti De Wii.d., n. sp. {Araliaceae){'). 

Plante à liges grimpantes, rameaux ligneux, atteignant vers le sommet 
S-6 cm. de diamètre, écorce brunâtre, striée longitudinalement à l'état sec, 
glabre, a lenticelles blanchâtres, éparses: feuilles pétiolées réunies vers 
l'extrémité des branches, à pétiole strié a l'état sec, subcylindrique d'environ 
i6cm.de long et d'environ 4 mm. d'épaisseur a la base; stipule interpétiolaiie 
d'environ 3,5 cm. de long, embrassante, folioles au nombre de 6, petiolule 
de 3-6 cm. de long, limbe arrondi a la base, acuminé longuement au som- 
met, coriace, à bords entiers, épaissis, nervures latérales principales nom- 
breuses, se terminant dans le bord épaissi du limbe, celui-ci de6,5-iq cm. 
de long et i,5-8 cm. de large; inflorescence formant une ombelle terminale 



('1 Schefflera Beqvaerti ; scandens, raniis lignosis apice cire. 5-6 cm. crassis, cortice 
brurineo, longitudinaliter striato. albido lenticellaio, foliis petiolaiis. petiolo siriaio. sub- 
cylindrico, stipulis interpetiolaris cire. 3,5 cra. longis. foliolis 6. petiolulalis. lamina basi 
rotundaia, apice longe acuininaia, margine intégra: infloreseentiis late umbellatis, pedieellis 
2-5 mm. longis; ealvce ondulato-denticulato, petalis caducis. staniinum filamentis cire. 
I mm. longis, antheris 1,5 mm. cire, longis. 



B 12 — 

atteignant 24 cm. de haut et plus de 3o cm. de large, lâche, ramifications 
principales au nombre de 4, pédoncule principal glabre, de 8-1 1 cm. de long, 
a pédoncules secondaires bractéolés à la base atteignant 6 cm. de long, pédon- 
cules tertiaires d'environ 2 cm. de long, pédicelles de 2-3 mm. de long; 
bractées de la base de l'ombelle et de l'ombellule réduites; calice ondulé- 
denticulé sur les bords, pétales calyptnformes, rapidement caducs, de 
2-2,5 mm. de long, étamines à filet d'environ i mm. de long, à anthères de 
1,3 mm.; ovaire à style non divisée l'état jeune, plus court que les étamines 

Ruwenzori (Lanuri), 21 mai 19 14 ,J. Beouaert, n° 4405. — 
Liane à fleurs vertes, vers igoo m.). 

Observations. — Cette espèce se caractérise, comme la suivante 
(.S. congesta) par ses feuilles à limbe épaissi au bord. Elle se diffé- 
rencie comme nous le disons à propos de cette espèce, par ses 
inflorescences plus grandes, plus lâches. Les caractères différen- 
tiels que l'on pourrait trouver dans le stvle sont peut-être dus au 
stade de développement; l'espèce décrite ci-dessus est en fleurs, 
celles-ci jeunes; l'aiitre est au stade de début de la fructification. 



13. — Schefflera congesta De Wild., n. sp. {Araliaceae) ('). 

Plante a tiges grimpantes, rameaux ligneux atteignant vers le sommet 
environ 8 mm. de diamètre, a écorce brunâtre, striés longitudinalement a 
i'état sec, lenticdles proéminentes, éparses ; feuilles pétiolées, réunies souvent 
vers l'extrémité des branches, pétiole de 20-22 cm. de long, subcylindrique, 
épaissi à la base, d'environ 6 mm. d'épaisseur; stipule axillaire, engainante, 
atteignant environ 4 mm. de long; folioles au nombre de 6, pétiolule de 
2,5-6.5 cm. de long et environ 2 mm. d'épaisseur; limbe arrondi ou légère- 
ment subcordé a la base, coriace, à bords entiers, épaissis, de 11-24 cm. de 
long et de 6-10 cm. de large, nervures latérales principales se terminant 



(■) Schefflera congesta; scandens, ramis lignosis versus apicem cire. 8 mm. latis, cortice 
brunneo, striato, lenlicellatu. foins petiolatis, petiolo 20-22 cm. longo, subcylindrico, basi 
incrassalo; foliolis 6, peiiolulatis, lamina basi rolundata %'el leviter subcordata, coriacea, 
intégra, margine incrassata, inflorescentiis densis 8-10 cm. longis et usque 15 cm. latis, 
umbellis ^-y-floris. flonbus pedicellatis, pedicello 3-5 longo, corolla. .. . ; uvario glabro, 
stylo cire, i mm. longo, stigmatis 5 recurvatis, fructibus subglobulosis 5-costatis, 4 mm. 
cire, latis. 



— B 13 — 

toutes dans le bnrd épaissi; inflorescences de 8-10 cm. de haut et jusque 
i5 cm. de large, terminant les rameaux, ramifications principales de l'inflo- 
rescence au nombre de 2-5 atleig:nant au maximum ^ cm. de long, glabres, 
pédoncules secondaires une ou plusieurs lois ramifiés, ombelles terminales a 

4-7-fleurs, pédicelles de l-b mm. de long, glabre; fleurs , bractées 

caduques, calice ondulé, corolle rapidement caduque; ovaire à style d'environ 
1 mm. de long à 5 stigmates recourbés environ aussi longs que le t-tyle; 
fruits subglobuleux à 5 côtes, d'environ 4 mm. de diamètre. 

Riiwenzori, 15 avril 19 14 (J. Beouaert, n° 3721. — Grosse liane 
à fleurs vertes, vers 2,200 à 2,600 m. d'altitude). 

Observations. — Cette plante dont nous n'avons pu étudier les 
fleurs, et dont les fruits ne sont peut-être pas arrivés à maturité 
complète, se rapproctie de celle que nous venons de signaler sous 
le nom de S. Bcqiiaerti; ces deux plantes se différencient par le 
développement de leurs inflorescences, ces dernières compactes 
chez le 6". congesta par suite de la réduction en longueur des rami- 
fications de l'ombelle. 

Les deux plantes possèdent l'ourlet caractéristique du bord de la 
i'euille. 



14. — Schefflera tridentata De Wild., n. sp. {Araliaceae) ('). 

Plante grimpante, rameaux ligneux de i,5 cm. de diamètre environ vers 
les extrémités, écorce très irrégulière par les traces foliaires épaissies; feuilles 
pétiolées réunies en général vers l'extrémité des branches, pétiole atteignant 
S3 cm. de long, sillonné, subcylindrique, renflé a la base et y atteignant 
8-9 mm. d'épaisseur; stipules d'environ 2 cm. de long, folioles au nombre 
de 7-10, pétiolule de 3,5-7,5 cm. de long, limbe largement cunéiforme à la 
base, a 3 dents terminales subobtuses, apiculées, lame coriace à bords laté- 
raux entiers ou ondulés vers le sommet, légèrement épaissis, glabre, de 



(') Schefflera tridentata; scandens, ramis lignosis apice usque 1.5 cm. crassis, foliis 
petiolatis. petiolo usque 33 cm. longo, subcylindrico basi inflato, foliolis 7-10, petiolulatis, 
lamina basi late cuneata. apice tridentata, dentibus subobtusis, apiculatis, margine intégra 
vel undulata, incrassata, glabra, nervis lateralibus I utrinque cire. 8; inflorescentiis 3-5, 
spicatis, 9-14,5 cm. longis, floribus umbellatis, pedicellis gracilibus, calyce margine 
undulato, petalis caducis, staminum filamentis 3 mm. cire, longis, stylo brevi vel nullo. 



— B 14 — 

11-18 cm. de long et 4,5-8,5 cm. de large, nervures principales latérales an 
nombre de 8 environ se perdant dans le bord de la feuille 011 s'anastomosant 
irrégulièrement avant de l'atteindre; inflorescences terminant les rameaux, 
en épis au nombre de ?-5, de 9-14,5 cm. de long, fleurs disposées presque 
jusqu'à la base du rachis. celui-ci squameux, en ombelles plus ou moins 
rapprochées, sessiles ; fleurs pédicellèes, a pédicelle grêle de 2-4 mm. de long, 
a bractées barilaires d'environ i mm. de long, calice ondulé sur les bords; 

pétales rapidement caducs, étamines à filet de 3 mm. environ de long; 

ovaire à style très court ou nul. 

Angi, 20 septembre 1914 ([. Bequaert, n" 5790. — Galerie fores- 
tière ^des bords de la rivière ; liane à fleurs vertes). 

Observations. — Cette espèce appartient au groupe caractérisé 
par ses fleurs en ombelles sessiles, groupées le long d'un rachis et 
formant épi. Elle se fait remarquer par la tridentation terminale 
des folioles, et par l'absence de dents le long des bords latérau.x 
à ondulations peu marquées; le bord de la feuille est épaissi, mais 
moins que citez les S. Beqiiaerti et coiigesta. 

La nervation foliolaire sépare également ces deux groupes. 

15. — Scheffiera acutifoliolata Di^ Wild., n. sp. {Ara- 
liaceae) ('). 

Arbre d'environ 10 m. de haut, rameaux ligneux d'environ 1,2 cm. de 
diamètre vers le sommet, ècorce grisâtre, relativement peu épaisse, irrégu- 
lièrement plissée; feuilles pétiolées réunies souvent vers l'extrémité des 
branches, pétiole atteignant 22 cm. de long, sillonné à l'état sec, glabre, 
subcylindrique plus ou moins applati vers la base, d'environ 4-5 mm. d'épai- 
seur, folioles au nombre de 6 ou 7, pétiolule de 3-7,5 cm. de long, grêle, 
atteignant environ 2 mm. de diamètre, glabre, lisse; limbe arrondi ou légè- 
rement subcordé à la base, assez longuement acuminé au sommet, papyracé 



(') Scheffiera acutifoliolata ; arbor lo m. cire, altus; ramis lignosis, apice cire. 1,2 cm. 
crassis, corlice griseo; foliis petiolatis, petiulo usque 32 cm. longo, glabi'o. foliolis 6-7, 
petiolulatis, peliululo 3-7,5 cm. longo, lamina basi rotundata vel leviter subcordata, apice 
longe acuminata, margine dentata, nervis lateralibus I utrinque cire. 14; infioreseentiis 9-10, 
spiciformibus, flonbus umbellatis, umbellis cire. 15-20 mm. pedonculatis, et cire. 2o-tioris, 
pedicello glabro. corolla caduca. biaiiununi filamciiiis 2,3-3 nim. lungis. 



— H 15 — 

à l'état sec, à bords dentés, a dents arrondies, assez rapprochées, de q, 5-23 cm. 
de long et ?,S-io cm. de large; nervures principales latérales au nombre de 
14 environ s'anastomosant plus ou moins réi^ulièrement en arc vers le bord 
de la feuille sans atteindre directement celui-ci; inflorescences au nombre 
de 9 ou 10, en épis; fleurs disposées en ombelles pédicellées le long du rachis 
laissant un pédoncule nu ou éparsement bractéolé atteignant 5-6 cm de 
long, bractéoles linéaires de 3-4 mm. de long, ombelles à pédoncule glabre 
de i5-20 mm. de long bractéolé à la base, bractcole triangulaire atteignant 
environ > mm. de long, fleurs généralement à plus de 20 par ombelle, pédi- 
ci.lle glabre de 3-5 mm. de long, calice ondulé sur les bords, corolle calyptri- 
fcrme rapidement caduque d'environ i mm. de long, étamines à filet grêle 
de 3,5-3 mm. de long, anthères d'environ i mm.; ovaire à style glabre, 
conique dépassant le disque d'environ i mm. 

Rtiwenzori (Lamia), 16 mai 19I4(J. Beouaert, n° 4310. — Arbre 
d'environ 10 m. de hauteur à fleurs vertes; vers 2,000 m. d'alti- 
tude). 

Observations. — Espèce affine du 5. abyssinien Hochst.) 
Harms, mais à inflorescences plus réduites, à fleurs plus petites. 
Nous pouvons difierencier les 4 espèces décrites ici comme suit : 

Folioles entières sur les bords latéraux, ceux-ci plus ou moins épaissis. 
Folioles longuement acuminées aiguës. 

Inflorescence compacte de 8-10 cm. de haut et i5 cm. environ de 

large S. coiigesta. 

Inflorescence lâche de 24 cm. de haut et plus de 
3o cm. de large 6'. Bequaerli. 

Folioles à acumen court apiculé; limbe iridenté, 

dents obtuses apiculées 5. tridentata . 

Folioles denticulées sur les bords 6". acutifoliolata. 

16. - Erythrina Bequaerti De Wild., n. sp. {Lcgiun.uo- 
saceae) ('). 

Arbre de b-H m. de haut, rameaux éj-'ineux, courtement tomentcux- 
grisâtres a l'état sec, épines aplaties latéralement, velues-grisâtres à l'état 



(») Erythrina Bequaerti; arbor 6-8 m. altus; lamis breviter tomentosis, spinosis; stipulis 
inanguUribus, foliis tnfoholalis, fuhulis lateralibus late ovatis, basi rotundato-subcordatis, 



B l6 

jeune, droites; stipules triangulaires d'environ 7 mm. de long et 4-5 mm. de 
large, velues; feuilles trifoliolées à pétiole velu devenant plus ou moins 
glabre, de 9-17 cm. de long, épineux, folioles latérales largement ovales, 
arrondies-subcordées a la base, arrondies au sommet, pétiolulées, à pétiolule 
glanduleux à la base, velu de 3-i2 mm. de long, courtement et éparsement 
velues sur la face supérieure au moins sur les nervures, densément tomen- 
tcuses sur la face inférieure, nervures latérales principales au nombre de o 
environ de chaque côté de la nervure médiane, plus en relief en dessous 
qu'au dessus, de 4-i5 cm. de long et de 4-14 cm de large, souvent inéquila- 
térales ; foliole terminale largement ovale distante des latérales de 4,5-10 cm., 
bjglanduleuses au bas du pétiolule, atteignant 10 mm. de long, limbe régu- 
lier atteignant 17 cm. de long et 21 cm. de large, indûment semblable à 
celui des folioles latérales; inflorescences latérales longuement pédonculées, 
pédoncule velu comme les tiges et devenant, avec l'âge, plus ou moins glabre 
et noirâtre, atteignant 21 cm. de long rachis non compris, épi atteignant 
14-15 cm. de long, inflorescences partielles basilaires parfois distantes de 
12-1? mm., rachis densément velu, brunâtre, fleurs par i-3 sur un pédon- 
cule de 2-3 mm. de long, velu, accrescent, calice a tube ovoïde-elliptique de 
i5 mm. environ de long, fendu unilatéralement, densément velu-brunâtre, 
lobes libres linéaires, de ?2-?8 mm. de long et au maximum 2 mm. de large, 
plus ou moins glabres intérieurement, corolle d'un rouge de sang, étendard 
de 35-38 mm. de long et environ 11 mm. de large, étamines toutes soudées 
à la base, la vexillaire se libérant à environ 8 mm. de la base, les autres sou- 
dées sur environ 20 mm., filets libres atteignant environ 12 mm. de long; 
ovaire allongé, densément velu; style glabre vers le sommet environ aussi 
long que les étamines. Fruit ligneux a articles en nombre variable, pédon- 
cule velu, devenant glabre, articles globuleux plus ou moins distants, attei- 
gnant i5-iq mm. de diamètre (mûrs?). 

Ruwenzori (Butagu), 26 avril 1914 (J. Beouaert, n°3948. — Vers 
1,800 m. d'altitude; arbre de 7-8 m. de haut à fleurs rouge sang) ; 
Irumii, 4 mars 1914 (J. Beouaert, n° 272g. — Savane herbeuse; 
arbre de 6-8 m. à fleurs écarlates). 

Observations. — Cette espèce est indiscutablement affine de 



apice rotundatis, petiolulatis, supra brevitei' et sparse velutmis infra dense tomentosis ; 
inflorescentiis lateralibus longe pedunculatis, pedunculo velutino demum glabro et nigres- 
cente, spicis usque 15 cm. longis, calycis tubo ovoideo-elliptico unilateraliter fisso, dense 
velutino; lobis linearibus usque 38 mm. longis; corolla usque 38 mm. longa; legumine 
lignoso, articulisglobulosis. velutinis. demum glabris. 



— B 17 — 

VE. tomentosa R. Br., dont elle se diflférencie entre autres par les 
lobes beaucoup plus allongés de son calice. 



17. — Kniphofia Bequaerti De Wild., n. sp. {IJliaceae) ('). 

Plante a souche ligneuse, racines longues atteignant 3 mm. de diamètre, 
feuilles linéaires, aiguës au sommet, atteignant jusque 17 mm. de large vers 
la base, engainantes à la base, plurinerviées, à bords denticulés-spinescents, 
pédoncule floral atteignant plus de go cm. de long, portant vers le sommet, 
à une certaine distance de l'inflorescence, de i à 3 bractées papyracées, semi- 
embrassantes; inflorescence dense de 10-12 cm. de long et de 6-8 cm. de large; 
fleurs supérieures non ouvertes dressées, les moyennes ouvertes d'un rouge- 
orange, étalées, les inférieures réfléchies après anthèse; fleurs pédicellées, 
pédicelie grêle de 3-4 mm. de long, glabre, accrescent après l'anthése, brac- 
téolé à la base, bractée linéaire, de 3-q mm. de long, persistante, scarieuse, 
trinerviée; périgone de 26-29 mm. de long, glabre, légèrement contracté 
au-dessus de l'ovaire, cylindro-claviforme, droit, atteignant 4-6 mm. de 
diamètre, lobes ovales, subobtus, d'environ 3 mm. de long, étamines dépas- 
sant la corolle d'environ 6 mm., anthères de 1,7 mm. de long environ, style 
grêle persistant longtemps et dépassant la corolle de 10-12 mm. 

Tshitsirunga, 7 octobre 19 14 (J. Bequaert, n° 6028. — Sur 
ancienne lave; fleurs d'abord rouge-orangé puis jaunes). 

Observations. — Cette espèce se range dans le groupe Uvaria 
A. Berger, et paraît se classer dans le voisinage du K. linearifolin 
Baker par le développement du périgone, l'exsertion des étamines 
et la présence des denticules sur le bord des feuilles. 



(') Kniphofia Bequaerti; basi lignosa, radicibus elongatis, usque 3 mm. crassis, foliis 
linearibus, apice acutis, basi vaginantibus, plurinerviatis, margine denticulato-spinescentis, 
pedunculo usque 90 cm. longo, apice 1-3-bracteato; inHorescentiis densis 10-12 cm. longis 
et 6-8 cm. latis, floribus breviter pedicellatis, corolla glabra, cylindrico-claviformi, erecta, 
lobis ovaUs, subobtusis, cire. 3 mm. longis, staminibus cire. 6 mm. exsertis, stylo persistent! 
et longe exserto. 



Revue Zoo/. Aft., V'III, — Supplément Botanique, 



— B I« — 

l8. — Cynoglossum Bequaerti Df. Wti.i)., n. sp. {Bnrragi- 
jiaceac) ('). 

Plante à tige dressée atteignant plus de 40 cm. de haut, plus ou moins 
ramifiée; rameaux dressés, courtement velus; feuilles caulinaires alternes; 
feuilles basilaires très longuement pétiolées, à pétiole atteignant 27 cm. de 
long et environ 3 mm. d'épaisseur, courtement velu, limbe ovale largement 
cunéiforme, arrondi ou subcordé à la base, aigu au sommet, atteignant 
20 cm. de long et 1 1 cm. de large, à poils épars sur les deux faces, à environ 
5 nervures latérales principales de chaque côté de la nervure médiane; 
feuilles caulinaires plus réduites, subsessiles, rétrécies en pétiole, élargies à la 
base, cunéiformes au sommet, atteignant au maximum 5,5 cm. de large et 
10 cm. de long, passant le long des ramifications de l'inflorescence aux 
bractées florales; fleurs bleues plus ou moins longuement pédicellées; pédi- 
celle de 2-5 mm. de long, densément velu, accrescent sous le fruit; calice 
d'environ 2 mm. de long, fendu presque jusqu'à la base, accrescent sous le 
fruit, à lobes velus extérieurement, ciliés sur les bords, glabres à l'intérieur; 
corolle d'environ 5 mm. de diamètre; fruit porté par un pédicelle grêle, 
généralement réfracté, atteignant jusque i5 mm. de long, soutenu par le 
calice atteignant 7 mm. de diamètre; lobes de 2-^ mm. de large; nucules 4, 
ellipsoïdes-ovoïdes, applatis, garnis sur toute la surface d'épines, sauf sur la 
partie en contact avec le réceptacle, également de forme ovale, atteignant 
8 mm. de long, 6 mm. de large et environ 2 mm. d'épaisseur. 

Ruwenzori, 12 avril 1914 (J. Bequaert, n° 3590. — Vers 
2,000 à 2,200 m. d'altitude). 

Observations. — Cette espèce se rapproche indiscutablement 
du C. amplifoliuin Steud. Elle se différencie par ses feuilles basi- 
laires très développées et les nucules non globuleux mais ellip- 
soïdes-ovales, nettement aplatis. 



(') Cynoglossum Bequacrii ; herba erecta plus minus ramosa, ramis erectis breviter 
velulinis, foliis basilaribus longe petiolatis, petiolo usque 27 cm longo, lamina ovata, apice 
acuta usque 20 cm. longa et 11 cm. lata, caulinaribus subsessilibus, usque 5,5 cm. longo; 
floribus cyaneis, pedicellatis, pedicello accrescenti; calyce cire. 2 mm. longo, calycis lobis 
extus velutinis, ciliatis, intus glabris; nuculis ellipsoideo-ovoideis, non globulosis, dense 
spinulosis, cire. 8 mm. longis, 6 mm. latis et 2 mm. crassis. 



— B rg — 

19. — Qarcinia sordido=luteola De Wiid., n. sp. {Giittife- 

raceac) ('). 

Arbuste à rameaux glabres, à entre-nœuds très variables, n'atteignant 
parfois que i cm. de long; feuilles opposées, pétiolées, pétiole canaliculé, 
atteignant 12 mm. de long; limbe elliptique ou obovale-elliptique, plus ou 
moins longuement cunéiforme à la base, acuminé plus ou moins longuement 
au sommet, à acumen subaigu de lo-iS mm. de long; limbe de 8-12 cm. de 
long et 3-6 cm. de large; nervures latérales principales assez nombreuses, à 
plus de 12 de chaque côté de la nervure médiane, peu proéminentes et 
visibles sur les deux faces, irrégulièrement anastomosées vers le bord de la 
feuille, se perdant dans le bord sous forme de nervure intramarginale; 
nervures secondaires réticulées; fleurs d'un jaune pâle sale, solitaires ou 

paucifasciculées à l'aisselle de feuilles présentes. Fleurs mâles ; fleurs 

femelles courtement pédicellées; pédicelle de 2 mm. environ de long; sépales 
externes courts, cucullés, d'environ 3 mm. de long; pétales elliptiques- 
obovales, obtus, de 10 mm. de long et d'environ 5 mm. de large; ovaire 
subovoïde; stigmate en plateau, gluant, subquadrangulaire, subquadri- 
lobulé. Fruit globuleux atteignant 4 cm. de diamètre, à 4 graines de i5 mm. 
environ de long et 8 mm, de large. 

Avakubi, 13 janvier 1914 (J. Bequaert, n° 1971. — Arbuste de 
la forêt à fleurs jaune pâle sale). 

Observations. — Cette espèce se range dans le groupe A. b. a. 
de la section Taginanthera Pierre, si l'on tient compte des don- 
nées du Prof Engler; nous n'en connaissons que les fleurs femelles 
et les fruits. Ce Garcinia se différencie d'une plante que nous 
décrirons sous le nom de G. Lujai, par l'absence d'une nervure 
intramarginale à arcatures bien marquées, très bien visible chez 
cette dernière espèce. 



(') Garcinia sordido-luicola ; arbusculus, ramis glabns, foliis oppositis, petiolatis, lamina 
elliptica vel obovato-elliptica, basi cuneata, apice acuminata. nervis lateralibus I ultra 12; 

floribus axillaribus solitaribus vel paucifasciculatis, masculis , femineis breviter 

pedicellatis, sepalis cire. 3 mm. longis, petalis elliptico-obovatis, cire. 10 mm. longis; ovario 
subovoideo, stigmate subquadrilobulato ; fructibus globulosis usque 4 cm.diam., seminibus 4, 
cire. 15 mm. longis et 8 mm. latis. 



— 15 20 — 

20. — Qarcinia Bequaerti De Wii.d., n. sp. {Guttiferaceaè) ('). 

Arbre de 8 à lo m. de haut, à rameaux glabres, entre-nœuds de 1-4 cm. 
de long; feuilles opposées, pétiolées; pétiole canaliculé de 5- 10 mm. de long; 
limbe elliptique, cunéiforme à la base, acuminé plus ou moins longuement 
au sommet, à acumen subaigu atteignant 12 mm. de long; limbe de 5-io cm. 
de long, acumen compris, et de 1,7-4 cm. de large; nervures principales 
obliques, au nombre de 10 environ de chaque côté de la nervure médiane, 
formant un angle de 1o-45°, légèrement proéminentes sur les deux faces, 
anastomosées vers le bord de la feuille; nervures secondaires réticulées; 
fleurs blanches, terminales ou axillaires, solitaires ou paucifasciculées; fleurs 
mâles à calice à 4 sépales, les externes d'environ 3 mm. de long, les internes 
de 4 mm. environ de long; pétales elliptiques de lo-ii mm. de long et 
4-4,5 mm. de large; étamines en 4 phalanges de 5-6 mm. de long et environ 
0,5 mm. de large, portant au sommet, serrées les unes contre les autres, 
environ 7 anthères. Ovaire rudimentaire tronqué. 

Avakubi, 14 janvier 1914 (J. Bequaert. — Forêt. Arbre de 
8-10 m., à fleurs blanches). 

Observations. — Cette espèce nouvelle appartient à la section 
Tagmanthera Pierre et doit se ranger dans la sous-section carac- 
térisée par le Prof Engler par la diagnose : 

B. Nervi latérales I angulo cire. 30-40° adscendentes. 

A ce propos, il y a à faire remarquer que le G. Gilletii De Wild., 
classé par le Prof Engler dans la section A. Nervi latérales 
I jiiunerosi angulo cire. 6o-8o' patentes, ne peut y être conservé; 
il se range dans le voisinage du G. Bequaerti et dans le groupe : 
a. Arbores vel frutices de la sous-section B. des Tagmanthera. 



(■) Garcinia Bequaerti; arbor 8-10 m. altus, ramis, glabris, foliis oppositis, petiolatis, 
lamina elliptica, basi cuneata, apice acuminata, 5-10 cm. longa, nervis I obliquis utrinque 
cire. 10; floribus terminalibus vel axiUaribus, solitaribus vel paucifasciculatis, masculis 
4-sepalis, sepalis e.xternis 3 mm. cire, longis, internis cire. 4 mm. longis, petalis ellipticis, 
phalangiis staminiferis cire. 5-6 mm. longis, 7-antheris; ovario abortivo truncato. 



VÉGÉTATION DU BAS-CHILOANGO 



ET LIMITE OCCIDENTALE 



DE LA FORÊT DU MAYUMBE 



PAR 



le l)^ J. BEQUAERT 



L'esquisse suivante est basée en majeure partie sur les notes 
prises durant mon séjour à Landana et mon voyage de Landana à 
Lukula par Luali, au mois d'août 1913. 

A l'embouchure du Chiloango, on trouve la végétation typique 
de la mangrove des estuaires maritimes de la côte occidentale 
d'Afrique. Cette mangrove est très pauvre en espèces. Rhizophora 
Maiiglc V prédomine, mais ce palétuvier n'y atteint jamais les 
belles dimensions des individus de la même espèce dans le delta du 
Congo ; dans cette dernière région, ce Rhizophora devient un arbre 
de 20 à 25 m. de haut et de 60 cm. de diamètre. Vers les limites de 
la mangrove, on trouve souvent en mélange avec les Rhizophora 
des Avicennia nitida, des Conocarpus erectus et des Hibiscus 
tiliacetis. Un grand Loranihus {Ruchneri EtiGi..!), à larges feuilles 
et à fleurs d'un rouge écarlate, croît fréquemment sur les branches 
des Rhizophora et Avicetinia. Pour le surplus, on ne trouve pas 
d'épiphytes dans la mangrove ; mousses et lichens sont aussi 
absents ; mais le tronc des arbres est très souvent couvert d'un 



B 22 



enduit ocre-orangé d'algues microscopiques. La plante la plus 
remarquable de la mangrove est une fougère de grande taille, 
Acrostichum aureuni, dont les rhizomes épais rampent sur la vase 
entre les échasses des palétuviers ; ses frondes élégantes, portées 
sur un pétiole de 75 cm., se dressent fréquemment jusqu'à 2 m. ou 
2°'5o de hauteur. 

La mangrove ne remonte pas au delà de 8 à 10 km. de l'embou- 







chure du Chiloango. Elle disparaît alors pour donner place à une 
galerie forestière assez dense par endroits, mais qui ne s'étend 
jamais bien loin de la rive. Au delà le pays est couvert en majeure 
partie par la savane habituelle du Bas-Congo. Cette galerie fores- 



— R 23 — 

tière se continue jusqu'à Luali ; sa composition est assez variée, 
mais les espèces banales prédominent. Parmi les arbres et arbustes 
signalons: Syinphonia globulifera, Alhizziasp., Elaeis guineen- 
sis, des Anthocleista, Ouratea, Xylopia, Vitex, Cola, Ficus, Dra- 
caena, etc. Plus près de l'eau, Hibiscus tiliaceus, Alchornea 
cordifolia, Phœnix spinosa. Comme dans toutes les forêts inondées 
périodiquement, les fougères et autres plantes terrestres, ainsi que 
les épiphvtes sont rares; Culcasia scandeiis est la seule espèce fré- 
quente le long des troncs d'arbre. Par contre, les lianes et buissons 
à branches ascendantes sont extrêmement nombreux et ils recou- 
vrent souvent la végétation arborescente d'un manteau complet. 
L'ensemble de cette flore aérienne est rendu très attravant par des 
fleurs ou des bractées de couleurs éclatantes et variées. 

La petite liste suivante de ces lianes est loin d'épuiser la série : 

Landolp/iia florida (à fleurs blanches), Flagellaria indica 
var. guiiieensis (à feuilles se terminant en vrilles et à baies 
rouges), Covibretum raceiiiosuin (à bractées d'un rouge écarlate), 
Heteropteris africana (à fleurs d'un jaune d'or), Cainoeiisia 
maxima (à grandes fleurs blanches tachées de jaune), un Mus- 
saenda (à petites fleurs jaunes et à grandes bractées d'un blanc 
jaunâtre), un Ereiiiospatha (probablement ctispidata), un Clero- 
detidroji (à fleurs blanches), Mucana flagellipes, Tetracera sp., 
Lygodimn sp., etc. 

Aux environs de Luali, la forêt a tous les caractères d'une for- 
mation secondaire. Les Elaeis guiiieensis, Musanga Sniithi, 
Vernonia conferta, etc., sont communs. Caloncoba Welwitschii 
est aussi abondant; dans le sous-bois croissent des Ananas, des 
Canna indica. On rencontre même dans cette forêt des Manguiers 
et des Papayers. 

Lorsqu'on se rend de Luali à Lukula, par Kungo-Duango, Chi- 
pondo et Boma-Sundi, on traverse une succession de savanes, de 
galeries forestières, de lambeaux de forêt secondaire ; mais seule- 
ment en certains endroits, près de Lukula, la forêt rappelle quel- 
que peu les conditions primitives. Sur tout ce parcours, la savane 
prédomine, couvrant les croupes des collines, car le pays est très 



— B 24 — 

accidenté ; les bas-fonds et les vallées sont boisés ; le caractère 
secondaire de cette végétation forestière est attesté par la présence 
de nombreux Elaeis, Miisanga, etc., et l'abondance des lianes 
ubiquistes, Olyra îatifolia, Schria Barteri^ etc. Il faut cependant 
noter que les lambeaux de forêt deviennent plus étendus à mesure 
que l'on se rapproche de Lukula ; il y a encore des clairières her- 
beuses avec Alloua, Hymenocardia et autres arbustes xérophytes 
dans la savane. Ce caractère de forêt et savane en mélange est 
tout le long du chemin de fer de Lukula à Luki. Au sud de Luki 
jusqu'à Borna, le pays est uniquement couvert de la savane her- 
beuse, à baobabs, tvpique de cette partie du Bas-Congo. 

En somme, la limite de la forêt du Mayumbe donnée sur la carte 
forestière du Bas- Congo {^Bulletin Agricole du Congo belge, V, 
n° I, mars 19 14), me paraît tracée trop loin vers l'ouest et le sud. 
Pour la forêt primitive continue, je ferais passer cette limite par 
Kutu, Boma-Vonde et la rive nord de Lukula. Au delà s'étend 
une bande de transition dont la largeur varie entre 40 et 50 km., 
et où la savane alterne avec de la forêt presque partout de nature 
secondaire. 



DECADES 
SPECIERUM NOVARUM FLORAE CONGOLENSIS 

(Coi.L. D'^ J. BEQUAERT) 



Ém. DE WILDEMAN 

( Bruxelles) 



m 



21. — • Lobeiia butaguensis De Wild., sp. n. {Lnheliaceae) ('). 

Plante à tiges dressées ou plus ou moins couchées à la base, ne s'enracinant 
pas aux nœuds; tiges atteignant 50 cm. de haut, plus ou moins fortement 
ailées, à ailes atteignant i mm. de large; feuilles alternes membraneuses, 
ovales-lancéolées, elliptiques-lancéolées ou lancéolées, de 2,5-4,5 cm. de long 
et 3-25 mm. de large, peu profondément dentées sur les bords, à dents 
apiculées, plus ou moins rétrécies à la base, à pétiole ailé, obtuses-apiculées 
au sommet, à poils épars sur les deux faces; fleurs axillaires, solitaires, à 
pédoncule atteignant 12 mm. de long; calice glabre, à tube de 3-4 mm. de 
long sous la fleur, accrescent, lobes linéaires-aigus, de 3 mm. environ de 



(■) Lohelia butaguensis : ramis erectis vel plus minus procumbentibus, non radicantibus, 
usque 50 cm. longis, alatis; foliis alternis, membranaceis, lamina ovato-lanceolata, elliptico- 
lanceolala, vel lanceolata, 2,5-4,5 cm. longa et 3-25 mm. lata, margine dentata, apice obtusa, 
sparse pilosa; floribus axillaribus, solitaribus, pedunculatis, pedunculo glabro usque 12 mm; 
longo, calyce glabro, tubo 3-4 mm. longo et accrescenti, lobis lineari-acutis, ciliatis; corolla 
alba fissa, lobis laiera'iibub acutis plus minus divergentibus, antheris anterioribus albido- 
pilosis; capsula 7-8 mm. longa. 

Revue ZooL Afric, VUl. — Supplément Botaniqtie. 3 



— B 26 — 

long, ciliés; corolle blanche à tube d'environ 3 mm. de long, glabre, fendu 
jusqu'à la base, à lobes latéraux aigus, plus ou moins divergents, un peu plus 
courts que les lobes centraux arrondis, d'environ 2 mm. de long; anthères 
d'un peu plus de i mm. de long, les antérieures portant un pinceau de poils 
blancs; capsule de 7-8 mm. de long, à côtes plus ou moins marquées. 

Ruwenzori (Butagu), 25 avril 1914 (]". Beouaert, n° 3910. — 
Entre 1,800 et 2,000 mètres ; ravin humide, sur terre fraîche; fleurs 
blanches); Ruwenzori (Butagu), 11 avril 1914 (|. Bequaert, 
n° 3564. — Entre 1,600 et 1,800 mètres; fleurs blanches). 

Observations. — Cette espèce rappelle le /.. lunbrosa Hochst., 
dont elle difi'ère par les pédoncules plus courts que les feuilles, 
les lobes du calice égalant en longueur le tube de la corolle; elle 
rappelle également le L. chireensis Rich., de la région nilienne. 
Chez le L. iimhrusa le calice serait muni de soies, tandis que chez 
le L. hatagiiensis le calice est nettement glabre, les lobes seuls 
étant ciliés sur les bords. 



22. — Lobelia mokuluensis De Wild., n. sp. {Lobeliaceae){'). 

Plante à tiges grêles, dressées ou plus ou moins couchées à la base, 
s'enracinant aux nœuds, atteignant 40 cm. de long, à poils courts, épars, 
non ou obscurément ailées, plus ou moins ramifiées; feuilles opposées, 
elliptiques-lancéolées, de 8-30 mm. de long et 2,5-7 mm. de large, peu 
profondément dentées sur les bords, à dents apiculées, plus ou moins rétrécies 
vers la base en un court pétiole plus ou moins ailé, aiguës au sommet, glabres 
ou à poils épars sur les nervures et vers le bord du limbe; fleurs axillaires, 
solitaires, à pédoncule de 10 mm. environ de long, accrescent sous le fruit et 
atteignant 25 mm., couitement velu; calice florifère à tube velu, d'environ 



(') Lobelia )nohuluensis; ramis gracilibus, erectis vel decumbeiitibus, radicantibus, usque 
40 cm. longis, sparse pilosis, non alatis, plus minus ramosis; foliis oppositis, elliptico- 
lanceolatis 8-30 mm. longis et 2,5-7 n^™- latis, dentatis, breviter petiolatis, glabris vel sparse 
pilosis; floribus axillaribus, solitaribus, pedunculo cire. 10 mm. longo et accrescenli, 
breviter velutino; tubo calycis velutino, cire. 3 mm. longo, lobis linearibus 3-5 mm. longis; 
corolla aurantiaca lobis medianis 3 coalitis, lobis lateralibus liberis cire. 7 mm longis; 
antheris velulinis et apice pilosis. 



— B 27 — 

3 mm. de long, à lobes linéaires, étalés ou réfléchis pendant l'anthèse, velus, 
d'environ 3 mm. de long, accrescents sur le fruit et atteignant 5 mm. ; corolle 
orangée à lobes antérieurs soudés par trois sur environ 3 mm. de longueur 
formant gouttière velue extérieurement, les extrémités libres elliptiques de 

4 mm. de long et jusque 1,5 mm. de large, lobes postérieurs libres velus, de 
7 mm. environ de long; tube staminal de 4 mm. environ de long, à anthères 
de 1,5 mm., ciliées sur les bords, à pinceaux de poils au sommet; capsule 
velue extérieurement, de 8 mm. de long sur 4 mm. de large. 

Mukuki, 27 septembre 1914 (J. Beouaert, n° 5922. — Steppe 
à Acanthus; fîeiirs orangées). 

Observations. — Cette espèce est naturellement voisine du 
L. violacco-auratitiaca que nous décrivons plus loin et par suite 
du L. stellaiioidcs Benth. et Hook. 

Nous ne pouvons insister ici sur les diflférences d'avec cette 
dernière, pas plus que nous ne pouvons établir des caractères précis 
pour séparer L. stcllarioidcs et L. violaceo-aurantiaca. 

Mais les deux plantes nouvelles, qui, à premier aspect, sont très 
semblables, se différencient très nettement par : 

Pétales antérieurs soudés par trois sur 3 mm. 

en\nrou de long L. mukuluensls. 

Pétales antérieurs soudés à peine sur i mm. de 

long à la base, tous nettement spatules . . . L. violaceo-aurantiaca. 



23. — Lobelia rubescens De Wild., sp. n. {Lobeliaceae) ('). 

Plante à tiges dressées, plus ou moins couchées à sa base, s'enracinant aux 
nœuds; tiges atteignant 40 cm. de long, plus ou moins ramifiées, plus ou 
moins fortement ailées, surtout dans leur partie médiane et supérieure, à 



Ç) Lobetta rubescens; ramis erectis vel decumbentibus, radicantibus, usque 40 cm. longis, 
plus minus ramosis, alatis; foliis alternis, ellipticis vel obovatis, petiolatis, 5-40 mm. longis 
et 4-17 mm. latis, margine leviter dentatis, supra et infra sparse pilosis; floribus axillaribus, 
solitaribus, pedunculo 12-21 mm. longo accrescenti; calycis tubo 3 mm. longo, lobis linea- 
ribus, acutis, corollae tubo usque ad basin fisso, lobis lateralibus styliformis, lobo médiane 
trilobulato, lobulis 2,5 mm. longis et 1,5 mm. lalis, antheris anterioribus albido-penicillatis; 
capsula cire. 7-8 mm. longa. 



— B 28 — 

ailes atteignant i mm. de large; feuilles alternes, elliptiques ou obovales, 
rétrécies en pétiole ailé à la base, de 5-40 mm. de long et 4-17 mm. de large, 
peu profondément dentées sur les bords, à dents arrondies apiculées, plus ou 
moins acuminées au sommet, à acumen obtus, à poils très épars sur les 
deux faces ;lleurs bleues axillaires, solitaires, àpédicelle atteignant 12-21 mm. 
de long, accrescent sous le fruit; calice glabre, à tube de 3 mm. environ de 
long, accrescent, lobes linéaires, aigus, de 5-6 mm. de long et d'environ 
0,5 mm. de large, ciliés éparsement sur les bords; corolle à tube d'environ 
5 mm. de long fendu longitudinalement jusqu'à la base, à lobes latéraux 
stj^liformes d'environ 2 mm. de long, lobe médian bleu violacé, trilobulé, à 
lobules elliptiques, subégaux, de 2,5 mm de long sur environ 1,5 mm. de 
large, anthères ne dépassant guère la gorge de la, corolle, colonne glabre, 
anthères antérieures portant un pinceau de poils au sommet; fruit capsulaire 
de j-8 mm. de long, déhiscent, à graines nombreuses brunâtres de 0,5 mm. 
de long. 

Ruwenzori (Butagu), 25 avril 1914 (J. Beouaert, n' 390g. — 
Entre 1,800 et 2,000 mètres; ravin humide sur terre franche; fleurs 
bleues); Kabanga, 4 novembre 1914 (J. Beouaert, n° 6181. — 
Steppe à Acanthus; fleurs bleues, en mélange avec quelques brins 
de L. violaceo-durdiitiaca). 

Observations. — Espèce affine, senible-t-il, du L. umhrosa 
HocHST. de l'Abyssinie, à tube corollin et lobes calvcinaux 
subégaux, à pédicelles plus courts que les feuilles. 



24. — Lobelia violaceo=aurantiaca De Wild., n. sp. {Lobe- 
liaceae ('). 

Plantes à tiges grêles, dressées ou plus ou moins couchées à la base, 
s'enracinant aux nœuds; tiges atteignant 40 cm. de long, à poils courts épars, 



(') Lobelia violaceo-auraniiaca ; ramis erectis vel decumbentibus, radicantibus et usque 
40 cm. longis, sparse pilosis, obscure vel non alatis; foliis oppositis, elliptico-lanceolatis 
6-25 mm. longis et 2-6 mm. latis, denlatis, petiolatis, glabris vel sparse pilosis; floribus 
a.xillaribus, solitaribus, pedicello usque 2,5 cm. longo; calycis tubo velutino cire. 3 mm. 
longo, lobis linearibus cire. 3 mm. longis; coroUa violaceo-aurantiaca, 5-lobata, lobis usque 
ad basin liberis, 8-10 mm. longis, spatulatis et usque 3 mm. latis, colomna veluiina cire. 
5 mm. longa, antheris apice pilosis, capsula ultra 7 mm. longa et 3 mm. lata. 



— R 29 — 

non ou obsourénieiit ailées, plus ou moins ramifiées; feuilles opposées, 
membraneuses, elliptiques-lancéolées, de 6-25 mm. de long et 2-6 mm. de 
large, peu profondément dentées sur les bords, à dents apiculécs, plus ou 
moins rétrécies en un court pétiole plus ou moins ailé à la base, aiguës au 
sommet, glabres ou à poils très épars sur les deux faces, surtout sur les 
nervures et vers le bord; fleurs axillaires, solitaires, à pédoncule atteignant 
sous le fruit 2,5 cm. de long, courtement velu; calice florifère à tube velu de 
3 mm de long, à lobes de 3 mm. environ de long, accrescents et atteignant 
5 mm., linéaires, aigus, étalés ou réfléchis pendant l'anthèse, velus; corolle 
d'un violet orangé ou orange, à lobes tous libres presque jusqu'à la base, de 
8-10 mm. de long, spatules plus ou moins velus, violets sur l'onglet, orangés 
sur le limbe, atteignant 3 mm. de large; tube staminal velu d'environ 5 mm. 
de long, anthères d'environ 1,7 mm. de long, ciliées sur les bords, à touffe 
de poils blancs au sommet; capsule velue de plus de 7 mm. de long et 3 mm. 
de large. 

Ruwenzori (Butagu), 12 avril 1914 (J. Beouaert, n. 3588. — 
Entre 2,000 et 2,200 mètres; fleur violet orangé). 

Observations. — Cette espèce se range dans le groupe du 
L. stellarioides Benth. et Hook. Elle partage avec elle les carac- 
tères : feuilles opposées, étamines à anthères munies d'un pinceau 
de poils; mais la description du L. stellarioides, d'après laquelle 
les fleurs sont plus grandes que celles de notre plante, ne nous dit 
pas si les lobes de la corolle sont libres presque jusqu'à la base ou 
soudés sur une certaine longueur seulement comme dans la plante 
que nous avons décrite ci-dessus sous le nom de L. iiiukuluensis'i ' 



25. — Lobelia lanuriensis De Wild., sp. n. {Lobeliaceae) ('). 

Plante à tige ; feuilles paraissant réunies vers l'extrémité de 

la tige, les supérieures sessiles, lancéolées-linéaires, de 27 cm. de long et 



(') Lobelia lanuriensis ; foliis superioribus sessilibus, lanceolato-linearibus, 27 cm. cire, 
longis et 2,5 cm. latis, breviter denticulatis, nervis dense reticulatis, supra et infra glabris, 
margine levissime ciliolatis; inflorescentiis ultra 60 cm. longis, glabris, bracteis lanceolato- 
linearibus usque 5 cm longis et 7 mm. latis ; corolla viridi, calycis tubo subglobuloso cire. 
6 mm. longo et lato, lobis lanceolato-subfalciformibus, glabris, acutis, 22-26 mm. longis et 
4-5 mm. latis. corolla 4-4.5 cm. longa, tubo fisso cire. 17 mm. longo, lobis linearibus cire. 
2 mm longis ; antheris apice albido pilosis. 



— R30 — 

environ 2,5 cm. de large, passant insensiblement aux bractées florales, 
courtement denticulées sur les bords, plus ou moins élargies et embrassantes 
à la base, aiguës au sommet, nervures latérales très nombreuses, réticulées 
avec les nervures secondaires, glabres sur la face supérieure comme sur la 
face inférieure, courtement' ciliolées sur les bords; fleurs en inflorescences 
spiciformes de plus de 60 cm. de long, glabres; bractées de la base de 
l'inflorescence glabres, lancéolées-linéaires, aiguës de 5 cm. de long et 7 mm. 
de large dépassant les fleurs jeunes, dépassées par les fleurs durant l'anthèse, 
plus petites vers l'extrémité de l'inflorescence; fleurs vertes courtement 
pédicellées, à pédicelle glabre atteignant 7-8 mm. de long, bibractéolé vers 
le milieu, à bractéoles de i à 2 mm. de long; calice à tube subglobuleux 
d'environ 6 mm. de long et 6 mm. de large; lobes lancéolés-subfalciformes, 
glabres, aigus, de 22-26 mm. de long et 4-5 mm. de large à la base, entiers 
sur les bords; corolle verte de 4-4,5 cm. de long à lobes soudés à la base sur 
17 mm. environ de longueur, tube fendu latéralement jusqu'à la base, à 
5 lobes linéaires, aigus, d'environ 2 mm. de large dans leur partie médiane; 
tube staminal divisé à la base, de 25-27 mm. de long courtement et éparse- 
ment velu, anthères d'environ 11 mm. de long, les inférieures munies 
d'une touffe de poils blancs au sommet; ovaire glabre. 

Ruwenzori (Lanuri), 2q mai 1914 (J. Bequaert, 11° 4518. — 
Entre 3,200 et 3,500 mètres; fleurs vertes). 



Observations. — M. Bequaert ne nous a pas fourni d'indications 
sur la nature de cette plante ; nous ne connaissons pas les dimen- 
sions des feuilles de la base de la touffe, ni celles de l'inflorescence. 

Par les caractères floraux rappelés dans la description, elle 
devrait, en tenant compte des données de la Flora of trop. Africa, 
se ranger dans le voisinage du L. Deckenh Hemsl. , se caractérisant 
par des fleurs glabres, des lobes calycinaux du tiers environ de la 
longueur de la corolle. 

Dans notre plante les lobes calvcinaux ne possèdent pas ce 
caractère, qui est, nous semble-t il, plutôt de valeur secondaire. 
Mais ce qui permet de diflférencier le L. laiiuriensis^ c'est d'abord 
le fait que la corolle est fendue en cinq lobes très allongés, et que 
le tube staminal est plus court que la corolle, lobes compris. 



- B3I — 
26. — Lobelia Bequaerti De Wii.u., sp. ii. {Lobcliaccdc) ('). 

Plante à tige dressée ; feuilles paraissant réunies vers l'extrémité 

de la tige, les supérieures sessiles, rapprochées, ovales-lancéolées, d'environ 
20 cm. de long et 5 cm. de large, très légèrement dcnticulées sur les bords, 
plus ou moins embrassantes à la base, plus ou moins arrondies et apiculées 
au sommet, glabres sur la face supérieure comme sur la face inférieure, 
courtement ciliolées sur les bords, passant insensiblement aux bractées; 
fleurs glabres, d'un bleu foncé; bractées de la base de l'inflorescence, 
obovales, d'environ 8,5 cm. de long et 4,5 cm. de large, plus ou moins 
brusquement et longuement acuminées-aiguës au sommet, dépassant les 
fleurs, plus petites vers l'extrémité de l'inflorescence de plus de 40 cm. de 
long; fleurs courtement pédicellées, à pédicelle glabre, atteignant 10-12 mm. 
de long, bractéolé vers le milieu, calice à tube longuement campanule, 
atteignant 10 mm. de haut et 13 mm. de large ; lobes ovales-lancéolés glabres, 
éparsement ciliolés sur les bords, arrondis au sommet, apiculés, de 1 1-13 mm. 
de long et 5-6 mm. de large à la base; corolle glabre extérieurement ou très 
éparsement poilue, de 37-40 mm. de long, fendue longitudinalement jusqu'à 
la base, divisée en 5 lobes lancéolés, atteignant 20 mm. de long, velus 
intérieurement, surtout le long de trois lignes longitudinales; tube staminal 
glabre ou à poils épars de 27 mm. environ de long, à étamines libres à la 
base sur environ 14-15 mm. de long, anthères de 9-1 1 mm. de long, les 
antérieures munies d'un pinceau de poils blancs; ovaire glabre, st3'le glabre, 
à stigmates velus divergents, atteignant le sommet des étamines. 

Ruwenzori (Lanuri), 29 mai 1914 (J. Beouaert, n" 4519. — 
Vers 4,300 mètres d'altitude; fleurs d'un bleu foncé). 

Observations. — Cette espèce est indiscutablement voisine du 
/,. Dcckenii Hemsl. ; mais, comme nous l'avons dit à propos du 
L. laiiHiieiisis, ce L. Dcckenii se caractériserait par une corolle 



(') Lobelia Bequaerti; foliis sessilibus, dense approximatis, ovato-lanceolatis, subobtusis, 
cire. 20 cm. longis et 5 cm. latis, margine leviler denticulatis, ciliatis, supra et infra glabris; 
floribus cyaneis, bracleis obovatis cire. 8,5 cm. longis et 4,5 cm. latis, plus minus abrupte et 
longe acuminalis, acutis, floribus pedicellatis, pedicello 10-12 mm. longo, bracteolato, 
calycis tubo late campanulato, lobis ovato-lanceolatis, 11-13 mm. longis et 5-6 mm. latis; 
corolla usque 40 mm. longa, lobis 5, lanceolatis usque 20 mm. longis et 3 mm. latis, stami. 
nibus basi liberis, antheris anterioribus albido-pilosii, ovario glabro, stylo glabro, stigmatis 
velutinis. 



H 32 — 



non lobée, ce qui est loin d'être le cas pour notre plante. Les 
L. lanurieiisis et L. Beqiiaerti sont, comme on peut le voir par 
les descriptions, très différents l'un de l'autre; par la forme des 
bractées, le L. Bequaeriz rappelle davantage le L. Deckeiiii Hemsi,. 



27. - Maesa Bequaerti De Wild., sp. n. {Myrsinaceae) ('), 

Arbuste parfois lianiforme, à rameaux cylindriques, à écorce brune, velue, 
à lenticelles blanchâtres; feuilles pétiolées, à pétiole de 5-25 mm. de long, 
velu; limbe elliptique ou obovale, de 1,5-8,5 cm. de long et 1-5 cm. de large, 
plus foncé au-dessus qu'en dessous, à poils épars sur les deux faces, devenant 
plus ou moins glabre, cunéiforme-subaigu au sommet, cunéiforme à la base, 
à bords peu profondément dentés, à dents souvent apiculées, nervures 
latérales principales au nombre de cinq à sept de chaque côté de la nervure 
médiane; inflorescences axillan-es plus ou moins ramifiées, de 4-8 cm. de 
long, à fleurs plus ou moins espacées, souvent à plus de quarante par inflo- 
rescence, pédicellées, à pédicelle de 1-3 mm. de long, velu, bractéolé à la 
base, bractéoles lancéolées-linéaires, ciliées, d'environ i mm. de long; calice 
généralement bibractéolé à la base, à bractéoles ciliolées, à cinq sépales 
velus-ciliés, d'environ i mm. de long, triangulaires; corolle blanche à tube 
plus court que les lobes, lobes ovales, appendiculés latéralement, d'environ 
I mm. de long, linéolés de brun, étamines à filet court, plus court que le 
tube de la corolle, anthères d'environ 0,5 mm. de long, ovaire infère à style 
court ne dépassant guère le tube de la corolle, à stigmate capité ou légère- 
ment lobule; fruit globuleux de 3 mm. environ de diamètre (raùr?), couronné 
par les lobes du calice, souvent à une graine. 

Irumr., 12 mars 1914(1. Beouaert, n" 2940. — Galerie forestière, 
dans la savane; arbuste à fleurs blanches); Béni, 30 avril 1914 
(J. Bequaert, n° 3460. — Galerie forestière de la savane; liane à 
fleurs blanches). 



(') Maesa Bequaerti; arbusculus erectus vel scandens. ramis velutinis, albido-lenticellatis; 
foliis petiolatis, petiolo velutino, lamina elliptica, 1,5-8.5 cm. longa et 1-5 cm. lata, apice 
cuneato-subacuta, basi cuneata, margine profunde dentata, dentibus apiculatis, nervis 
lateralibus I utrmque 5-7 ; inflorescentiis axiUaribus, 4-8 cm. longis, floribus pedicellatis, 
pediceUo 1-3 mm. longo, velutino, bracteolato, calycis basi bibracteolato, lobis 5. velutino- 
ciliatis, coroUa albida, lobis cire, i cm. longis, Imcoîatis staminibus brevibus: ovario infero, 
stylo brevi, stigmate capitato vel lobulato, capsula globulosa cire. 3 mm. lata (matura.'). 



— «33 — 

Observations. — Cette espèce paraît devoir se ranger dans le 
voisinage du M. alnifolia Haw., tel que le D' C. Mez le comprend ; 
mais la feuille n'est pas aussi nettement tronquée au sommet, les 
inflorescences sont à plus de dix fleurs et ramifiées plus ou moins 
fortement. 



28. — Sclerochiton albus Di-: Wii.d.. sp. n. (Acanthaceae) ('). 

Arbuste à tiges glabres, peu ou pas contractées aux nœuds à l'état sec, 
entre-nœuds de 1-7 cm. de long, feuilles de 4,5-20 cm. de long et 2-7 cm. de 
large, limbe décurrent jusque vers la base du pétiole, cunéiforme au sommet, 
plus ou moins longuement acurainé au sommet, à acumen obtus; épis termi- 
nant la tige et ses ramifications, courts, pauciflores, à deux et trois fleurs, 
pédoncule commun très court, bractées d'environ 2 mm. de long et i mm. 
de large, carénées; bractéoles d'environ 8 mm. de long, carénées, et de 
2,5 mm. de large, glabres, aiguës; calice à cinq segments, le postérieur de 
20-22 mm. de long sur 3,5 mm. de large, lancéolé, aigu, glabre, à neivures 
longitudinales bien marquées, à segments latéraux et antérieurs, un peu plus 
courts que le postérieur et plus étroits, n'atteignant pour les plus petits que 
16 mm. de long et 1,5 mm. de large; corolle blanche d'environ 2,-/ cm. de 
long, à tube d'euviron 13 mm. de long, à cinq lobes peu profonds d'environ 
3 mm. de long; étaraines à filet glabre, dépassant d'environ 5 mm. la gorge 
de la corolle; anthères d'environ 3 mm. munies d'une touffe de poils blancs 
à la base. 

Lubutu-Kirunda, g février 19 r5 (J. Beouaert, n^ôSyg. — Forêt 
vierge; arbuste à fleurs blanches). 

Observations. — Espèce affine du S. cyaneus Noa. et par suite 
des 5. Vogelii T. Anders. et 6'. Holstii C.-B. Clarke. Le lobe 



(') Sclerochiton albus; arbusculus; ramis glabns; foliis 4,5-20 cm. longis et 2,7 cm. latis, 
basi cuneatis apice longe acuminatis, inflorescentiis spiciformibus, breiris, paucifloris, bracteis 
carinatis, bracteolis cire. 8 mm. longis et 2,5 mm. latis, glabris, acutis; calyce 5-lobato, lobo 
posteriori 20-22 mm. longo et 3,5 mm. lato, lanceolalo-acuto, lobis lateralibus et anterio- 
ribus brevioribus, usque 16 mm. longis; coroUa albida, cire. 2,7 em. longa, tubocirc. 13 mm. 
longo, lobis cm. 3 mm. longis, filamenlis glabris, exsertis, antheris cire. 3 mm. longis basi 
albido pilosis. 



— B34 — 

postérieur du calice est beaucoup plus réduit que dans le. S', cyanens, 
ce qui rappelle le S. Vogelii. Dans nos deux espèces, la corolle 
est plus petite que dans celles citées ci-dessus. 

29. ' Sclerochiton cyaneus De Wild., sp. n. {Acanthaceae) ('). 

Plante ligneuse à tiges glabres non contractées aux nœuds à l'état sec; 
entre-nœuds de 3,5-6 cm. ; feuilles de 11-30 cm. de long et 4-9,5 cm. de large, 
à limbe décurrent jusque vers la base du pétiole, glabre sur les deux faces ou 
à quelques poils très courts sur les nervures, longuement cunéiforme; acuminé 
au sommet, à acumen obtus; épis terminant la tige et ses ramifications, 
courts, subglobuleux, à trois à cinq fleurs bleues, pédoncule courtement velu, 
bractées ovales, carénées, aiguës, à quelques poils épars sur le dos, de 6-7 mm. 
de long et environ 4 mm. de large; bractéoles ovales, aiguës, d'environ 
12 mm. de long et 6,7 mm. de large, à nervures longitudinales assez nom- 
breuses; calice à cinq segments, segment postérieur de 30-35 mm. de long et 
5-6 mm. de large, lancéolé, aigu, glabre, nervures longitudinales marquées; 
segments antérieurs lancéolés d'environ 23 mm. de long et 5 mm. de large, 
les latéraux de même forme, un peu plus petits, de 20 mm. environ de long; 
corolle d'environ 2,6 cm. de long, glabre extérieurement, sauf sur les lobes 
éparsement velu également sur la face interne, cinq lobes d'environ 2-3 mm. 
de long, arrondis; étamines plus courtes que la corolle, à filet éparsement 
velu-glanduleux, anthères ciliées antérieurement, à touffes de poils blancs à 
la base, de 4 mm. environ de long; ovaire gla'ore, style glabre un peu plus 
court que les étamines. 

Penghe, 26 janvier 1914 (J. Bequaert, n° 21 17. — Forêt 
ombragée; fleurs bleues). 

Observations. — Par la forme du segment postérieur du calice^ 
cette espèce se rapproche des S. Vogelii T. Anders. et S. Holstii 



(') Sclerochiton cyaneus; ramis lignosis, non contractis, internodiis 2,5-6 cm. longis: foliis 
1 1-30 cm. longis et 4-9,5 cm. latis, lamina basi et apice cuneata, apice acuminata, 1 1-30 cm. 
longa et 4-9,5 cm. lata; inflorescentiis spiciformibus, brevibus 3-5-floris, floribus cyaneis, 
bracteis ovatis, carinatis, acutis, bracteolis ovato-acutis, cire. 12 mm. longis et 6-7 mm. latis; 
calice 5-lobatis, lobo posteriori 30-35 mm. longo et 5-6 mm. lato, lanceolato, acuto, glabre, 
segmentis anterioribus et lateralibus lanceolatis; coroUa cire. 2,6 cm. longa; staminibus 
inclusis, antheris basi ciliatis, ovario glabro. 



— "35 — 

C.-B. Ci.ARKE, que l'on considère comme très affines si pas iden- 
tiques. Dans la première, le segment postérieur du calice mesure 
3 nnn. de diamètre; dans la seconde, 6 mm., ce qui est la mensu- 
ration observée chez le 5. cyaiicns dont les bractées sont beaucoup 
plus courtes. 



30. — Sclerochiton Bequaerti De Wilu. , sp. n . (J cant/ujceae)^). 

Arbuste assez bas, ligneux, ramifié, rameaux glabres non contractés aux 
nœuds; feuilles de 3,5-8,5 cm. de long et 1,2-3,2 cm. de large, à limbes 
décimant légèrement jusque vers la base du pétiole qui atteint 10 mra. de 
long, cunéiforme à la base, acuminé au sommet, à acumen obtus, glabre 
sur les deux faces ou à poils très épars sur les nervures, surtout vers la base 
de la feuille; épis terminant les tiges et leurs ramifications, d'environ 
4-5 cm. de long et 4 cm. de large, généralement à plus de dix fleurs bleues, 
opposées, pédoncule courtement velu, bractées elliptiques, aiguës, de 
12-14 mm. de long et 4-5 mm. de large, à poils courts et épars sur le dos; 
bractéoles de même forme que les bractées, triuerviées, carénées, de 
15 mm. environ de long, aiguës, éparsement poilues sur le dos et courtement 
ciliées; calice à cinq segments, segment postérieur longuement obovale- 
elliptique, arrondi-cunéiforme au sommet, souvent légèrement émarginé, de 
25 mm. environ de long sur 6 mm. de large, courtement velu sur les deux 
faces, plus développé que les autres, à quatre nervures longitudinales; 
segments latéraux et antérieurs de 12-18 mm. de long et 2-3 mm. de large, 
aigus, velus éparsement sur le dos; corolle d'environ 3 cm. de long à 
cinq lobes d'environ 5 mm. de profondeur; anthères d'environ 3,5 mm. de 
long, munies à la based'une touffe de poils blancs, à filet courtement poilu- 
glanduleux; ovaire glabre. 

Entre Kilo et Irumu, 30 juin 1914 (J. Beouaert, n° 4878. — 
Forêt vierge; arbuste à fleurs bleues). 



(') Sclerochiton Bequaerti: ramis glabris; foliis 3,5-8,5 cm. longis et 1,2-3,2 cm. latis, basi 
et apice cuneatis, apice acuminatis, supra et mfra glabris vel sparse et leviter pilosis; 
nflorescentiis cire. lo-floris, cire. 4-5 cm. longis, tloribus cyaneis, oppositis; pedicellis 
velutinis, bracteis ellipticis, acutis. 12-14 mm. longis et 4-5 mm. latis, bracteolis 3-nerviis, 
carinatis, cire. 15 mm. longis, acutis; calyce 5-lobato, lobo posteriori longe obovato-elliptici, 
apice rotundato vel leviter emarginato, cire. 25 mm. longo et 6 mm. lato, lobis lateralibus 
et anterioribus cire. 12-18 mm. longis et 2-3 mm. latis, acutis, dorso sparse pilosis, corolla 
cire. 3 cm. longa; ovario glabro. 



— B36 — 

Observations. — Espèce affine du S. Boivini C.-B. Clarke, 
se séparant de cette dernière par la dimension de ses fleurs plus 
petites et par les anthères munies à la base d'un pinceau de poils 
blancs. 



IV 



31. — Brachystephanus Bequaerti De Wild , sp. n. {Acan- 
thaceae) ('). 

Plante à rameaux atteignant plus de 35 cm. de long, s'enraciuant aux 
nœuds inférieurs, à tiges glabres, renflées au-dessus des nœuds, à entre-nœuds 
de 1,5-8 cm. de long; feuilles longuement cunéiformes à la base et acuminées 
au sommet, atteignant, pétiole compris, S-19 cm. de long et 2-5 cm. de large, 
pétiole pouvant atteindre 4 cm. de long; limbe à cj'stolithes bien marqués, 
glabre sur les deux faces, sauf sur les nervures de la face inférieure plus ou 
moins velues, ondulé sur les bords, à nervures latérales principales au nombre 
de dix environ de chaque côté de la nervure médiane ; épis terminant les 
tiges et leurs ramifications, de 4-12 cm. de long et "j-?! mm. de large, fleurs 
non comprises, strobilacés; bractées florales elliptiques-ovales, acuminées, 
de 6-9 mm. de long et 3-6 mm. de large, velues à l'état jeune, devenant 
noirâtres à l'état glabre; fleurs solitaires, bractéoles linéaires-lancéolées de 
3 ram. environ de long et i mm. de large, plus courtes que les sépales, 
ceux-ci au nombre de cinq dépassant la bractée, d'environ 11 mm. de long, 
linéaires, velus-ciliés, glanduleux au moins sur les bords, accrescents sous le 
fruit; fleurs d'un rouge violacé, tube de la corolle courtement et éparse- 
ment velu, d'environ 25 mm. de long, de i mm. environ de large, labelle 
d environ 15 mm. de long et 6 mm. de large; filaments staminaux exserts de 
35 mm. environ de long, anthère de 3 mm., glabre; ovaire oblong glabre, à 
disque court; stjde à stigmates capités dépassant les étamines ; capsule 



(') Brachysteplianus Bequaerti: ramis ultra 35 cm. longis, basi radicantibus, glabris, inter- 
nodiis 1.5-8 cm. longis, foliis basi longe cuneaUs, apice acuminatis, lamina supra et infra 
glabra val infra ad nervos sparse velutina, margine undulata, nervis lateralibus I ulrinque 
cire. 10; inflorescentiis spiciformibus 4-12 cm. cire longis et 7-8 mm. lalis. coroUae 
exceptae, strobilaceis, bracteis elliptico-ovatis, acuminatis, 6-9 mm. longis et 3-6 mm. latis, 
bracteolis lineari-lanceolatis, sepalis 5, cire. 1 1 cm. longis, linearibus, ciliatis, accrescentibus; 
floribus rubro-violaceis, corollae tubo cire. 25 mm. longo, labellum cire. 15 mm., ovario 
glabro. 



— B37 — 

d'euviron ii mm. de long, glabre, entourée par les lobes calicinaux 
accrescents atteignant 17 mm. de long et près de 2 mm. de large à la base, à 
quatre graines rugueuses, jaunâtres, de 2,5 mm. de long. 

Masisi, 24 tlécembrc 1914 ([. Bequaert, n" 6374. — Forêt mon- 
tagneuse; tieiirs rouoe violacé); Rutshuru, 9 septembre 1914 
(|. Bequaert, n" 5603). 

Observations. — Cette espèce du même groupe que le B. velu- 
tinus s'en différencie par ses bractées florales glabres à l'état adulte 
et de forme diflerente, par le calice plus long que les bractées et 
par l'accrescence de ces deux organes après l'anthère et durant la 
fructification; calices allongés communiquant à l'inflorescence un 
aspect caractéristique. 



32. — Brachystephanus velutinus De Wild., sp. n. {Acan- 

thaceae.) ('). 

Plante ; rameaux glabres à entre-nœuds supérieurs de 2-3 cm. 

de long; feuilles cunéiformes à la base et aiguës au sommet, atteignant, 
pétiole compris, 14 cm. de long et 6 cm. de large, pétiole mesurant environ 
3 cm. de long; limbe glabre sur les deux faces, sauf sur les nervures de la 
face inférieure, à poils apprimés courts; C3'stolithes visibles sur les deux faces; 
nervures latérales principales au nombre de dix au moins de chaque côté de 
la nervure médiane; épis terminaux, pédoncules, de 8-18 cm de long et 
0,8-1,2 cm. de large, fleurs non comprises, strobilacés; bractées florales de 
15-23 mm. de long et 4-7 mm. de large, elliptiques-obovales, assez nettement 
velue, généralement à une fleur à leur aiselle; bractéoles linéaires-lancéolées 
d'environ 6 mm. de long et moins de i mm. de large, ciliées; sépales au 



(') Brachystephanus vehitintis : ramisglabris, internodiis 2-3 cm. longis, foliis basi cuneatis, 
apice acutis, usque 14 cm. longis et 4 cm. latis, lamina supra et infra glabra sed nervis infra 
sparse appresse pilosis, nervis lateralibus I utrinque cire. 10; inflorescentus spicitormibus, 
strobilaceis, 8-18 cm. longis et 0,8-1,2 cm. latis; bracleis 15-13 mm. longis et 4-7 mm. latis, 
elliptico-obovatis, cuneatis, bracleolis lineari-lanceolatis cire. 6 mm. longis; sepalis 5 linea- 
ribus cire. 9 mm. longis, acutis; corolla violacea, tubo cire. 30 mm. longo, i mm. lato, 
labello cire. 13 mm. longo, slaminibus exsertis cire. 3 cm. longis, ovario glabro, stigmate 
longe exserto. 



- B38 — 

nombre de cinq, d'environ 9 mm. de long, linéaires, ciliés sur les bords, 
aigus, subégaux, fleur violacée, à tube de la corolle d'environ 30 mm. de 
long, de I mm. environ d'épaisseur, labelle d'environ 13 mm. de long et 
6 mm. de large, filaments exserts d'environ 3 cm.; anthère de 3 mm. de long, 
glabre; ovaire oblong, glabre, à disque court, style à stigmate capité, 
dépassant les étamines et la gorge de la corolle d'environ 4 cm. 

Masisi-Walikale, 3 janvier 1915 (J. Bequaert, n° 6470. — Forêt 
vierge; fletirs violacées). 

Observations. — Cette espèce est voisine du B. africanas 
S. MooRE, dont elle diffère surtout par la villosité des bractées 
florales; le B. africanas a été signalé au Congo. 



33. — Streptocarpus Bequaerti De Wild., sp. n. {Gesiie- 
raceae ('). 

Plante à tige dressée atteignant plus de 50 cm. de haut, glabre, sauf à l'état 
très jeune, feuilles plus ou moins longuement pétiolées, à pétiole plus ou 
moins densément velu, atteignant 4 cm. de long; limbe velu sur la face 
supérieure comme sur la face inférieure, arrondi ou cordé à la base, assez 
fortement inéquilatéral, de 3-9 cm. de long et 1-5 cm. de large, à bords 
entiers, ciliés; nervures principales latérales au nombre de dix à douze de 
chaque côté de la nervure médiane; inflorescences dichotomes, axillaires à 
l'aisselle des feuilles, solitaires, à pédoncule épaissi à la base, atteignant 
jusque 19 cm. de long, fleurs parfois à plus de quatorze par dichotomie, à 
pédicelle velu-glanduleux, atteignant 18-29 mm. de long; bractées de la base 
des pédicelles linéaires, plus ou moins rapidement caduques; calice de 
3-4 mm. de long, à lobes libres presque jusqu'à la base, linéaires, velus, 
glanduleux, aigus, apiculés; corolle bleue, à tube de 2 cm. environ de long. 



(') Streptocarpus Bequ.itrii; ramis erectis, ultra 50 cm. longis, adultis glabris; foliis petio- 
latis, petiolo 4 cm. longo, lamina 3-9 cm. longa et 1-5 cm. lata, margine intégra, basi 
rotundata val cordata, basi inaequilateralia, supra et infra velutina, nervis lateralibus I 
utrinque 10-12; intlorescentiis axillaribus, dichotomis, pedunculo usque 19 cm. longo, 
floribus pedicellatis, pedicello velutino-glanduloso usque 29 mm. longo; calyce 3-4 mm. 
longo, lobis linearibus, velutino-glandulosis usque ad basin liberis; coroUae tubo cire. 2 cm. 
longo, extus velutino, lobis rotundatis; ovario velutino stylo velutino, capsula contorta 
usque 6,5 cm. longa, velutina. 



— B39 — 

élargi au sommet, velu extérieurement, à lobes arrondis de 5 mm. environ 
de long et 8 mm. de large; ovaire velu, à style courtement velu, à stigmate 
légèrement élargi atteignant la gorge de la corolle, étamines incluses à 
anthères divergentes à la base; capsules velues, tordues, atteignant 6,5 cm. 
de long. 

Ruwenzori (Butagu), 11 avril 1914 (J. Beouaert, n° 3554. — 
Entre 1,600 et 1,800 mètres d'altitude; fleurs bleues). 

Observations. — Cette espèce du groupe Caiilescentes se 
fait remarquer par ses longs pédoncules floraux, latéraux, épaissis à 
la base, se ramifiant parfois à 19 cm. seulement de leur point de 
naissance. Elle rappelle le S. Volkensii Engler dont les fleurs 
sont plus courtement pédicellées; le style n'est pas glabre chez 
le S. Bequacrti. 



34. — Streptocarpus masisiensis De Wild., sp. n. {Gcsue- 
raceae ('). 

Plante à tige relativement peu développée, atteignant au maximum 10 cm. 
de long jusqu'à la naissance des premières feuilles, deusément tomenteuse- 
brunâtre; feuilles supérieures subsessiles, en une ou deux paires opposées 
ou parfois obscurément verticillées par trois, passant aux bractées, ovales, 
atteignant 8,5 cm. de long et 5,5 cm. de large, dentées sur les bords, les 
inférieures plus ou moins longuement pétiolées, à pétiole densément velu, 
atteignant 8 cm. de long; limbe velu densément sur la face supérieure comme 
sur la face inférieure, arrondi ou cordé à la base, plus ou moins inéquilatéral, 
à bords très denticulés, à dents arrondies, de 12 à plus de 35 cm. de long et 
2,2-11 cm. de large, nervures principales au nombre de plus de trente-six de 



{') Streptocarpus masisiensis ; ramis brevibus, foliis superioribus sessilibus, ovatis, usque 
8,5 cm. longis et 5,5 cm. latis, dense velutinis, margine dentatis ; inferioribus plus minus 
longe petiolatis, petiolo dense velutino usque 8 cm. longo, lamina supra et infra dense 
velutina, basi rotundata vel cordata, plus minus inequilateralia, margine dense denticulata, 
nervis lateralibus usque utrinque ultra 36, usque ultra 35 cm. longa et li cm. lata, inflores- 
centiis 7-11 cm. pedunculatis, pedicellis 3-10 mm. longis, calyce 4-5 mm. longo, lobis 
5 liberis; corolla alba, tubo cire. 10 mm. longo; capsula velutina contorta, usque 3,5 cm. 
longa. 



— B 40 — 

chaque côté de la nervure médiane; inflorescences dichotomes, solitaires 
à l'aisselle des feuilles ou parfois en fausses ombelles à l'aisselle de feuilles 
faussement verticillées; pédoncule de 7-11 cm. de long, velu, pluriflore, 
fleurs en dichotomie, à pédicelle velu de 3-10 mm de long; bractées de la 
base des pédicelles linéaires, plus ou moins rapidement caduques, calice de 
4-5 mm. de long, à lobet libres presque jusqu'à la base, linéaires, velus, 
apiculés, ciliés; corolle blanche à tube de 10 mm. environ de long, droit ou 
très légèrement coudé à la base, velu extérieurement, à lobes arrondis, peu 
étalés, d'environ 3 mm. de long; ovaire velu, style courtement pubescent, 
plus court que le tube de la corolle; stigmate légèrement capité, étamines à 
anthères divergentes à la base, plus courtes que le tube de la corolle; 
capsule velue atteignant 3,5 cm. de long, très tordue. 

Masisi, 26 décembre 19 14 (J. Bequaert, n° 6400. — Forêts 
montagneuses; fleurs blanches). 

Observations. — Cette plante paraît être très variable quant à 
la nature de la souche ; nous croyons devoir la ranger dans le 
groupe Caulescentes, bien que la tige soit courte et que ses feuilles 
rappellent, très fortement, celles des Unifoliate. 

Par son ovaire velu, les inflorescences multiflores, la corolle 
petite, elle se rapprocherait du S. ruiveiizoriensis Baker, dont 
nous n'avons pas vu d'échantillon, et dont les feuilles seraient 
beaucoup plus réduites. Il est probable, d'ailleurs, que cette espèce 
est toute différente. 



35. — Didymocarpus Bequaerti De Wild., n. sp. {Gesne- 
raceae) ('). 

Plante à tiges dressées, mais couchées à la base, s'enracinant plus ou moins 
fortement aux nœuds, atteignant plus de 30 cm. de long et parfois 5-6 mm. 



(') Didymocarpus Bequaerti; ramis erectis, basi decumbentibus et radicantibus, usque 
30 cm. longis et 6 mm. latis, plus minus ramosis, foliis oppositis, petiolo 8-45 mm. longo, 
longe piloso, lamina late ovata, basi plus minus cordata, maequilateralia, margine intégra, 
apice cuneata vel apiculata. supra et infra sparse et longe pilosa, nervis lateralibus I 
utrmque 7-10; infiorescentiis breviuscule pedunculatis, brevibus, floribus 6-8 mm. pedicel- 
latis, calyce 5-6 mm. longo, lobis linearibus cire. 6 mm. longis, coroUa alba, extus velutina; 
ovario glabro, 2,5-4 cm. longo et cire, i mm. crasso, non contorto. 



— B 41 — 

d'épaisseur, plus ou moins ramifiées, rameaux glabres ou plus ou moins 
fortement et courtement. velus, surtout vers le sommet des entre-nœuds qui 
peuvent atteindre 25 cm. de long; feuilles opposées, pétiolées, à pétiole assez 
densément velu, à poils allongés, de 8-45 mm. de long; limbe de 1,8-8,5 cm. 
de long et 1,2-6,5 cm. de large, largement o.dk plus ou moins cordé à la 
base, plus ou moins inéquilatéral, entier sur les bords, cunéiforme au sommet, 
parfois courtement apiculé, velu sur les deux faces, à poils allongés, épars; 
nervures latérales principales au nombre de sept à dix de chaque côté de la 
nervure médiane, plus velues en dessous qu'au-dessus ; fleurs axillaires ou 
terminales, eu inflorescences plus ou moins dichotomes, plus courtes que les 
feuilles, à pédoncule commun court, de 2 mm. au maximum de long, pédicelle 
éparsement velu, atteignant 6-8 mm. de long; calice de 5-6 mm. de long, 
fendu jusqu'à la base en lobes linéaires d'environ 0,6 mm. de large, velus, 
ciliés, à poils blanchâtres à l'état sec; corolle blanche, velue extérieurement; 
ovaire glabre, non contourné, fruit glabre de 2,5-4 cm. de long et d'un peu 
plus de I mm. de diamètre, terminé par un stigmate plus ou moins capité, 
déhiscent longitudinalement, à graines petites, nombreuses, brunâtres. 

Mokoto-Masisi, 22 décembre 1914 (J. Beouaert, n° 6556. — 
Ravin ombragé; fleur blanche); Ruwenzori (Butagu), ig avril 1914 
(J. Beouaert, n" 3812. — Aux environs de 1,800 mètres d'altitude, 
bords d'un ruisseau ; fleurs blanches) ; Irumu, 13 mars 19 14 
(J. Bequaert, n° 2956. — Savane herbeuse; fleur blanche). 

Observations. — Nous ne connaissons le D. kamerunensis 
Engler (cf. Flora of trop. Africa, IV, 2, p. 503), espèce voisine, 
que par sa description et la figure publiée par le professeur Engler. 
La plante du Congo paraît plus développée; mais elle paraît aussi 
très variable, variation due sans doute aux conditions de milieu. 



36. — Hebenstreitia Bequaerti De Wild., sp. n. {Selagi- 
naceae) ('). 

Plante buissonnante, à tiges atteignant plus de i mètre de haut, plus ou 
moins fortement ramifiées, rameaux glabres, feuilles en spirale dense, sessiles, 



(') Hebenstreitia Bequaerti; ramis lignosis, erectis, ultra i m. longis, glabris, foliis spiraliter 
ordinatis. densis, sessilibus, lineari-lanceolatis usque 6.5 cm. longis et 6 mm. latis, dentatis, 
Revue Zool. Afr., VIII. — Supplément Botanique. 4 



— B 42 — 

linéaires-lancéolées, de 3-6,5 cm. du long et 2-6 mm. de large, dentées, à 
dents aiguës divergentes, rétrécies à la base, aiguës au sommet, glabres sr,r 
les deux faces ou à poils courts épars, ciliolés très courlemeut sur les bords. 
Épis terminant la tige et ses ramifications, denses, multiflores, de 8-12 cm. 
de long; bractées ovales-lancéolées, aiguës-acumiuées, plus ou moins 
scarieuses sur les bords, de 8-12 mm. de long et d'environ 4 mm de large, 
carénées, plus longues que le calice spathacé, glabre, de 4-6 mm. de long; 
corolle blanche, de 15-17 mm. de long, à tube fendu jusque vers 8 mm. 
au-dessus de la base, à gorge à tache rouge vermillon, lobes antérieurs au 
nombre de trois, arrondis; le médian d'environ un peu plus de i mm de 
long; anthères de 1,5 mm. environ de long, glabres. 

Ruwenzori (Laniiri), 29 mai 1914 (J. Heouaert, n° 4504. — 
Vers 3,000 mètres d'altitude ; fleurs blanches à gorge tachée de 
rouge vermillon). 

Observations. — Cette espèce est indiscutablement voisine de 
V//. dentata L., qui, d'après M. Rolfe, existerait non seulement 
dans le Sud de l'Afrique, mais jusque dans r.'\ngola et le Mozam- 
bique. Il considère cette espèce comme très variable et lui accorde 
des fleurs à corolle variant de 8,5 à 12 mm. de long; dans notre 
plante du Ruwenzori elles sont plus développées. Dans cette 
dernière, les bractées sont également plus longues, n'atteignant pour 
M. Rolfe, dans V H. dentata, que 5 mm. de longueur. 

Malgré l'appréciation de M. Rolfe sur la très grande variabilité 
de \ H. dentata, nous avons tenu à insister sur la plante du 
Ruwenzori, qui nous semble présenter un aspect assez difi"érent 
du type. 



supra et infra glabris vel sparsissime pilosis, margine breviter ciliolatis; inflorescentiis 
spiciformibus, densis, multiHoris, usque 12 cm. longis . bracteis ovato-lanceolatis, acuto- 
acuminatis, margine plus minus scariosis 8-12 mm. longis et 4 mm. latis; calyce spathaceo 
4-6 mm. longo, glabro; coroUa albida fissa, labro rubro-maculato, 15-17 mm. longo, lobis 
anterioribus rotundatis cire, i mm. longis. antheris glabris. 



— «43 — 
37- — Cordia Bequaerti Dk Wh.d., n. sp. {Boiragïnaceae) ('). 

Arbuste à rameaux velus à l'état jeune mais assez rapidement glabres, à 
écorce grisâtre; feuilles alternes ou subopposées, courtement pétiolécs, 
pétiole de 5-8 uan. de long, velu, articulé à la base, limbe longuement obovale 
ou elliptique-allougé, longuement aigu au sommet, cunéiforme vers la base, 
à base plus ou moins arrondie, irrégulièrement et peu proufondément denté 
dans sa moitié supérieure, de 6-17 cm. de long et 2-5 cm. de large, à poils 
épars sur les deux faces, plus ou moins scabres, plus nombreux sur les 
nervures, nervures latérales principales au nombre de sept environ de cbaque 
côté de la uervure médiane, en creux au-dessus, assez fortement en relief 
en dessous, anastomosées en arc avec des nervures secondaires vers le bord 
du limbe; cymes terminales courtes, subglobuleuses, d'environ 3,5 cm. de 
diamètre; fleurs subsessiles, à bouton obovale longuement apiculé; calice à 
côtes longitudinales très marquées, courtement et densément velu-brunâtre, 
d'environ 10 mm. de long et 6 mm. de large, tubuleux-campanulé, irrégu- 
lièrement denté, corolle tubuleuse, jaune, à cinq lobes étalés d'environ 
5-7 mm., à lobes apiculés, ondulés; étamines à filet dépassant la gorge de la 
corolle de 3-5 mm., anthères d'environ i mm. de long, style plus court que 
les étamines. 

Walikale-Lubutu, 17 luin 1915 (J. Beouaert, n" 6649. — Forêt 
vierge; arbuste à fleurs d'un jaune orangé). 

Observations. — Cette plante est indiscutablement voisine de 
celle que nous avons décrite antérieurement sous le nom de 
C. Dewcvrei De Wild. et Th. Dur., et qui provenait de Vieu.x- 
Kasongo. Quand on compare les deux plantes, on remarque que la 
villosité est beaucoup moins accusée dans la plante des récoltes de 
M. J. Beouaert, tant sur les tiges que sur les pétioles on le limbe 
foliaire, ce qui pourrait être dû, il est vrai, à la station de cette 
dernière plante en forêt vierge. 



( ) Cordia Bcqiuiciti; arbusculu.--, raniis juvenilis velutinis deinum glabris, foins allemis 
vel sub.)|>pi)Sitis, lireviler pt-tiolatis, lamina ubuvata vel elliptico-elongata, apice acula, versus 
basin coniracia, basi plus minus roiunJaia, niàrgine irregulariter dentata, 6-17 cm. longa et 
2-5.5 cm. lata, nervis latcialibus 1 utrinqut: cire. 7; inHorescenliss terminalibus, subglobu- 
losis; fluribus subsessilibus, calycc longitudinaliler costato, hrunneo-velutino, corolla 
tubulosa, lutea, 5-lobata, lobis ainculatis, 'undulatis, slaminibus exsertis. 



— B44 — 

Cette différence dans l'indument communique déjà un faciès 
particulier aux deux plantes. Mais ce qui saute également aux veux, 
et ce qui nous a amené à décrire la plante de M. Bequaert comme 
type nouveau, c'est la forme des feuilles, plus cunéiforme à la base, 
la plus grande largeur se trouvant au-dessus du milieu, la base de 
la feuille étant étroite, tout en présentant un limbe arrondi ou plus 
ou moins subcordé à la base. 



38. — Cycnium Bequaerti De Wild., sp. n. {Scrophula- 
riaccae) ('). 



Plante à tiges dressées, ou plus ou moins couchées à la base, plus ou moins 
fortement ramifiées, atteignant plus de 60 cm. de long, plus ou moins densé- 
ment velues-scabres, à poils blancs, entre-nœuds courts ou atteignant plus de 
6 cm. de long, toute la plante noircissant à la dessiccation ; feuilles opposées, 
courtement pétiolées, à pétiole de 2-3 mm. de long, velu, à limbe elliptique 
ou ovale, de 2-4 cm. de long et 8-25 mm. de large, plus ou moins velu sur 
les deux faces, surtout sur les nervures, plus ou moins fortement denté, à 
dents divergentes, plus ou moins aiguës, les inférieures atteignant parfois 
5 mm. de long; fleurs asillaires solitaires, à pédicelle de 25-45 cm. de long, 
velu comme les tiges; bractéoles sous-calycinales linéaires, atteignant 5 mm. 
de long, assez longtemps persistantes, velues ; calice à tube largement cam- 
panule de 6-7 mm. environ de long pendant l'anthèse, accrescent fortement 
après l'anthèse, à côtes plus ou moins marquées, plus ou moins densément 
velu-scabre, à lobes lancéolés, triuerviés, à nervures bien marquées, 
velus, aigus, d'environ 10 mm. de long et 3-4 mm. de large; corolle blanche 
ou légèrement violacée, à tube légèrement courbé, de 16-20 mm. de long et 
2 mm. de large, courtement velu extérieurement, légèrement élargi à la 
gorge, à lobes libres atteignant 10 mm. de long et 12 mm. de large, arrondis 
au sommet; ovaire glabre, capsule d'environ 10 mm. de diamètre. 



(■) Cycnium Bequaerti ; ramis erectis, basi plus minus decumbentibus, plus minus ramosis, 
ultra 60 cm. longis, velutinis; foliis oppositis, petiolatis, lamina elliptica vel ovata, 2-4 cm. 
longa et 8-25 mm. lata, velutina. dentata. fioribus axillanbus. solitaribus. pedicellatis. pedi- 
cello 25-45 mm. longo, velutino, bracteolis linearibus, cahxe tubuloso-campanulato. 6-7 mm. 
longo, lobis lanceolatis, 3-nervis, cire. 10 mm. longis; corolla alba vel albido-violacea, tubo 
leviter curvato 16-20 mm. longo, lobis usque 10 mm. longis et \2 mm. lalis; ovario glabro, 
capsula cire 10 mm. lata. 



— B45 — 

Ruwenzori (Bntagu), 26 avril 1914 (j. Bf.ouaert, n" 3940. — 
Vers 1,800 mètres d'altitude; fleurs d'un blanc sale); entre Irunni 
et M.'Boga, 15 mars 1914 (J. Bequaert, n° 3082. — Savane 
herbeuse, tiges couchées ; fleurs blanches à teinte violacée) ; 
Rutshuru, II septembre 1914 (J. Bequaert, n° 5638. — Steppe à 
Andropugou ; fleurs blanches). 

Observations. — Par son calice non fendu unilatéralement, 
ses fleurs en tube de moins de 24 mm. de long, cette plante se 
rapproche du C. Oucstieanxianmn De Wild., dont elle se diff"é- 
rencie très aisément par la forme de ses feuilles, la longueur des 
pédicelles et les dimensions des diverses parties de la fleur. 



39. — Cycnium brevifolium De \Vild., sp. n. {Scrop/mla- 
riaceaé) ('). 

Plante à tiges plus ou moins dressées, en touffes, plus ou moins ramifiées, 
atteignant 24 cm. de long, plus ou moins densément velues, souvent plus 
fortement le long de lignes longitudinales; entre-nœuds atteignant au 
maximum 3 cm. de long; feuilles opposées ou alternes, rétrécies vers la base 
en un pétiole peu marqué, à limbe elliptique ou subhasté, de 5-22 mm. de 
long et 3-6 mm, de large, plus ou moins profondément denté, à dents diver- 
gentes, plus ou moins aiguës, les inférieures formant parfois un lobe de 

4 mm. de long et 1,5 mm. de large; fleurs asillaires, solitaires, à pédicelle 
de 15-20 mm. de long, velu comme les tiges, bnictéoles sous-calicinales 
linéaires-filiformes, parfois assez distantes du calice, de 2-4 mm. de long, 
velues, et de moins de 0,5 mm. de large; calice à tube campanule, velu, de 

5 mm. environ de long pendant l'anthèse, à lobes elliptiques-lancéolés, aigus, 
accrescents après l'anthèse, à trois nervures vers la base, velus, de 5-10 mm. 
de long et environ 2 mm. de large; corolle rouge-carmin à tube légèrement 
recourbé, de 20-30 mm. de long, velu extérieurement, légèrement élargi à la 



(') Cyc7iijim brevifolium; raniis erectis usque 24 cm. longis, plus minus dense velutinis, 
foliis oppositis vel alternis, basi in petiolum conlractis, lamina elliplica vel subhastata, 
5-22 mm. longa et 3-6 mm. lata, dentata, dentibus divergentibus, acutis; floribusaxillaribus, 
solitaribus. pedunculo 15-20 mm. longo, velutino, bracteolis lineari-filiformibus; calycis tubo 
campanulato, velutino, lobis ellipiico-lanceolaiis, acutis, 3-nerviis, velutinis; coroUae tubo 
leviter recurvato, 20-30 mm. longo, lobis patuliscirc. 2 cm. latis, rolundatis. 



— B 46 — 

gorge, à limbe étalé de 4-4,5 cm. de diamètre, à lobes libres, atteignant 
20 mm de diamètre, arrondis au sommet. 

Entre Béni et Kasindi, 8 août 19 14 (f. Bkquaert, n° 5189. 
Steppe à Acacia; fleurs ronge-carmin). 

Observations. — Cette espèce est très voisine de celle que nous 
décrivons ci-après sous le nom de C. rtibruin. Les feuilles sont 
plus réduites, comme d'ailleurs toute la plante, mais les fleurs 
conservent de grandes dimensions; la diminution de grandeur des 
feuilles communique à la plante un faciès tout à fait particulier. 

Ce qui frappe également, c'est la très grande différence dans la 
dimension des bractées sous-calvcinales chez les deux plantes, chez 
le C. ruhriuii elles peuvent atteindre la longueur du calice, tube 
et lobes réunis. 



40. Cycnium rubrum De Wii.d., sp. n. {Scrophulariaceae) ('). 

Plante à tiges dressées en touffes, plus ou moins ramifiées, atteignant 26 cm. 
de long, plus ou moins densément velues, surtout suivant des lignes longi- 
tudinales; entre-nœuds atteignant 5 cm. de long; feuilles opposées ou 
alternes, courtementpétiolées ou sessiles,rétréciesà la base, à limbe elliptique 
ou subhasté, de 12-45 i^^™- ^^ long et 4-12 mm de large, plus ou nmius 
profondément dentées, à dents divergentes plus ou moins aiguës, les 
inférieures formant parfois un lobe de 6 mm. de long et de plus de 2 mm. 
de large; fleurs axillaires, solitaires, à pédicelle de 5-7,5 cm. de long, velu 
comme les tiges; braotéoles sous-calycinales lancéolées-linéaires de 7-16 nnn. 
de long et de 0,7-3 nim. de large, velues; calice à tube campanule, velu de 
6-7 mm. environ de long pendant l'antbèse, accrescent après l'anthèse, à 
côtes plus ou moins marquées, velu, à lobes elliptiques-lancéolés, nervure 



C) Cycnium rubrum: ramis erecus usque 26 cm. longis, velutinis; foliis uppositis vel 
alternis, sessilibus vel breviter petiolalis, lamina elliptica vel subhastala, 12-45 '""i- longa 
et 4-12 mm. lata, dentaia, vel basi sublobata; floribus axillaribus, 5-7.5 cm longe pedicellalis; 
bracteulis linean-lanceolatis, 7-16 mm. longis et 0,7-3 mm. latis. calycis tube 6-7 mm. longo 
denium accrescenti, velutino, lobis lanceolato-ellipiicis, acutis 9-14 mm. longis et 2-6 mm. 
latib; corollae lubu 2-3 cm. longo, extus velutmo, lobis cire. 20 mm. latis; slaminibus 
inclusis; ovario glabro. 



— R47 — 

médiane bien marquée, aigus, de 0-14mm.de long et 2-6 mm.de large, velus; 
corolle rouge, légèrement violacée, à tube légèrement courbé de 2-3 cm. de 
long, velu extérieurement, légèrement élargi à la gorge, à limbe étalé de 
4-4,:; cm. de diamètve, à lobes libres d'environ 20 mm. de large, arrondis 
au sommet ; quatre étamines à filets plus courts que le tube, à anthères de 
2-T, mm. de long, velues à la base; ovaire glabre. 

Kabare, iS août 1914 (J. Bequaert, n° 5332. — Steppe basse 
au bord du lac; fleur rouge légèrement violacée). 

Observations. — Par son calice non fendu unilatéralement, 
cette espèce, de par la longueur de sa corolle, se rapproche du 
C. Questieauxiamim De Wild., et s'en différencie par des feuilles 
plus longues et plus larges, par le calice à lobes plus développés. 
La forme des feuilles rappelle celles de la plante que nous avons 
décrite plus haut sous le nom de C. Bequaerti ; mais les fleurs 
sont beaucoup plus développées chez le C. ruhrtim que chez le 
C. Bequaerti. 



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15 Mai 1920. VOL. VIII. FASC. i. 

Zoologie : Pages i à lao. 
Botanique : Pages bi à sa^. 



Revue 



Zoûlûgique 
Africaine 



(Avec Supplément Botanique) 



Publiée sous la direction 
du 

D"^ H. SCHOUTEDEN 

(Bruxelles) 



BRUXELLES 

HAYEZ, Imprimeur de l'Académie royale 
Rue de Louvain, lia 

1920 



SOMMAIRE 



I BouLENGER, G.-A. — Poissous dé la Mission Slappers, 1911-1913, pour 

l'exploration hydrographique et biologique des Lacs Tanganika et Moéro . 1-5; 

2. DE WiïTE, Gaston-Fr. — Comment distinguer les. Serpents dangereux du 

Congo belge? (suitct. ". 5S-66 

3. i^ERicHK, Maurice. — Xoles sui l.i . .,;v ■..-■ i-.f^.ij du Congo. (Planches 1-IV) . 67-86 

4. Strand, Rinbrik. — Notes .sur qucUjues Apides du (Ongo belge 

5. Bendeuittek, K. - Description d'0>/>knus nouveaux du Musée du Congo 

belge 107-11, îl 

5. Le MÈMK. — Description d'un /v'r//^'//;;^ nouveau du Congo belge 114-115 

7. Le MÊ.ME. — Description d'un Oc/;(7a'rzc«s nouveau de l'Afrique orientale . . 116-117 

8. Sant.schi, F. - Fourmis nouvelles du Congo belge 11S-120 



Supplément Botanique. 



9. De \ViLut.M.\N, Érn. — Décades specieruni novarum Florae congolensis. . . B1-B20 

10. Bequaert, J. — Végétation du Bas-Chiloango et limite occidentale de la 

forêt du Mayumbe B21-B24 



15 Novembre 1920. VOL. VIII. FASC. 2. 

Zoologie : Pages lai i aSS. 
Botanique : Pages b as à a 47 . 



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Zoûlûgiqùe 
Africaine 



(Avec Supplément Botanique) 



Publiée sous la direction 
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HAYEZ, Imprimeur de l'Académie royale 
Rue de Louvaln, lia 

1920 



SOMMAIRE 



Pages, 

1. ScHOUTEDEN, H. — Prioaides du Congo belge des collections du Musée du 

Congo , I2I-U6 

2. ToNNOiR, A. — Notes sur quelques Psychodidae africains 1J7-147 

}. BouLKNGKR, G.-A. — Descriptions de deux Poissons nouveaux de l'Ituri . . 148-150 

4. Villeneuve, J. — Étude de quelques Myodaires supérieurs, recueillis par le 

D' Braitwns, à Willowmore, Cap 151-162 

5. Le MÊME. — Note sur deux Myodaires africains 163-164 

6. Lallemand, V, — Description de Cercopides nouveaux du Congo belge. . . 165-168 

7. RoDHAiN, J., et Bequaert, J. — Œstrides d'Antilopes et de Zèbres recueillis 

en Afrique Orientale avec un conspectus du genre Gasterophilus .... 169-228 

8. Emerv, C. — Le genre Camponotus Mayr.' Nouvel essai de sa subdivision 

en. sous-genres 229-260 

9. BoucoMONT, A. — Coprophaga AJricana, genre nouveau et espèces nouvelles. 261-269 

10. AcHARD, Julien. — Description d'une nouvelle espèce d'Helota du Congo . . 270-272 

11. DE WiTTE, Gaston-Fr. — Comment distinguer les Serpents dangereux du 

Congo belge? (suite et fin) 273-282 



Supplément Botanique. 

12. De Wildeman, Ém. — Décades specienim novarum Florae congolensis. . . b 25-B 4" 



15 Novembre 1920. VOL. VIII. FASC. 2. 

SUPPLÉMENT BOTANIQUE 
Pages 1135 à U47. 



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Zoologique 
Africaine 



Publiée sous la direction ~ 
du 

D"^ H. SCHOUTEDEN 

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HAYEZ, Imprimeur de l'Académie royale 
Rue de Louvain, \\i 

1920 






La lievuc zoolcj^ique afrleaine est consacrée a l'étude de la faune 
éthiopienne, et plus spécialement de la faune de l'Afrique centrale, envisagée 
sous tous ses aspects. Les, questions de systématique, de biologie, de distri- 
bution géographique des Animaux, tant Vertébrés qu'Invertébrés, y rece- 
vront un développement particulier, et l'étude du plancton de-^ lacs et cours 
d'eau y sera également abordée. Le Nuppirmcnt Botanique qui lui a 
été adjoint, à partir du tome VI, étudie particulièrement la flore de l'Afrique 
tropicale a ces mêmes points de vue. 

En outre, la Revue publiera des notes de zoologie et de botanique écono- 
miques, traitant des .Animaux et Végétaux utiles et nuisibles, ainsi que des 
études pi us générales sur les Animaux supérieurs, destinées plus spécialement 
aux agents séjournant en Afrique. Sous une rubrique spéciale il sera rendu 
compte tout au moins des principaux mémoires relatifs à la faune et à la 
flore africaines qui auront été remis dans ce but à la Direction de la Revue. 
Il y sera également donné des notes au jour le jour de nature à intéresser 
les lecteurs et à les renseigner notamment sur les résultats obtenus par 
les expéditions scientifiques ou de chasse parcourant l'Afrique. 

La Revue zoolog;lf|ue africaine est polyglotte. C^haque tome com- 
prendra plusieurs fascicules et formera un volume de 3oo à 400 pages, 
édité avec tous les soins désirables, abondamment illustré et accompagné 
de planches hors texte. Son Sopplément Botanique porte une pagi- 
nation spéciale. 

Par suite de l'autsuirutation couttldérablc dea fraiii d'int- 
preskioH, le prix de souHcriptIon an volume ettt fixé, à partir 
du tome VI, à eO francK, payable» anticipativcment. Ce ciiiiTre 
sera porté à tt& franc* aprca aclièvenient du volume. 

Les auteurs de travaux insérés dans la Revue reçoivent gratuitement 
5o tirés à part, dg leurs travaux. 

Toutes communications relatives à la Revue mooloKique africaine 

doivent être adressées à 

U. le W H. ISCHOUTKDKN, rue Salnt-Miebel, A, à Vt'olnwe 
(Relgiqne). 



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éthiopienne, et plus spécialement de la faune de l'Afrique centrale, envisagée 
sous tous ses aspects. Les questions de systématique, de biologie, de distri- 
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sera porté à tta francs après acbèvcment du volume. 

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